• L'Occident est à la croisée des chemins : fractures identitaires, vagues populistes, ingérences étrangères, communautarismes, radicalisations... Les attentats par des terroristes qui ont ensanglanté la décennie qui se termine ne sont que la partie émergée d'un gigantesque iceberg, qui a pour nom islam politique.
    L'imam Hassen Chalghoumi se bat depuis vingt ans : tout à la fois lanceur d'alerte, combattant de la paix à travers le monde et infatigable militant de terrain, sa vie sous perpétuelle protection symbolise à elle seule l'adversité à laquelle doit faire face la démocratie. Dans Les Combats d'un imam de la République, il pose clairement le choix qui s'offre urgemment à l'Occident : la guerre civile ou le réveil républicain, qui pourrait, au prix d'un vrai réalisme et de courage, reconstruire la fraternité des peuples. Et sur ce chemin, le seul qui donne un avenir à l'Europe, Hassen Chalghoumi propose des réflexions globales et des solutions concrètes.

  • « Les angoisses de mon enfance, la peur de ces barbus, cette escalade du pire, je ne veux pas les retrouver en France et pourtant elles s'installent.

    Ce livre est un appel au sursaut, un appel à la survie.
    Pour que la France et sa République demeurent, chaque citoyen doit se ressaisir pour combattre à son échelle et les décideurs doivent enfin revêtir les habits du courage qui leur manque tant pour que Marianne relève la tête.

    La République n'est pas un acquis, c'est un combat quotidien, encore plus aujourd'hui.
    L'urgence est là. »

  • Nouvelle édition, augmentée d'un chapitre inédit sur la violence dans le Coran, suite aux événements tragiques de Paris en janvier et novembre 2015. La révélation du Coran : comment est-elle survenue, où, dans quel monde et quelle culture (aspects historiques et géographiques) ? Le prophète Muhammad : quel homme était-il ? Comment a-t-il reçu la révélation ? Quelle est la place d'Abraham, de Moïse et de Jésus par rapport à lui ? Comment la révélation orale est-elle devenue écrite, et comment est-on arrivé au " Livre " appelé " Coran " ? Que faut-il savoir de la langue et du style coranique et comment lire le Coran aujourd'hui ? Que dit le Coran de la violence, des liens avec autrui, de la guerre et de la paix ?

  • Sur la question de la radicalisation du religieux, les salafistes djihadistes concentrent toute notre attention. Or ils ne sont pas les seuls à constituer une menace : il faut aussi s'intéresser aux téléprédicateurs du Conseil évangélique de Trump, aux juifs radicaux du « Grand Israël », aux extrémistes bouddhistes et hindouistes... Dans notre monde globalisé, on doit en réalité parler des radicalismes religieux au pluriel.
    Tous reposent sur le même triptyque d'intolérance : une foi, une terre, un peuple, s'appuyant sur une réécriture victimaire de l'Histoire et légitimant une violence vengeresse « sanctifiante » - à l'instar des kamikazes salafistes qui se croient promis au paradis ou de ces pasteurs et prêtres américains justifiant le meurtre de médecins avorteurs.
    S'ils partagent de nombreux points communs, tous ne visent pas un objectif planétaire. Mais tous redessinent la géopolitique moderne, tandis qu'au sein des sociétés, les poussées radicales sapent chaque jour un peu plus l'égalité entre les hommes, les droits des femmes, des minorités, excluant l'« Autre » du champ politique quand il ne s'agit pas purement et simplement d'épuration ethnique...
    Face à ces dangers, il est temps de cesser de traiter les religions sous l'angle de la liberté de conscience et de les considérer en termes politiques. Les mêmes appels à l'exclusion proférés par des néonazis ou des suprémacistes seraient immédiatement condamnés : pourquoi faudrait-il les tolérer quand ils sont tenus par des religieux, quelle que soit leur « chapelle » ?

