• En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.
    Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.
    Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.
    Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.
    Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.
    Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • On ne se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.
    Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public.

  • On ne peut pas comprendre le terrorisme islamiste sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. En observant la violence ¬djihadiste sous ce prisme, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. Comme l'a démontré Sade, la prostitution généralisée est l'horizon inéluctable de la société marchande inaugurée par la "? mort de Dieu ? " .
    Cette marchandisation des corps se manifeste aujourd'hui sous la forme d'une pornographie envahissante. Certains sont donc tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente ? : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer, d'une manière très moderne, une porno¬graphie de la violence ?? Bertrand Duccini est titulaire d'un doctorat en études psychanalytiques, psychothérapeute pour enfants et adolescents.
    Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • Le viol est un ogre qui se bâfre d'enfants. Le poison ainsi distillé s'infiltre dans l'âme jusqu'à son dérèglement, parfois irréversible. Stéphanie Dautel l'a subi dans sa chair à tout juste 12 ans. Longtemps, Elle pensait être la seule à avoir vécu cet enfer.
    Devenue éducatrice spécialisée, auprès d'adultes en grande exclusion, puis à la Protection de l'Enfance, elle fait le constat édifiant que les crimes sexuels sur enfants, loin d'être des exceptions, sont amèrement ''ordinaires''.
    Racontant avec bienveillance des dizaines d'histoires vécues par celles et ceux qu'elle a accompagnés, l'autrice fait l'autopsie de ce crime ordinaire. Elle appréhende les différentes problématiques liées aux abus sexuels, les adaptations inconscientes pour supporter le chaos intérieur et les réflexes de survie qui se mettent en place au détriment de l'individu.
    Stéphanie Dautel est ainsi venue en aide à des dizaines d'enfants et d'adultes abusés.
    Préface de Dr Guillaume J.C. , Pédopsychiatre, psychanalyste, secrétaire de le Fédération Française de Psychothérapie pour l'Enfant et l'Adolescent.

  • Une explication de la violence et du fanatisme religieux d'aujourd'hui.

  • Le mouvement des Gilets jaunes a connu la violence de la police comme celle de la justice. Des milliers de personnes font alors l'expérience de la garde à vue - la plus courte des peines d'enfermement - et plus de 500 manifestants écopent d'une peine de prison ferme. Dix Gilets jaunes reviennent ici sur ce qui les a menés, eux ou leurs proches, du rond-point au tribunal, puis finalement à la prison.

    Dix récits de métamorphoses, de révoltes, de solidarités. Dix regards que rien n'avait préparés à la prison, qui mettent à nu, avec une force inattendue, la déshumanisation étatique.

  • Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences conjugales, à son manque de moyens. Son livre est entrecoupé de témoignages bouleversants.
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du confinement.

  • Une étudiante humiliée par l'un de ses professeurs, un jeune homme manipulé par celle dont il est tombé amoureux, un enfant négligé par une mère absente ou encore un salarié sans cesse critiqué par son employeur... Nous pouvons tous, à un moment ou un autre de notre vie, être exposés à des violences psychologiques, ces souffrances invisibles qui peuvent passer inaperçues, parfois pendant longtemps, car elles sont plus difficiles à cerner que les violences physiques.
    Cet ouvrage vous propose de décoder les mécanismes des violences psychologiques (chantage affectif, contrôle et emprise, mode passif-agressif, dépendance, harcèlement...). S'appuyant sur nombreux témoignages, il invite à se questionner sur ces relations destructrices et à mettre en place des stratégies efficaces pour s'en protéger ou y échapper.

  • Karen Northshield se trouvait à l'aéroport de Bruxelles pour rejoindre sa famille aux Etats-Unis le 22 mars 2016 quand a eu lieu l'attaque terroriste qui tua 18 personnes et en blessa 92 autres. Littéralement soufflée par la bombe qui a explosé à seulement quelques mètres d'elle, transportée in extremis à l'hôpital où elle subira de multiples interventions chirurgicales, et alors qu'aucun médecin ne la pensait capable de survivre à un tel choc, cette belgo-américaine de trente ans va pourtant puiser en elle une rage de vivre hors du commun et se reconstruire peu à peu.
    Cinq ans après ces événements tragiques qui ont bouleversé la Belgique entière, Karen revient dans cet ouvrage sur le combat surhumain qu'elle a mené pendant plus de trois ans pour surmonter la souffrance physique et psychologique. Par trois fois, son coeur s'est arrêté de battre. Par trois fois, il est reparti. A l'image d'un corps morcelé qui tente de se rassembler, le récit qu'elle nous livre se présente sous la forme d'un abécédaire éclaté, de A comme Attentat à Z comme Zaventem, une façon sans doute pudique d'aborder une réalité qui ne peut s'appréhender dans sa totalité.

