Moyen Age

  • « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.
    Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. » TOUT POUR COMPRENDRE - Notes lexicales - Biographie et contexte - Genèse et genre de l'oeuvre - Pour mieux interpréter ÉCRIRE ET COMBATTRE POUR L'ÉGALITÉ - Analyse du parcours - Groupement de textes - Histoire des idées VERS LE BAC - Explications linéaires guidées - Sujets de dissertation et de commentaire guidés - Méthodologie ANNEXE - La Déclaration de 1789 annotée

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  • Peut-on être sérieux et drôle à la fois ? Quelle « substantifique moelle » se cache sous la fantaisie des apparences ? Publié en 1534, Gargantua, qui narre la vie « très horrifique » d'un géant né par l'oreille de sa mère et inventeur du torchecul, est aussitôt interdit. Mais, par-delà la satire, le récit se colore d'humanisme : quelles méthodes d'enseignement adopter pour former l'habile homme ? Quelles doivent être les vertus du prince chrétien, en particulier en temps de guerre ? Puisé aux bonnes sources, le savoir est une gourmandise, tandis que les appétits guerriers, rendus vils et grotesques, sont balayés par une fin utopique.
    Si rire est encore « le propre de l'homme », la langue du XVIe siècle ne nous est plus familière. La présente édition accompagne le texte de Rabelais d'une translation en français moderne, afin que tout lecteur puisse s'y plonger avec l'agilité de Gargantua quand il « nageait en eau profonde, à l'endroit, à l'envers, de côté, de tout le corps, des seuls pieds, une main en l'air tenant un livre».

    Dossier 1. Utopies et perfections de l'éducation humaniste 2. Idéaux humanistes sur la guerre et la paix

  • En 1688, la ville et la cour sont bouleversées par la publication des Caractères.
    D'abord assimilés à un événement mondain, ils apparaissent aujourd'hui comme une oeuvre moraliste majeure qui, dans sa critique de la comédie sociale, prend le recul nécessaire pour rendre ses remarques universelles.

    TOUT POUR COMPRENDRE - Notes lexicales - Biographie de l'auteur - Contexte historique et littéraire - Genèse et genre de l'oeuvre - Chronologie et carte mentale LA COMÉDIE SOCIALE - Analyse du parcours - Groupement de textes - Histoire des arts VERS LE BAC - Explications linéaires guidées - Sujets de dissertation et de commentaire guidés - Recueil de citations - Méthodologie

  • De La Bruyère, on sait peu de choses, si ce n'est le fulgurant succès des Caractères, l'oeuvre d'une vie. Avec une manière d'écrire radicalement nouvelle, le moraliste dresse un tableau du comportement et de la psychologie de ses contemporains.
    Le bourgeois comme le courtisan, à la ville comme à la cour, tous les personnages sont représentés comme sur une scène de théâtre : la vie humaine, dépourvue de profondeur et d'intériorité, devient un pur spectacle, une comédie sociale où les individus sont réduits à de simples machines.
    Mais derrière la dimension comique perce une réelle inquiétude : témoin de la décadence des moeurs de son temps, La Bruyère regrette que l'homme se soit éloigné de son authentique fondement spirituel et moral. À la recherche du mérite véritable, il oppose au monde livré à la déraison la figure du sage, qui porte sur le réel un juste regard. Bien voir et bien penser, indépendamment de la mode ou de l'autorité de ceux qui font l'opinion : telle est la leçon de cet éblouissant exercice de style que sont Les Caractères.

    Dossier 1. Le moraliste : modèles et postérité 2. Du type au personnage : le caractère et le portrait 3. Le théâtre du monde : regards sur la comédie sociale 4. La cour : de l'accomplissement de soi à l'imposture.

