Fantasy & Science-fiction

  • 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruo sités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure. mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l'attendent.
    Chapitre inédit : L'Évangile selon Artyom Un an après les événements relatés dans Métro 2033, Artyom, rongé par les remords, revient sans cesse au Jardin botanique sans savoir pourquoi. Il replonge dans ses souvenirs et s'interroge sur son étrange lien avec les créatures mystérieuses qui menaçaient d'envahir le métro de Moscou.
    L'Évangile selon Artyom a été publié en Russie dans un recueil de nouvelles autour du Métro.
    Dans l'esprit de Glukhovsky, il s'agit autant du chapitre final de Métro 2033 que d'une ouverture sur la suite des événements dans son projet cross- media qui alterne narration littéraire et ludique. Il est possible également de considérer cet ultime chapitre comme un liant de la saga puisque y est évoqué le projet d'Homère (Métro 2034) d'écrire un livre au sujet d'Artyom.

  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées le long des lignes de métro et dans les stations accessibles, plus ou moins en contact, souvent en conflit ; la lecture et l'écriture ont quasi disparu ; la surface est crainte parce que irradiée ; Rive Droite est un lieu maudit.

  • Les livres de la série « Métro » sont des romans d'anticipation sombres et baroques qui se déroulent dans un monde post-apocalyptique. Ce sont aussi des livres initiatiques dans lesquels les personnages découvrent le monde qui les entoure. Ce sont encore des romans résolument inscrit dans cette science-fiction qui, sous couvert d'un monde futuriste, nous fait réfléchir sur la société où nous vivons et sur la définition de l'humain - sur le destin, le libre arbitre, notre manière d'envisager les choix qui s'offrent à nous et sur la part d'ombre et de lumière que chaque homme porte en lui. Dmitry Glukhovsky maîtrise parfaitement son univers tant du point de vue de l'action que de l'intrigue et de ses personnages.
    Le succès a été immédiat dès la sortie en 2010 de Métro 2033 et les ventes se sont maintenues à 5000 ex. par an depuis. La sortie en poche au Livre de poche est prévue ce mois de janvier 2017.

  • Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car avant même d'être auteur, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Un journaliste sorti de l'école qui forme aujourd'hui, comme elle le faisait hier, les journalistes du Kremlin. Comme tous ceux de sa génération, il est le témoin des chan- gements que traverse la Russie : un pas en avant, deux pas en arrière. Une Russie, où il n'a jamais fait bon d'évoquer et encore moins de coucher par écrit certains sujets sensibles : le pouvoir, ses dérives, ses compro- missions, sa corruption... C'est bien dans la lignée des auteurs de science-fiction soviétiques qu'il inscrit son oeuvre, de manière générale, et les nouvelles qui composent ce recueil, en particulier. On pense aux frères Strougatski, bien sûr, dont les romans pourtant truffés de critiques à l'égard du régime ont toujours échappé à la censure ; à croire que la métaphore se joue de l'esprit retors des bureaucrates censés débusquer la moindre velléité d'insoumission.

    Quand Glukhovsky écrit ces récits, c'est à ses concitoyens qu'il les destine, et peu importe qu'ils soient refusés par des directeurs de rédac- tion (après avoir été dûment rémunérés), il les pu- blie quand même sur ses propres réseaux. Pour un lecteur occidental, la fenêtre qu'il ouvre sur le quotidien des gens du peuple comme sur celui des affidés du pouvoir peut ressembler à un mi- roir déformant tant on a l'impression que l'auteur prend le pas sur le journaliste pour forcer le trait sur la naïveté des uns et les compromissions des autres. Malheureusement, la fiction n'est pas très loin de la réalité.
    Rien ni personne n'échappe à la plume acerbe de l'auteur, à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) - le Leader de la Nation -, suivi de près par les strates corrompues de l'adminis- tration, les mafieux reconvertis en hommes d'af- faires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics honnêtes, les journalistes, la télévision, l'alcoolisme omnipré- sent, les extraterrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes. Chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. L'absurde et le fantastique, qui jalonnent le quotidien russe, ne sont jamais loin, et l'on se surprend même parfois à ressentir de la tendresse pour certains protagonistes.

