• Publié initialement en 1995, cet « essai d'autocompréhension » constitue une remarquable initiation à la pensée et à l'oeuvre de Paul Ricoeur. Analysant les limites du genre de l'autobiographie, Ricoeur définit son projet en tant qu'autobiographie intellectuelle, en lien étroit avec le développement de son travail philosophique. L'évocation de son enfance à Rennes, sa découverte de la philosophie, ses années de captivité en Allemagne ou encore des événements à l'université de Nanterre en 1968, etc., chaque épisode est l'occasion de mettre au jour le fil conducteur d'une pensée qui s'articule autour de thématiques majeures : la question du mal et de la volonté ; la place de l'autre dans le rapport au monde ; l'implication du sujet dans le langage ; la philosophie de l'action et sa relation au temps et au récit ; et enfin la finalité de l'herméneutique qui vise à expliquer plus pour mieux comprendre.

  • Dans une lettre à Schelling du 2 décembre 1800, Hegel annonce vouloir s'élever au-dessus des « besoins subalternes » pour atteindre la systématisation, car selon la formule célèbre, « s aisir et comprendre ce qui est, telle est la tâche de la philosophie » (préface de la Philosophie du droit). En 1801, il commence son activité d'enseignement et de polémique et écrit dans son Journal critique de philosophie deux grands articles, « Foi et savoir », et « le droit naturel », tous deux édités après sa mort. Le droit naturel, écrit au cours des années 1802-1803, est un texte essentiel qui annonce déjà La Phénoménologie de l'esprit. C'est le moment où Hegel s'éloigne de Fichte et se rapproche de Schelling. Cet écrit représente un effort pour intégrer la conscience d'une situation historique singulière à l'affirmation d'un savoir absolu et universel. Une importante préface situe Le Droit naturel dans l'ensemble de l'évolution de la pensée de Hegel.

  • C'est en revenant à Spinoza lui-même, que Robert Misrahi reprend l'oeuvre de libération et qu'il nous livre, dans un ouvrage longtemps resté méconnu, car rejeté en raison de sa nature subversive, le pouvoir de comprendre Spinoza et le Désir.

  • Levinas

    Miguel Abensour

    Ce dernier livre prévu par l'auteur voyant son état de santé décliné montre l'importance qu'Emmanuel Levinas avait prise dans la vie philosophique de Miguel Abensour. Le sommaire, constitué de textes «bruts» ou «sans ambages», montre parfaitement les multitudes d'angles que cette pensée inspirait à M. Abensour, il l'imaginait comme l'une des plus libres qui soient, y compris sur des questions aussi délicates qu'inextricables qui se posaient en son temps et se posent toujours dans le nôtre.

  • Le langage Nouv.

    Le langage

    Fritz Mauthner

    • Omnia
    • 23 Septembre 2021

    Traduit pour la première fois en français et accompagné d'une introduction de Jacques Le Rider, Le Langage permettra au public français de découvrir un texte important et représentatif de la pensée et de la personnalité de Mauthner dont, jusqu'à présent, aucune oeuvre théorique n'avait été traduite en français. Cet ouvrage permet de comprendre au plus près le scepticisme radical de Mauthner qui s'affirme des Contributions à une critique du langage au Dictionnaire de la philosophie. C'est au printemps 1906 que Martin Buber a proposé à Mauthner de rédiger un volume sur Le langage pour sa collection La société (Die Gesellschaft), afin de récapituler les thèses de ses Contributions à une critique du langage et de dégager de nouvelles perspectives sociolinguistiques. Mauthner insiste sur le caractère contraignant de la langue qu'il considère comme un facteur décisif du conditionnement social et culturel des individus. Il s'agit du condensé le plus clair et concis que Mauthner ait donné de ses thèses qui ont marqué de nombreux intellectuels au XXe siècle parmi lesquels Landauer, Hofmansthal, Wittgenstein, Hugo Ball, Döblin et les avant-gardes des années 1968, mais aussi Borges, Joyce, Beckett et George Steiner.
    Jacques Le Rider a publié une biographie intellectuelle de Fritz Mauthner aux éditions Bartillat.

  • Simone de Beauvoir occupe une place éminente dans le monde intellectuel contemporain. Éric Touya de Marenne explore les répercussions de sa réflexion philosophique et politique, mais aussi les oppositions qu'elle a suscitée au cours du XX siècle jusqu'à nos jours en France, aux États-Unis, et dans le monde. À travers ses romans, son autobiographie, et ses récits de voyage, Simone de Beauvoir est certes un témoin privilégié de son époque, de l'Occupation à son engagement dans le MLF en passant par la guerre d'Algérie.
    Le défi d'une telle étude ? Montrer en quoi elle nous permet aussi d'approfondir et d'éclairer sous un jour nouveau les grandes questions de notre temps : la liberté et la responsabilité de l'être humain, la condition de la femme dans un monde androcentrique, le dialogue entre les peuples, et le combat pour la justice, par le biais d'une pensée éthique qui nous est contemporaine.

