Sciences du langage

  • Les professionnels se sentent de plus en plus désarmés face au flux incessant de messages électroniques, que ce soit sur leurs ordinateurs ou sur leurs smartphones. Courrier électronique et comportements analyse ces nouvelles pratiques induites par le développement constant des communications électroniques dans l'environnement professionnel. Il détaille les « mésusages » qui peuvent transformer les rédacteurs en spammeurs et les récepteurs en victimes potentielles.Véritable guide, cet ouvrage présente les stratégies de protection qui permettent d'utiliser au mieux les communications électroniques. Il dévoile les profils-types des spammeurs ainsi que leurs techniques. Il propose également des solutions de filtrage ou de gestion de son empreinte électronique pour se protéger de l'infobésité chronophage.

  • Afin d'externaliser certaines tâches, les bibliothèques font désormais appel à des foules d'internautes, rendant plus collaborative leur relation avec les usagers.

    Ces internautes sont bénévoles ou rémunérés, travaillent consciemment, inconsciemment ou sous la forme de jeux. Ils représentent une force de travail et apportent des compétences, des connaissances et des ressources financières dont les bibliothèques ont grand besoin afin de réaliser des objectifs jusque-là inimaginables.

    Après avoir examiné les conséquences de ce nouveau modèle sur les bibliothèques, Bibliothèques numériques et crowdsourcing offre un panorama des projets dans les domaines de la numérisation à la demande et de la correction participative de la reconnaissance optique des caractères (OCR). Il présente également un état de l'art concernant les types de projets, la communication, le recrutement, les motivations des internautes, la sociologie des contributeurs, la qualité du travail, l'évaluation des projets et la conduite du changement.

  • La série Bibliothèques et collections numériques présente les modèles de conception, d'usage et d'interopérabilité des environnements documentaires numériques spécialisés, grand public, institutionnels ou commerciaux qui visent à l'organisation de ressources hétérogènes.

    Les bibliothèques numériques qui émergent des « sociétés de l'information » ne concernent plus uniquement ces dispositifs numériques technodocumentaires patrimonialement, culturellement ou scientifiquement déterminés. Les réseaux sociaux et les sites marchands à forte audience partagent les mêmes technologies, proposent des fonctionnalités d'expérience utilisateur (UX) identiques, des ressources numériques hétérogènes et naissent au sein des mêmes communautés de concepteurs et d'ingénieurs.

    Bibliothèque numérique et innovation montre ces recouvrements induits par la technologie, qui nourrissent un imaginaire de l'usage. Ce dernier irrigue un mouvement de transformation de l'innovation où usage et usager/utilisateur occupent une place centrale.

    Cet ouvrage examine les évolutions des bibliothèques numériques et montre qu'elles sont le fruit d'un mouvement d'innovation qui produit deux effets majeurs : autonomiser les usagers et en accroître le nombre. La conjonction de ces effets a toutes les chances d'avoir un impact positif non seulement d'un point de vue économique mais plus globalement d'un point de vue social.

  • Des géomètres et astronomes de l'Antiquité aux logiciels d'analyse des données du XXIe siècle, en passant par les outils de contrôle des machines, un même cheminement est activé, « des données vers l'information ».

    Cet ouvrage relate une histoire croisée, d'une part, entre les grandes disciplines scientifiques et technologiques mises en oeuvre dans le traitement des informations et le contrôle des machines ; d'autre part, entre les différentes civilisations ou pays qui, de l'Antiquité à nos jours, ont contribué à jeter les bases de ces disciplines et à en enrichir le contenu.

    A cette fin, Des données à l'information traite, dans une première partie, des langages de base - écritures et mathématiques - utilisés par les humains pour traiter, stocker, transmettre les informations, et décrit la lente élaboration des concepts d'espace et de temps. Il présente, dans une deuxième partie, les évolutions technologiques et scientifiques qui ont conduit à l'ère numérique. De fait, il dessine les contours d'une histoire globale des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC).

  • Considérées sous l'angle historique, les technologies de l'information et de la communication (TIC) témoignent d'une cohérence favorable à l'innovation et au progrès technique, qui va dans le sens recherché par les élites.

    Bien que poussée par des avancées spectaculaires dans le domaine scientifique et par une dynamique de marché bien adaptée au réseau mondial Internet, à la téléphonie mobile et à la télévision numérique, la pratique des TIC présente des failles importantes et des risques non négligeables, du fait de l'absence de responsabilité dans le domaine de la gestion de réseau et de la pluralité des réalisations techniques.