  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface de la Terre, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées au niveau de certaines stations, plus ou moins en contact, souvent en conflit, la lecture et l'écriture ont quasi disparu, la surface est crainte parce qu'irradiée, Rive Droite est un lieu maudit.
    De couloirs obscurs en stations délabrées, le lecteur est emporté à la suite de :
    - Madone de Bac qui, pour unifier politiquement Rive Gauche, entreprend un périple pour rallier les potentats locaux à sa vision fédératrice ;
    - Roy, qui vénère les livres et pense que la surface est accessible voire vivable ;
    - Juss, un fouineur qui découvre de nouveaux passages entre les stations, grâce aux capacités nyctalopes de sa protégée, Plaisance. Leur couple atypique dans ce monde brutal est particulièrement attachant.
    Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancoeurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une oeuvre, sombre et baroque, en trois volumes : Rive Gauche, Rive Droite, Cité.

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  • Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à doss de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapce de la Grande Tortue. Oui, c'est le Disque-monde.

    Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.

    Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux mage Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Bord du Disque.

    Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste' À la lumière de l'octarine, la huitième couleur, découvrez l'univers fantastique et cocasse de Terry Pratchett.

  • LES TAMBOURS DU DIEU NOIR.
    À La Nouvelle-Orléans, devenue un territoire neutre cerné par une guerre de Sécession interminable, Jacqueline ne rêve que d'une chose : laisser derrière elle sa vie de pickpocket afin d'explorer le monde à bord d'un dirigeable. Pour cela, l'adolescente doit gagner la confiance de la capitaine Ann-Marie St Augustine, une contrebandière créole. En guise de monnaie d'échange, Jacqueline détient une information capitale : des confédérés cherchent à acheter une arme mystérieuse et dévastatrice appelée les « Tambours du dieu noir » auprès d'un scientifique haïtien.
    Jacqueline, Ann-Marie et l'équipage de son dirigeable embarquent dans une mission périlleuse visant à récupérer les Tambours du dieu noir et à empêcher l'annihilation de La Nouvelle-Orléans.
    Dans cette uchronie qui imagine une Nouvelle-Orléans indépendante, des Caraïbes autonomes et des États-Unis démantelés, P. Djélì Clark nous entraîne dans une intrigue palpitante au coeur du bayou, où s'affrontent tant les intérêts politiques que les desseins personnels. Les personnages féminins dominent au sein de la multiplicité des cultures qui cohabitaient - et cohabitent encore - dans cette contrée forgée au fil des brassages de populations.

    L'étrange affaire du djinn du Caire.
    Posons tout d'abord le décor : au XIXe siècle, l'alchimiste et mystique al-Jahiz bouleverse l'histoire de l'Égypte en ouvrant une brèche vers le royaume des djinns, permettant ainsi à la magie de se frayer un chemin dans notre monde.
    Grâce à ces créatures mythiques et à leurs merveilles mécaniques, l'Égypte parvient à gagner son indépendance, à chasser les colons britanniques et français de son territoire et à s'imposer parmi les puissances de premier plan.
    La nouvelle débute au Caire - désormais une plaque tournante sillonnée de dirigeables et de tramways aériens - en 1912. L'agente spéciale Fatma el-Sha'arawi, missionnée par le ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles, doit mener une enquête délicate : on a retrouvé le cadavre d'un djinn majeur parmi les plus puissants des immortels. Tout porte à croire qu'il se serait suicidé, mais Fatma, suivant son instinct, refuse de s'en tenir à cette conclusion et finit par mettre au jour une machination de grande ampleur orchestrée par un Ange, une de ces étranges créatures surgies à la suite des djinns et dont nul ne sait rien.
    À travers son uchronie aux subtiles nuances steampunk et lovecraftiennes, P. Djélì Clark donne la parole à une Égypte forte de son héritage mythologique et de son folklore ancestral.

