• Au cours de ses deux premiers voyages en 1534 et 1535-1536, Jacques Cartier pénètre dans le golfe du Saint-Laurent. Missionné par François I er pour trouver un passage vers l'Asie et découvrir ses richesses, l'explorateur prend possession du « Canada » au nom du roi de France.

    Après avoir fondé Québec en 1608, Samuel de Champlain permet l'établissement de la « Nouvelle-France » mais la présence française est très vite concurrencée par les colons britanniques et, au terme de la guerre de Sept Ans, la France cède le Canada à l'Angleterre par le traité de Paris, en 1763. Un siècle plus tard, la création de la Confédération consacre la naissance du Canada moderne en 1867.
    Alors que ses liens se distendent avec la Grande-Bretagne, cette terre d'Amérique du Nord noue une relation d'interdépendance avec son monumental voisin, les États-Unis. Le Canada doit désormais définir sa place dans un monde en voie d'américanisation.
    Tout en insistant sur l'importance des facteurs géographiques qui conditionnent les mouvements de population et sur les tentatives pour créer une unité nationale, Jean-Michel Lacroix dresse une histoire totale du Canada. Deuxième pays au monde par sa superficie - même si l'espace habité ne représente que 11 % de la superficie totale -, dixième puissance économique, le Canada affiche clairement son ambition : apparaître comme une démocratie libérale et une puissance internationale.

  • Histoire du Canada

    Daniel de Montplaisir

    • Perrin
    • 10 Octobre 2019

    Deuxième pays du monde par la superficie, dixième puissance économique peuplée de seulement 37 millions d'habitants, principal partenaire des États-Unis et, avec lui, colocataire de l'Amérique du Nord, mais fortement attachée à ses doubles racines européennes, la nation canadienne fait souvent figure d'État modèle aux chapitres des libertés publiques, des droits de l'homme et de la femme, de la démocratie, du respect de l'environnement et de la préservation de la paix. Les sondages d'opinion en font régulièrement le pays préféré des Français et l'un de ceux où il est le plus agréable de vivre.
    Pourtant, le Canada s'est bâti à coups de conflits ethniques, de guerres étrangères, de tentations séparatistes. Parfois menacé de disparition mais retrouvant toujours une cohésion nationale qui surprend les Canadiens eux-mêmes, le pays des lacs, des neiges et des forêts a construit son identité et pris sa place parmi les nations qui comptent. Les difficultés qu'il lui reste à surmonter lui conservent une partie de cet esprit pionnier qui animait déjà Cartier, Champlain et Montcalm, puis la longue liste de ses hommes d'État depuis le premier gouverneur britannique jusqu'à son plus récent Premier ministre. Daniel de Montplaisir, qui y réside, brosse avec talent et passion l'histoire méconnue et captivante de ce pays-contient qui porte fièrement pour devise « A mari usque ad mare » - « D'un océan à l'autre ».

  • Le 24 juillet 1967, à Montréal, Charles de Gaulle ébahit le monde entier en lançant quatre mots - Vive le Québec Libre ! - qui font instantanément le tour de la planète et révèlent aux Français, comme aux autres nations, l'existence, au coeur de l'Amérique anglo saxonne, d'un peuple aspirant à la liberté de vivre et de se développer en français.

    Dépassant les préjugés et la caricature, ce livre montre que ce cri audacieux, et resté très largement incompris, s'explique par l'Histoire et les relations particulières que Charles de Gaulle entretenait depuis toujours avec le Canada français.
    Extirpées de diverses sources, une soixantaine de confidences et de déclarations du Général, entre 1940 et 1969, sont ainsi mises en lumière, dans leur contexte, pour en faire ressortir le sens et la portée.

    Cet ouvrage, enrichi de nombreuses photographies et documents, s'intéresse également au bilan et à l'héritage laissé par ce fameux voyage, tant au Québec, qu'en France et au sein de la francophonie.
    Il s'achève, enfin, par une précieuse chronologie comparée de l'Histoire de France et du Québec depuis le 16e siècle.

    Roger Barrette est un vulgarisateur. Formé aux universités de Montréal et d'Ottawa, il a enseigné l'histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis le management à l'Université Laval de Québec ainsi qu'à l'ÉNAP. Il a publié plusieurs ouvrages et des biographies dans le Dictionnaire biographique du Canada. Secrétaire général de la section québécoise de la Commission franco québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC), il est un ancien président national de l'Association.

