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  • Entre 2014 et 2020, lors des audiences générales du mercredi, le pape François nous a offert les catéchèses sur les fondamentaux de la vie chrétienne que sont les Sacrements, les Commandements et les Béatitudes.

    Mais peut-on croire vraiment que la vie chrétienne est une vie heureuse, épanouissante, comme le dit le titre de ce recueil ? N'a-t-elle pas son lot de contraintes et de règles qui la rend peu attrayante ?

    Au contraire, la lecture de ces pages nous permettra de saisir que la vie chrétienne nous propose un itinéraire de libération de notre ego, prisonnier des idoles de l'avoir, du pouvoir, du plaisir comme fins en soi.

    Le pape François réfléchit : « Pour vivre ainsi - c'est-à-dire dans la beauté de la fidélité, de la générosité et de l'authenticité - nous avons besoin d'un coeur nouveau, habité par l'Esprit Saint (cf. Ez 11, 19 ; 36, 26). Je me demande : comment cette «greffe» de coeur a-t-elle lieu, du coeur ancien au coeur nouveau ? À travers le don des désirs nouveaux (cf. Rm 8, 6) qui sont semés en nous par la grâce de Dieu, de façon particulière à travers les Dix commandements portés à leur accomplissement par Jésus, comme il l'enseigne dans «le discours de la montagne» (les béatitudes ; cf. Mt 5, 17-48) ... Ainsi, l'Esprit Saint rend fécond notre coeur en y plaçant les désirs qui sont un don de lui, les désirs de l'Esprit. Désirer selon l'Esprit, désirer au rythme de l'Esprit, désirer avec la musique de l'Esprit. »

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  • Pierre Angotti, co-auteur avec Samir Nassif d'un livre de méditations Variations sur le consentement est un grand marcheur, spécialement sur les chemins de Saint- Jacques de Compostelle qui connaissent actuellement un grand succès.
    On y rencontre aussi bien des personnes faisant une démarche religieuse sur les pas des grands pèlerins qui les ont précédées que des marcheurs voulant simplement donner un sens ou une direction à leur randonnée.
    L'auteur nous livre un recueil de courtes méditations nées au cours de ses pérégrinations et qui peuvent à la fois accompagner qui vit le pèlerinage comme une démarche spirituelle ou religieuse et qui, simplement, au hasard de sa marche, découvre les déplacements que celle-ci occasionne en lui.
    Au fond, nous sommes tous en marche vers un ailleurs et ne prenons pas toujours le temps de cueillir ces infimes déplacements qui indiquent que nous sommes vivants et qu'en nous quelque chose ou quelqu'un d'autre est en train d'advenir.
    À ce titre, cet ouvrage n'est pas destiné qu'aux seuls voyageurs qui se déplacent géographiquement. Il propose un véritable cheminement intérieur pour quiconque voudrait seulement goûter tel ou tel instant tranquillement, sans bouger de chez lui. Il s'agit d'un itinéraire de spiritualité pratique proposé à quiconque cherche à se poser et trouver un sens à sa vie.

  • Le Saint-Siège a annoncé mercredi 16 septembre que la nouvelle encyclique de François, « Fratelli tutti » (Tous frères, en français) serait publiée le 4 octobre, le lendemain de sa signature par le pape à Assise. La publication de ce texte sur la fraternité interviendra à une date symbolique, puisque le 4 octobre est le jour où l'Église catholique célèbre la Saint François d'Assise.
    Pour cette nouvelle encyclique, le pape François choisit les paroles du saint d'Assise contenues dans ses Admonitions. Il inaugure une réflexion à laquelle il tient beaucoup, sur la fraternité et l'amitié sociale et qu'il entend donc adresser à toutes les soeurs et tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre. À tous, de manière inclusive et jamais exclusive. Nous vivons à une époque marquée par la guerre, la pauvreté, les migrations, le changement climatique, la crise économique, les pandémies : se reconnaître frères et soeurs, reconnaître dans celui que l'on rencontre un frère et une soeur ; et pour les chrétiens, reconnaître dans celui qui souffre le visage de Jésus, est une façon de réaffirmer la dignité irréductible de tout être humain créé à l'image de Dieu. Et c'est aussi une façon de nous rappeler que nous ne pourrons jamais sortir seuls des épreuves actuelles, l'un contre l'autre, le Nord contre le Sud, les riches contre les pauvres, ou en étant séparés par quelque autre différence excluante.
    L'encyclique sera une méditation sur le caractère « concret » de la fraternité, sa dimension interreligieuse et sa déclinaison dans le champ social. Pour saint François, comme pour le pape François, prendre soin des autres comme soi-même devient la voie et l'espace privilégié de l'évangélisation.