    Sur la base du développement des TIC dans plusieurs pays, l'ouvrage analyse les liens qui, dans l'histoire humaine, associent ces techniques, la politique et l'économie, et montre que l'agitation incontrôlable de l'innovation poussée par le souci du profit à tout prix demande l'intervention d'une autorité de niveau moral ou politique.

  • Les fabriques numériques de l'organisation décrit l'instauration de politiques numériques organisationnelles, l'élaboration de modèles stratégiques et de dispositifs socio-techniques, l'évolution mais aussi l'encadrement des pratiques des salariés, au sein de la fabrique des organisations.

    En articulant la perspective des agencements et des apports de l'Actor- Network-Theory, il examine les dynamiques de formatage et de conception de scripts organisationnels, les processus de performation, les tensions internes, l'action des interfaces numériques et la fondation d'une sémiopolitique.

    Prenant appui sur plusieurs analyses ethnographiques, il offre une description des processus d'élaboration de ces politiques, ainsi qu'une réflexion générale sur les méthodes et recherches permettant d'étudier ces processus.

    À partir de nombreux cas, cet ouvrage traite du couplage entre évolutions des modes d'existence au travail et politiques numériques selon des approches techno-politiques, ethnographiques et sémiotiques. Il interroge la raison innovatrice développée depuis les années 2000 dans les milieux organisationnels et analyse les processus d'innovation ainsi promus.

  • Les progrès des technologies de l'information et de la communication (TIC) révolutionnent notre société. L'une de ses composantes les plus importantes, la santé, est ainsi en voie d'industrialisation. Cet ouvrage analyse les différentes technologies à l'oeuvre dans cette mutation (biomatériaux, Big Data, robotique.) ainsi que la mise en place de nouvelles institutions et de nouveaux modes de management (e-santé, télémédecine, médecine personnalisée.). Il traite aussi des questions d'éthique que soulève l'incursion des TIC dans la médecine : identité numérique, accès à l'information ou biopouvoir. Industrialisation de la santé donne des clefs pour comprendre comment cette nouvelle forme d'industrie va se diffuser pour créer un véritable changement dans le soin.

  • Les Langues des Signes (LS) sont des langues naturelles visuo-gestuelles pratiquées au sein des communautés de sourds. L'ingénierie des LS traite des problématiques issues de diverses disciplines comme la linguistique, les études de corpus, la modélisation et l'implémentation informatique (reconnaissance de formes, informatique graphique, etc.). Cet ouvrage interdisciplinaire présente une vue d'ensemble de la recherche sur la LS française (LSF) en la replaçant dans le contexte international. Linguistes et informaticiens proposent, par le prisme de leur double compétence, un état des lieux de la recherche sur la LSF accessible aux étudiants et chercheurs intéressés par les LS, par la linguistique, par le traitement automatique des langues et la conception d'applications consacrées aux LS.

  • Alors que les universités américaines ont déjà fait des MOOC l'un des axes majeurs de leur développement international, la France s'interroge sur ses capacités à relever le défi de la diffusion généralisée des savoirs par le biais de ces cours en ligne gratuits et ouverts à tous. Suite à l'émergence des MOOC au niveau mondial, cet ouvrage retrace leur genèse et examine les processus d'appropriation mis en oeuvre depuis leur adoption en France jusqu'aux premières tentatives d'institutionnalisation (FUN). Implantés sur notre territoire sans remaniement, les modèles des premiers MOOC nord-américains sont confrontés aux conjonctures socio-économiques françaises. Entre tensions et adaptations, les processus de régulation sont ici minutieusement observés et analysés en tenant compte de la dimension interculturelle des MOOC. Fondée sur des résultats expérimentaux obtenus à partir d'enquêtes et d'entretiens de terrain, cette étude conduit à entrevoir des perspectives plausibles quant au devenir des MOOC en France.

  • Le développement des objets connectés et communicants ne cesse de progresser. De plus en plus d'objets sont disponibles sur le marché, cette évolution de l'Internet des objets engendre davantage de champs à explorer par les sciences de l'information et de la communication.

    Cet ouvrage analyse l'écosystème de l'Internet des objets. Il retrace le contexte historique et technologique de l'évolution du web traditionnel vers le web dynamique, social et sémantique pour arriver finalement à cet écosystème des objets connectés. Il relate ainsi l'évolution des concepts de l'Internet des objets à travers un panorama d'exemples concrets d'objets connectés qu'ils soient destinés à la vie quotidienne ou à d'autres usages.

    Les enjeux de ces nouveaux bouleversements technologiques et numériques dans un monde « hyperconnecté » et l'arrivée massive de ces nouveaux objets sur les marchés sont traités. La question cruciale de l'intrusion dans la vie privée des utilisateurs ainsi que celle de la sécurité sont étudiées.

