• Semaine après semaine, jour après jour, Chronique de l'année retrace les événements politiques, économiques, sportifs, culturels ou sanitaires qui ont fait de cette année 2020 une année qui marquera toutes les mémoires.

  • La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes.
    L'intelligence artificielle - plus d'artifice que d'intelligence - prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse - érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le « putaclic » à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Éric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.

  • Elle s'avance à la barre, calme et déterminée.
    Ce 3 juillet 2018, au tribunal correctionnel de Paris, la journaliste Nadia Daam peut enfin s'adresser aux juges. Raconter comment, pendant de longs mois, elle a enduré l'invivable. Car Nadia Daam est cyberharcelée. Une violence qui a débuté en ligne puis s'y est propagée jusqu'à atteindre chaque aspect de sa vie. En France, c'est la première fois qu'un procès de ce genre est à ce point médiatisé.
    Mettre des mots sur cette violence, c'est tout l'objet de ce livre. À travers les témoignages recueillis, nous souhaitons faire une place à la parole des victimes et affirmer, une bonne fois pour toutes que, oui, le cyberharcèlement est un fait grave qui peut avoir des conséquences dramatiques.

  • Fake news, scandale Facebook-Cambridge Analytica, virus WannaCry : de la propagande djihadiste à l'ingérence électorale et de la manipulation ciblée à la cyber-attaque tous azimuts, le nouveau conflit mondial a commencé. Il a pour champ de bataille virtuel Internet. Il change la donne politique, bouleverse l'ordre géopolitique, multiplie les capacités et les formes d'agression. Il abolit la distinction entre la guerre et la paix, la sécurité et la liberté, les oligarchies et la démocratie.
    De Moscou à Washington, en passant par Tel Aviv, Téhéran, Londres ou Paris, mais aussi des laboratoires secrets de la Silicon Valley aux agences de renseignement du Vieux-Continent, voici, enfin révélée, la vraie face cachée de la globalisation numérique. Dévoilant les acteurs, les épisodes et les dessous des cartes de cette lutte planétaire, décryptant l'état des forces et des enjeux, des risques et des menaces, dessinant les scénarios de demain, ce livre sans précédent, informé et percutant, nous place face à l'urgence de rompre avec l'ignorance ou la passivité.
    Un grand document qui se lit comme un thriller. Un cri d'alerte indispensable sur notre proche avenir. Un manuel de résistance à la guerre permanente de l'information.

  • Fred Turner nous guide au coeur du festival Burning Man, véritable mythe au sein de la Silicon Valley, puis dans les locaux de Facebook, parmi les plus secrets de la planète. Ses observations nourrissent une analyse sur le nouvel usage de l'art comme outil de management et de création d'une culture d'entreprise. Acquisitions, fondations, mécénat : les entreprises utilisent depuis fort longtemps l'art pour manifester leur grandeur et leur rayonnement tant dans leurs bâtiments que dans l'espace public. Depuis quelques années, la Silicon Valley utilise l'art différemment pour créer un nouvel environnement de travail, un nouveau style de vie en entreprise, chaque salarié pouvant apporter ses émotions, son moi profond et sa créativité.
    Pour accompagner leur croissance accélérée, les firmes du numérique ont développé leur propre culture d'entreprise en intégrant un nouvel usage de l'art. On voit ainsi des ingénieurs préparer des performances pour Burning Man, ou des artistes recouvrir de fresques et d'affiches les murs des locaux de Facebook. A l'image des utilisateurs des médias sociaux, les salariés, chargés de « changer le monde », acceptent de rendre floue la frontière entre vie privée et travail, entre leurs sentiments et leur production.
    Dans ce nouvel ouvrage incisif, Fred Turner montre comment les entreprises de tech- nologie ont construit un modèle managérial qui veut rendre invisibles les relations de pouvoir. Elles récupèrent ainsi les idées de la contre-culture, celles d'un monde sans hiérarchie et sans contrats... pour notre bénéfice individuel et pour le plus grand bien des entreprises de la Silicon Valley.

