Littérature grecque antique

  • Odyssée

    Homère

    « Et le divin Ulysse émergea des broussailles. Sa forte main cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu qu'il donnerait pour voile à sa virilité. Puis il sortit du bois. Tel un lion des monts, qui compte sur sa force, s'en va, les yeux en feu, par la pluie et le vent, se jeter sur les boeufs et les moutons, ou court forcer les daims sauvages ; c'est le ventre qui parle. Tel, en sa nudité, Ulysse s'avançait vers ces filles bouclées : le besoin le poussait... Quand l'horreur de ce corps tout gâté par la mer leur apparut, ce fut une fuite éperdue jusqu'aux franges des grèves. Il ne resta que la fille d'Alkinoos : Athéna lui mettait dans le coeur cette audace et ne permettait pas à ses membres la peur. Debout, elle fit tête... »

  • Peu d'ouvrages ont eu une influence comparable à celle des Pensées pour soi, étonnant petit livre rédigé en grec qui consignerait les « pensées » de l'empereur romain Marc Aurèle, maître du monde au IIe siècle de notre ère. Pourtant, ce texte dont l'attribution reste incertaine, le statut mal défini, les enjeux obscurs et l'argumentation difficile à cerner soulève bien des questions. Les différentes interprétations qui en ont été proposées reflétaient les partis pris idéologiques ou religieux de leurs auteurs plus que les thèses dictées par le texte lui-même. Que choisir entre « le plus vertueux des païens », le « persécuteur des chrétiens »,le quasi-mystique des « exercices spirituels », le « dernier avatar du stoïcisme impérial » et le coach du développement personnel ?
    Dans ce texte, les lecteurs de la Renaissance cherchaient surtout des signes de la compatibilité et de la continuité entre sagesse antique et pensée chrétienne. Notre siècle, qui se veut toujours humaniste, y trouvera encore les germes de certaines de ses valeurs.

  • Fables ; vie d'Esope

    Esope

    Avec son peuple d'animaux et de végétaux auxquels des acteurs humains donnent sans sourciller la réplique, la fable joue sur les frontières : entre l'imaginaire et la réalité, l'enchantement et la vérité, la sagesse et la puérilité, l'animalité et l'humanité, l'écriture et l'oralité, et par-dessus tout entre les sphères culturelles, les langues et les époques. Héritière des civilisations mésopotamiennes de l'âge du bronze, la fable constitue le genre littéraire le plus continûment et le plus universellement cultivé de l'Antiquité à nos jours : d'Orient en Occident, les recueils d'apologues se comptent par centaines. Au sein de cette galaxie, les récits et anecdotes qu'on attribue à Ésope (VIe s. avant J.-C.) occupent une place privilégiée.

    On les découvrira ici, accompagnés pour la première fois en édition de poche de la Vie romancée qui installe durablement la légende d'Ésope, cet esclave difforme et monstrueux, aussi subtil que redoutable, celui que La Fontaine considérait comme le père d'un genre toujours vivace et fascinant.

  • Tout Homère

    Homère

    Sous la direction d'Hélène Monsacré, directrice du Département des Sciences humaines des Éditions Albin Michel et qui a publié, notamment, Les Larmes d'Achille (1984, 2010).
    Avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert, Christine Hunzinger, Pierre Judet de La Combe, Gérard Lambin, Silvia Milanezi, Hélène Monsacré et Heinz Wismann.

  • Thucydide d'athènes vécut la guerre du péloponnèse (431-404 av.
    J.-c.) comme citoyen, comme général, comme exilé (en 424) qui ne revint dans sa patrie qu'après sa défaite, enfin comme historien qui dit avoir perçu dès l'origine que ce conflit entre deux coalitions dirigées respectivement par athènes et sparte serait l'événement majeur de l'époque. thucydide est le créateur de la raison historique. comme la raison grecque en général, la raison historique est fille de la cité.
    Elle est fille aussi du gigantesque essor intellectuel qui soulève la grèce du ve siècle, avec la médecine hippocratique, l'enseignement des sophistes et l'activité des orateurs, singulièrement périclès. l'histoire politique se modèle, chez thucydide, sur cette création majeure du ve siècle qu'est la tragédie athénienne. athènes connaît, comme les héros tragiques, la grandeur et la chute. thucydide est l'historien de la raison et de la déraison dans l'histoire, il est le peintre de la tragédie d'athènes.