    Alain Hartog, l'auteur de la préface, réside à Bordeaux et s'intéresse particulièrement au gaullisme et à sa postérité.

  • « La mer fut ma compagne pendant de longues années ! De campagne de pêche en campagne de pêche, j?ai sillonné les mers, de Norvège et du Groenland principalement. Je suis un vieux terre-neuvas, surement l?un des derniers ayant connu les voiliers dorissiers ! » Successivement soutier puis décolleur et surtout cuisinier-boulanger sur différents types de bateaux, Francis Vallée a écrit, consigné tout au long de ses années en mer les évènements qui ponctuaient son quotidien.

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, 250 hommes et femmes originaires de 94 paroisses, ont un jour quitté leur Poitou natal vers le Nouveau Monde, où ils bâtiront un pays : La Nouvelle-France, devenue le Canada. Les milliers de descendants de ces valeureux Poitevins vivant aujourd'hui en Amérique du Nord pourront ainsi retrouver un peu de l'histoire de leurs origines, tandis que les Poitevins d'aujourd'hui découvriront peut-être l'existence d'un lointain cousin...

  • Les travailleurs canadiens-français qui pagayaient dans les canots, transportaient des marchandises et étaient affectés dans les postes les plus septentrionaux de l'Amérique du Nord à l'époque de la traite des fourrures sont entrés dans la culture populaire sous le nom de voyageurs. Les chercheurs universitaires autant que les vulgarisateurs de l'histoire leur ont attribué le rôle romantique de joyeux et robustes héros qui ont frayé le chemin à la colonisation européenne dans le Nord-Ouest sauvage. Carolyn Podruchny regarde au-delà des stéréotypes pour révéler les contours des vies des voyageurs, leur vision du monde et leurs valeurs.

    Les voyageurs et leur monde démontre que les voyageurs avaient développé des identités distinctes, modelées par leurs racines de paysans canadiens-français, les peuples autochtones qu'ils rencontraient dans le Nord-Ouest et la nature de leur emploi, engagés à contrat dans des environnements divers. Les identités des voyageurs s'imprégnaient également de leurs constants périples et de leur propre idéal de masculinité qui valorisait la force, l'endurance et l'audace. Bien qu'il soit difficile d'entendre les voix des voyageurs dans les documents d'archives, il est possible d'y découvrir une impressionnante quantité d'informations dans les descriptions laissées par leurs maîtres, les explorateurs et d'autres personnes de passage. En analysant leurs vies en conjonction avec la métaphore du voyage, Carolyn Podruchny ne fait pas que révéler la vie quotidienne de ceux qu'elle examine - ce qu'ils mangeaient, leur cosmologie et leurs rituels festifs, leurs familles et, par-dessus tout, leur travail -, elle souligne aussi leur influence sur le paysage social et culturel de l'Amérique du Nord.

  • De l'époque des premiers habitants de l'Amérique du Nord jusqu'à nos jours, cet ouvrage retrace l'histoire du deuxième plus grand pays au monde. Il offre ainsi au lecteur un éclairage essentiel à la compréhension du Canada d'aujourd'hui en mettant notamment en perspective le caractère distinct du Québec et les débats constitutionnels qu'il a provoqués, les revendications autonomistes des Amérindiens ou encore l'intégration économique du Canada dans l'ensemble nord-américain.

  • Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.
    Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure. Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

  • Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Économie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

  • Georges E. Sioui raconte ici l'histoire millénaire des Wendat, les ancêtres des Hurons-Wendat, et de son riche héritage pour le Canada et le monde moderne, avec la préoccupation qui fut toujours la sienne : retracer l'origine des idées sociales et philosophiques de son peuple.
    « Nous avons voulu offrir à la grande société humaine cette réflexion sur l'histoire et la nature d'une civilisation du cercle, la civilisation wendat. » Georges E. Sioui

  • Le 10 juin 1534, Jacques Cartier débarque à Terre-Neuve. Missionné par François Ier pour trouver un passage vers l'Asie et ses richesses, l'explorateur s'installe quelques mois sur les terres de l'actuel Québec. Les premières colonies françaises en Amérique du Nord sont nées.
    Au XVIIe siècle, alors que Samuel de Champlain réfléchit à l'organisation de la « Nouvelle France », les Britanniques tentent d'attaquer les colons français (basés dans l'actuelle ville de Québec).
    Malgré les tentatives des Anglais pour les assimiler, les Français préservent leur langue, leur religion et leur mode de vie. Les relations conflictuelles entre Français et Anglais perdurent jusqu'au XIXe siècle, puis, en 1867, toute une série de formules constitutionnelles aboutissent à la Confédération qui consacre la naissance du Canada moderne.
    Croisant historiographies anglophone et francophone, l'auteur éclaire les luttes internes qui rythment l'histoire du Canada. Outre ces conflits, le Canada est aussi confronté à son monumental voisin, les États-Unis. Mimant son modèle économique, boudant son système de protection sociale, le Canada doit désormais définir sa place dans un monde en voie d'américanisation.

