Pin A Crochets

  • Le fonds Alix, dans les Hautes-Pyrénées, présente l'exemple rare d'un studio photographique qui a fonctionné sans discontinuité sur plus d'un siècle. Les centaines de milliers de photographies conservées à Bagnères-de-Bigorre constituent un patrimoine unique.
    Elles sont les témoins de l'évolution de cette région de montagne aux paysages somptueux. La singularité du studio Alix, fondé en 1907 par Alice Eyssalet, réside dans la diversité de ses activités. Dans les boîtes d'archives, les portraits succèdent aux scènes urbaines, les paysages pyrénéens avec leurs activités pastorales et artisanales côtoient les photographies industrielles ou publicitaires et les reportages de presse.
    Devenu éditeur de cartes postales, le studio Aux a assuré la distribution de ses images dans ses quatre magasins (Bagnères, Tarbes, Lannemezan ou Luchon) et dans les boutiques de montagne ouvertes en saison. L'entreprise a pu compter jusqu'à 35 employés. Comme bien d'autres magasins de photographie, la devise de la maison était:
    Rapidité, qualité, prix. Les quelque 700000 négatifs et documents positifs de tous formats que comptent les archives donnent, par leur richesse, leur qualité, leur diversité, l'occasion de retracer l'histoire d'une photographie commerciale, aspect bien souvent délaissé de l'histoire de la photographie.

  • Accompagnant lfexposition retrospective presentee au Musee national chateau de Pau pour lfautomne et lfhiver 1997]1998, ce catalogue met a jour lfoeuvre pyreneen dfun artiste qui fut, en 1936, laureat du Grand Prix de Rome. Heureux proprietaire a partir de 1944 dfune maisonnette en vallee dfAspe, il exerca ses talents sur des paysages et des coins de montagne qui nous sont chers : villages ossalois, prairies du Benou, bassin de Bedous, cirque de Lescun, etc.
    Dessinateur virtuose, il se revele tout en poesie et hardiesse dans lfart difficile de la gouache. Dfautres horizons, Rome, Sienne, les rivages de la Corse et de la Bretagne, lfintimite de lfatelier, lfexercice de la gravure viennent legitimer un parcours artistique rigoureux.

  • Né à Toulouse en 1794, Camille Bonnard passe son enfance au sein de la grande bourgeoisie bordelaise, où il côtoie le jeune Eugène Delacroix.
    Adulte, il part se former aux arts et à la peinture à Rome et à Florence où il fréquente le gotha artistique européen. Il y crée un ouvrage novateur, les Costumes ecclésiastiques, civils et militaires des XIIIe, XIVe et XVe siècles qui le fera passer à la postérité, en inspirant le courant pictural préraphaélite anglais.
    Auteur protéiforme de livres, de gravures, de lithographies, peintre de tableaux, ami d'Ingres, de Michallon, de Delécluze, Camille Bonnard quitte mystérieusement l'Italie vers 1828 pour Paris, puis pour rejoindre un poste de Contrôleur des contributions directes à Aire sur l'Adour (Landes).
    /> Désormais éloigné de l'émulation artistique italienne, il consacre une partie de son temps à étudier les monuments, l'histoire, les moeurs et les coutumes du Sud-Ouest, qu'il publie dans un livre La Novempopulanie (1833 et 1834) et dans un journal Le Pélerin (1838). La présentation de ces travaux régionalistes constitue le corpus de cet ouvrage.
    Sa carrière de fonctionnaire l'emmène ensuite dans les Deux-Sèvres, l'Aisne, les Vosges, et la Côte-d'Or où il continue à générer, études, textes et dessins. Il décède à Pellerey (Côte-d'Or) en 1870.
    Après avoir retracé la biographie de Camille Bonnard et permis de le situer dans le temps, les auteurs proposent une sélection de textes extraits du journal Le Pélerin pour accompagner les gravures landaises et pyrénéennes. Les descriptions et les illustrations des coutumes, des costumes et des lieux, nous renseignent sur un monde rural révolu et sur la culture, la curiosité et l'imagination d'un artiste mal connu.

  • Le travail de Didier Sorbé s'inscrit dans la tradition des « missions photographiques », qui, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, permirent d'engranger par milliers des clichés d'édifices remarquables de la France. Séraphin Médéric Mieusement (1840-1905) parcourut ainsi à plusieurs reprises les Pyrénées-Atlantiques. Reprenant à son compte la démarche et les partis pris de ce photographe, Didier Sorbé allie dans ses oeuvres point de vue documentaire et expression personnelle, dialogue entre passé et présent, tradition photographique et haute technicité. Les 17 sites revisités s'offrent alors comme prétexte à une découverte (ou redécouverte) de ces richesses patrimoniales.

  • À l'origine de cet ouvrage, une simple constatation : Henri IV a inspiré les chansonniers, au point de devenir leur modèle : le « roi troubadour » comme le proclamait le chevalier de Piis en 1791. C'est donc autour de cette rencontre singulière entre un genre protéiforme et un souverain passé à la légende que s'ordonnent les 132 textes de chansons retenus, annotés et commentés. Partant des années de la conquête du trône par le Béarnais et courant jusqu'aux derniers feux de la chanson d'auteur dans l'Entre-deux-guerres, cette poésie inégale et modeste parcourt tous les genres - ou presque tous - complainte, éloge, chansons à rire, à boire, à aimer ou à combattre : les traditions s'entrecroisent, en français, en gascon. et parfois en argot.

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