  • La poésie grecque commence avec l'Iliade et finit par l'Anthologie, ce prodigieux florilège réunissant une myriade de petits poèmes appelés épigrammes, composés sans interruption depuis le VIe siècle avant notre ère jusqu'au le VIe siècle ap. J.-C., douze siècles durant lesquels le genre n'a cessé de s'enrichir. Simple inscription à l'origine, éternisant sur la pierre ou le marbre le nom du mort ou du dédicant, l'épigramme se donne bientôt le luxe du vers. Ce genre se déploie d'abord avec l'hexamètre hérité de l'épopée, puis avec l'ïambe, plus apte à exprimer des valeurs quotidiennes, et enfin, favorisé par l'élégie funéraire, grâce au distique élégiaque. Initialement figées dans le même sourire archaïque, ces petites pièces s'animent quand de grand poètes, Archiloque, Sapho, Anacréon, Simonide ne dédaignent pas d'en composer.
    Les guerres médiques favorisent la vogue de l'épigramme héroïque dont Simonide se fait une spécialité. Mais la véritable éclosion du genre explose à l'époque alexandrine où il fleurit partout :
    En Sicile avec Léonidas de Tarente et en Grèce continentale avec la poétesse Anytè de Tégée ou Mnasalque de Sicyone. Au même moment les poètes de l'école de Cos, Asclépiade, Posidippe, inventent l'épigramme bachique et amoureuse, à Alexandrie, entre les mains de Callimaque, l'épigramme, devenue la menue monnaie de tous les genres, est un bijou finement ciselé : le lapidaire est devenu un joailler. C'est l'apogée de l'épigramme en Grèce, et pourtant les siècles qui suivent ne nous décevront pas : à l'époque hellénistique et romaine de nouveaux poètes, Antipater de Sidon, admiré par Cicéron, surtout le syrien Méléagre, en qui Sainte-Beuve voyait le poeta minor par excellence et à qui l'on doit la confection de la première Couronne (recueil d'épigrammes) dont nous ayons connaissance : ce geste relance la vogue du genre, qui se développe désormais en milieu romain, marqué par des traits nouveaux : l'épigramme se faisant poésie de circonstance, ou courtisane, et finalement comique et satirique, avec Lucille. Dès ce moment, qui en latin voit naître l'oeuvre de Martial, l'épigramme grecque a achevé son évolution, elle a encore de beaux jours devant elle, mais ne fera plus, si l'on peut dire, qu'involuer. En témoignent un Agathias (qui a réuni le fameux Cycle d'Agathias) ou un Paul le Silentiaire. Il faudra attendre le Xe siècle pour qu'un érudit byzantin, nommé Constantin Céphalas, réunisse la fleur de tout cela, suivi au XIVe siècle par Maxime Planude.

  • « La guerre n'est que la poursuite de la politique par d'autres moyens », écrivait au XIXe siècle Clausewitz dans son célèbre traité «De la guerre». C'est un principe qu'illustrent plusieurs passages de «La Guerre du Péloponnèse», de Thucydide, qui retrace en détail le conflit entre Sparte et Athènes. On découvrira dans ces pages des considérations stratégiques, tactiques, des techniques de combat sur terre comme sur mer, des harangues à la rhétorique imparable, et quelques tableaux de batailles saisissants. Considérant la guerre comme le fruit de lois humaines où n'entre aucune intervention surnaturelle, Thucydide bannit anecdotes, rumeurs et sentimentalisme dans des lignes passionnantes qui n'en frapperont que plus le lecteur d'aujourd'hui.

  • Entretiens

    Epictète

    Comme Socrate, qu'il admirait, Épictète n'a rien écrit. Ses enseignements ont été recueillis par un de ses disciples enthousiastes, Arrien, qui accompagna l'édition officielle du texte d'une sorte de préface aux Entretiens, intitulée la Lettre à Lucius Gellius. Outre ces Entretiens, les leçons d'Épictète furent résumées au sein du Manuel, davantage destiné aux initiés et qui connut une fortune considérable, chez les chrétiens comme chez les païens.
    Épictète est beaucoup moins un philosophe qu'un moraliste. Il ne propose pas un chemin de vie mais une sagesse qui ouvre sur le bonheur. La philosophie enveloppée dans le Manuel et dans les Entretiens est celle du stoïcisme primitif, mettant en oeuvre la doctrine de Zénon de Cittium, de Cléanthe et surtout de Chrysippe. Tout son effort tend à libérer l'homme, de manière intérieure uniquement, par la rectitude totale de la pensée.
    Ainsi se dessine une morale de l'assentiment, toute entière bâtie sur le jugement. La discipline de l'âme à laquelle nous invite Épictète, ce détachement absolu de tous les événements extérieurs, de tout ce qui ne dépend pas de nous, doit être le fruit d'une acceptation joyeuse, qui nous fait vivre selon la nature et la raison universelles.