  • À la différence des autres membres de la Confédération canadienne, le Québec englobe une véritable nation, celle des Canadiens français. Cette province, en effet, est peuplée en majorité - plus de 80% - de Canadiens francophones.
    Marc Durand retrace l'histoire du Québec, depuis sa découverte par Jacques Cartier, en 1534, jusqu'à nos jours. Fiers de leur esprit aventurier et entreprenant, mais battus par les Anglais en 1759, les Québécois, mis à l'écart de l'économie par les vainqueurs, vont se replier sur les travaux agricoles.
    L'Église et les intellectuels s'appliqueront alors sans relâche à préserver une langue française « pure » et des traditions ancestrales.
    Mais à partir des années 1950, et surtout avec la Révolution tranquille des années 60, les Québécois rejettent les valeurs rurales dont ils se sentent prisonniers et, qu'ils soient acquis ou non à l'idée de souveraineté, prennent en main leur destinée économique et politique. Aujourd'hui comme hier, cependant, la question du

  • Brève histoire du Canada

    Henry Vivian Nelles

    • Fides
    • 21 Septembre 2017

    L'année 2017 représente un jalon significatif dans l'histoire du Canada. C'est à ce moment que le Canada célèbrera le 150 e anniversaire de l'entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (maintenant la Loi constitutionnelle de 1867), qui eut lieu le 1 er juillet 1867. Dans ce contexte, l'ouvrage de Nelles constitue un classique qui permettra à ceux et celles qui le souhaitent de revisiter l'histoire du Canada.

    Pays vaste et diversifié dont la légitimité même est remise en question par ses propres habitants, perpétuellement menacé d'assimilation culturelle par un voisin extraordinairement puissant et pourtant considéré par l'ONU comme l'un des meilleurs endroits où vivre : le Canada fait souvent figure de paradoxe, même à ses propres yeux. Pour quiconque souhaite comprendre ces contradictions, cette Brève histoire fournit d'innombrables pistes, constituant ainsi une introduction indispensable au Canada d'aujourd'hui.

    L'éminent historien H.V. Nelles assimile l'histoire du Canada à une suite ininterrompue de transformations. Des Premières nations qui ont d'abord dû s'adapter à un milieu hostile aux envahisseurs français et britanniques qui, pour asseoir leur suprématie, ont ensuite établi des colonies dans tout le continent, jusqu'au nouvel ordre politique volatil apparu au cours des soixante dernières années en passant par l'intégration des colonies à une fédération nationale, Nelles brosse le portrait d'un pays dynamique sans cesse en train de naître, de s'adapter et de se redéfinir.

  • Pour un généalogiste français, le Québec est une terre sur laquelle il a potentiellement de très nombreux cousins. À défaut de chercher l'oncle d'Amérique, le cousin québécois est largement le bienvenu dans les arbres familiaux !

    Retracer une généalogie, c'est aussi découvrir le parcours de vie des ancêtres qui y figurent. Cet ouvrage jette une lumière inattendue sur l'un des chapitres les plus dramatiques de l'émigration en Nouvelle-France : les condamnations pénales des fils de famille dissipés, émigrés contre leur volonté par lettre de cachet.

    Qui sont au juste ces "coquins et débauchés", nobles et bourgeois pour la plupart, qui ont subi l'indignation et le courroux de leurs parents et ont été déportés en Nouvelle-France à la demande de leurs familles ? Ces fils de famille à la jeunesse orageuse et libertine sont longtemps demeurés inconnus des chercheurs. Pour quelles raisons les a-t-on forcés à l'exil ? Quelle place ont-ils trouvée au Québec ? Comment ont-ils vécu leur exil et leur condamnation ? Se sont-ils assagis ? Ont-ils fait souche ?... Autant de questions auxquelles les auteurs apportent des réponses grâce à leurs recherches dans les archives de la Bastille, les fonds de la lieutenance de police de Paris et de Bicêtre.