  • Ce livre est né du constat que la parole n'était pas vraiment donnée aux victimes.
    Quelques témoignages en huis-clos à la Conférence des évêques, au Vatican. On apprend que c'était touchant, émouvant, qu'on a pleuré... Mais à propos de quoi, au fait ? Rien ne transparaît vraiment. On comprend que c'est inadmissible, que l'on va faire quelque chose. Mais où est passée la parole des victimes dans l'institution ? Puis, alors que de nouvelles révélations en cascade font voler en éclat les certitudes et repères, chacun en vient à s'exprimer de son côté. Les évêques d'un côté, les psychiatres de l'autre, les victimes au milieu et les sociologues en surplomb. On pleure avec les victimes, on s'indigne de la lenteur de l'institution Église, on se tourne vers les experts uniquement pour valider les théories qu'on aurait déjà adoptées.
    Ce livre fait le pari de confronter des points de vue et des expertises différents, sans fard ni concession, en invitant chacun à présenter jusqu'au bout la cohérence de sa position. Se sont donc rencontrés trois victimes d'abus sexuels dans l'Église (deux hommes et une femme), un évêque, Mgr Ravel, suggéré par les victimes elles-mêmes parce qu'elles ont apprécié l'empathie et la bienveillance qu'il leur témoignait lorsqu'ont éclaté publiquement les scandales d'abus sexuels. Sont également présents un psychiatre spécialiste de l'accompagnement des personnes concernées par des traumatismes sexuels, qu'elles soient victimes ou auteurs des actes incriminés ; le docteur XX, et une sociologue spécialiste des violences institutionnelles ou faites en organisation, Mme XX.. dont la participation permet d'éclairer en quoi certains dysfonctionnements se retrouvent dans d'autres organisations caritatives ou humanitaires et en quoi d'autres seraient spécifiques à l'Église catholique. Le petit groupe s'est rassemblé sous la coordination et l'animation de Sophie Lebrun, journaliste à La Vie.
    Commence alors un parcours où quasiment tout peut se dire, parfois avec pudeur, parfois avec colère. Tous les thèmes importants qui tournent autour de la question des abus sexuels peuvent être abordés et ils ne concernent pas seulement la situation personnelle des auteurs ou des victimes. Cela touche la culture de l'abus dans son ensemble, la violence institutionnelle, le fonctionnement de l'Église, les questions autour du silence et de la réparation. Avec, au fond, un seul objectif partagé par tous les protagonistes de cet ouvrage : comprendre comment cela a pu être rendu possible pour éviter, autant que faire se peut, que cela puisse se reproduire.

  • Raviver la dévotion à saint Joseph, accueillir sa leçon d'humilité.
    Redécouvrir les vertus familiales vécues dans la famille de Nazareth.
    Saint Joseph, une inspiration pour la figure du père dans le noyau familial aujourd'hui.
    Le titre complet de ce texte est : Lettre apostolique « Patris corde - Un coeur de père » à l'occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme patron de l'Église universelle.
    Avec ce document, le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.
    La personne de saint Joseph est étroitement liée au mystère de la Rédemption ; il est le père discret de la famille de Nazareth, celui qui pourvoit à ses besoins et la protège.
    Très présent dans la dévotion populaire, on recourt à lui dans les difficultés familiales, il est modèle pour les pères.
    Dans cette Lettre, le pape François brosse un portrait exhaustif en sept tableaux de ce que Joseph représente dans la tradition chrétienne : père aimé, père dans la tendresse, père dans l'obéissance, père dans l'accueil, père au coeur créatif, père travailleur, père dans l'ombre.
    Le Pape « désire partager quelques réflexions personnelles sur cette figure extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d'entre nous...
    Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l'homme qui passe inaperçu, l'homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés.