  • Une novella où nous retrouvons cette Égypte émancipée du début du XXe siècle, où les hommes côtoient la magie et les djinns, qui est aussi le théâtre de L'Étrange Affaire du djinn du Caire (paru en avril 2021).
    Qui dit nouvelle histoire, dit nouvelle enquête et nouveaux agents du ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles. L'agent Hamed Nasr et son partenaire fraîchement sorti de l'académie, l'agent Onsi Youssef, sont chargés d'un banal cas d'apparitions. Pas d'une maison hantée cette fois-ci, mais d'un tramway...
    Et la créature, qui prend tantôt les traits d'une fillette innocente, tantôt ceux d'une monstrueuse harpie, leur tient tête. Aux prises avec les luttes de pouvoir administratives, les batailles de financements et le manque de budget, Hamed et Onsi vont recevoir une aide insoupçonnée :
    Celle d'une étrange serveuse nubienne dénommée Abla (répondant aussi au doux nom de Siti...), mais aussi d'une cheikha assistée d'une automate hors du commun, ainsi que d'une vieille marchande de poupées, qui leur apprendront chacune à dépasser leurs préjugés et leur montreront que la clef de leur enquête se trouve dans les légendes et la magie populaires.
    Dans son récit, Clark s'appuie sur la culture égyptienne et sur la dualité réelle qui existe entre ville et campagne, entre tradition et modernité encore aujourd'hui. Hamed et Onsi en sont d'ailleurs les incarnations, l'un représentant plutôt la tradition, l'expérience, un certain archaïsme de pensée, malgré une volonté d'évolution, et l'autre illustrant la fougue un peu naïve d'une jeunesse lettrée.
    Grâce à des personnages féminins forts et à un arrièreplan de revendication sociale et politique avec la lutte des suffragettes, l'auteur interroge sur la place de la femme et sur sa représentation mentale dans la société. Il remet en question - ouvertement quoique avec finesse - un patriarcat finalement mis en échec. La solution vient des femmes et de leur savoir - de leur magie ? - qu'on aurait tort de négliger.

  • Ce roman commence par une scène de torture digne d'un film noir, très noir...
    Laissé pour mort par des tueurs à la recherche d'une femme mystérieuse, Kovall, chef de la police d'une petite planète, se « reconstruit », change d'identité et mène, la rage au ventre, une enquête afin de découvrir pour qui oeuvraient ses bourreaux, dans l'intention ferme de se venger.
    De planète en astéroïde, de vaisseau en arcologie, il découvre peu à peu une conspiration d'envergure cosmique dont l'enjeu est la maîtrise de la Galaxie.
    Laurent Genefort, toujours aussi brillant quand il s'agit de décrire l'espace et ses lois, a repris dans ce roman le canevas narratif du Comte de Monte-Cristo dont on sait la redoutable efficacité.