    Un dictionnaire biographique qui se lit comme un roman !

  • L'Histoire du Canada français a pour origine un projet patronné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui invite le chanoine Groulx à prononcer une série de quelque cent leçons d'histoire d'environ 15 minutes, chaque semaine à la radio CKAC. Le rendez-vous hebdomadaire se poursuivra jusqu'en 1952. C'est une version remaniée du texte rédigé aux fins de ce cours public qui paraît en quatre tomes entre 1950 et 1952. L'Histoire du Canada français se découpe en deux parties : le régime français (depuis la découverte de Jacques Cartier jusqu'au traité de Paris de 1760) et le régime britannique au Canada (après 1760). L'ouvrage s'avère être le grand'oeuvre de Lionel Groulx qui, de pair avec François-Xavier Garneau au XIXe siècle, mérite le titre d'historien national du Canada français.
    A l'occasion du cinquantenaire de la disparition du chanoine Groulx, il était naturel de proposer une nouvelle édition (en 4 tomes) de ce texte fondateur, voire d'en faire (re)découvrir la teneur à un public français et/ou canadien.

  • L'Histoire du Canada français a pour origine un projet patronné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui invite le chanoine Groulx à prononcer une série de quelque cent leçons d'histoire d'environ 15 minutes, chaque semaine à la radio CKAC. Le rendez-vous hebdomadaire se poursuivra jusqu'en 1952. C'est une version remaniée du texte rédigé aux fins de ce cours public qui paraît en quatre tomes entre 1950 et 1952. L'Histoire du Canada français se découpe en deux parties : le régime français (depuis la découverte de Jacques Cartier jusqu'au traité de Paris de 1760) et le régime britannique au Canada (après 1760). L'ouvrage s'avère être le grand'oeuvre de Lionel Groulx qui, de pair avec François-Xavier Garneau au XIXe siècle, mérite le titre d'historien national du Canada français.
    Au cours de son errance, il connaîtra de nouvelles aventures et rencontrera quelques personnages savoureux appartenant eux aussi à des espèces menacées - bisons, loups, chevaux de Przewalski... - qui, du fond des enclos où ils sont maintenus prisonniers, lui conteront leur vie et leurs espoirs.
    Quels enseignements Jules va-t-il tirer de ses pérégrinations désordonnées, et dans quel état reviendra-t-il parmi les siens... s'il y revient ?
    Tout au long du périple du vautour, l'auteur nous fait découvrir, par petites touches et dans un langage très imagé, l'histoire vraie de quelques espèces emblématiques au statut précaire. Un récit plein d'humour, de fantaisie et d'optimisme qui vous donnera sûrement, à vous aussi, l'envie de partir sur les traces de Jules à la rencontre de ces réfugiés des Grands Causses...

  • "Champlain, comme les compagnons de ses récits, nous invite à revoir nos origines et notre capacité à reconsidérer les contributions d'acteurs oubliés de notre histoire, notamment celles des peuples autochtones et de leurs chefs... Découvrir ce Champlain ouvert sur le monde, cela intéressera au plus haut point tant les spécialistes que les enseignants ou les amateurs d'histoire. Relire les récits de Champlain en français moderne. Voilà une "découverte" fascinante pour ceux qui désirent amorcer une réflexion sur le temps de la fondation de Québec. Je remercie Mathieu d'Avignon pour ce beau cadeau offert aux lecteurs de tous âges." Camil Girard, historien

  • Ce pays s'est toujours efforcé de réinventer l'État et de redéfinir pas à pas les contours de sa société en assurant les nécessaires équilibres politiques, économiques, culturels et linguistiques. Pour mieux répondre aux aspirations de ses provinces et de ses communautés, il lui faut décentraliser ses pouvoirs et prendre en compte les nouveaux enjeux économiques.