  • Sous les apparences d'une série politique, House of Cards explore l'affirmation subversive de Machiavel : et si le prince était un animal féroce ? Parviendrait-il à maîtriser sa soif de sang ou serait-il fidèle à sa nature profonde ? Dans leur quête du pouvoir, les ambitions implacables de Frank Underwood, de sa femme Claire et de son adjoint Doug Stamper les conduisent à faire voler en éclats la frontière entre le bien et le mal. Dans une logique machiavélienne poussée à l'extrême, la nécessité propre à la situation l'emporte toujours sur la morale commune : ils sont des prédateurs qui entendent bien gagner la lutte pour la survie.
    Emmanuel Taïeb explore la façon dont les créateurs de la série mettent en scène des figures criminelles et monstrueuses, telles qu'on peut les trouver dans l'univers du polar ou des films d'horreur, puis les implantent dans l'univers politique qui, par sa faible résistance à la violence, devient un laboratoire de destruction systématique. Dans cette variation sur le conflit entre brutalisation et civilisation au coeur du pouvoir, la politique devient le lieu même du crime.

  • Un chef mafieux se confesse à sa psy, sur fond sanglant de règlements de compte entre gangsters dans le New Jersey... Dans Les Soprano.
    L'Amérique désenchantée, Frédéric Foubert et Florent Loulendo analysent en détail la série créée par David Chase, l'un des tableaux les plus justes et les plus féroces des États-Unis du début du XXIe siècle, saluée en son temps par Norman Mailer comme un « grand roman américain ».
    Par l'analyse de ses différents aspects (la fascination exercée par la figure « antihéroïque » de Tony Soprano, la description à la fois tendre et acide de la communauté italo-américaine, le constat inquiétant sur les fractures raciales américaines, la relecture du film de gangsters à l'aune de la psychanalyse...), les auteurs en dévoilent la dimension de « série-monde » et soulignent à quel point elle est une oeuvre charnière : en dépeignant une nouvelle étape de l'éternelle désillusion américaine, Les Soprano saisit en effet un moment de bascule entre deux époques, deux siècles, deux idées de l'Amérique et deux approches de la télévision.

  • Cet ouvrage fait le point sur la question diffi cile de la republication de Mein Kampf. En janvier 2016, le livre tombe dans le domaine public, 70 ans après la mort de son auteur, Adolf Hitler. L'application du droit d'auteur, qui a été conçu à l'origine pour mettre à la disposition de l'Humanité les grandes oeuvres de l'esprit, permet la libre republication d'un texte de haine, d'un texte qui a été un programme pour le totalitarisme et a annoncé la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Cet ouvrage analyse le contenu du livre d'Hitler retrace à grands traits son histoire méconnue, y compris son destin éditorial après la Seconde Guerre mondiale. Il se demande pourquoi le livre se vend encore dans de nombreux pays, parfois en grand nombre (comme en Turquie ou en Inde). Le livre a connu une renaissance depuis 1989, a été réimprimé dans de nombreux pays, se vend largement. Les auteurs s'interrogent ensuite sur ce qu'il faut faire face à la republication de Mein Kampf, tout en s'inquiétant d'un nouveau type de diff usion : la distribution libre sur Internet. Les messages de haine sur Internet sont torrentiels mais très variés : depuis les insultes personnelles jusqu'à la vente d'ouvrages islamistes.
    Plusieurs solutions sont analysées, pour fi nalement retenir l'idée de la responsabilisation à la fois des éditeurs et des lecteurs. Les auteurs proposent l'insertion d'un avertissement pédagogique pour toute republication ou nouvelle traduction du livre. L'originalité de cet essai est qu'il combine une réfl exion historique à une analyse juridique. Il lie ainsi de nombreux sujets : la mémoire des crimes nazis, la résurgence de la haine, le rôle d'Internet dans la diff usion du racisme et de l'antisémitisme, l'adéquation du droit d'auteur à la situation contemporaine. Le livre est fi nalement une réfl exion plus générale sur la façon dont les démocraties doivent se protéger contre leurs ennemis.