  • Pour la majorité des musulmans, le Coran, parole de Dieu, est immuable. La révélation à Mahomet fut transmise, de façon directe et continue, du Prophète à ses compagnons, enfin des compagnons à l'ensemble de la communauté musulmane, de génération en génération, par voie orale puis sous forme écrite. Un processus de mémorisation par coeur a abouti, au bout de quatorze siècles, à la situation actuelle où le Coran doit être vénéré littéralement.
    Mais face à la violence qui se réclame de l'islam et qui puise sa légitimation dans le Coran même, de nombreux penseurs musulmans défendent l'idée qu'un examen critique des sources et des fondements de la civilisation musulmane est nécessaire et urgent. Sensibles à la dimension contextuelle du texte coranique, ils insistent sur la portée symbolique ou partielle des prescriptions qu'il contient, par exemple sur le voile, sur l'amputation et la décapitation ou encore sur la guerre sainte. Tous font preuve d'un souci d'adaptation aux problématiques des sociétés contemporaines telles que le pluralisme religieux et les droits de l'homme, le statut de la vérité et de la violence sacrée, la libération de la femme et la défense des minorités.
    Mathieu Guidère rend compte des débats en cours dans le monde musulman, et des risques auxquels s'exposent ces penseurs.

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  • Port du voile, consommation d'alcool, polygamie, mariage de la musulmane avec le non-musulman, châtiment des voleurs, peine capitale, homosexualité.

    Sept dialogues confrontent deux interprétations opposées du Coran sur ces thèmes hautement polémiques. Olfa Youssef, spécialiste de linguistique et de la pensée islamique, engagée contre l'intégrisme, nous présente ici une lecture ouverte et sans tabous des textes sacrés.

    À rebours des tentations d'obscurantisme, un appel à dépasser les idées figées et les conditionnements collectifs.

  • L'islam vit une guerre permanente qui oppose essentiellement des groupes musulmans chiites et des groupes musulmans sunnites. Mais il existe également une lutte interne à l'islam sunnite, majoritaire dans le monde, entre les sunnites de la tendance frériste (Frères musulmans) et les sunnites de la tendance salafiste (wahhabites). Cette lutte interne à l'islam est soutenue par des pays qui ont pour religion d'État l'une ou l'autre de ces tendances, qui se vit comme dans le «vrai» face aux « déviants» ou « hérétiques».
    Méconnaissant cette situation, les Occidentaux, par leurs interventions, aggravent les luttes internes, voire les importent dans leur territoire national. Lorsque sous la présidence de Nicolas Sarkozy l'alliance avec le Qatar fut privilégiée, le courant sunnite des Frères musulmans apparut «béni de Dieu» dans la perception commune des musulmans sur les deux rives de la Méditerranée. À l'inverse, lorsque, sous la présidence de François Hollande, l'alliance avec l'Arabie saoudite a été préférée, le courant salafiste de l'islam sunnite a pris le dessus dans la perception collective : à chaque changement d'alliance en politique étrangère correspond un changement de perception dans les communautés musulmanes à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.
    Mathieu Guidère articule en permanence le temps long des convictions religieuses et le temps plus court du politique et du national, l'évolution séculaire des disputes théologiques et les divisions très récentes des frontières héritées du modèle européen de l'État-nation. Le lecteur comprend ainsi pourquoi le croyant ordinaire, loin d'être un docteur en théologie, perçoit sa religion comme un marqueur culturel d'us et de coutumes ancestraux et transmis par la famille et le lignage, souvent en contradiction avec l'identité que l'État cherche à lui imposer.

  • La première édition de cet ouvrage date de 2009, et beaucoup de personnes me disent que, s'ils avaient trouvé le titre provocateur à l'époque, il leur apparaît maintenant comme prémonitoire. Depuis, en effet, la négation - la trahison - des valeurs de l'islam est devenue caricaturale. Comme je l'écrivais déjà, la " réforme " de l'islam n'est d'aucune utilité face à ces défis. La seule médication semble être une spiritualité consciente qui insuffle sagesse et miséricorde dans une civilisation humaine en péril ; une spiritualité lucide qui pourfende l'hypocrisie religieuse (notamment le wahhabisme et ses avatars) et politique (le soutien des Etats occidentaux à certains pays du Golfe).
    L'islam a de fait un rôle central dans ce processus de mort/renaissance : le chaos est à l'oeuvre principalement en pays " musulman ", d'où il est exporté par voie de mondialisation. D'évidence, l'humain actuel, musulman ou autre, n'aura de choix que celui de restaurer en lui sa vocation spirituelle première.
    E. Geoffroy