  • « Hérodote est le "père de l'histoire", on l'a dit et répété depuis Cicéron, et on doit encore en convenir. Mais on sait aussi qu'il est plus d'une façon d'écrire l'histoire, et toute l'historiographie de l'Antiquité se laisse assez facilement répartir en deux grandes tendances remontant à Hérodote et Thucydide. Cosmopolite, accusé par Plutarque de sympathie pour les "barbares", enquêteur d'une inlassable curiosité, moins étroitement intéressé à la seule histoire politique, Hérodote est revenu à la mode. Hautain, sûr de l'éternité de son oeuvre coulée dans l'airain d'une langue superbe, Thucydide garde ses fidèles. On a découvert qu'il avait lui aussi ses passions, ses partis pris ; sans doute y a-t-il gagné de devenir plus proche, plus vivant, sans cesser d'être grand.» Jean-Louis Ferrary.

  • Dans ces Fragments costariciens, il n'est pas seulement question d'exotisme lié à cet ailleurs lointain, de plages enchanteresses ou d'exubérance végétale liée à l'un des rares endroits du monde qui tente de véritablement préserver ses écosystèmes : le Costa Rica. Il n'est pas seulement question de la langue chantante que l'on y parle, d'oisiveté et de lenteur relative aux flâneries de Nicolas Le Breton, assaisonnées de sauce tropicale.
    Il n'est pas non plus seulement question de ces petits moments, où l'auteur côtoie les villages de pêcheurs, arpente les hauteurs sylvestres ou s'immisce au plus profond de la nature, et qui font les grands souvenirs. Dans cette parenthèse caraïbe, il est aussi et surtout question de littérature.

  • Première grande poétesse de l'Histoire, Sapphô connut dans l'Antiquité une exceptionnelle célébrité. "Dixième des Muses", selon Platon, et illustre représentante d'une poésie lyrique renouvelée, son talent inégalé et ses amitiés passionnelles avec les jeunes femmes de Lesbos allaient marquer à jamais l'histoire de la littérature en Occident.

    Néanmoins, Sapphô devint vite une figure ambivalente : symbole de l'amour et de la liberté pour les uns, de la perversion pour les autres. Son oeuvre fut impitoyablement traquée et détruite par les représentants d'une morale à qui sa vie paraissait condamnable.

    Des douze mille vers que son oeuvre comptait, quelques centaines seulement ont survécu à l'épreuve du temps. Cette édition illustrée rassemble les plus beaux fragments qui nous sont parvenus, dans une nouvelle traduction qui en restitue toute l'émotion et le souffle originel.

  • L'odyssée ; des dieux et des hommes

    ,

    lu par Gaël Kamilindi
    • Lizzie
    • 10 Octobre 2019

    L'Odyssée, est-il nécessaire de présenter ce « très vieux poème » ? La superbe traduction (en vers) de Philippe Jaccottet fait revivre l'épopée d'Homère, qui vient « à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l'air cristallin de la Grèce... ».
    D'après la tradition antique, Homère, l'aède aveugle, aurait vécu au IXe siècle avant J.-C. et serait l'auteur de cette épopée universellement connue, composée après L'Iliade.

    Cette traduction de référence est complétée par le bel essai de l'historien François Hartog, Des lieux et des hommes, qui parcourt l'espace géographique et maritime, mental et poétique du monde d'Ulysse.

  • En composant La Guerre du Péloponnèse, l'historien athénien Thucydide n'entendait pas seulement faire le récit du conflit qui, de 431 à 404 avant notre ère, avait opposé les deux plus puissantes cités grecques, Athènes et Sparte, mais aussi procurer à ses lecteurs un enseignement " pour toujours ".
    Il ne s'agissait pas seulement d'établir les faits de la façon la plus sûre, mais encore d'en éclairer le sens par les discours prêtés aux différents protagonistes. En suivant l'ordre chronologique, et en menant une enquête contradictoire, Thucydide a posé les fondements de la méthode historique : d'abord rechercher la vérité, ensuite dégager la logique des événements. Livres I et Il : exposé de la méthode.
    Implication de Sparte dans le conflit en réaction au développement de l'impérialisme athénien (cause réelle de la guerre pour Thucydide). Exigences des Lacédémoniens auxquelles Athènes, conduite par Périclès et forte de la supériorité de sa flotte, réplique. Oraison funèbre des morts de la première année prononcée par Périclès. Peste à Athènes et mécontentements croissants après la mort de Périclès auquel Thucydide rend un hommage appuyé.