  • Le jeu est de plus en plus présent dans les bibliothèques: L'expansion du jeu vidéo comme l'engouement des jeunes adultes pour les jeux de plateau accélèrent leur réinvestissement par les bibliothécaires. De nouveaux dispositifs ludiques comme outils de médiation ou associés aux apprentissages sont venus prolonger les services traditionnels des ludothèques.

    Pratiques culturelles à succès, les jeux concernent tous les publics et sont mobilisés dans plusieurs domaines d'application, comme outils de création, de découverte ou d'apprentissage, autant que supports de divertissements.

    Comment permettre la pratique de l'expérience du jeu? Comment penser le jeu comme une fin et pas seulement un moyen? Quels espaces, quelles équipes? Quels sont les services à inventer et organiser? Comment développer des fonds? Quel cadre réglementaire établir?

    Ce volume apporte des éléments de réponse pratiques, tirés de réalisations concrètes, menées aussi bien à l'université qu'au collège, dans des médiathèques ou des services de lecture départementaux. Quatre axes structurent le plan: Connaître le contexte (les espaces, les équipes, le droit), Acquérir-valoriser (jouets, ludo-malles et serious game), Animer-créer (projet de service, partenariats, médiation), et Participer (une approche orientée communauté).

    Coordonné par Julien Devriendt, spécialiste du sujet et responsable de formations sur les jeux vidéo et la création de services dédiés, cet ouvrage collectif apporte un ensemble de repères et de connaissances pour se lancer dans des projets ludiques, véritablement intégrés au programme de stratégie institutionnelle global.

    Ont contribué à cet ouvrage:

    Véronique Amar.
    Anthony Avila.
    Florence Carre.
    Julien Devriendt.
    Catherine Di Sciullo.
    Thomas Fourmeux.
    Sophie Jacob.
    Caroline Makosza.
    Lionel Maurel.
    Céline Meneghin.
    Thierry Robert.
    Éric Sanchez.
    Guillemette Trognot.
    Marie-Paule Voïta.
    Solenne Waszak.
    Élise Ybled.

  • "La rencontre du football et des médias, ces puissants moyens de fabrication de notre imaginaire social, consolide le projet de cette recherche. En effet, les prouesses des plus grands footballeurs sont relayées à longueur de journée sur les chaînes d information, dans la presse et sur les réseaux sociaux, où les paroles des athlètes sont sollicitées, écoutées, analysées et décortiquées par le grand public et les médias."

  • Cet ouvrage tente de mieux comprendre les mutations de la communication jihadiste avec l avènement de l organisation de l Etat Islamique. Pour la première fois, une organisation jihadiste a occupé un territoire qu il a fallu peupler et administrer. Un arsenal médiatique conséquent et complexe a été mis en place à destination de différents publics. L ouvrage explore les registres cinématographiques, institutionnels et idéologiques déployés à diverses fins : légitimer, recruter ou terroriser. Ce faisant, il éclaire également la nature de l OEI et son idéologie à géométrie variable.

  • Avec Internet, la communication connaît aujourd'hui une explosion sans précédent. Les discussions publiques sur Facebook façonnent notre quotidien et les autres médias sociaux favorisent les échanges et les débats. Nous avons toujours dû faire face aux idées des autres, mais jamais avec autant de rapidité et d'instantanéité. Ce foisonnement d'idées, de débats et de discussions nous oblige à faire encore davantage preuve de discernement. Pour y arriver, mieux vaut être bien équipé intellectuellement et maîtriser les principes de l'argumentation et de la rhétorique.

  • Les professionnels se sentent de plus en plus désarmés face au flux incessant de messages électroniques, que ce soit sur leurs ordinateurs ou sur leurs smartphones. Courrier électronique et comportements analyse ces nouvelles pratiques induites par le développement constant des communications électroniques dans l'environnement professionnel. Il détaille les « mésusages » qui peuvent transformer les rédacteurs en spammeurs et les récepteurs en victimes potentielles.Véritable guide, cet ouvrage présente les stratégies de protection qui permettent d'utiliser au mieux les communications électroniques. Il dévoile les profils-types des spammeurs ainsi que leurs techniques. Il propose également des solutions de filtrage ou de gestion de son empreinte électronique pour se protéger de l'infobésité chronophage.