    Sous la direction de Nasreddine Bouhaï et Imad Saleh.

  • Cet ouvrage présente les points de vue de chercheurs dans différents domaines sur les archives numériques. Il analyse le développement de l'intelligence collective afin d'organiser et de communiquer au mieux les nouvelles masses d'information.

    Les chantiers de numérisation des archives produisent aujourd'hui une masse énorme de documents numériques (Big Data). De par les démarches volontaristes des grandes institutions publiques gestionnaires de documents (bibliothèques, archives, administrations, etc.), ces données sont de plus en plus accessibles. Si les cadres techniques et juridiques tendent à se stabiliser, l'usage des données reste encore à inventer notamment pour les enrichir par un processus d'intelligence collective.

    Intelligence collective et archives numériques a pour ambition de présenter et d'analyser des exemples concrets d'intelligence collective mis au service des archives numériques, que ce soit dans le domaine des humanités numériques, des archives audiovisuelles, de la préservation du patrimoine culturel, du crowdsourcing et de la valorisation des archives de la science.

  • Les humanités digitales sont devenues à la mode et symbolisent la volonté de renouvellement des sciences humaines et sociales. Toutefois, leur histoire est souvent présentée de manière restreinte et réduite.

    Cet ouvrage présente de nouvelles perspectives épistémologiques et historiques pour mieux appréhender l'histoire des humanités digitales, notamment en examinant les liens avec les méthodes d'accès à l'information. Il remonte aux premières logiques constitutives de réseaux d'échanges depuis les différentes Républiques des Lettres en passant par les dispositifs d'indexation des connaissances.

    Les humanités digitales cherche à analyser les transformations actuelles de ce domaine en considérant qu'il s'agit d'une évolution plutôt que d'une révolution et participe donc d'une archéologie des savoirs et des méthodes ; en dépassant les débats et les réussites actuels du mouvement des humanités digitales, cet ouvrage tente de relater les formes et les normes qui ont permis petit à petit son développement et son apparition.

  • Des récits utopiques entourent nos organisations, qu'elles soient publiques ou privées : l'utopie de l'organisation numérique et « sans papiers », l'utopie de l'organisation parlant d'une seule voix ou l'utopie de l'organisation comme lieu d'épanouissement de soi.

    Les utopies organisationnelles examine ces représentations idéales de l'organisation, afin d'offrir des alternatives et d'ouvrir des perspectives d'analyses qui permettent de mieux comprendre la complexité organisationnelle. C'est en regardant l'organisme de l'intérieur, en observant les pratiques, en se proposant de suivre l'organisation en action que l'ouvrage interroge ces utopies, les met à l'épreuve du réel et les déconstruit.

    Chaque chapitre est illustré par des cas tirés de recherches menées dans diverses organisations - hôpitaux, cabinets d'experts-conseils, services d'urgence et universités.

  • Intonation, structure prosodique et ondes cérébrales présente de nouvelles bases pour l'analyse et la description phonologique de l'intonation du français. Les concepts de groupes accentuels et de structure prosodique y sont exposés à la lumière des découvertes les plus récentes portant sur les oscillations cérébrales, et en particulier sur le rôle des ondes thêta et delta dans la production et la compréhension du langage.

    Le positionnement spécifique des syllabes accentuées en français, langue dépourvue d'accent lexical, trouve ainsi une explication d'ordre cognitif. De même, les limitations cérébrales de mémorisation permettent de rendre compte de l'élaboration d'une structure prosodique élaborée dynamiquement lors du déroulement de l'énoncé. Sont exposés ici de nombreux exemples de parole lue ou spontanée, oralisée ou silencieuse, visant à illustrer ces différents concepts.

    L'ouvrage présente également des travaux pratiques d'analyse prosodique, confirmant que l'intonation de l'énoncé, loin d'être une « coquetterie » syntaxique, constitue la base phonologique qui permet au langage d'exister.

  • Fondements épistémologiques et théoriques de la science de l'information-documentation regroupe les communications du 11e colloque international d'ISKO France organisé à l'UNESCO en juillet 2017.

    Il rend hommage aux visionnaires et aux théoriciens francophones des sciences de l'information-documentation qui ont contribué à l'essor de celles-ci dans l'espace francophone et bien au-delà : Paul Otlet, Suzanne Briet, Jean-Claude Gardin, Éric de Grolier, Jean Meyriat, Robert Escarpit, Robert Pagès, Madeleine Wolff-Terroine, Jacques Maniez, Jacques Chaumier et George Van Slype.