  • Don Quichotte lui-même, au seuil de la «Seconde partie» (1615), n'en croit pas ses oreilles : «Il est donc vrai qu'il y a une histoire sur moi?» C'est vrai, lui répond le bachelier Samson Carrasco, et cette histoire - la «Première partie» du Quichotte, publiée dix ans plus tôt -, «les enfants la feuillettent, les jeunes gens la lisent, les adultes la comprennent et les vieillards la célèbrent». Bref, en une décennie, le roman de Cervantès est devenu l'objet de son propre récit et commence à envahir le monde réel. Aperçoit-on un cheval trop maigre? Rossinante!
    Quatre cents ans plus tard, cela reste vrai. Rossinante et Dulcinée ont pris place dans la langue française, qui leur a ôté leur majuscule. L'ingénieux hidalgo qui fut le cavalier de l'une et le chevalier de l'autre est un membre éminent du club des personnages de fiction ayant échappé à leur créateur, à leur livre et à leur temps, pour jouir à jamais d'une notoriété propre et universelle. Mais non figée : chaque époque réinvente Don Quichotte.
    Au XVIIe siècle, le roman est surtout perçu comme le parcours burlesque d'un héros comique. En 1720, une Lettre persane y découvre l'indice de la décadence espagnole. L'Espagne des Lumières se défend. Cervantès devient bientôt l'écrivain par excellence du pays, comme le sont chez eux Dante, Shakespeare et Goethe. Dans ce qui leur apparaît comme une odyssée symbolique, A.W. Schlegel voit la lutte de la prose (Sancho) et de la poésie (Quichotte), et Schelling celle du réel et de l'idéal. Flaubert - dont l'Emma Bovary sera qualifiée de Quichotte en jupons par Ortega y Gasset - déclare : c'est «le livre que je savais par coeur avant de savoir lire». Ce livre, Dostoïevski le salue comme le plus grand et le plus triste de tous. Nietzsche trouve bien amères les avanies subies par le héros. Kafka, fasciné, écrit «la vérité sur Sancho Pança». Au moment où Freud l'évoque dans Le Mot d'esprit, le roman est trois fois centenaire, et les érudits continuent de s'interroger sur ce qu'a voulu y «mettre» Cervantès. «Ce qui est vivant, c'est ce que j'y découvre, que Cervantès l'y ait mis ou non», leur répond Unamuno. Puis vient Borges, avec «Pierre Ménard, auteur du Quichotte» : l'identité de l'oeuvre, à quoi tient-elle donc? à la lecture que l'on en fait?
    Il est un peu tôt pour dire quelles lectures fera le XXIe siècle de Don Quichotte. Jamais trop tôt, en revanche, pour éprouver la puissance contagieuse de la littérature. Don Quichotte a fait cette expérience à ses dépens. N'ayant pas lu Foucault, il croyait que les livres disaient vrai, que les mots et les choses devaient se ressembler. Nous n'avons plus cette illusion. Mais nous en avons d'autres, et ce sont elles, peut-être - nos moulins à vent à nous -, qui continuent à faire des aventures de l'ingénieux hidalgo une expérience de lecture véritablement inoubliable.

  • Un chef d'oeuvre à découvrir dans la collection Petits Classiques Larousse en phase avec la refonte des programmes scolaires du bac !

  • En persan, le Shâhnâmeh signifie à la fois « le Livre des Rois » et «le Roi des Livres». Cette épopée mythologique, la plus grande jamais écrite en langue persane (60 000 distiques), de Ferdowsi, poète persan du Xe siècle, né dans le village de Badji, province de Khorassan en Iran, a non seulement transformé l'assemblée du Sultân Mahmoud Ghaznavide en ferdows, ou « paradis », au début du XIe siècle, mais a surtout revitalisé la langue persane à une époque où elle risquait d'être supplantée par l'arabe. Depuis plus de mille ans, Le Livre des Rois persans, dont l'originalité tient à sa structure générale, à la qualité de sa langue et à son ambition didactique, garde vivante la connaissance de la gloire ancienne, de l'éthique politique et de l'identité culturelle de l'Iran. Et cela grâce aux manuscrits illustrés ou calligraphiés du Shâhnâmeh, dont les princes et les rois des dynasties iraniennes n'ont cessé de commander de nouvelles copies.
    Les morceaux choisis dans le présent recueil offrent une première approche synthétique de cet ouvrage fondateur et considérable par son volume et son rayonnement.

