La médicalisation de l'échec scolaire La médicalisation de l'échec scolaire
La médicalisation de l'échec scolaire La médicalisation de l'échec scolaire

La médicalisation de l'échec scolaire

À propos

On assiste depuis une vingtaine d'années à un renouveau des interprétations de l'échec scolaire en termes de difficultés psychologiques (phobie scolaire, estime de soi en berne) et de troubles des apprentissages d'origine neurobiologique ou génétique (dyslexie, hyperactivité, précocité intellectuelle, etc.). Certains médecins soutiennent désormais que la plupart des élèves en grande difficulté scolaire seraient atteints par un « trouble » d'origine médico-psychologique et leurs propos sont abondamment repris par les médias. Ces manières d'appréhender l'échec scolaire se sont largement diffusées dans les milieux pédagogiques où, ayant acquis la force des évidences, elles ne sont plus véritablement interrogées. Le recours aux professionnels du soin a explosé et semble se banaliser puisqu'un tiers des élèves sont aujourd'hui suivis par un orthophoniste ou un psychologue. En France, les chercheurs en sciences sociales qui ont ces dernières années pris pour objet ce renouveau des interprétations médico-psychologiques de l'échec scolaire se sont principalement focalisés sur des troubles particuliers : la précocité intellectuelle ou la dyslexie. À ce jour, il n'existe pas de synthèse permettant d'expliquer sociologiquement le phénomène dans son ensemble. C'est ce manque que ce livre entend combler. L'auteur ne propose pas tant de réduire la médicalisation aux effets de l'impérialisme médical que de comprendre sa construction au carrefour d'univers sociaux très différents : hauts fonctionnaires et experts chargés de définir les politiques de lutte contre l'échec scolaire, chercheurs, professionnels du soin, enseignants, parents d'élèves, etc. Attentif à la spécificité du processus de médicalisation dans chacun de ces univers, l'ouvrage montre néanmoins que ce phénomène est l'expression plus générale de profondes transformations tant des manières de penser les inégalités scolaires, que des objectifs assignés à la démocratisation de l'école

Rayons : Parascolaire > Concours / Examens supérieur > Concours de l'Education nationale

  • EAN

    9782843032554

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    216 Pages

  • Longueur

    23 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    290 g

  • Distributeur

    Makassar

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Stanislas Morel

Stanislas Morel est sociologue et maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ses premiers travaux ont porté sur les rapports entre classes populaires, culture savante et culture scolaire : il a ainsi fait paraître dans la revue Réseaux, un article portant sur « Une classe de ZEP à l'Opéra de Paris », en 2006. Il se consacre actuellement à l'analyse des redéfinitions du problème de l'échec scolaire ainsi qu'au processus de médicalisation de la grande difficulté scolaire et a publié son étude, « Les professeurs des écoles et la psychologie. Les usages sociaux d'une science appliquée », dans la revue Sociétés contemporaines, et « La cause de mon enfant. Mobilisations individuelles de parents d'enfants en échec scolaire », dans Politix, et toujours en 2012, un « Repères », intitulé L'échec scolaire, à La Découverte, 2012.

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