  • 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. « Je suis en train de mourir » se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.

  • En 2017, sur le territoire français, 219 000 femmes ont été victimes de violence conjugale.
    La violence physique démarre toujours par des violences invisibles qui sont entretenues le plus souvent par les protagonistes d'un échange :
    * l'injonction (on parle sur l'autre, plutôt qu'à lui) - c'est la pratique abusive de la relation klaxon (à base de tu, tu, tu...) ;
    * le maintien de la dépendance (en faisant trop pour lui et pas assez avec lui), en le contrôlant, en limitant son autonomie ;
    * la pratique de la dévalorisation, de la disqualification (en montrant ce qu'il n'a pas fait ;
    * l'usage de la menace, de la punition (qui l'infantilise et le met en doute) ;
    * l'introduction de la culpabilisation (qui entretient une confusion entre sentiment et relation, en laissant croire à l'autre qu'il est responsable de son ressenti douloureux).

    Fort de son expertise sur la communication, Jacques Salomé (avec son épouse)décrypte et analyse toutes ces phrases anodines toxiques qui sont le terreau d'une violence sous-jacente et nuisent aux relations de couple.

  • Fidèle à sa posture journalistique marquée par la réflexivité et l'horizontalité dans le rapport à l'enquêté, John Gibler raconte ici l'incroyable parcours d'un guérillero nahualt, Andrés Tzompaxtle, enlevé, détenu et torturé par l'armée mexicaine en 1996, jusqu'à son évasion, puis sa longue et difficile reconquête de la liberté.

    En recourant à une polyphonie narrative où se mêlent de façon presque imperceptible la voix du journaliste à celle de l'enquêté, L'évasion d'un guérillero articule de façon magistrale le travail d'archive, le journalisme de terrain, le témoignage et l'essai, et rend un hommage vibrant à la parole et à l'histoire d'un survivant qui incarne la force et la lutte inébranlable pour la dignité des peuples.

  • Fléau social mondial, les violences conjugales touchent tous les membres de la cellule familiale, à commencer par les femmes. En France, elles seraient 10 % à en subir.
    La culpabilité et la honte empêchent souvent les victimes de parler. Comment rompre la loi du silence ? Le mieux reste encore de recourir à un tiers formé à la clinique des violences conjugales.
    Dans cet essai, le docteur Liliane Daligand réaffirme qu'il existe des thérapies et des expertises efficaces pour lutter contre ce phénomène qui touche tous les milieux sociaux. Accompagnement, soutien, prise en charge médicale, sociale et judiciaire...
    Autant de pistes qui permettent de sortir de la situation d'emprise qui caractérise toute violence conjugale.

  • Comment débute le harcèlement scolaire ? Quelles questions poser à son enfant pour savoir s'il en est victime ? Quels rôles les adultes - parents ou enseignants - peuvent-ils jouer ? Comment arrêter un harcèlement par SMS ou sur Facebook ?
    Chaque année, plus de 700 000 élèves en France sont confrontés au harcèlement scolaire. Grâce aux conseils d'Emmanuelle Piquet, psychopraticienne, apprenez à décrypter les mécanismes harceleur-harcelé, à poser les bonnes questions à votre enfant et découvrez la manière dont vous pouvez l'aider efficacement.

  • Récemment pris en compte par les pouvoirs publics, le harcèlement à l'école est présenté ici comme un échec de la dynamique de groupe. La pédopsychiatre, qui s'appuie sur de nombreux cas cliniques, propose des pistes pour y remédier aussi bien par l'incitation au respect mutuel que par des formes d'enseignement ou des modèles de coopération entre adultes, enseignants ou parents.