    Les 34 contributions que renferme cet ouvrage confirment le rôle de premier plan joué par ces pionniers dans de nombreux domaines et leur impact majeur dans des aires linguistiques et culturelles variées, allant de l'Amérique du Nord au Brésil en passant par la Pologne, la Serbie, l'Espagne et le Portugal.

    Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs - tant confirmés que débutants - qui souhaitent disposer d'une synthèse sur les principales approches et travaux portant sur les fondements épistémologiques et théoriques réalisés par les théoriciens et praticiens francophones de l'information-documentation. C'est également un outil pédagogique pour les enseignants et formateurs.

  • La médiation est une pratique très ancienne qui renaît aujourd'hui pour répondre aux besoins du monde contemporain. Elle est ainsi de plus en plus présente dans les sociétés actuelles.

    Cet ouvrage présente les fondements théoriques de la médiation ainsi que la façon dont les enseignants-chercheurs en sciences de l'information et de la communication (SIC) s'approprient ce concept pour le développer et l'utiliser dans leurs problématiques. Qu'il s'agisse de médiation communicationnelle, informationnelle, culturelle, organisationnelle ou sociétale, elle appartient à un champ de recherche, pleinement investi par les SIC, qui voit en elle un processus de dépassement des conflits, de rétablissement de la communication et de construction des liens sociaux.

    La médiation inaugure cette série par sa contribution à un état de l'art théorique des concepts utilisés par la communauté des SIC. Il s'adresse aussi bien aux enseignants-chercheurs qu'aux étudiants, ou encore aux professionnels de l'information, désireux de réfléchir à leur pratique quotidienne.

  • Concept polymorphe, le pouvoir s'impose dès l'Antiquité. Que ce soit en caractérisant les phénomènes de domination, d'adhésion ou de soumission volontaire, il éclaire les rapports sociaux ainsi que, depuis le XXe siècle, les relations interpersonnelles.

    Cet ouvrage offre tout d'abord un panorama audacieux par ses rapprochements, à travers le temps et à travers les disciplines, de différentes propositions théoriques se rapportant au pouvoir. Il expose ensuite les travaux des chercheurs en sciences de l'information et de la communication qui puisent dans ces propositions les matériaux leur permettant de développer leurs propres analyses.

    Ces analyses revisitent le pouvoir discursif à l'aune des phénomènes de communication et d'information. Elles appréhendent les technologies du numérique en problématisant les phénomènes d'influence, de contrôle et d'accès aux savoirs. Enfin, elles pensent les médias à la lumière d'un pouvoir inhérent aux médiations sociales, publicitaires et journalistiques.

  • Lexique transversal et formules discursives des sciences humaines propose une synthèse de travaux menés autour du lexique scientifique transdisciplinaire (LST) en français, c'est-à-dire le lexique employé par les auteurs scientifiques pour décrire et conceptualiser les résultats de leurs recherches. Propre au genre, par-delà les disciplines, ce LST est indispensable à la recherche et à l'écriture scientifique, essentiellement dans les disciplines des sciences humaines.

    Cet ouvrage présente une description des caractéristiques lexicales et discursives des écrits de recherche en sciences humaines. Sont abordées les propriétés sémantiques, syntaxiques et discursives du lexique et de la phraséologie de ce genre. Figurent en annexes un inventaire des unités lexicales transdisciplinaires, ainsi que des classes sémantiques organisant cet inventaire. L'ouvrage sera donc particulièrement utile aux enseignants et aux étudiants soucieux de comprendre les rouages de l'écriture de recherche dans des disciplines variées.

  • En prolongement du User eXperience design (UXD) est introduit le Living eXperience Design (LivXD), ou design des expériences de vie. Il s'étend des usages aux pratiques, c'est-à-dire aux expériences d'un individu ou d'un groupe dans un contexte réel dont les dimensions spatiale, urbaine, sociale, temporelle, historique, juridique ou de normes sont prises en compte. Le LivXD conduit à penser dans sa globalité la promesse d'expérience pour les personnes auxquelles elle est destinée. Aussi, même si toutes les situations de la vie font de plus en plus appel à des dispositifs numériques, le LivXD concerne également une expérience plus large, sans numérique.


    L'ouvrage progresse depuis la définition du concept de LivXD et l'épistémologie associée jusqu'aux expérimentations de terrain dans certains domaines privilégiés : le rapport à la création et aux oeuvres, la médiation et la formation des adultes.

  • Changer son esprit pour changer le monde, voilà le principe général proposé pour éduquer à la responsabilité.

