Pillages sur ordonnances - aryanisation et restitution des banques en france (1940-1953) Pillages sur ordonnances - aryanisation et restitution des banques en france (1940-1953)
Pillages sur ordonnances - aryanisation et restitution des banques en france (1940-1953)
Pillages sur ordonnances - aryanisation et restitution des banques en france (1940-1953)

Pillages sur ordonnances - aryanisation et restitution des banques en france (1940-1953) (IMPRESSION A LA DEMANDE)

À propos

Dépouiller les Juifs, c'est tout ensemble les humilier, les priver de toute protection en les appauvrissant ou en les réduisant à la misère et, dans le cas des banques et des banquiers, satisfaire à un fantasme aussi vieux que l'antisémitisme (la supposée toute-puissance de la finance juive et les imaginaires complots tramés par ses détenteurs pour détruire les nations). Corollaire et complément des deux statuts des Juifs promulgués par Vichy, l'« aryanisation » constitue en France comme ailleurs une étape nécessaire de la Shoah.
Les nazis avaient mis au point dans le Reich puis dans l'Autriche de l'Anschluss des procédures destinées à faire passer les entreprises juives, en particulier les banques, dans des mains « aryennes ». Dès les premiers mois de l'occupation en France, les autorités allemandes, secondées - à l'occasion devancées - par le très zélé Commissariat général aux questions juives, voulurent mettre cette expérience à profit, et il se trouva bien entendu des candidats à foison pour assurer l'« administration provisoire » des biens saisis. Si l'opération, en dépit de drames multiples, ne fut pas une réussite totale, c'est surtout parce que les pesanteurs bureaucratiques, la division du territoire en plusieurs zones, parfois la riposte adroite de quelques victimes firent traîner certains dossiers jusqu'à la Libération (les restitutions, qui sont ici analysées pour la première fois, prirent elles aussi des années.).
Appuyant sa démarche sur une enquête orale étendue et surtout sur le dépouillement d'innombrables dossiers refermés depuis des décennies et dispersés au gré des circonstances et des administrations, Jean-Marc Dreyfus donne à cette question toute la place historique qu'elle mérite. Avec finesse et précision, il scrute aussi bien les destinées de grandes maisons devenues de véritables légendes comme Rothschild ou Lazard que celles d'humbles établissements d'Alsace ou de Moselle. Il n'a garde d'oublier que derrière des noms illustres ou obscurs se dissimulent des hommes de chair et de sang : quelques privilégiés ont connu l'exil, tous les autres ou presque ont subi l'exclusion, certains sont entrés en résistance, beaucoup ont été déportés pour ne pas revenir. La passion antisémite ne fait pas de différence entre pauvres et riches.

Agrégé d'histoire, diplômé de l'EDHEC, Jean-Marc Dreyfus a été chercheur à la Mission des travaux historiques de la Caisse des dépôts et consignations. Docteur en histoire, il a soutenu une thèse sur L'Aryanisation économique des banques. La confiscation des banques juives en France pendant l'Occupation et leur restitution à la Libération, recherche dont est issu le présent livre.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Epoque contemporaine (depuis 1799) > Seconde Guerre mondiale

  • EAN

    9782213613277

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    475 Pages

  • Longueur

    23.5 cm

  • Largeur

    15.3 cm

  • Poids

    664 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Grand format

Jean-Marc Dreyfus

Jean-Marc Dreyfus est historien, Reader à l'université de Manchester (Royaume-Uni). Spécialiste de la Shoah et des génocides, il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Des camps dans Paris. Austerlitz, Lévitan, Bassano, juillet 1943-août 1944, en collaboration avec Sarah Gensburger (Fayard, 2003). Son habilitation à diriger des recherches a été publiée sous le titre L'impossible réparation : déportés, biens spoliés, or nazi, comptes bloqués, criminels de guerre (Flammarion, 2015).

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