  • "Sur la scène française, le voile est avant tout renvoyé à sa dimension religieuse et politique, occultant la diversité de ses dimensions et l'importance de le considérer dans une autre perspective, celle de considérer l'interaction qu'il génère avec les éléments de la société dans laquelle il s'exprime. La façon dont l'espace public français reçoit le voile, l'interprétation qui en est faite et les dimensions qui sont exacerbées au cours des débats révèlent une crise sociale, une crise des valeurs et un conflit idéologique probablement plus profond qu'on ne le pense. Un fait social ne peut être pensé isolément. C'est pourquoi nous allons tenter de replacer le voile dans un contexte anthropologique qui rende compte de ses multiples occurrences et de ses interprétations, et permette de comprendre la façon dont il a été construit, déconstruit, reconstruit, en fonction de l'histoire et de ses contextes."

  • Il  est  communément  admis  par  les  experts  qu'il  y  aurait  quelques  20  millions  de  musulmans  en  Europe  occidentale  dont  6  à  8  millions   vivraient  en  France,  ce  qui  représente  environ  10  %  de  la  population.   Et  dans  les  faits,  l'islam  alimente  incontestablement  depuis  de  nombreuses  années  le  flot  des  actes  terroristes  un  peu  partout  sur   cette  planète,  et  notamment  en  France  puisque  c'est  bien  en  son  nom  qu'on  assassine.  Au  sein  du  monde  médiatique  et  politique   bien  peu  nombreux  semblent  être  ceux  qui  s'interrogent  sur  la  nature  profonde  de  ce  phénomène,  le  concept  d'«  islam  radical  »   permettant  de  façon  bien  commode  d'assurer  une  étanchéité  entre  le  «  bon  »  islam  et  le  «  méchant  »  islam,  le  «  pas  d'amalgame  »   constituant  encore  un  rempart  contre  une  réflexion  sans  tabou,  sérieuse,  documentée  et  libre.   Ce  livre  tente  de  fournir  des  éléments  tangibles  permettant  d'expliquer  ce  phénomène  dans  le  contexte  français  en  interrogeant   notamment  les  fondements  doctrinaux  de  l'islam  qu'une  immense  majorité  de  Français  ignore,  et  la  façon  dont  ils  sont  présentés   dans  les  médias  et  «  digérés  »  par  la  classe  politique  dans  le  concept  totémique  et  incantatoire  du  «  vivre  ensemble  »  qui  est   naturellement  apparu  à  partir  du  moment  où  le  constat  du  communautarisme  rampant  s'est  imposé  face  à  un  État  incapable  de   contrôler  la  situation.   Nous  tenterons  d'expliquer  également  pourquoi,  alors  que  la  doctrine  de  l'islam  est  bien  intrinsèquement  la  nourriture  qui  alimente   la  violence  originelle,  beaucoup  de  musulmans  vivant  en  France  restent  pacifiques  et  n'ont  pas  rallié  les  rangs  de  l'«  islam  radical  ».   Nous  proposons  ainsi,  dans  une  première  partie  du  livre,  d'éclairer  le  lecteur  sur  la  nature  véritable  du  discours  du  «  fondamentalisme   »  musulman  largement  occulté  par  les  médias,  mais  dont  la  connaissance  est  absolument  indispensable  à  la  compréhension  de  la   situation  actuelle  de  l'islam  en  France.   Dans  une  seconde  partie,  nous  décrirons  la  façon  dont  cette  culture  politico-­-religieuse  se  répand  progressivement  dans  la  société   française  à  tous  les  niveaux  (culturel,  politique,  espace  public,  etc.),  et  via  quels  réseaux.  

  • Nous savons que l'usurpation et l'instrumentalisation de la religion opérée par les islamistes et autres djihadistes depuis quelques décennies se nourrissent du terreau de l'ignorance. Ignorance souche : des sources de l'islam, de la nécessité de les inscrire dans leur contexte socio-historique, du pluralisme si nuancé de l'exégèse de ces textes, de la polysémie si riche de la langue arabe, et en particulier de celle du Coran et du Hadith. Non, ces gens-là prennent l'islam en otage, en inversant littéralement ses valeurs premières, et en imposant une pensée unique ; soit tout le contraire des « bienséances de la divergence » (adab al-ikhtilâf), pratiquées au cours des siècles entre les oulémas de diverses tendances. La religion, lien vertical entre l'être humain et son Seigneur, est devenu une idéologie bassement horizontale.