  • Du traumatisme des esclavages aux mouvements de protestation contre le racisme et les violences policières, comment réinventer la relation dans nos sociétés fractionnées, confrontées aux tumultes de l'Histoire ? Pour le penseur antillais Édouard Glissant, le monde nous bouscule et il faut entrer dans le chaos pour y porter l'action, le rêve, l'espoir du renouveau.
    Le philosophe Aliocha Wald Lasowski saisit dans cet ouvrage toute l'actualité de Glissant pour déchiffrer le monde, dix ans après sa disparition. Comment ancrer le multiculturalisme dans la république ? Comment éviter à la fois les pièges de l'universalisme abstrait et du repli identitaire ? Du débat avec Aimé Césaire sur la négritude à la lutte anticoloniale avec Frantz Fanon, du projet d'indépendance par l'antillanité à l'interdépendance de la créolisation, Glissant nous invite à une pensée-monde qui décrypte nos paysages bouleversés.
    Poésie, roman, philosophie mêlés, la mémoire historique redonne chance au langage. L'humanité vaut par la rencontre des cultures. La volonté de liberté rythme ses passions. Tel est le pari et la beauté d'une philosophie de la relation que ce livre met en scène.

  • Cette première biographie d'André Gorz (1923-2007) retrace le parcours de l'un des penseurs les plus clairvoyants de la critique du capitalisme contemporain. Né Gerhart Hirsch à Vienne, ce « métis inauthentique », existentialiste, autodidacte, qui pose la question fondamentale du sens de la vie et du travail, explore de nouveaux territoires théoriques. Anticapitaliste, il est très proche de l'extrême gauche italienne et incarne l'esprit de 68. Il est aussi l'un des premiers artisans de l'écologie politique et de la décroissance. Une pensée en mouvement, au service de l'autonomie, du temps libéré, de l'activité créatrice et du bien-vivre. L'intellectuel André Gorz, rédacteur aux Temps modernes, se double du journaliste qui signe Michel Bosquet dans L'Express avant de participer à la fondation du Nouvel Observateur. Cette biographie d'une figure singulière revisite aussi un demi-siècle de vie intellectuelle et politique, un voyage au cours duquel on croise Sartre et Beauvoir, mais aussi Marcuse, Castro, Cohn-Bendit, Illich, Guattari, Negri et bien d'autres. Au-delà de ses poignants récits autobiographiques -Le Traître (1958) et Lettre à D. (2006) -, qui témoignent de sa profonde humanité, André Gorz offre une boussole précieuse à tous ceux qui croient qu'un autre monde reste possible.

  • Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du « vivre de » et des nourritures.

    Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.

  • A la rencontre de Simone Weil, philosophe, ouvrière, militante et résistante. De la guerre d'Espagne à l'usine, de l'exil à l'engagement au service de la "France libre", un itinéraire ardent et insoumis.
    "Son nom est connu dans un cercle d'initiés qui la considèrent comme une icône de la pensée contemporaine et qui se ressourcent régulièrement dans ses écrits.
    Je fais partie de ces personnes qui, par les hasards d'une amitié, à l'adolescence, ont eu la chance de tomber sur La Pesanteur et la Grâce, et, comme bon nombre d'étudiants, je le suppose, j'ai appris par coeur certains fragments qui résonnaient en moi comme des aphorismes de sagesse et de compréhension du monde. Pendant des années ce livre de chevet fut pour moi comme la boussole du marin au milieu de l'océan déchaîné.
    Trente ans après, mes recherches sur Hannah Arendt me firent lire ou relire certains textes comme La Condition ouvrière et L'Enracinement. Je fus, de nouveau, frappée par sa profondeur d'analyse, son courage physique et intellectuel, la pertinence de ses propositions, son mystère aussi, ce mystère d'une vie brisée à trente-quatre ans dans le feu de la recherche de la vérité.
    Aujourd'hui, nous avons besoin de la pensée de Simone Weil, de sa clairvoyance, de son courage, de ses propositions pour réformer la société, de ses fulgurances, de ses questionnements, de son désir de réenchanter le monde."