  • « Une petite voix au fond de moi... Avant d'être prêtre, avant même d'être chrétien, essayer d'abord d'être un homme. Un homme qui n'existe pas sans les autres. Tous les autres. Ne pas aimer que certains soient exclus de la rencontre.
    Car c'est la rencontre qui fait l'homme, le relève ou le tient debout. » Ainsi le père Éric Venot-Eiffel explique-t-il son désir d'exercer un ministère d'aumônier auprès des personnes incarcérées. Ce ministère, il va l'exercer pendant 8 ans au sein d'un centre pénitentiaire un peu particulier puisqu'on y trouve principalement des auteurs d'infractions à caractère sexuel.
    À travers de courts récits dans lesquels il évoque ses rencontres avec des prisonniers, l'auteur s'interroge sur ce dont est faite l'humanité, à commencer par cette fragilité inhérente à l'être humain et qui peut le faire un jour basculer.
    Même s'il n'oublie pas que ces hommes ont fait du mal à d'autres et laissent derrière eux des victimes, dans ce lieu clos qu'est la prison, l'auteur trouve des frères en humanité.Le talent d Éric Venot-Eiffel est de témoigner tout en douceur comment les détenus lui ont fait percevoir, le plus souvent à leur insu, qu'il est fondamental pour l'homme de savoir pourquoi il vit et respire : porter des projets, se reposer sur un peu de chaleur humaine, être en paix avec luimême, sentir que l'on compte pour quelques-uns et que quoiqu'il arrive, chacun a sa place sur cette terre. Une place d'où la dignité n'est pas exclue.
    Un témoignage fort et pudique sur ce qui se passe de l'autre côté du mur de la prison et sur la manière dont les rencontres avec les détenus viennent nourrir la foi d'un aumônier de prison.

  • Docteur de l'Église, Saint François de Sales est né en Savoie en 1567, il fut évêque de Genève à l'âge de 35 ans, et père spirituel de sainte Jeanne de Chantal qui fonda avec lui en 1610 l'ordre de la Visitation. Fin diplomate au service du roi, grand lettré, il fut un artisan de la contre-réforme en France. Il meurt à Lyon en 1622. L'Introduction à la vie dévote et son Traité de l'Amour de Dieu sont des chefs d'oeuvre de la littérature religieuse, sans cesse réédités. Le mot « dévotion » peut sembler désuet, voire péjoratif. D'origine latine, il signifie celui qui est attaché à Dieu, fidèle, pieux. Le saint transmet un accompagnement spirituel centré sur les réalités de la vie, avec un sens pratique, un esprit vif et une sérénité contagieuse. Saint François de Sales révèle une observation très personnelle et profonde de l'âme humaine, à travers ses nombreux conseils spirituels sur l'art d'être uni au Christ dans la vie quotidienne quel que soit l'état de vie. On l'a appelé très tôt le premier apôtre des Laïcs.
    Prêtre du diocèse de Bourges, Max Huot de Longchamp est le fondateur et l'animateur du Centre spirituel Saint Jean de la Croix. Il a publié plusieurs ouvrages sur les auteurs spirituels de l'époque moderne : tradition carmélitaine, École française de spiritualité, courants mystiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Il était particulièrement désigné pour présenter saint François de Sales.