  • Contre la guerre des armes, il faut mener la bataille des idées car, derrière Daech, il est tout un monde qu'il s'agit de réconcilier avec la France et la République, avec la modernité et la laïcité.
    Décryptant avec force et subtilité ce qu'il en est véritablement des islamistes, takfiristes, djihadistes, mais aussi des pro-sunnites ou pro-nationalistes, l'imam Abdelali Mamoun dresse une cartographie sans précédent des mouvances qui représentent une menace vitale également pour les musulmans. Dévoilant leurs présupposés et leurs méthodes, il livre un authentique manuel de combat contre ces idéologies qui ont en commun la radicalité.
    Point par point, l'imam Mamoun s'adresse aux parents pour qu'ils détectent les signes de radicalisation chez leurs enfants. Aux acteurs sociaux, éducateurs ou aumôniers, pour qu'ils déminent les tentations de radicalisation parmi les jeunes. Aux cadres musulmans, pour qu'ils démontent les discours de radicalisation adressés à leurs ouailles.
    Mais ce manuel de contre- offensive ne peut valoir qu'au regard d'un sursaut partagé, et ce livre n'est pas moins destiné aux non- musulmans. La réforme de l'islam restera lettre morte ou vaine dissidence si un effort commun n'est pas accompli entre croyants et incroyants.
    C'est à un concile, à une grande concertation nationale, qu'en appelle ce manifeste qui brise idoles, tabous et préjugés de toutes sortes, de toutes parts.

  • Ce livre tient à la fois du portrait, du récit et du débat. Portrait que les deux auteurs tracent d'eux-mêmes, en confrontant leurs idées et leur conception parfois antagoniste de l'histoire. Récit qui mêle intimement leur itinéraire aux bouleversements que connaissent l'Egypte et plus largement le Proche-Orient. Débat d'idées sur le monde tel qu'il est, mais aussi sur un autre monde possible dont chacun porte en lui la vision.
    Comment s'explique la situation actuelle au Proche-Orient ? Qu'est-ce que l'islamisme ? Comment définir l'ordre international en ce début de IIIe millénaire ? D'où vient le sous-développement des pays musulmans ? Qu'en est-il de l'individu et des droits de l'homme en terres d'islam ? Peut-on parler d'un islam européen ? Alain Gresh et Tariq Ramadan répondent aux questions que leur pose Françoise Germain-Robin et débattent, avec sérénité, de tout ce qui les sépare.

  • Ce livre se veut une contribution à la connaissance de l'islam et à son enseignement. Il se propose de fournir quelques aspects de présentation de l'islam et quelques pistes pour son enseignement dans les disciplines : français, histoire, enseignement moral et civique, ainsi qu'une approche pluridisciplinaire. Le parti pris est celui d'une intelligence à la fois critique et bienveillante. La raison critique car l'islam est objet d'étude et la bienveillance car elle est la condition de toute connaissance. L'approche se veut ouverte au dialogue dans l'esprit voulu par l'Église catholique. Les enseignants doivent faire face à une grande ignorance religieuse, y compris de la part de ceux qui se déclarent musulmans, dans un climat social complexe, une histoire coloniale mal assumée, des mémoires douloureuses entretenues, une instrumentalisation politique antireligieuse. et aussi une grave crise interne à l'islam lui-même. Cet ouvrage est un encouragement et une aide précieuse pour un enseignement renouvelé de l'islam.

  • « Le sultan des mois » : c'est ainsi que les habitants d'Istanbul avaient coutume d'appeler le mois de ramadan. Rite religieux marqué par le jeûne collectif de la communauté musulmane et conclu par l'une des deux grandes fêtes de l'islam, le ramadan est devenu au fil des siècles le temps fort de la vie sociale et culturelle de la capitale ottomane.

    Prenant pour point de départ les réformes politiques et les transformations urbaines du XIXe siècle, le présent ouvrage analyse l'évolution du ramadan dans un environnement pluriel, à une époque de sécularisation et de laïcisation de l'État et de la société.

    Le mois le plus long entraîne le lecteur au coeur de la métropole ottomane et turque et pose un regard renouvelé sur le « moment ramadan » : sociabilités, loisirs, distractions, spectacles, vie nocturne, rituels politiques, respect du jeûne, transgression, place des femmes dans l'espace public, rôle des non musulmans, etc.