  • Numérique, ou brevis est est le deuxième roman du cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Alors que le premier volet, Vita nostra, était consacré au Verbe fondateur, celui-ci nous plonge dans les méandres du réseau, des réalités virtuelles et de leur capacité à influer sur le monde réel.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Arsène est un adolescent de 14 ans, issu d'une famille « dysfonctionnelle » moderne : un père obsédé par l'information en continu et une mère accro aux blogs et aux réseaux sociaux.
    Surdoué que l'école ennuie, il préfère passer son temps devant l'ordinateur, où il gère des alter ego numériques : le docteur Vetti qui élève et vend des chiens virtuels et, surtout, Ministre, un personnage de jeu en ligne massivement multijoueur. Fin stratège et manipulateur, il réussit à mener de front ses vies multiples jusqu'au jour où tout bascule : privé d'ordinateur à un moment crucial dans la vie de Ministre, il fugue et découvre à ses dépens la violence et la dangerosité du monde réel.
    C'est dans ces circonstances qu'il rencontre Maxime, un homme étrange qui collectionne des souris dont il sectionne les câbles dans les cybercafés où des tenanciers / administrateurs peu scrupuleux volent les données personnelles de leurs clients. Après lui avoir sauvé la mise et sans doute la vie, Maxime propose à Arsène de postuler à un poste de testeur de jeux vidéo au sein de l'entreprise qu'il dirige.
    Des jeux d'une nouvelle génération, qui projettent le joueur dans l'univers virtuel en immersion totale.
    Cependant, Arsène n'est pas le seul à briguer le poste :
    Ils sont cinq à avoir été sélectionnés par Maxime pour leur maîtrise des compétences ludiques. La compétition peut commencer.
    Mais qui est réellement Maxime ? Un manipulateur qui exerce une coercition douce sur chacun des candidats ? Un visionnaire du devenir virtuel du monde ?
    Un charlatan ?
    De mensonges et de demi-vérités en faux-semblants, Arsène va devoir apprendre à naviguer entre deux mondes dont les frontières s'estompent et s'interroger sur ses motivations et son éthique personnelle, alors que l'enjeu qu'il perçoit derrière les jeux de Maxime peut déboucher sur le contrôle de l'humanité.

  • Un roman de fantasy d'avant le Déluge, avec des elfes, des lutins, des fées, des bourdons magiques... et des ograins. Ce peuple de métis ogres et nains est prolifique et agressif, en tout cas plus que les autres. De génération en génération, ils en arrivent à coloniser toute la planète, décimant la moitié des peuples natifs et réduisant le reste à la misère.
    L'histoire est vue par les yeux de deux fées, uniques rescapées d'une époque où la magie s'exerçait librement sur la planète. Elles vivent parmi les mortels, dans une grande ville puante nommée Scrougne (parce que Ankh Morpork, c'était pris). Parmi leurs amis, un couple mixte - un sylvain et une ondine de rivière - ont pondu un petit gamin nommé Figuin, qui vit très mal le racisme et la misère auxquels il est confronté.
    C'est alors qu'entre en scène un banquier.... Froid, inusable, immensément riche, il cherche à l'être plus encore. Il décide alors de creuser un fossé au beau milieu de la population scrougnaise, afin de jeter une moitié aux trousses de l'autre qui lui achètera des armes au passage.
    Et pour cela, il lui faut un gamin un peu paumé à endoc- triner - ce sera Figuin - et à envoyer se faire exploser au milieu d'une fête, avec son bourdon en poirier savant.

    Catherine Dufour, avec la verve désopilante qui a fait le succès de Blanche-Neige et les lance-missiles, renoue avec la fantasy, pour mieux dire l'histoire de la violence dans laquellle nous vivons et, en par- ticulier, le terrorisme et les deuils qui s'ensuivent.

  • Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne - la première de tous les temps à avoir porté un nom - lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra...
    - Kra est une épopée de l'anthropocène.

    La Corneille, oiseau de mauvais augure, égoïste et chapardeur, mangeur de cadavres ? Nous décrions une espèce avec laquelle nous coexistons et qui a géré nos déchets et nos morts depuis le début de l'humanité.
    Or, dans ce roman, on en apprend beaucoup sur la Corneille, qui a tant appris de nous. Qui vit en communauté. Qui n'est pas un oiseau migrateur, mais se déplace, se repose, se déplace à nouveau et revient au nid. Et on en apprend beaucoup sur nous, puisque la Corneille est notre commensal.
    - Kra est un livre miroir.
    Dar Duchesne s'interroge, nous interroge, sur la mort et le rapport à nos morts ; ce faisant, il bâtit une histoire où s'occuper des morts, et vouloir les faire revivre par la mémoire, équivaut à faire l'expérience du temps et à entrer dans l'Histoire, et en littérature.
    - Kra est un mythe.
    La mélancolie inhérente à l'histoire de Dar Duchesne se réalise avec une autodérision du personnage, qui apporte des touches de légèreté en contrepoint du lyrisme de son auteur. D'un sujet sombre, il parvient à nous émerveiller. Et c'est du règne de la nature que sort une fresque poétique magistrale.
    - Kra est un pont, qui nous donne l'espoir que le monde qui a déjà tant évolué le peut encore. Sa geste nous soulage de l'inévitabilité de la mort. Son conte nous enjoint au changement.
    Un roman de la trempe de Jonathan Strange & Mr.
    Norrell de Suzanna Clarke.

  • Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de vingt ans, suite à un incident appelé « le crime du siècle ». Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes.
    La Tchaïka, que pilote Natalia, abrite une bande de cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les combats et dont la philosophie se résume à cette maxime : « Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d'appartenir à un camp au nom de notre choix d'emmerder le monde. » Un soir, sur un champ de bataille, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange.
    Cette découverte leur fera traverser l'Europe à la recherche du passé de l'homme qu'ils ont accueilli et des germes du futur.

  • Un trouble malaise s'est emparé du Causse. Les chouettes et les renards le perçoivent, et Tiphaine Patraque aussi à travers ses chaussures. Un vieil ennemi rassemble ses forces. Or, comme le dit la kelda des Nac mac Feegle, « le vwale est fragile entre les mondes et se daekire facilmaet. » C'est un temps de déclins et de recommencements, d'anciens et de nouveaux amis, et de frontières incertaines. Un temps où le fardeau de la succession s'abat sur une jeune sorcière désormais appelée à se tenir entre la lumière et les ténèbres.
    La horde des fées prépare son invasion, et Tiphaine devra battre le rappel de toutes les sorcières pour protéger le pays.
    Son pays.
    Ça sent le règlement de comptes...

  • Si la plupart des romans de fantasy se déroulent dans une atmosphère médiévale et plutôt nordique, Negrete a opté pour un cadre méditerranéen et pour l'Antiquité, la Grèce, Rome, l'Égypte, Babylone.
    Une formidable saga d'aventure nourrie de fantasy, d'Antiquité et de littérature picaresque.

    « Tariman, le dieu forgeron, descendit vers le feu éternel du Pratès, les abysses de l'enfer. Là, en secret, il forgea Zémal, l'Épée de Feu. Il invoqua les pouvoirs de la terre et du ciel, le feu des comètes, la lumière des étoiles, et les enferma tous dans une lame éblouissante par son éclat. ».
    Telle est l'origine de Zémal, nous dit le mythe des Âges.
    Elle est le symbole du pouvoir et procure à qui la détient, le Zémalnit, une influence décisive dans les royaumes de Tramorée.
    Or, à la veille de l'an mil, alors que des forces obscures oeuvrent à rallumer la guerre entre les hommes et les dieux disparus, le dernier détenteur de la lame de feu vient à mourir. Seul un tahédoran, grand maître de l'épée, peut participer à sa quête et se l'approprier à son tour. Sept prétendants vont se la disputer.
    Derguin Gorion et Mikhon Tiq n'ont pas vingt ans, l'un se destinait à l'épée, l'autre est le disciple d'un mage.
    Voici l'aventure de ces deux amis saisis dans cette quête où l'avenir même de la Tramorée est en jeu, car ce n'est pas seulement l'ambition du pouvoir qui est en jeu - des forces mystérieuses cherchent à semer la discorde entre les humains et les dieux, bannis depuis longtemps de ce monde.

  • Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs.
    Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l'espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d'autres humains. La pilote, couverte d'écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables. Le médecin et cuistot de bord occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort. Le capitaine humain, pacifiste, aime une alien engagée dans la guerre. L'IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang.
    Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d'un an vers une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d'une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l'amour sous toutes ses formes.
    Loin de nous offrir un space opera d'action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile, et réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l'expérience d'un exotisme avéré à la sensation d'une familiarité saisissante.

  • "Vous auriez de très jolis pieds si vous en preniez soin, dit la vierge Bethan.

    ' Ch'est bien aimable à toi, répondit Cohen le Barbare. Mais des pédicures j'en rencontre pas chouvent dans ma profechion." Octogénaire, borgne, chauve, édenté, Cohen, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?