  • Nos relations avec les animaux ont depuis toujours donné lieu à des points de vue passionnés et passionnants. C'est que la question animale n'est pas une question comme les autres car elle nous oblige à prendre du recul par rapport à ce qui constitue le propre de l'homme. De plus, c'est l'une des plus anciennes questions qui préoccupe l'humanité en tant qu'elle est très présente dans l'Ancien et le Nouveau Testament à travers tous les récits fondateurs du judaïsme tout comme du christianisme.
    Cet ouvrage démontre que le christianisme apporte un regard entièrement nouveau sur l'animal. Une telle révolution culturelle se trouve précisément au coeur de la vie et de la pensée de celui qui incarne comme personne cette transformation historique : François d'Assise.
    Or, force est de constater qu'aucun ouvrage de langue française n'avait été consacré jusqu'à présent à une présentation d'ensemble des grands moments de la vie de François d'Assise dans ses liens avec les animaux. Ce livre vient combler ce manque en offrant une explication approfondie de ce que son auteur nomme la pensée franciscaine de l'animalité afin de montrer en quoi celle-ci apparaît bien dans sa beauté même comme à l'origine de l'éthique animale contemporaine. Il annonce aussi ce que pourraient être de nouvelles relations avec les animaux, c'est à dire avec ceux que François d'Assise nomme explicitement nos frères.

    Ce n'est donc à rien de moins qu'à une révolution éthique que nous introduit cette pensée franciscaine de l'animalité présentée dans ce livre de référence novateur et inédit.

  • « Apôtre mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu » (Rom 1,1). C'est ainsi que Paul décline son identité. La mission s'inscrit au coeur de sa vie et de sa pensée.
    L'Apôtre est fondamentalement missionnaire, chargé de mission. On a parfois réduit l'apôtre Paul à ses activités de théologien ou d'écrivain, mais il est d'abord un homme d'action, un créateur de communautés, un missionnaire des temps nouveaux. Ni conquistador, ni théologien de bureau, Paul se définit bien comme un chargé de mission et sa mission est le service de l'Évangile.
    Fort de son expérience de missionnaire dans une aire culturelle lointaine de l'univers méditerranéen et occidental, le père Lucien Legrand propose de redécouvrir les fondamentaux de la mission paulinienne et, ce faisant, éclairer, les chemins d'une Église en mission.
    Loin de la vision imaginaire d'un missionnaire itinérant prêchant à tout vent, l'auteur montre que le projet de l'apôtre ne consistait pas seulement à amener les individus à la foi mais, dans une perspective judaïque et communautaire, de rassembler le peuple de la nouvelle Alliance. Cette approche nous ramène aux fondamentaux de la mission. Elle nous aide à sortir des clichés surannés pour nous ouvrir au dynamisme de l'Esprit qui recrée continuellement la mission dans des mondes nouveaux. Paul de Tarse - qui vécut lui aussi dans un monde complexe et agité - peut encore nous enseigner à devenir comme lui « coopérateur de Dieu » (2 Co 6,1) dans cette mission qui est à la fois de tous temps et de tous lieux :
    Rassembler le peuple de Dieu dans des communautés de foi et d'amour, témoins de l'émergence d'un monde nouveau.

  • Dans cet ouvrage posthume, l'abbé Gérard Marier présente ses réflexions personnelles sur un sujet qui, surtout durant ses dernières années de vie, lui semblait être devenu une grande préoccupation, sinon une obsession, pour beaucoup de ses contemporains : le bonheur. La pléthore d'ouvrages publiés sur ce thème lui donne raison, mais il sentait que des choses importantes restaient à exprimer.
    Faisant appel aux sciences humaines, à la philosophie, à la littérature, aux observations tirées de la vie courante, à sa longue expérience de conseiller d'innombrables personnes, et surtout à son amour sans mesure de la Parole de Dieu méditée et actualisée, il laisse transparaître ce que doit être, selon lui, cette recherche du bonheur : une montée.
    Elle est exigeante, souvent à contre-courant des idées reçues, surprenante, consolatrice aussi, et tant encore... C'est la sagesse d'un inlassable chercheur de Dieu qui se révèle dans ces pages, lui qui, sentant ses forces décliner, veut, avant le grand passage, témoigner de ce qui n'a cessé de le fasciner : la beauté et la puissance de transformation du message évangélique. C'est ce qui permet d'amorcer les plus belles montées.