  • Tristan et Yseut

    Béroul

    Tristan et Yseut ont bu par erreur un philtre magique qui les a rendus irrésistiblement attirés l'un envers l'autre, alors qu'Yseut est la femme du roi Marc... C'est la naissance d'un amour absolu, interdit, qui brave les rapports sociaux et bouleverse l'ordre établi. Née au coeur de l'Occident médiéval, dans la France du XIIe siècle, cette histoire est devenue pour toujours l'archétype de la passion amoureuse.

    Édition et traduction de l'ancien français par Daniel Poirion. Préface de Christiane Marchello-Nizia.

  • Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ?
    L'imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu'elle semble décrire par avance, parfois, l'inimaginable horreur moderne. Le gigantesque entonnoir de l'Enfer, qui se creuse jusqu'au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l'univers, comme une sorte de sac où viennent s'engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète.
    Mais nous lisons aussi autre chose dans L'Enfer :
    Plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l'exploration, à la première étape du grand roman initiatique d'une civilisation qui est la racine de la nôtre.

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  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour, Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

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  • Des analyses claires, concises et accessibles destinées aux élèves pour leur fournir l'essentiel sur l'oeuvre et le parcours associé pour le Bac de français 1re Les Caractères... à la loupe.

    Sous forme de fiches en couleurs, ils proposent :
    - Repères sur l'auteur et le contexte historique de l'oeuvre.
    - Résumés de textes et des repères dans l'oeuvre.
    - Thèmes expliqués et commentaires linéaires.
    - Le parcours associé explicité.
    - Astuces pour comprendre et réviser vite et efficacement.
    - Exemples de dissertations corrigées et expliquées pas à pas.
    - Explications de texte complémentaires et guide pour l'entretien à l'oral.
    - Citations incontournables à retenir et quiz de révision.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur une-oeuvre-un-parcours.nathan.fr ;

  • «La Consolation» a été composée dans sa prison par un condamné à mort. L'admiration que cette oeuvre latine du VIe siècle a suscitée sans interruption depuis ne doit pourtant rien, ou peu de chose, aux circonstances vraiment tragiques de sa composition. C'est un chef-d'oeuvre à la fois de la littérature et de la pensée européennes ; il se suffit ; il resterait tel, même si nous ignorions tout de celui qui l'a conçu entre deux séances de torture, dans l'attente de son exécution. Mais puisque ce chef-d'oeuvre n'est pas anonyme, il ne perd rien non plus à être replacé dans ses circonstances : il devient aussi le témoignage de la grandeur à laquelle un homme peut s'élever par la pensée, face à la tyrannie et à la mort. (Marc Fumaroli)

  • Pour Augustin, comme pour Cicéron ou Sénèque, l'homme était d'abord un malade qui doit chercher un remède à ses souffrances, dans la sagesse ou la soumission à la grâce divine. Pétrarque soutient, lui, une autre conception, celle d'un poète pour qui la souffrance elle-même peut être une source de joie : « Mille plaisirs ne valent pas une douleur. » Comme l'amour de Laure, la douleur fait partie de l'expérience intérieure de Pétrarque qui en proclame la légitimité et la valeur. « Je ne peux freiner mon désir, finit-il par répondre aux objurgations du saint. » «Mon secret» n'est pas seulement la clé du «Canzoniere» et un classique de l'anthropologie de la Renaissance, c'est aussi un des plus beaux textes jamais consacrés à l'amour, à la douleur et à la poésie.