    Après avoir connu un âge d'or vers 1900, le ramadan n'a cessé de régresser dans la vie des Istanbouliotes. Qu'en est-il dans l'Istanbul d'aujourd'hui ? Dans l'épilogue, François Georgeon laisse la parole à Jean-François Pérouse, fin connaisseur de l'Istanbul actuelle, qui décrit les nouveaux aspects du ramadan au sein d'une ville devenue une grande métropole du XXIe siècle.

  • Comment Mahomet a-t-il mené sa guerre sainte et pourquoi se poursuit-elle jusqu'à aujourd'hui?

    Les versets qui en parlent annulent-ils ceux qui prônent la tolérance?

    Qu'est-ce qui motive les terroristes dans l'islam?

    Sur quels livres, circulant aujourd'hui au marché noir, s'appuient-ils?
    Autant de questions auxquelles Mark A. Gabriel répond dans cet ouvrage unique, qui fournit une foule d'informations actuelles sur l'islam, ses croyances, ses traditions, son histoire et son rapport avec la politique internationale. Un livre qui permet de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui!

  • Ce livre dénonce l'hypocrisie et les impostures intellectuelles selon lesquelles l'islam et la laïcité sont incompatibles. Il se veut critique et montre, preuve à l'appui, que le sécularisme se trouve dans la matrice du religieux.
    Le premier mot révélé au Prophète de l'islam fut "Lis !". Au coeur de ce verbe, conjugué à l'impératif, gisent les graines du sécularisme. Ce verbe ne veut pas uniquement dire "prononcer à haute voix" ou " déchiffrer", mais "prendre la raison comme mesure en toute chose".

    Alors que s'est-il passé pour que le monde arabo-musulman cesse de parler le langage de la raison ? L'auteur montre que l'islam, en tant que religion, n'est pas réfractaire à la laïcité, mais l'est devenu plutôt en tant qu'institution. Autrement dit, ce sont les musulmans eux-mêmes ainsi que les régimes (dictature militaire ou religieuse) qui bloquent l'éclosion, la construction et la promotion de la laïcité.

    Le manque de légitimité - caractéristique de tous les régimes arabo-musulmans génère deux faits majeurs : la politisation de la religion et la sacralisation de la politique. Le premier contribue (ô combien !) à l'effacement de l'essence de l'homme alors que le second prend dieu pour une machine à tuer. Face à ces obstacles la construction de la laïcité demande une lutte acharnée, un combat sans relâche et des débats intellectuels sans concession.

  • Allah est-Il arabe ? Est-il permis de choisir librement sa religion ou tout simplement de la quitter ? Le vert est-il la couleur de l'islam ? Le soufisme est-il une secte ? Peut-on traduire le Coran ? Une femme peut-elle devenir imam ? Le minaret, le hijâb, le tapis de prière, le croissant. sont-ils des éléments intangibles du rite musulman ? Faut-il vivre en tout point comme le Prophète pour être un « bon musulman » ?

    Cet essai est une réponse aux idées reçues sur l'islam. Celles qui sévissent chez les non-musulmans, mais souvent aussi chez les musulmans eux-mêmes, produisant parfois des aberrations et des violences auxquelles nous assistons, désarmés, sans en comprendre les raisons.

    /> Il est réducteur de penser que tout, dans la vie d'un musulman, s'explique par l'islam. Tareq Oubrou s'emploie ici à faire la part des choses entre le cultuel et le culturel, entre ce que disent les textes et ce qui relève des traditions. Soucieux d'en finir avec la sclérose qui paralyse la pensée musulmane, il propose de renouer avec l'esprit de l'islam, en rappelant le contexte historique dans lequel est née cette religion. Son livre, en balayant une fois pour toutes l'idée selon laquelle l'islam serait par essence incompatible avec la modernité, la démocratie, l'égalité hommes-femmes et les valeurs de la république, nous ouvre des perspectives concrètes pour améliorer le vivre-ensemble aujourd'hui,

  • On a créé des académies militaires mais pas d'académies de paix, on enseigne l'art de la guerre mais enseigne-t-on la paix ?

