Robert Laffont

  • En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.
    Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.
    Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.
    Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.
    Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.
    Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • Une mère prête à tout pour sauver son fils des griffes de Daech.
    « Allô, bonsoir, ici Quentin. Je suis désolé, je n'ai pas envoyé de message, ça fait un petit moment. Comment dire ? Je vais bien, ne vous inquiétez pas, je vais bien. Voilà, c'est juste pour vous dire que je suis parti aider des gens, d'accord ? Des gens qui ont besoin de moi aujourd'hui et, comment dire ? Je ne peux pas vous dire où je suis exactement, d'accord ? Je vous rappelle dès que je peux. Et voilà, je voudrais juste entendre votre voix un petit peu [il sanglote]. Mais ne vous inquiétez pas, je vous assure que je vais bien. Je suis heureux où je suis ».

    En septembre 2014, Véronique Roy a vu sa vie bouleversée par le départ soudain de Quentin, son fils cadet de 22 ans, pour la Syrie.
    Jusque-là, les Roy, de tradition catholique, menaient une existence tranquille dans un pavillon de la région parisienne. Mis devant le fait accompli de sa conversion à l'islam, ils ont accepté le chemin religieux de leur fils, allant jusqu'à l'accompagner - par souci de tolérance, puis sans doute par peur de le perdre - dans sa nouvelle foi. Mais, peu à peu, le doux Quentin a basculé dans l'islam le plus rigoriste...
    Après sa fuite, Véronique, son mari Thierry et leur aîné Yannis communiquent encore régulièrement avec Quentin via Internet et tentent de freiner sa radicalisation. Malgré l'angoisse, Véronique cherche à le raisonner ; elle mène son enquête et va tout faire pour le sauver. Mais en janvier 2016, c'est par un message lapidaire sur WhatsApp qu'elle apprend la nouvelle du décès de Quentin, quelque part entre la Syrie et l'Irak.
    Depuis, Véronique Roy se bat pour faire reconnaître sa famille comme victime du terrorisme et empêcher qu'une telle tragédie n'arrive à d'autres.

  • Quand un mari dit à son épouse : « Quand je te vois, je vois juste une nana qui veut en foutre le moins possible, ça va vraiment pas le faire, nous deux », « Cette sculpture, c'est comme toi, ça sert à rien » ; quand un parent dit à son enfant : « Je ne t'ai pas sonné, tu parleras quand je te le dirai », « Ne fais pas ça, tu sais pas faire, tu vas tout casser », « Dégage, tu es la pire erreur de ma vie ! » ; quand une belle-mère dit à sa belle-fille : « Je peux être ta meilleure amie comme ta pire ennemie ». Quelles sont les paroles qu'ont entendues ces adultes dans leur enfance ?
    Après Les Violences sournoises dans le couple, l'axe horizontal de sa recherche, Isabelle Levert reprend aujourd'hui la plume pour s'interroger sur les violences sournoises dans la famille, son pendant vertical. Elle met l'accent sur le vécu infantile des auteurs et des victimes, et se penche sur leurs enfants qui, frappés par la violence, sont en risque de la reproduire à l'âge adulte. Car il faut en comprendre les rouages et les ancrages, en parler et entreprendre un travail de psychothérapie, pour éviter que cette violence se transmette de génération en génération.
    Dans une première partie, Isabelle Levert décrit la réalité des familles dans lesquelles règne la violence domestique sournoise, elle analyse les traumatismes psychiques et la perte de l'illusion chez l'enfant. De ces blessures non cicatrisées surgiront à l'âge adulte les fantômes intérieurs, l'insécurité dans les relations affectives, le narcissisme pathologique, le besoin d'emprise et de destruction - car, tel un automate, il se dirigera vers un nouveau désastre, reproduisant cette violence sur l'un ou l'autre registre, en tant qu'agresseur ou victime. La seconde partie de ce livre décrit les phases nécessaires d'un processus thérapeutique pour casser cette spirale. Être témoin de la violence entre ses parents est un traumatisme majeur, source de douleur et d'angoisse. Comment se réparer ? Restaurer ses repères ? Retrouver confiance ? Quand on est l'objet de l'autre, on ne pourra redevenir sujet qu'avec l'aide d'un thérapeute qui qualifiera, d'une manière catégorique, toute forme de violence comme étant inacceptable, distinguera la victime et l'auteur, restituera sa légitimité à la colère.

  • 20 avril 1999, lycée de Columbine. Dylan Klebold et Eric Harris tuent douze élèves et un professeur avant de se suicider. Sue, la mère de Dylan, témoigne pour la première fois.
    Comment imaginer qu'un enfant qu'on a élevé et aimé puisse être responsable d'un tel massacre ? Comment, en tant que mère, a-t-on pu rester aveugle à sa dérive ? Qu'aurait-on dû faire différemment ? Depuis dix-sept ans, Sue Klebold vit avec cette douleur indescriptible et la honte de ce jour tragique où son fils a ouvert le feu dans son lycée.
    Elle avait toujours refusé de s'exprimer. Mais la multiplication des tueries dans les écoles américaines ces dernières années l'a incitée à briser ce long silence. Elle livre un témoignage brut et puissant, digne et tout en retenue, pour aider d'autres parents, épargner d'autres enfants.
    « Comme toutes les mères de Littleton, j'avais prié pour que mon fils soit sain et sauf. Quand j'ai entendu parler de vingt-cinq morts, ma prière n'a plus été la même. Si Dylan blessait ou tuait des gens , il fallait l'arrêter. En tant que mère, c'est la prière la plus difficile que j'aie jamais faite dans le silence de mes pensées. Mais, je l'ai compris à cet instant, la plus grande grâce que je pouvais demander au ciel n'était pas que mon fils soit sain et sauf, mais qu'il soit mort. » « Dans ce livre, Sue Klebold gagne notre compassion, notre empathie et, souvent, notre admiration ; pourtant, Columbine est un message d'avertissement, et aucunement une demande d'absolution. » The New York Times

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