  • En composant La Guerre du Péloponnèse, l'historien athénien Thucydide n'entendait pas seulement faire le récit du conflit qui, de 431 à 404 avant notre ère, avait opposé les deux plus puissantes cités grecques, Athènes et Sparte, mais aussi procurer à ses lecteurs un enseignement " pour toujours ".
    Il ne s'agissait pas seulement d'établir les faits de la façon la plus sûre, mais encore d'en éclairer le sens par les discours prêtés aux différents protagonistes. En suivant l'ordre chronologique, et en menant une enquête contradictoire, Thucydide a posé les fondements de la méthode historique : d'abord rechercher la vérité, ensuite dégager la logique des événements. Livres III à V : années 427-416.
    Extension du conflit, développement des crises internes, Athènes et Sparte concluent une paix partielle en 421. Début d'une période confuse dominée par les intrigues -d'Alcibiade et la rébellion de l'île de Mélos. Célèbre dialogue entre Athéniens et Méliens, qui fournit à Thucydide l'occasion de dénoncer les excès de la domination athénienne.

  • Pour le monde antique, l'épopée d'homère est le texte fondateur, la source de toute culture.
    Récit de voyages et conte merveilleux, l'odyssée chante les errances d'ulysse en même temps que l'endurance sublime d'un homme qui, sans cesse, se cache, invente, se transforme, s'adapte pour survivre.

  • En composant La Guerre du Péloponnèse, l'historien athénien Thucydide n'entendait pas seulement faire le récit du conflit qui, de 431 à 404 avant notre ère, avait opposé les deux plus puissantes cités grecques, Athènes et Sparte, mais aussi procurer à ses lecteurs un enseignement " pour toujours ".
    Il ne s'agissait pas seulement d'établir les faits de la façon la plus sûre, mais encore d'en éclairer le sens par les discours prêtés aux différents protagonistes. En suivant l'ordre chronologique, et en menant une enquête contradictoire, Thucydide a posé les fondements de la méthode historique : d'abord rechercher la vérité, ensuite dégager la logique des événements. Livres VI à VIII : c'est Alcibiade qui domine la fin du récit de Thucydide.
    /> Brillant orateur, ambitieux, c'est lui qui entraîne Athènes dans l'expédition de Sicile qui, s'achèvera par la reddition catastrophique de la flotte et de l'armée athénienne. À Athènes, l'oligarchie des Quatre Cents s'effondrera devant l'opposition des Cinq Mille. Le récit prend fin abruptement, sans qu'ait été évoquée la restauration de la démocratie.

  • "Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit.
    Ton but final est d'y parvenir, mais n'écourte pas ton voyage : mieux vaut qu'il dure de longues années, et que tu abordes enfin dans ton île aux jours de ta vieillesse, riche de tout ce que tu as gagné en chemin, sans attendre qu'ithaque t'enrichisse."

  • "Ithaque t'a donné le beau voyage : sans elle, tu ne te serais pas mis en route.
    Elle n'a plus rien d'autre à te donner. Même si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t'a pas trompé. Sage comme tu l'es devenu à la suite de tant d'expériences, tu as enfin compris ce que signifient les ithaques.".

  • Ces deux oeuvres de Philostrate n'avaient encore jamais été traduites entièrement en français. Les biographies formant la première offrent beaucoup d'éléments historiques introuvables ailleurs. Les lettres fictives composant la seconde livrent un aperçu intéressant des représentations érotiques sous l'Empire romain.
    Dans ses Vies des sophistes, Philostrate établit une filiation entre les sophistes contemporains de Socrate et ceux qui, entre la fin du Ier siècle et le début du IIIe siècle après J.-C., en reprirent le titre ou le rôle, dans un contexte historique et social très différent. Conscient de ces écarts, Philostrate introduit une distinction qui fera date : à la « première sophistique », celle des « Présocratiques » comme diront les Modernes, aura succédé bien plus tard une « deuxième sophistique », défendant les vues des milieux hellénisants dans le cadre de l'Empire romain. Cette sophistique-là servira d'école aux grands noms de l'éloquence chrétienne, qui à leur tour modèleront une bonne part de l'enseignement médiéval grec et latin. C'est l'une des nombreuses raisons du regain d'intérêt des historiens, ces dernières décennies, pour ce texte de Philostrate, qui n'avait jamais été traduit intégralement en français.
    Fictives, très différentes de ton, les Lettres érotiques ne se résument pas à un délassement de l'historien des sophistes, elles éclairent un pan des relations intimes sous l'Empire romain.
    La préface de Pierre Sorlin analyse certaines survivances actuelles de chacune de ces sophistiques.