  • Qui de nous n'a jamais frappé un mur ? Echec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde. Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine.
    Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses. Pendant féminin de A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence.
    Il ne se lit pas nécessairement en continu, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

  • Une nouvelle année commence, un chemin nouveau s'ouvre devant nos pas... Il nous conduira vers des jours de joie et des jours de peine, mais toujours des jours remplis d'espérance.
    « Certains mots, on ne sait pourquoi, semblent indiquer des directions...
    » a écrit le poète Philippe Jaccottet.
    Ce calendrier vous propose un rendez-vous quotidien avec la vie spirituelle. Chaque page, réservée à un jour de l'année, présente le nom du saint du jour avec une courte notice biographique, un rappel des événements historiques marquants, ainsi qu'une ou deux réflexions à caractère spirituel provenant d'auteurs contemporains ou classiques.
    « La plongée dans le présent est la vraie et juste manière de bien vivre en ce monde. Je tiens à faire aujourd'hui le voeu de vivre chaque instant en sa plénitude et d'apprendre à poser sur tout ce qui m'entoure un regard attentif et aimant...» - Jean Proulx

  • En 2013, alors qu'il vient d'être nommé archevêque de Bangui, en Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga doit faire face à la guerre civile qui ravage le pays et sa capitale. Le conflit, d'abord politique, prend peu à peu une tournure confessionnelle opposant chrétiens et musulmans. Pour endiguer cette vague de violence que rien ne semble pouvoir arrêter, Dieudonné Nzapalainga se déplace partout dans le pays pour appeler à l'apaisement avec un imam et un pasteur. « Les trois saints de Bangui » comme les prénommera Le Monde, parviennent souvent à éviter des massacres et engagent les communautés sur le chemin de la réconciliation. Une mission menée parfois au péril de leur vie. Ils s'impliquent comme médiateurs pour résoudre les conflits, faire libérer les otages, attirer l'attention des autorités internationales sur la situation en Centrafrique.
    Le cardinal Nzapalainga s'est retrouvé plusieurs fois avec une arme braquée sur la tête et n'a dû son salut qu'à la force de ses mots. Le courage du cardinal fait de lui aujourd'hui l'un des hommes les plus écoutés d'Afrique centrale. Pourquoi a-t-il osé se lever contre les seigneurs de guerre ? Pourquoi ses appels à la réconciliation sont-ils écoutés ? Comment devient-on concrètement un artisan de paix ? Pour la première fois, Dieudonné Nzapalainga se livre sur son parcours et son expérience dans un livre témoignage exceptionnel.

  • On fait souvent un faux-procès à l'apôtre Paul en le taxant de misogynie. Dans cet ouvrage, le professeur Michel Quesnel reprend le dossier et fait un inventaire exhaustif des propos de Paul sur les femmes et de ses relations avec elles, tels qu'ils apparaissent dans le Nouveau Testament.
    Ses conclusions sont claires : certes, les lettres authentiques de Paul contiennent sur les femmes des propos que nous n'écririons plus. Mais ils sont conditionnés par la culture ambiante ; et il s'avère surtout que, dans ce domaine, Paul est nettement plus ouvert que beaucoup de ses contemporains.
    Michel Quesnel poursuit son analyse en montrant que, par la suite, des sociétés misogynes ont fait de ses textes des lectures misogynes, déjà dans d'autres livres du Nouveau Testament, puis au cours des siècles suivants. L'auteur examine trois corpus de textes antiques concernant Paul (les épîtres authentiques, les épîtres pseudépigraphes, les Actes sur Paul) et lui rend justice : « A propos de ce qu'il pensait des femmes, l'Apôtre des nations a été victime des préjugés de ses lecteurs pendant une vingtaine de siècles ». Et, en faisant une courte excursion dans Paul après Paul, de le montrer à travers le regard des Pères de l'Église mais aussi dans des traductions récentes du Nouveau Testament. Le sous-titre de l'ouvrage prend alors tout son sens.
    « Puisse ce modeste ouvrage contribuer à lui rendre enfin justice », conclut l'auteur.

  • Cultiver l'amour : mariage et famille selon amoris laetitia Nouv.