  • Le nom « Action directe » surgit lors d'une réunion dans un tout petit appartement donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été proposé par un camarade italien proche d'Azione rivoluzionaria. Savait-il qu'« Azione diretta » appartenait à l'histoire de la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle ? Lorsque ce nom apparut officiellement, nombreux furent les censeurs. Ignorants de l'histoire révolutionnaire, ils n'y voyaient bien souvent qu'une référence au militarisme ou à l'anarchisme de la propagande par le fait. C'est oublier que ce terme appartient au patrimoine de la classe ouvrière, qu'il fut le titre de la résolution finale d'un des premiers congrès de la CGT et qu'on le retrouve dans les luttes de libération nationale. « Action directe » est l'ancien terme pour « autonomie ».
    Du choix de la lutte armée à l'emprisonnement de 1980 et l'amnistie de 1981, de l'engagement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte-d'or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l'arrestation de 1987 en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann-Marc Rouillan donne ici pour la première fois une histoire interne d'Action directe. Analyse critique par l'un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d'un fragment de l'histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.

  • Sur la base d'entretiens réalisés en Centres de Rétention Administrative (CRA) entre 2016 et 2019, Mathieu Gabard donne voix à des hommes séquestrés et à leurs familles.

  • C'est peut-être le testament spirituel de Benoît XVI. Depuis sa renonciation en 2013, le pape émérite avait promis le silence. Il sort subitement de sa réserve au printemps 2019. Pourquoi ?
    Dans ce document inédit en France, le pape théologien creuse en profondeur le mystère du mal. Fort d'une longue expérience spirituelle, il décrit la lutte dantesque, invisible et sans merci qui sous-tend la crise de la pédophilie au coeur de l'Église.
    À 92 ans, ce sage n'arrête pas son regard aux zones sombres. Il discerne les lieux d'espérance pour l'Église du Christ et livre aussi son secret : combattre « l'absence de Dieu », y compris dans l'Église catholique, pour « choisir Dieu ».

  • Comment réagissons-nous aux attentats ? Quelles répercussions ont-ils dans notre société ? Renforcent-ils la cohésion ou attisent-ils les tensions ? Confortent-ils le pouvoir en place ou font-ils le jeu de l'extrême droite ? S'appuyant sur les recherches les plus récentes et rassemblant l'apport de sociologues, de politistes, de psychologues et de spécialistes des médias et du web, cet ouvrage offre un regard inédit sur la façon dont la société française a fait face aux attentats de 2015 et 2016 - de la rue aux réseaux sociaux, et des victimes aux dirigeants politiques. Il contribue ainsi à une intelligence collective des situations post-attentats.

  • « Les chiffres sont effrayants : seule une victime de violences sexuelles sur dix porte plainte, seul un agresseur sur cent sera condamné par la justice. Cette impunité est un fléau qui ronge notre société et se nourrit du silence des femmes, et surtout de leurs peurs. Peur de n'être pas crue, pas entendue, pas respectée. Peur de perdre leur emploi, leurs ami(e)s, leur famille. [...] Briser la loi du silence est un remède qui peut être douloureux au début, mais qui aide à se réconcilier avec soi-même, à être plus forte ensuite. [...] Il n'y a pas de plus puissant facteur de libération des femmes que de défier cette forme de domination et de dénoncer ce dont nous pouvons être victimes.
    Parlons, sans haine et sans hargne, mais parlons. »

  • Le terrorisme, s'il ne répond à aucune définition satisfaisante, a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.

  • Une exploration de la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme. Un ouvrage qui déconstruit un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, avec l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur.
    En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, ce texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines :
    La radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.

  • L'angle mort

    Régis Debray

    L'acte souvent suicidaire du terroriste nous force à penser ce qu'on ne veut plus et même ce qu'on ne peut plus penser : la place de la mort dans notre vie.
    R. D.

  • «?Ce livre ne prétend pas offrir de solutions aux dilemmes moraux concernant la violence institutionnalisée. Il n'invite aucunement à accepter quelque sorte de cruauté face à une autre. Son ambition est de déranger suffisamment le lecteur pour qu'il ou elle soit capable de prendre de la distance par rapport aux suffisances d'un discours public qui prédétermine les réponses morales au terrorisme, à la guerre et aux attentats-suicides.?»

empty