  • Pour le monde antique, l'épopée d'Homère est le texte fondateur, la source de toute culture.
    Récit de voyages et conte merveilleux, l'Odyssée chante les errances d'Ulysse en même temps que l'endurance sublime d'un homme qui, sans cesse, se cache, invente, se transforme, s'adapte pour survivre.

  • Cet ouvrage se veut un guide pour les hellénistes de tous niveaux. L'auteur est parti d'un double constat : dans son enseignement quotidien il voit combien il y a loin de la règle à son application, à quel point le déroulement d'une phrase grecque est infiniment plus varié que ne pourrait le laisser croire l'énoncé d'une loi grammaticale ; et il sait, d'autre part, que les temps ont disparu où les élèves pouvaient consacrer beaucoup de temps au grec, et, du contact permanent avec les textes, se forger en quelque sorte leur propre manuel. Il paraissait temps de les prendre par la main pour leur éviter d'être découragés par les difficultés.
    Ainsi l'ouvrage propose-t-il des exercices avec leurs corrigés, qu'on s'est efforcé de rendre aussi détaillés et clairs que possibles, et un glossaire qui doit permettre de se passer de dictionnaire et d'emporter ce guide dans tous ses déplacements.
    On trouvera deux séries d'exercices, simples ou plus difficiles : au professeur de choisir ce qui convient au niveau de ses élèves ; l'étudiant qui travaille seul, s'il est novice, doit oser affronter les exercices un peu ardus, tandis que l'étudiant avancé ne doit pas trouver indigne de reprendre les exercices simples qui lui réservent peut-être quelques surprises.
    A côté d'exercices de morphologie, ou de traduction de petites phrases ou de textes courts sortis de l'imagination de l'auteur, se trouvent des extraits, souvent réduits à une phrase, parfois plus longs, d'ouvrages connus : l'auteur a voulu en donner chaque fois la référence précise, et se trouverait heureux si l'extrait que le lecteur a pu traduire le mettait en appétit et lui donnait envie de lire l'oeuvre entière.


    SOMMAIRE 1 L'écriture et les sons 2 Le substantif et l'article 3 Déclinaison thématique en os 4 La déclinaison en a 5 Adjectifs en os : L'adjectif dans la phrase 6 Troisième déclinaison 7 Adjectifs (fin) 8 Les pronoms personnels et démonstratifs 9 Pronoms relatifs, interrogatifs, indéfinis 10 Prépositions et préverbes 11 Présent de l'indicatif 12 L'imparfait 13 Le futur 14 L'aoriste de l'indicatif 15 Le parfait 16 Le participe 17 L'infinitif 18 L'impératif 19 Le subjonctif 20 L'optatif Exercices Annexes - Corrigés - Glossaire

  • Voici, pour la première fois édité et traduit, un texte grec antique perdu dans la langue originale et conservé en arabe.
    Il s'agit d'une lettre rédigée par un mystérieux Ptolémée, philologue aristotélicien actif à Alexandrie autour de l'an 200 après J.-C., dans laquelle celui-ci rapporte la Biographie et le Testament d'Aristote, ainsi qu'un Catalogue d'une centaine de titres inconnu par ailleurs. Ce vestige est l'une de nos meilleures sources d'information - et la seule qui soit interne à l'école péripatéticienne - sur la vie d'Aristote. Elle permet de reconstituer les liens entre Aristote et le pouvoir macédonien - Philippe, Alexandre le Grand et le général Antipatros - ainsi que l'émancipation progressive d'Aristote à l'égard de Platon. C'est aussi notre seul témoignage sur la première édition, dans l'Antiquité, des écrits savants du Philosophe. Instantané pris sur le vif de l'état de la philologie aristotélicienne, à Alexandrie, à la fin du IIe siècle, ce texte est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à la question de savoir ce que nous lisons quand nous lisons Aristote.

  • L'Anabase de Xénophon, chronique et premier récit autobiographique, raconte le périple des Dix-Mille, mercenaires levés par Cyrus pour détrôner son frère, le roi de Perse. Ce récit constitue une source essentielle sur la Perse, les peuples du plateau anatolien et la Grèce des Ve-IVe siècles avant Jésus-Christ.

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