    La paix est une valeur inestimable. Encore faut-il s'y investir, se donner les moyens et s'en préoccuper au quotidien dans notre relation aux autres et afin de transmettre la culture de paix à nos enfants.

    La paix, devenue sous la plume du Cheikh Khaled Bentounes réalité incontournable, doit être un moyen de transformer nos consciences pour humaniser et harmoniser le monde.

    Il ne peut donc y avoir d'avenir que si religieux et non religieux, croyants et non croyants, se transforment en témoins et porteurs de paix.

    Quand les soufis disent : « L'être humain est le fils de l'instant » cela signifie simplement que la vérité est à vivre dans l'instant et non à remettre au lendemain.

    Cette culture de paix, c'est toute une transformation de l'être. Pour y parvenir, l'une des premières conditions, consiste à passer de la culture du « je », du « moi-je », à celle du « nous » pour enfin abandonner : « moi, l'occidental », « moi, l'oriental », « moi, le musulman », « moi, le chrétien, le juif ou le bouddhiste... ».

  • L'auteur nous clarifie ici une confusion grave qui a tendance à se généraliser ; le jihad et le terrorisme. Si le premier est essentiellement d'ordre spirituel, le second est un fléau capable de se cacher derrière n'importe quel visage. L'auteur rappelle que les premières victimes du terrorisme sont les musulmans eux-mêmes. Il précise que si un grand jihad ou jihad intérieur et un petit jihad ou jihad extérieur existent bien, le terrorisme est une antithèse du jihad qui ne peut être que défensif. De plus, bien que défensif, l'appel au jihad doit prendre en compte le rapport de force et surtout être lancé par l'autorité légitime en place. Sachant que l'essence de l'islam est la paix, même ses efforts de guerre n'ont d'autres visées que de rétablir la paix lorsqu'elle est rompue. Confondre terroristes grimés en musulman et les musulmans est très préjudiciable pour tout le monde car c'est le vivre ensemble d'une époque où la mondialisation nous impose des sociétés mixtes et ne nous laisse pas le choix de vivre autrement qu'en acceptant nos diversités qui devraient être source d'enrichissement mutuel et non de violences destructrices.

  • L'islam de France est-il une impasse ? La laïcité a-t-elle trouvé ses limites ? La République a-t-elle faibli ? Où sont les musulmans face aux défis ? Où sont leurs imams, leurs responsables, leurs intellectuels ?
    Pour avoir été l'un des rares qui, des années durant, s'est plongé dans ces difficultés, a initié un dialogue sans précédent, a mené un accompagnement constant et a fréquenté la sortie des mosquées, Didier Leschi dit ici les vérités sans lesquelles aucune solution ne pourra être trouvée.

  • Hicham Abdel Gawad est professeur de religion islamique. Enseignant impliqué, ouvert et érudit, il a repris dans son livre les 50 questions les plus posées par ses élèves, âgés de 12 à 18 ans.  Ses réponses, son approche dynamique, respectueuse de tous, font de ce livre un grand espace de découverte et de dialogue pour musulmans et non musulmans.  Un livre facile d'accès, en phase avec les socles de compétences. 

  • La minorité musulmane, d'origine indienne, installée à l'île de la Réunion depuis la seconde moitié du XIXe siècle, occupe une place prépondérante sur l'échiquier socio-économique de l'île. Ces immigrés devenus des marchands prospères tiennent les rênes d'une communauté bâtie autour de l'Islam sunnite. C'est à Saint Denis de la Réunion qu'a été édifiée la première mosquée. En 2008, la Réunion est devenue la tête de pont de la finance islamique en France.

  • Sous la forme d'un témoignage vibrant, un citoyen français prend la parole pour dénoncer l'extrémisme, en même temps que l'amalgame et la confusion dont il fait l'objet quand on parle de l'islam et des musulmans.

    Cri d'indignation et ode à l'amour universel, cet ouvrage fait la part du feu en militant pour un islam dans la cité, éclairé et spirituel, en harmonie avec les valeurs humanistes. Un message d'espoir qui plaide en faveur du vivre-ensemble dans notre société multiculturelle.

    "Cette confession d'un jeune musulman du siècle nous donne une juste photographie humaine, spirituelle et intellectuelle de ce que sont les "nouveaux croyants de l'islam", les jeunes musulmans de la France de 2017".
    Rachid Bengine.

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