    Par une approche scientifique interdisciplinaire, cet ouvrage dissèque le fonctionnement de l'égo, c'est-à-dire ici la croyance en un soi, illusion qui provoque la disharmonie. Après une modélisation originale de la notion de responsabilité, il en déduit qu'il incombe à chacun de prendre conscience de la relation entre son propre esprit et le monde. Ainsi, gagnant en cohérence et en conscience, chacun aurait le potentiel de se libérer de l'illusion de l'égo et de contribuer à un monde plus harmonieux.

    L'ouvrage propose en conséquence des compétences psychospirituelles, favorisées notamment par différentes formes de réflexivités et par la méditation (ou pleine conscience), pouvant servir de base à un curriculum pour éduquer à la responsabilité. Cette mise en lien académique entre méditation et éthique constitue un apport novateur majeur.

  • Parler, écrire, échanger, c'est faire l'expérience d'un partage du sens plus ou moins réussi, mais toujours attendu, sur le fond d'un monde de représentations et de perceptions présumées communes.

    Fondées sur des faits linguistiques empiriques circonscrits et des problématiques clairement définies, les études ici rassemblées analysent les mécanismes, régularités, stratégies qui soustendent ou affectent une telle expérience. En examinant des données issues de champs divers (interaction, discours, variation, etc.) dans leur relation avec la notion complexe de sens commun, l'ouvrage montre combien la question du partage du sens renouvelle le regard porté sur l'intercompréhension linguistique. Celle-ci n'est plus considérée dans cette perspective comme un postulat soustrait à tout questionnement, mais comme le produit d'une dynamique entre interlocuteurs mobilisant un commun plus ou moins stabilisé, voire parfois problématique.

    Le partage du sens apporte ainsi sa contribution à une modélisation opératoire de l'intercompréhension dans les langues.

  • Si la nécessité de laisser une part de responsabilité aux apprenants peut sembler évidente, ce qui est effectivement dévolué et l'activité du sujet dévoluant demeurent difficiles à appréhender. Il apparaît ainsi essentiel d'étudier les objets réels de la dévolution et les rôles joués par les sujets dans cette dévolution.

    Sujets et objets de la dévolution questionne le concept de dévolution introduit dans les années 1980 dans le champ de l'éducation depuis les didactiques disciplinaires, pour décrire, selon Brousseau (1988), l'« acte par lequel l'enseignant fait accepter à l'élève la responsabilité d'une situation d'apprentissage (adidactique) ou d'un problème et accepte lui-même les conséquences de ce transfert ». Il revisite ce concept via une diversité de domaines de savoir (mathématiques, français, EPS, SVT, numérique, jeu) et de domaines éducatifs (enseignement, formation, animation). Ces regards croisés interrogent alors les finalités et les temporalités d'un processus majeur pour penser l'autonomie et l'émancipation en éducation.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans le champ de l'éducation au politique à travers les questions environnementales ; cette éducation s'organise autour de processus, tant informels dans les mobilisations sociales que non formels dans les différents dispositifs éducatifs internationaux ou formels dans les curriculums nationaux disciplinaires.

    Des approches théoriques ancrées dans les domaines de la philosophie politique et des sciences sociales sont exploitées pour élaborer un modèle conceptuel et analytique du politique dans les contenus éducatifs impliquant des questions environnementales. Ce modèle sert, par la suite, à analyser empiriquement les contenus de l'éducation en vue des objectifs du développement durable élaborés par l'UNESCO et ceux du curriculum tunisien.

    Les études théoriques et empiriques menées dans cet ouvrage permettent l'élaboration des balises pour un curriculum possible de l'éducation au politique à travers les questions environnementales. Ainsi, elles ouvrent le champ d'une didactique curriculaire de l'éducation au politique.

  • Les bibliothèques numériques de la société de l'information et de la connaissance résultent du déploiement continu de technologies de l'information et de la communication (TIC) aujourd'hui devenues matures. Le robuste appareillage technologique disponible permet d'envisager l'instrumentation d'une diversité de pratiques info-documentaires et communicationnelles des acteurs de la société, la scalabilité des connaissances.

    Cet ouvrage questionne l'environnement info-documentaire et communicationnel articulé aux technologies web. Il propose d'analyser comment les bibliothèques numériques répondent aux besoins informationnels, de montrer comment elles participent de la construction de biens communs informationnels et étendent les questions d'interopérabilité aux espaces sémantique, culturel et épistémique. Il souligne que ces bibliothèques numériques d'une société de l'information et de la connaissance agencent des systèmes ouverts d'organisations des connaissances qui tendent à les rendre cognitivement accessibles et utilisables par une diversité de communautés. Soulignant les modalités de mise en oeuvre de la scalabilité des connaissances, l'ouvrage ouvre sur les perspectives qui en résultent.

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