  • "L intérêt de ce livre est de circonscrire les phénomènes observés dans la pratique journalistique congolaise par l instance d autorégulation mise en place à Brazzaville. La mission de l Observatoire congolais des médias (OCM) semble délicate et son avenir incertain, dans un espace médiatique caractérisé à la fois par la précarité financière et socioprofessionnelle, et par l enracinement des antivaleurs (appât du gain, amateurisme) dans la pratique du métier. Les mécanismes d autorégulation des contenus des médias sont encore embryonnaires."

  • Comment une série centrée sur le coeur du pouvoir mondial, l'aile ouest de la Maison blanche où travaillent jour et nuit le président des États-Unis et ses proches collaborateurs, a pu autant fasciner politiques et spectateurs lambdas ?
    La description des rouages du pouvoir et de son exercice s'y entremêle avec celle des personnages. Mais ce qui n'aurait pu être qu'un fastidieux pensum est animé par le talent, la faconde et l'humour du showrunner de la série, Aaron Sorkin. Directement inspirée des screwball comedies des années quarante, elle est électrisée par des dialogues très rapides et savoureux dans lesquels la séduction du glamour côtoie la gravitas de ceux qui savent porter la lourde charge d'oeuvrer pour le bien commun.
    Dix ans après sa première diffusion, The West Wing figure parmi les meilleures séries politiques, en regard d'autres, tout à fait brillantes et cyniques.
    Sans doute sa singularité tient-elle à l'alchimie qui mêle autant de données apparemment non miscibles : des convictions humanistes, une pyrotechnie verbale, des caractères attachants et séduisants et, surtout, une haute idée de son spectateur.

  • Les données génétiques sont des informations relatives aux caractéristiques génétiques qui donnent  des informations uniques sur la physiologie ou l'état de santé. Or, l'exploitation de ces données,  initialement circonscrite à la sphère médicale et à l'identification judiciaire tend à se développer dans des domaines de plus en plus diversifiés : assurances, généalogie, marketing, lutte contre l'immigration.... Les lois sur la protection des données personnelles sont venues actualiser ce cadre juridique. A ce titre, la CNIL joue un rôle prépondérant dans ce rôle de veille, de contrôle et d'actualisation juridique. L'ouvrage présente un état des lieux, rappelle quelles ont été les lois bioéthiques votées en France depuis 1994 et fait le point sur les dernières avancées en matière de recherche génétique comme aussi de protection de ces données personnelles.

  • Afin d'externaliser certaines tâches, les bibliothèques font désormais appel à des foules d'internautes, rendant plus collaborative leur relation avec les usagers.

    Ces internautes sont bénévoles ou rémunérés, travaillent consciemment, inconsciemment ou sous la forme de jeux. Ils représentent une force de travail et apportent des compétences, des connaissances et des ressources financières dont les bibliothèques ont grand besoin afin de réaliser des objectifs jusque-là inimaginables.

    Après avoir examiné les conséquences de ce nouveau modèle sur les bibliothèques, Bibliothèques numériques et crowdsourcing offre un panorama des projets dans les domaines de la numérisation à la demande et de la correction participative de la reconnaissance optique des caractères (OCR). Il présente également un état de l'art concernant les types de projets, la communication, le recrutement, les motivations des internautes, la sociologie des contributeurs, la qualité du travail, l'évaluation des projets et la conduite du changement.

  • "Cette synthèse du colloque sur les réseaux sociaux numériques de l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan regroupe des communications reçues et/ou défendues à l'occasion de cette rencontre scientifique. Les problématiques que pose cette étude sont celles de la littérarité, de l'intimité, de la sociabilité que reconfigurent ces nouveaux territoires avec leurs formes nouvelles d'exposition ou d'écriture."

  • "À la fin des années 1990, une revendication tenant à faire une plus grande place aux « minorités visibles » à la télévision française s'affirme. Les originaires d'outre-mer établis en France hexagonale subissent aussi des discriminations à la télévision s'apparentant à une certaine exclusion de la société française. En réponse, les pouvoirs publics ont adopté une réglementation originale qui, par respect de la Constitution, s'appuie non pas sur l'ethnie mais sur la notion de « diversité culturelle »."