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  • Cet ouvrage qui parut originellement en 1940 est le premier à reconnaître l'existence d'une philosophie de Giacomo Leopardi, alors même que les voix les plus autorisées de l'époque lui refusaient cette dimension. Dans un ouvrage d'une grande élégance d'écriture, Adriano Tilgher nous convie à un voyage dans la pensée léopardienne, selon les étapes que constituent les grands thèmes de la réflexion du poète. Le lecteur se rendra aisément à l'évidence que ces thèmes sont toujours les nôtres.

  • Platon

    Luc Brisson

    « Il ne t'arrivera rien de terrible si tu es vraiment un homme de bien ».
    Célèbre depuis 2 400 ans, Platon est sans doute le philosophe le plus lu au monde, le plus aimé, le plus commenté. Le plus intimidant aussi, parce qu'il est tout de même cet écrivain qui inventa la philosophie...
    Conçu comme une introduction à sa pensée, à ses écrits, à son époque, à sa critique même, cet essai biographique mêle et démêle la vie et l'oeuvre du plus fascinant des philosophes, pour offrir à tous le portrait vrai d'un citoyen du monde, qui bouleversa les mentalités occidentales par la seule force du dialogue.

  • Nul n'était aussi bien armé que François Dosse pour relever le défi : une histoire panoramique et systématique de l'aventure historique et créatrice des intellectuels français de la Libération au Bicentenaire de la Révolution et à la chute du Mur de Berlin.

    Son Histoire orale du structuralisme en deux volumes, son attention à la marche des idées, ses nombreuses biographies (Michel de Certeau, Paul Ricoeur, Pierre Nora, Cornelius Castoriadis) lui ont donné une connaissance assez intime de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XX e siècle pour lui permettre de couronner son oeuvre par une tentative de cette envergure.
    S'il fallait résumer d'un mot l'idée générale qui porte cet ensemble, on pourrait dire que l'on passe de la période dominée par l'épreuve de l'histoire, l'influence du communisme et ses désillusions à une période dominée par la crise de l'avenir et l'hégémonie des sciences humaines. Mais cette idée porteuse ne rend pas compte de l'incroyable richesse de ces volumes, où l'on passe du féminisme à l'écologie, de la guerre d'Algérie à celle du Vietnam, du nazisme au patrimoine... Même ceux qui ont vécu la période et en furent parfois les acteurs en apprennent davantage.

    Le premier volume, de 1944 à 1968, couvre les années Sartre et Beauvoir et leurs contestations, les rapports contrastés avec le communisme, le choc de 1956, la guerre d'Algérie, les débuts du tiers-mondisme, l'irruption du moment gaullien, et sa contestation.
    Ce ne sont là que quelques-uns des points de repère de cette saga, qui représente une des périodes les plus effervescentes et créatrices de cette époque qui passe de Marx à Nietzsche, de Sartre à Lévi-Strauss et Foucault, de Freud à Heidegger. Une des périodes les plus extraordinaires, tragiques et parfois comiques, que la France a connues.

  • L'oeuvre de Diderot se présente comme un tout paradoxalement inachevé, ouvert et changeant. C'est à cet univers d'une pensée gambadant de préoccupations métaphysiques au commentaire de l'actualité politique, entre romans, dialogues, articles, réfutations, correspondances, que nous introduit Colas Duflo. Le Diderot en mouvement, philosophe autant qu'écrivain, penseur par fictions autant que par concepts, promoteur de la diffusion publique des vérités et expert en jeux avec la censure, revit ici en pleine lumière.
    Rétive à tout système, sa pensée offre une cohérence subtile. Matérialisme, moi multiple, critique de l'illusion de la liberté?: tels sont quelques-uns des points forts qui traversent toute l'oeuvre. Comme le lecteur actif auquel s'adresse Diderot, Colas Duflo relie tous les éléments éclatés, de la philosophie à l'anthropologie, de la philosophie politique à la méditation sur la civilisation, et révèle une oeuvre d'une rare et saisissante présence, d'une exubérante liberté.