  • Ouvrage historique magistral, venant tout juste d'être traduit en français, qui retrace les moyens qu'ont pris les politiciens du 19e siècle pour exterminer les peuples des Premières nations. L'historien James Daschuk y trace un portrait peu flatteur des bâtisseurs canadiens, à commencer par John A. Macdonald. Celui qu'on connaît comme le " Père de la Confédération " a joué un rôle actif dans le confinement dans les réserves, l'extermination des bisons et la distribution de viande avariée, tout en empochant des pots-de-vin pour " nettoyer " le territoire pour la construction du chemin de fer transcanadien." En quelques années seulement, des milliers d'Autochtones sont morts; les survivants ont été réduits en sujétion. Dans cet ouvrage passionnant et bouleversant, James Daschuk analyse les causes de cet effroyable massacre : les maladies venues de l'Ancien Monde; les rigueurs du climat; mais surtout, la politique ethnocidaire du gouvernement canadien. Ce livre est un véritable tour de force. En particulier, l'ouvrage pulvérise ce cliché tenace selon lequel le Canada aurait toujours traité les populations autochtones avec bienveillance. James Daschuk montre au contraire que les maladies infectieuses et les famines orchestrées par le gouvernement ont enclenché une mécanique implacable de destruction qui poursuit son oeuvre dévastatrice aujourd'hui encore. Écrite de main de maître, cette analyse percutante et captivante oblige le lecteur à revoir toutes ses idées préconçues.

  • Depuis les années 1970 les rapports entre mémoire et identités interrogent les sciences sociales dans nombre de sociétés. C'est le cas du Canada. Aujourd'hui, ce pays ne peut plus être envisagé seulement dans une opposition francophones/anglophones. L'importance des flux migratoires venus des Amériques, d'Asie et d'Afrique tout comme les revendications identitaires des autochtones complexifient le rapport au passé...

    Cet ouvrage se veut une réflexion sur les enjeux de mémoire qui traversent le Canada. Quels sont les lieux de mémoires emblématiques du pays et des communautés qui le composent ? Quels acteurs contribuent à la construction de(s) mémoire(s) canadienne(s) ? Quels usages politiques et sociaux du passé y fait-on ? De quels moyens se dote la société pour gérer ces questions ? Quelle place occupe le Québec dans ce processus ?

    Pour répondre à ces questions, les auteurs ont fait le choix de la pluridisciplinarité en réunissant les contributions d'historiens, de géographes, de spécialistes des langues et civilisations, des sciences du langage ou encore de la communication. A l'encontre des idées reçues, elles déconstruisent l'image d'un pays jeune sans histoire.

    Cet ouvrage a été coordonné par :

    Marc Bergère, MCF-HDR en histoire contemporaine (université Rennes 2/EA Tempora) est spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et vient de publier Vichy au Canada (Rennes, PUR, Montréal, PUM, 2015).
    Hélène Harter est professeur des universités en histoire contemporaine (université Rennes 2/EA Tempora). Nord-Américaniste, elle préside l'association française d'études canadiennes.
    Catherine Hinault, PRAG d'anglais (université Rennes 2/ACE), a soutenu une thèse sur les phénomènes d'interculturation et le franco-protestantisme au Québec (1830-1920).
    Eric Pierre, MCF en histoire (université d'Angers), est membre du TEMOS et président du CERPECA.
    Jean-François Tanguy, MCF honoraire (histoire contemporaine - Rennes 2), a été responsable de l'organisation du cours public de Rennes 2 en 2008-2009 : "France-Canada, 400 ans d'histoire commune."

  • Contes et Nouvelles du Canada français devait être le premier volume d'une série de quatre ou cinq tomes sur les écrits des conteurs d'avant 1860, il sera finalement le seul à paraître. Dans une première partie est présentée la chronologie et la liste des textes en prose publiés entre 1778 et 1859 au sein du Canada français. Ce ne sont pas moins d'une centaine de récits - romans, contes, nouvelles et légendes qui sont ainsi répertoriés et qui restent pour la plupart à découvrir. Et ce sont finalement dix de ces récits (d'écrivains canadiens situant leur oeuvre au Canada) qui sont ici publiés, dont les plus anciens : Zelim (1778) et l'Iroquoise (1827), mais également l'Étranger de Philippe-Joseph Aubert de Gaspé, la Tour de Trafalgar et Louise Chawinikisique de Pierre-Georges Boucher de Boucherville, Un épisode gallo-canadien et Une entrevue d'André-Romuald Cherrier, Adolphe et Eugène d'Odile Cherrier, Faut-il le dire ! et Le Frère et la soeur de Joseph Doutre.
    Edité en 1971, l'ouvrage était devenu difficilement trouvable. En voici une nouvelle édition, entièrement recomposée, qui permettra de découvrir les prméices de la littérature d'expression française en Amérique du Nord.

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