    Car une étoille rouge menace de percuter le Disque-monde, dont la survie repose sur le sorcier calamiteux : dans son esprit brumeux se tapit le Huitième Sortilège' Avec une distribution prestigieuse dans les seconds rôles : le Bagage, l'In-Octavo, Herrena la Harpie, Kwartz le troll, Trymon l'enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort.

    Une aventure fantastique sans précédent. Ou peut-être une gigantesque fumisterie, plus encore que La Huitième Couleur.

  • Alors qu'Odalrika revient d'un parcours initiatique qui la laisse sur sa faim, la capitale est en proie à une épidémie qui décime les jeunes, condamnant ainsi les draks à leur tour à l'extinction.
    L'infection ayant été transmise par les scientifiques an-kis, ceux-ci décident d'emmener Odalrika tombée malade et un guerrier drak, Gavryël, pour tenter de les hybrider avec une espèce qui présente des similitudes avec eux : les humains.
    Au terme de six siècles de voyage interstellaire, ils arrivent sur Terre cinq mille ans avant Jésus Christ au Moyen-Orient, où ils vont apporter la connaissance de l'écriture, mais aussi implanter sept embryons hybridés en différents points de la planète, comptant sur le temps et les croisements de sang pour faire renaître les étranges pouvoirs des draks - en particulier la capacité de s'alléger pour parcourir en l'air de longues distances.
    Tous ces enfants ont une peau bleutée due à la couleur de leur sang. Leur très grande longévité, leur force peu commune et leurs origines célestes vont être à l'origine de bien des religions, et du mythe de la noblesse et de la couleur supposée de son sang.
    De millénaire en millénaire, nous suivons les deux draks - Odalrik, dans le rôle du mystique errant, et Gavryël, le plus souvent reclus dans un laboratoire installé sur une base lunaire. Ils infléchissent, en fonction de leur projet initial, les politiques humaines, jusqu'au moment où la maîtrise du nucléaire, le progrès des armements et la conquête spatiale les poussent à se mettre en retrait.
    Auraient-ils renoncé ou échoué ?
    Les siècles suivants voient éclore un monde où, de milices privées en laboratoires secrets, les consortiums façonnent un monde où l'air est devenu irrespirable, et où les habitants, trop nombreux, vivent dans des villes couvertes de verrières.
    Le fil narratif se concentre alors sur une des poches de résistances : une microsociété établie dans un squat, où un informaticien altermondialiste reçoit accidentellement un code incompréhensible.
    Pourchassé par un magnat sans scrupules du nom de Maddox, lequel veut à tous prix récupérer ce programme, il rejoint à contrecoeur un projet de voyage interstellaire qui a pour but la recherche d'une autre planète habitable pour l'humanité. Or ce vaisseau abrite deux passagers clandestins...

  • La nuit disparaît. La Terre s'assèche, les humains s'évitent.
    Un flic, Thomas, et une adolescente, Sophie, se mettent en route vers le sud. Pour aller où ? À quelle fin ? Peu importe, ils sont vivants, ils avancent, dans ce monde désormais vide et aveuglant.
    Peu à peu Thomas laisse derrière lui une tombe sur un rond-point et une maison en cendre, passe la frontière espagnole et espère ne plus croiser personne...
    C'est une « presque fin du monde » où la nuit cesse et où le jour continuel rend fou.
    Dans ce roman envoûtant à mi-chemin entre le road movie de la littérature générale et le post-apocalyptique du roman de SF, la violence le dispute à l'humour noir. Le lecteur, happé par l'écriture et le rythme du récit, vit une empathie sensorielle et émotionnelle avec Thomas. On ressent avec lui le froid, le chaud, les odeurs, l'horreur, alors que seule la vision nous est donnée. Thomas est « nos yeux », nous sommes ses autres sens.