  • Nul n'était aussi bien armé que François Dosse pour relever le défi : une histoire panoramique et systématique de l'aventure historique et créatrice des intellectuels français de la Libération au Bicentenaire de la Révolution et à la chute du Mur de Berlin.
    Son Histoire orale du structuralisme en deux volumes, son attention à la marche des idées, ses nombreuses biographies (Michel de Certeau, Paul Ricoeur, Pierre Nora, Cornelius Castoriadis) lui ont donné une connaissance assez intime de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle pour lui permettre de couronner son oeuvre par une tentative de cette envergure.
    S'il fallait résumer d'un mot l'idée générale qui porte cet ensemble, on pourrait dire que l'on passe de la période dominée par l'épreuve de l'histoire, l'influence du communisme et ses désillusions à une période dominée par la crise de l'avenir et l'hégémonie des sciences humaines. Mais cette idée porteuse ne rend pas compte de l'incroyable richesse de ces volumes, où l'on passe du féminisme à l'écologie, de la guerre d'Algérie à celle du Vietnam, du nazisme au patrimoine... Même ceux qui ont vécu la période et en furent parfois les acteurs en apprennent davantage.
    Le second volume, 1968-1989 va de l'utopie gauchiste, de Soljenitsyne et du combat contre le totalitarisme à la « nouvelle philosophie », l'avènement d'une conscience écologique, la désorientation des années 80.
    Ce ne sont là que quelques-uns des points de repère de cette saga, qui représente une des périodes les plus effervescentes et créatrices de cette époque qui passe de Marx à Nietzsche, de Sartre à Lévi-Strauss et Foucault, de Freud à Heidegger. Une des périodes les plus extraordinaires, tragiques et parfois comiques, que la France a connues.

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  • De Machiavel, on retient souvent l'esprit calculateur et l'absence d'états d'âme. Mais c'est un autre visage du Secrétaire florentin que nous dévoile Michel Terestchenko. Machiavel avait bien une morale, adaptée aux temps de mutation. Les scrupules deviennent, sous sa plume, la condition de la lucidité et de l'action dans un monde d'incertitude.

  • La balance du monde

    Simone Weil

    • Hozhoni
    • 17 Octobre 2019

    Philosophe éprise de justice et engagée, mystique passionnée et tourmentée, Simone Weil - en dépit de sa vie météorique (1909-1943) - est considérée comme l'un des plus grands et inclassables esprits du XXe siècle. La puissance synthétique de son intelligence bouillonnante et l'intensité de ses exigences éthique et métaphysique font d'elle un phare pour les temps nouveaux. On trouvera ici ses pensées les plus stimulantes choisies par Christiane Rancé, l'une de ses plus ferventes et assidues lectrices.

  • La pensée et la trajectoire fulgurante de Simone Weil (1909-1943) demeurent largement méconnues au-delà d'un cercle de spécialistes. Figure majeure de la philosophie du XXe siècle, dont Albert Camus édita une grande partie de l'oeuvre après sa mort, elle fut également une femme de combat. Impliquée dans les luttes et les débats de son temps, elle a marqué de son empreinte la culture politique de la gauche. Ludivine Bénard nous présente ici une figure méconnue du monde catholique : l'anarchiste Simone Weil. Non pas Weil l'amie de Thibon, mais Weil la Fer de lance des révoltes ouvrières. il faut revenir aux origines pour saisir comment la philosophe a pu avoir des conceptions politiques dissidentes, fondées sur une expérience directe de la lutte et des barricades, et caractérisées par le remodelage de thèmes traditionnellement de droite comme l'héritage et l'enracinement.

  • Lorsqu'il meurt le 22 mars 1950, Emmanuel Mounier n'a que 45 ans. C'est un coup de tonnerre bien traduit par Jean Daniel, futur patron du Nouvel Obs : « Je n'ai jamais eu l'occasion de dire ce que pouvait représenter Mounier pour moi et pour tout un groupe d'Alger. Je suis désarmé par l'accablante nouvelle de sa mort subite ». Même écho, chez tant d'autres comme René Cassin, le cardinal Gerlier, Louis Althusser, Bazaine, Chagall... Il laisse une oeuvre déjà considérable et la forte empreinte de son personnalisme communautaire sur la pensée et l'action de son époque. En des temps de flottement intellectuel et spirituel, ce « personnalisme » demeure aujourd'hui encore une ressource de première grandeur à la fois pour alimenter les existences individuelle et collective, et pour fonder philosophiquement une alternative à notre crise de civilisation sans doute plus radicale encore que celle des années 1930. Après avoir retracé à grands pas le parcours du fondateur de la revue Esprit de la fin des années 1920 à 1950, ce livre d'entretiens s'attache à mettre en valeur l'étonnante actualité pensée de l'évènement. Que ce soit sur le versant économique ou sociétal, culturel, politique ou éthique, sa réflexion livre un puissant socle d'intuitions, de convictions et de valeurs pour une alternative d'ampleur civilisationnelle.

