Connaissances Et Savoirs

  • Bien que condamnées par les États et la communauté internationale, à cause de ses graves conséquences sanitaires et de la mutilation ontologique qu'elles provoquent, les pratiques de l'excision persistent et rentrent dans la clandestinité, en prenant des formes nouvelles. "Bioéthique et excision en Afrique" est à la fois une identification, une compréhension et une explication des facteurs qui favorisent les mutations et la persistance de l'excision au sein des sociétés africaines du XXIe siècle. Affranchie des prismes réducteurs qui expliquent tous les phénomènes par le choc des civilisations ou par les conflits opposant traditions africaines et modernité occidentale, l'intellection de l'excision, à la lumière des exigences éthiques et bioéthiques universelles, s'oriente vers les rationalités qui structurent les logiques de représentation de soi, de l'autre, du groupe, des genres, et qui codifient les modes d'existence des sociétés traditionnelles et modernes en Afrique.

  • La question de la violence scolaire est devenue récurrente dans le système scolaire de la Côte d'Ivoire. Son enracinement à l'école, lieu cardinal du savoir, devient problématique puisqu'elle est considérée par les apprenants, comme "moyen" de résolution de tous les problèmes que soulève l'institution scolaire. Une institution scolaire en but aux finalités qui lui sont assignées dans un pays en crise où, la lisibilité de l'avenir et l'espoir semblent incertains et, où l'utilisation de la violence valorise ou revalorise le statut et le rôle des uns et des autres. Dans ce contexte où l'on apprend plus en copiant ce qui se donne comme exemple, la violence en milieu scolaire, une violence de plus en plus tournée vers les adultes scolaires, ne montrerait-elle pas le relâchement des moeurs et coutumes qui caractérise tout un peuple ? Au-delà de cette préoccupation, la victimation du personnel scolaire que laisse entrevoir cette étude, relève des indices majeurs qui favorisent l'utilisation de la violence, à savoir : la non-satisfaction des revendications, la rupture de communication, le manque d'intérêt pour les élèves qui sont confortés par le groupe, car force de persuasion, il conduit la plupart du temps à la résolution des problèmes posés. Comme schèmes de prévention et d'éradication des sources de ces violences, l'auteure suggère que l'école, agent de socialisation devra récréer les liens sociaux à travers la responsabilisation des élèves, l'application de la discipline et des sanctions consensuelles, la prise en charge par l'accompagnement psychosocial des élèves en difficulté ainsi que des agents victimes de violences scolaires.

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