    Dans l'exhortation apostolique post-synodale, Amoris laetitia, le pape François porte un regard réaliste sur la situation actuelle des couples et des familles, et offre des suggestions d'importance vitale pour s'engager dans le mariage et la vie familiale selon l'Esprit de Jésus. Dans ce petit livre, l'auteur en résume les éléments les plus importants.
    Vivre en couple, c'est partager la vie dans ses dimensions d'intimité, de tendresse et fécondité ; c'est éduquer les enfants aux valeurs et à la foi, tâche ardue autant que passionnante. Si la vie conjugale et familiale connaît joies et peines, pour le chrétien elle est un chemin de croissance dans la capacité d'aimer où le Seigneur-même devient compagnon du voyage.
    « Le mariage est un signe précieux, parce que lorsqu'un homme et une femme célèbrent le sacrement de mariage, Dieu pour ainsi dire, se «reflète» en eux, il imprime en eux ses traits et le caractère indélébile de son amour. Le mariage est l'icône de l'amour de Dieu pour nous. En effet, Dieu lui aussi est communion : les trois personnes du Père, du Fils et du Saint Esprit vivent depuis toujours et pour toujours en unité parfaite. Et c'est précisément cela le mystère du mariage : Dieu fait des deux époux une seule existence » (Amoris laetitia, 121).

  • Avec cet ouvrage, Jacqueline Martin-Bagnaudez poursuit son travail d'historienne sur la personnalité et le contexte dans lequel évoluait l'Apôtre Paul, en s'intéressant au thème du repas dans les écrits de Paul.
    En effet, l'un des marqueurs de la conversion au Christ, c'est le « repas » du Seigneur. En outre la vie sociale fournit de multiples occasions de manger avec tout un chacun. Alors les croyants issus du judaïsme peuvent-ils se mêler à des convives issus du paganisme qui ne respectent pas les lois du Lévitique ? Par ailleurs, même si les croyants savent bien que les dieux du paganisme ne sont rien, ceux qui mangent la viande des victimes offertes en sacrifice ne risquentils pas d'en troubler d'autres ? Des disputes qui vont plus loin qu'une simple observance. Paul a dû batailler, avec des arguments et des succès divers.
    Manger ensemble, oui, quelle affaire !

  • Plus que jamais, il est nécessaire de nous rappeler l'existence et l'impact de la bonté dans notre monde.
    Les actes bons ont le pouvoir de guérir, de stimuler, de réjouir, d'ouvrir à plus grand que soi. Nous en avons grandement besoin pour percevoir la douceur de la vie, en ces temps où les mauvaises nouvelles font la manchette.
    L'auteure de ce livre est partie à la recherche de témoignages de personnes envers qui un geste de bonté a été décisif. Au fil de ces histoires vraies, la bonté prend des visages insoupçonnés : solide comme l'acier, intelligente comme une formule mathématique, tranchante comme l'épée, ou encore taquine, subtile, profonde ou légère, bavarde ou discrète, elle s'exprime sous plusieurs formes bien éloignées de la mièvrerie. Autant de moments de grâce gravés à jamais dans le coeur des personnes qui les ont vécus.
    Leur évocation nous aidera à reconnaître les actes de bonté posés envers nous dans notre propre vie et nous inspire à cultiver la graine de bonté qui repose en nous.

  • Sanctuaire de la présence divine, l'amour des époux est présenté dans l'Écriture comme la relation la plus originelle de l'humanité et constitue aussi sans doute l'expérience la plus déterminante d'une existence humaine. Pourtant, cette relation à la fois si singulière et si universelle et qui fait la joie des coeurs simples, échappe aux sages et aux savants. En effet, au-delà des données trop étroites des sciences expérimentales et des abstractions trop désincarnées des sagesses humaines, l'amour des époux porte la marque d'un absolu qui dépasse notre monde.
    Pourquoi se marier à l'église ? Quelle articulation établir entre la foi et l'amour ? Que peut-on véritablement attendre de ce sacrement ? En situant ces questions dans la mosaïque des anthropologies contemporaines, ce livre espère donner aux fiancés ou aux époux quelques points de repère sur l'histoire particulière du mariage chrétien afin d'en révéler toute la richesse, la beauté et la simplicité.