  • Ru

    Camille Leboulanger

    Lorsque l'eau salée éclabousse son visage et déstabilise ses compagnons d'infortune sur lesquels il tente de trouver appui, l'embarcation de misère remue dangereusement, au point de bientôt le faire chavirer. L'eau a un effet secondaire plus grave encore que la noyade. Elle efface l'encre sur le papier. Alors, une fois échoué sur la plage, contemplant, accroché à la falaise, le corps colossal de Ru, il n'est plus que Y. Sur son passeport, le reste de son prénom a disparu, y compris de sa mémoire :
    Son « parcours du migrant » commence sous les plus mauvais auspices.
    À l'obtention de son baccalauréat, Agathe quitte Cuisse Milieu Gauche pour Rein Gauche. L'arrivée à l'université va la transformer. Habituée à une vie petite-bourgeoise dans son quartier de CuMiGa, elle regardait auparavant de haut les membres inférieurs et avec fierté le ciel azur, pensé et conçu pour rappeler l'Extérieur et oublier le « rouge Ru » omniprésent partout ailleurs. Sa volonté de devenir chercheuse en rulogie vole en éclats lorsqu'elle participe à un mouvement étudiant réprimé par la violence. Elle s'engage alors dans Regard rouge, une organisation clandestine qui affirme que Ru va se réveiller.
    Pedro, chanteur et star mondiale, et Alvid, réalisateur de documentaires, sont extérieurs à Ru.
    Le premier en est passionné, le second s'en méfie.
    Pedro, qui est venu pour faire une tournée dans Ru, n'a plus donné de nouvelles à son mari. Le documentariste part alors à sa recherche dans les méandres de la bête et de sa société.
    À travers le parcours de ces quatre personnages dans et vis-à-vis de Ru, nous découvrons tous les échelons et toutes les classes, de la préfecture à la Tête jusqu'à la gronde intestine.

  • Dans un avenir pas si lointain. l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir ainsi d'une forme d'immortalité.

    L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse l'ensemble de la population, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée.

    La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite avoir un enfant doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui devra accepter l'injection d'un accélérateur métabolique qui provoquera son décès à plus ou moins brève échéance.

    Une mort pour une vie, c'est le prix de l'État providence européen.

    Matricule 717 est un membre de la Phalange qui débusque les contrevenants. Il vit dans un cube miteux de deux mètres d'arête et se contente du boulot de bras droit d'un commandant de groupe d'intervention. Un jour, pourtant, le destin semble lui sourire quand un sénateur lui propose un travail en sous-main : éliminer un activiste du parti de la Vie, farouche opposant à la loi du Choix et au parti de l'Immortalité, qui menace de briser un statu quo séculaire.

  • L'étau se referme... Dans ce septième et dernier tome du Sang des 7 rois, la menace qui plane au-dessus des sept royaumes se concrétise. Maddox dispose désormais des informations nécessaires à l'envahissement de la planète et des ressources qui lui faisaient défaut. L'avance technologique dont il dispose et la division de ses ennemis posent les bases d'une chasse à l'homme dont Jahrod est le gibier. Mais rien ne presse...
    Méthodiquement, il rabat les rescapés des rafles de Lothar et des luttes intestines, massacrant et poussant la population résiduelle vers la crête qui constituera son ultime refuge, illusoire. MC10, l'ordinateur militaire du vaisseau, a calculé qu'en concentrant les survivants, Jahrod finirait par se révéler au grand jour pour sauver ce qu'il reste d'humains. Mais un obstacle demeure.
    Est-ce l'évolution génétique ? Est-ce du fait de Jahrod et de son code décrypté ? Maddox l'ignore, mais le doute n'est plus permis : les pilotes qui vivent sur cette planète sont surpuissants et Fletcher, celui qui travaille depuis des siècles au service de Maddox, ne fait pas le poids.
    Orville, Rosa, Sylvan, Pétrus et les autres protagonistes poursuivent leurs quêtes personnelles, réalisant peu à peu la nature réelle du danger. À mesure de leur prise de conscience, les diverses factions jadis rivales se concentreront pour tenter de survivre tandis que, sous la puissance de feu de Maddox, le monde s'enfonce inexorablement dans le chaos et la ruine.

