L'ordre psychiatrique ; l'âge d'or de l'allénisme

L'ordre psychiatrique ; l'âge d'or de l'allénisme

À propos

Sur la toile de fond de l'ordre contractuel que met en place la Révolution française, le fou, brusquement, fait tache. Déraisonnable, il n'est pas sujet du droit ; irresponsable, il ne peut être objet de sanction. Mais, foyer de désordre, il doit être administré, géré, neutralisé. Le problème : réduire, dans la légalité, des comportements indésirables qui échappent à la répression pénale. Ce défi de la folie, la société bourgeoise l'a relevé parce qu'il y allait de la crédibilité de ses principes et de l'équilibre de ses pouvoirs.
Dans les failles des régulations administratives et des prescriptions légales, la médecine mentale a progressivement imposé un nouveau type de rapport social, la relation de tutelle. Le but : réinscrire la folie dans l'ordre social, mais selon un système de règles différentes de celles qui assignent à leur place et assujettissent à leurs tâches les individus « normaux ». Le moyen : conjoindre les aspirations de la philanthropie et les lumières du savoir dans une première médecine sociale. Le résultat : la définition, par la loi de 1838, d'un statut complet d'aliéné : c'est-à-dire de mineur complètement assisté.
Mais cet âge d'or de l'aliénisme représente seulement une figure de la combinatoire généralisée des dépendances que mettent en place les spécialistes de la prise en charge et les experts de la mise en tutelle. L'Ordre psychiatrique analyse la genèse et le développement de ce monde de gestion des antagonismes sociaux par les pouvoirs médicalement indexés.

Sommaire

Avant-propos Chapitre 1 : Le défi de la folie. L'état, la justice et la famille - La souveraineté, le contrat et la tutelle - Le criminel, l'enfant, le mendiant, le prolétaire et le fou - Le juge, l'administrateur, le père et le médecin Chapitre 2 : Le sauvetage de l'institution totalitaire.
La médecine se place - Un autre modèle d'assistance - Un compromis réformiste - Un opérateur pratique - La technologie pinélienne -L'établissement spécial : héritage et innovation Chapitre 3 : La première médecine sociale.
Naissance d'une spécialité - Un savoir très spécial - Un système bien ficelé - Le nouveau paysage de l'assistance - L'aliéniste, l'hygiéniste et le philanthrope Chapitre 4 : Des experts providentiels.
Les nouveaux managers - Unifier pour régner - Certifié non conforme - Les monomanes et les fous - Une conquête qui brûle ses arrières Chapitre 5 : De la psychiatrie comme science politique.
Vers l'intégration à l'appareil d'État - Le médicalisable et l'administrable - Les opérateurs politiques - Le compromis de la loi Chapitre 6 : La loi et l'ordre.
La pseudo-application de la loi - De l'efficacité : réelle, administrative et symbolique - Le paradigme de l'internement - Privé-public Chapitre 7 : Le passage : de l'âge d'or à l'aggiornamento.
Premiers accrocs - La double ligne de recomposition Liste des publications citées - Chronologie et loi du 30 juin 1838 - Index des thèmes et des auteurs

Rayons : Sciences humaines & sociales > Psychologie / Psychanalyse > Psychologie branches et domaines

  • EAN

    9782707301468

  • Disponibilité

    Disponible

  • Longueur

    21.9 cm

  • Largeur

    13.5 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    370 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Robert Castel

Issu du music-hall,Robert Castel débute sa carrière cinématographique à l'âge de 26 ans dans Un témoin dans la ville d'Edouard Molinaro. Dès lors, et bien que toujours cantonné dans des seconds rôles, il va enchaîner les comédies les unes après les autres pendant près de quarante ans, tournant avec les cinéastes les plus en vue de l'époque : Serge Korber (Un Idiot à Paris, 1967), Gérard Pirès (Elle court, elle court la banlieue, 1972, et Attention les yeux, 1975), Jean Girault (Le Permis de conduire, 1973),Robert Dhery
(Vos gueules, les mouettes !, 1974), ou bien Georges Lautner dans Il était une fois un flic (1971).
Délaissant un genre qu'il affectionne et qui le consacre, il s'aventure néanmoins parfois dans des projets plus ambitieux comme L' Insoumis d'Alain Cavalier ou encore Deux hommes dans la ville, de José Giovanni, qui raconte l'histoire d'un truand cherchant à se réinsérer, avec Jean Gabin et Alain Delon. Il n'empêche,
au même titre qu'un Jean Lefebvre, la popularité de Robert Castel réside essentiellement sur des films burlesques et cocasses tels que Le Grand Blond avec une chaussure noire (Yves Robert) ou Je suis timide,mais je me soigne (Pierre Richard).
Enfin, personne ne peut oublier sa composition dans Dupont la Joie (Yves Boisset).
En 2002, et à 69 ans, il est à l'affiche de 3 zéros de Fabien Onteniente.

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