  • Vivre en Dieu : propos sur la vie religieuse au XXIe siècle Nouv.

    Dans la tradition chrétienne, diverses formes de vie consacrée sont apparues pour répondre à la quête humaine et spirituelle. Certaines ont développé davantage le service évangélique de la charité envers les pauvres. D'autres se sont tournées résolument vers la recherche d'absolu inscrite dans nos coeurs. Toutes, à leur source, ont bénéficié d'une expérience bouleversante des fondateurs et des fondatrices. Au cours des siècles, ces formes ont subi plusieurs réformes et adaptations.

    Aujourd'hui, le manque de relève, dû en partie à un modèle de vie consacrée qui ne consonne plus, pose de nouvelles questions. Parmi elles, il s'en trouve une, permanente et intemporelle. Elle s'adresse à chacun.: «.Toi, m'aimes-tu.?.» (Jn 21, 15-25). Question toujours à reprendre et à actualiser. La réponse, pour celles et ceux qui s'engagent sur le chemin de la consécration, est le choix d'un style de vie qui soit le signe du Royaume à venir et de l'amour inconditionnel de Dieu pour les humains. Dans ce livre, l'auteure s'applique avec bonheur à dévoiler les nouveaux visages de la vie consacrée, précieux trésor dans des vases d'argile. Elle ouvre à une vision plurielle et créatrice, où la quête de l'Absolu est première.

  • Loué sois-tu (Laudato si'), tel est le titre de l'encyclique du Pape François sur la sauvegarde de la maison commune, c'est-à-dire l'écologie et le respect de la création. Le discours du Pape se situe au niveau éthique et pastoral et confirme le souci manifesté depuis le début de son pontificat pour deux concepts-clé : l'urgence de la sauvegarde de la création et la lutte contre ce qu'il appelle la culture du déchet.
    Il est une évidence, selon le pape François, que l'action des humains - surtout depuis le début de l'ère industrielle - a eu un impact très fort sur la nature et pourrait conduire à des conséquences désastreuses. D'où le rappel à une attitude de responsabilité qui n'est pas le seul apanage des croyants, mais de tous.
    Le pape François exhorte nos contemporains à entrer dans une mentalité nouvelle, à bannir des conduites malsaines. En premier lieu, en développant une attitude de sauvegarde afin que le monde et ses habitants ne soient pas une ressource à exploiter de façon irresponsable mais plutôt un jardin à cultiver. Ensuite, en refusant la mentalité du jetable qui engendre le gaspillage et le mépris des plus pauvres.
    Cette encyclique dépasse les frontières de l'Église pour s'adresser à toutes les personnes de bonne volonté, à tous les habitants de cette Terre que nous avons reçue en cadeau.

  • « La crise du coronavirus nous a tous surpris comme une tempête soudaine, changeant notre vie de famille, notre travail et notre vie publique partout dans le monde. Beaucoup pleurent la mort de parents et amis. Beaucoup sont en difficulté financière, d'autres ont perdu leur emploi. Dans de nombreux pays, précisément à Pâques, la principale solennité du christianisme, il n'était plus possible de célébrer l'Eucharistie de manière communautaire et publique pour puiser force et consolation dans les sacrements.
    Cette situation dramatique a mis en évidence toute la vulnérabilité, l'incohérence et le besoin de rédemption de nous les humains. Elle a remis en question de nombreuses certitudes sur lesquelles nous nous étions appuyés dans notre vie quotidienne, pour nos plans et projets. La pandémie soulève des questions fondamentales sur le sens du bonheur dans notre vie et le trésor de notre foi chrétienne...
    Mon souhait et mon espoir est que les réflexions théologiques contenues dans ce livre suscitent une réflexion et nous ouvrent à une espérance et à une solidarité nouvelles. Comme pour les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs, le Seigneur nous accompagnera également tout au long du chemin avec sa Parole et en partageant le pain eucharistique. Et il nous dira : « N'ayez pas peur ! J'ai vaincu la mort ».

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