  • "Le football est un produit médiatique. L'un des plus aboutis. Insatiable, cyclique, dominant, le football moderne est un business qui forge une vision du monde relayée, dramatisée, accentuée par les chaînes de télévision. Cet ouvrage analyse le système football et télévision pour comprendre comment et pourquoi le football est devenu ce spectacle mondial. Cependant, à l'aune du numérique, les évolutions, de la demande comme de l'offre de football, renferment les sources d'un profond changement. Alors que depuis cinquante ans, la télévision a façonné le football pour en faire un de ses programmes phare jusqu'à en devenir fortement dépendante, se pose aujourd'hui la question : le football peut-il disparaître de la télévision ?"

  • "« Un esprit sain dans un corps sain » : l'adage n'a jamais été autant martelé. Entre coups marketing et pression sociale, la quête du bienêtre physique envahit nos quotidiens, et les réseaux sociaux regorgent de nouveaux mentors : les « influenceurs et influenceuses ». Besoin de reconnaissance, volonté d'acceptation et recherche de public : une course à l'épanouissement se joue sur les réseaux. En encourageant un idéal corporel inaccessible, Instagram exerce une pression à se montrer attrayant, et joue un rôle préjudiciable pour des générations déjà en proie à une concurrentielle quête de perfection. Pourtant, aisément caricaturés, les réseaux sociaux sont aussi un porte-voix, un nouveau moyen d'expression saisi par des personnalités et des anonymes pour s'élever contre la tyrannie des critères de beauté. Qui sont ces influenceurs et influenceuses, personnalités-clés aux effets ambivalents, et de quelle manière influent-ils sur leur audience ?"

  • La facilité à communiquer est liée au caractère ; ceux qui n'ont pas cette aptitude sont exclus des domaines où elle pourrait être utile.

    Peut-on imaginer le déséquilibre qui se produit dans une société lorsqu'une partie de la population n'est plus entendue ?

  • « Je suis Charlie ». Du 7 au 9 janvier 2015, la France a connu les journées les plus tragiques de son histoire récente. Après l'effroi et la sidération collective, sont venus les temps de la communion, mais aussi des débats tout azimuts : liberté de la presse, droit au blasphème, place spécifique de l'islam, théories du complot (liste non exhaustive).
    Un an après cet événement inouï, des chercheurs (historiens, sociologues, spécialistes de la communication politique) explorent toutes les facettes médiatiques de cet événement qui endeuille toujours et marquera plus longtemps encore le pays. En étudiant le traitement à chaud des médias, le lecteur découvre et réfléchit sur la sidération, la communion et la colère d'une société.

  • La guerre de l'information fait rage : vidéos provocatrices de l'État islamique sur les décapitations d'otages, films de propagande et de contre-propagande sur la situation en Ukraine, affrontements d'images entre le Hamas et Israël, polémiques visuelles sur les multiples rebondissements de la guerre civile en Syrie,. La liste ne cesse de s'allonger. Ces événements ont tous un point commun : la production de connaissances infirmant ou validant la thèse de tel ou tel camp.
    Les opérations de désinformation montées par les États-Unis lors des guerres avec l'Irak (notamment les fausses preuves sur l'existence des armes de destruction massive) ont créé un précédent : une démocratie pouvait mentir pour renforcer sa légitimité à agir.
    Mais on ne gagne pas à tous les coups avec de tels procédés, rappelle Christian Harbulot. Les fabricants d'intox oeuvrent désormais dans tous les camps. Il ressort de ce sordide constat que la franchise pas plus que l'abjection ne sont des clés de succès. L'auteur rapporte des récits édifiants et des histoires mal connues, analyse et documente sur ces nouvelles guerres de propagande, qu'elles soient étatiques, militaires ou économiques. Un objectif : désintoxiquer le citoyen ou lui apprendre à se prémunir de tous ces enfûmages sophistiqués dont il est parfois la cible, parfois la victime collatérale.

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