  • Schopenhauer

    Ugo Batini

    Philosophe le plus lu de la seconde moitié du xixe siècle, Schopenhauer est-il toujours bien compris ?
    On le caricature souvent en vieillard acariâtre, chantre du pessimisme, aimant les bêtes bien plus que les hommes...
    Ce livre entend dépoussiérer cette image d'Épinal afin de mettre au jour, à travers le récit de sa vie et le développement de sa pensée, les raisons profondes que l'on peut avoir de lire et d'aimer encore une telle philosophie.
    À la croisée de la biographie et de la philosophie, voici réunies dans un même ouvrage introductif toutes les clés pour devenir un intime de Schopenhauer et de son oeuvre.

  • L'un était philosophe, l'autre psychanalyste. Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du XXe siècle, leurs vies et leur oeuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l'avant et l'après-mai 1968. Gilles Deleuze (1925-1995) a enseigné la philosophie à l'université expérimentale de Vincennes. À partir d'une réflexion magistrale sur l'histoire de la philosophie, il s'engage dans un travail de création conceptuelle unique en son genre. Félix Guattari (1930-1992) était psychanalyste de formation et ancien disciple de Lacan. Militant de gauche aux multiples engagements, praticien à la clinique de La Borde, il a créé un collectif de recherche autogéré en 1966 : le Centre d'étude de recherches et de formation institutionnelles.
    /> Les deux hommes se rencontrent en 1969. Ce sera le début d'une grande complicité amicale, d'une aventure intellectuelle sans guère de précédents. De L'Anti-Oedipe à Qu'est-ce que la philosophie ? en passant par Mille plateaux, ils produiront une oeuvre à quatre mains, exceptionnelle par son inventivité conceptuelle et la diversité de ses références, le tout au service de leur combat commun contre la psychanalyse et le capitalisme. Dans cette biographie croisée, François Dosse, à partir d'archives inédites et d'une longue enquête auprès de nombreux témoins, met en évidence la logique d'un travail alliant théorie et expérimentation, création des concepts, pensée critique et pratique sociale. Il explore les mystères d'une collaboration unique, qui constitue une page toujours actuelle de notre histoire intellectuelle.

  • Le présent ouvrage, rédigé par un philosophe germaniste et hébraïsant, expose l'émergence d'un Emmanuel Levinas dans son entièreté, et dont l'idée centrale consiste à présenter le judaïsme, non pas comme une confession, mais comme une authentique catégorie de l'universel. Levinas a mis en avant les sources talmudiques, notamment le Midrash dont il donne de lumineuses interprétations éthico-philosophiques. Il a refusé de reprendre les enseignements des philosophes judéo-allemands du XIXe siècle qui avaient pourtant jeté les fondements du judaïsme moderne et contemporain. Et s'est placé dans le sillage et sous la tutelle bienveillante du penseur qui a réinséré Dieu au coeur même de la spéculation philosophique, Franz Rosenzweig.
    L'apport considérable de ce philosophe-herméneute à la pensée de son temps a transcendé les frontières confessionnelles, linguistiques et géographiques. Ni philosophe juif ni Juif philosophe, mais simplement penseur universel attaché au logos, Levinas pourrait bien résumer le résultat de toutes ses spéculations par cette brève phrase, si récurrente sous sa plume : « Le bien est antérieur à l'être »...

  • Né dans la Vienne impériale de 1889 et mort à Cambridge, en Angleterre, en 1951, Ludwig Wittgenstein est un philosophe autodidacte dont le rayonnement a dépassé le cercle académique pour atteindre la culture populaire. Ce livre propose une introduction claire à une pensée réputée difficile et énigmatique, en prenant pour fil conducteur la vie de Wittgenstein et en restant au plus près de son oeuvre.
    Quelle est la différence entre le « premier » et le « second » Wittgenstein ? Pourquoi faut-il passer sous silence « ce dont on ne peut parler » ? Que signifient les concepts de la « boîte à outils » wittgensteinienne comme la « forme de vie », le « jeu de langage » ou encore la « vue synoptique » ? Quelles sont les vues de Wittgenstein sur le langage, l'éthique, l'esthétique, les mathématiques ? Quel regard portait-il sur la culture et les sciences de son époque ? Comment expliquer l'influence de Wittgenstein sur les sciences sociales,considéeable, au point que l'on a pu parler de « symptôme Wittgenstein » ?

  • Descartes et nous

    André Jacob

    Révérence ou impertinence ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l´incontournable philosophe français. et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l´évolution de la pensée philosophique et d´évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C.S. Peirce.En somme, comme l´écrit en ouverture l´un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, « On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l´exhaustivité, du moins l´exhaustivité historique, semble proche. L´objet de cet ouvrage n´est d´ailleurs pas le passé, l´histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.

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