  • En 1822, à Philadelphie, Alvin s'apprête à partir vers la Nouvelle-Angleterre, où les gens qui usent de leurs talents sont traqués et voués au bûcher. Il a pour compagnons le jeune Arthur Stuart, En-Vérité Cooper, son avocat anglais, Mike Fink, un voyou repenti, et Jean- Jacques Audubon, le célèbre peintre animalier d'origine française.
    Mais quand Alvin et ses compagnons rencontrent Purity Orphelan, une orpheline dont les parents ont été pendus en raison d'une accusation infondée de sorcellerie, c'est au tour d'Alvin de risquer la mort pour de semblables raisons.
    De son côté, Peggy la torche, alias Margaret Smith, mariée et enceinte d'Alvin, se dirige vers Camelot, capitale des comtés esclavagistes du Sud avec l'espoir de rencontrer le roi Arthur. Mais sa croisade abolitionniste lui laisse un goût amer, car ce qu'elle voit, c'est l'affrontement et le conflit comme seuls espoirs de mettre fin à l'esclavage.
    Et tout cela sans compter les agissements de Calvin, accompagné par Honoré de Balzac, qui tournent également à la catastrophe.
    Un cinquième et avant-dernier volume avec de nouveaux personnages qui relancent une action autour des thèmes principaux de la série que sont l'esclavage et la chasse aux sorcières, dont Card dénonce l'indignité. Les chapitres consacrés au procès intenté à Alvin sont de petits bijoux d'intelligence et d'humour.
    Et on prend peu à peu conscience que la guerre de Sécession se profile à l'horizon aussi sûrement que la quête d'Alvin arrive à son terme. La cité de cristal est en vue.

  • Prévu en trois tomes, ce roman de fantasy historique raconte les aventures croisées de deux personnages : Émile - ou Milo - paysan du bocage vendéen élevé par un prêtre ouvert aux idées révolutionnaires, et Cornuaud - ou Belzébuth - originaire du pays de Retz dans la périphérie nantaise, contraint de s'embarquer à bord d'un navire négrier. Nous les suivons dans la tourmente révolutionnaire des années 1792 à 1794. 1793 : Le roman commence en janvier 1793, au moment de la mort de Louis XVI. Incapable de supporter la séparation d'avec Perrette, Émile a sauté du cheval Mallet qui l'emmenait vers son destin. Il a perdu le contact avec le monde magique et erre comme âme en peine dans un bocage enfermé dans un long hiver. Il revient chez Norbert, assiste à la mort du vieil homme et de ses deux loups, avant de partir enfin vers Paris pour traquer l'esprit du mal. Pendant ce temps, Cornuaud sort de prison grâce, croit-il, à l'intercession du marquis d'Ambert. En réalité, il est mandaté par des agents de sûreté pour rejoindre une conjuration contre-révolutionnaire et servir d'indicateur aux forces de police. Grâce à lui, le projet pour délivrer le roi sur le trajet de son supplice échouera. À Paris, Émile fera la connaissance d'Armande la comédienne et du policier Schwarz. Ce dernier continue de mener ses enquêtes dans les arcanes de la secte de Mithra, recherches qui le mèneront du côté du comité de sûreté générale, la police politique de la Révolution. Mais les sentiments de la belle comédienne pour Émile compliquent tout : Schwarz, jaloux, deviendra son ennemi mortel. Cornuaud, toujours envoûté par la sorcière vaudoun, continue de commettre des meurtres en série qui le contraignent à s'engager, au début du printemps, dans les armées partant combattre le soulèvement des populations de l'Ouest.
    Du même auteur à l'Atalante : la trilogie des Guerriers du silence, Warg, Abzalon-Orchéron, Rohet, Griots célestes-Qui-vient-du-bruit / Le Dragon aux plumes de sang, l'Enjomineur, 1792.

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