  • «Pour la première fois depuis sept siècles, et à vrai dire pour la première fois dans le monde, l'oeuvre entière de Dante, prose et vers, écrits latins comme écrits italiens, est présentée en un seul volume : constamment comparée à elle-même, et expliquée de page en page sans en manquer une seule. Et parfois le traducteur, dans sa longue étude, a été amené à renouveler l'interprétation de la pensée de Dante, voire à proposer des leçons nouvelles, peut-être hardies, mais toujours consciencieuses et curieuses, là où la lettre est altérée par la tradition, et difforme ou absurde. La connaissance des sources classiques, bibliques, françaises ou provençales, qui alimentent l'inspiration du grand Florentin, semblera sans douté élargie et éclairée au terme de cette lecture, pour les spécialistes eux-mêmes, bien que le livre s'adresse avant tout au grand public. Pour la foule des «honnêtes gens», le traducteur a cherché sans cesse, dans la présentation de La Comédie ou des Rimes, et même des Églogues latines, à donner au lecteur de chez nous une impression de poésie comparable à celle que peut éprouver un lecteur italien d'aujourd'hui. Aux étudiants, aux spécialistes de l'Histoire - histoire politique, histoire des moeurs et des arts, histoire des langues romanes, de la philosophie antique ou médiévale, de la théologie parfois, ce livre apportera une nourriture captivante pour l'esprit.» Bulletin Gallimard, 1965.

  • «Le Singe pèlerin» est l'un des plus importants textes de la Chine ancienne. Il raconte une invraisemblable randonnée, celle qu'un moine chinois, Hiuan Tsang, accomplit au début du VIIe siècle en partant pour l'Inde chercher les écritures du bouddhisme. Wou Tch'eng-en reprit à son compte le cycle de légendes qui fleurirent autour du pélerinage de Hiun Tsang, appelé Tripitaka dans ce roman. Il y a dans son récit un mélange unique de beauté et d'absurde, de profondeur et de sottise. Le folklore, l'allégorie, la religion, l'histoire, la satire contre la bureaucratie, la poésie, tout s'y rencontre.

  • Le livre de Gomorrhe

    Pierre Damien

    • Cerf
    • 4 Février 2021

    Mille ans avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du XIe siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Eglise, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais son brûlot est ignoré, puis interdit et ne circulera plus que sous le manteau.
    C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique mais d'une surprenante actualité, qu'exhume pour la première fois, avec science, Jean-François Cottier.
    Un texte sidérant, venu du Moyen Âge mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.

  • Au bord de l'eau est une des oeuvres les plus connues du patrimoine chinois. Il s'agit d'un de ces romans à épisodes de cette littérature ancienne qui s'est formée en marge de la littérature classique.
    La trame du livre est simple : on introduit d'abord les héros (d'une folle variété, et dont certains demeurent jusqu'à nos jours des types connus de tous), jusqu'à leur progressif rassemblement et jusqu'à la formation de la société idéale des frères jurés du Liang-shan, où ont lieu de truculentes aventures ; puis les braves se mettent au service de l'empereur et, au cours des guerres contre les rebelles, disparaissent l'un après l'autre. Tel est le fil conducteur ; mais les épisodes et les intrigues, d'une merveilleuse invention et d'une charmante diversité, ne cessent de créer de nouveaux rameaux d'histoires ; au fil des péripéties accumulées, des aventures qui, de méandre en méandre, se recroisent et s'amplifient, selon la subtile fantaisie de l'auteur chinois, surgissent une multitude de personnages divers qui composent une fresque haute en couleurs, débordante de vie, de la Chine du Moyen Âge.

  • Peu de légendes ont marqué l'imaginaire amoureux de notre civilisation aussi fortement que celle de Tristan et Iseut. Ce volume réunit les romans et les récits en vers français qui en constituent, au XIIe siècle, les monuments les plus anciens : les romans de Béroul et de Thomas, la Folie Tristan, le lai du Chèvrefeuille et celui du Donnei des Amants (ou « Tristan rossignol »). On y a joint, traduite pour la première fois en français, la saga norroise du XII.

  • XIe siècle, à Séville. Rodrigue et Chimène se préparent à célébrer leur mariage lorsqu'une dispute survient entre leurs familles, Pour venger son père, Rodrigue doit tuer celui de Chimène. Comment conserver son honneur et son amour ? Les jeunes héros y parviendront-ils sans trahir leurs propres valeurs ?

  • Alors que les chroniques médiévales de Joinville ou Commynes sont depuis longtemps connues des universitaires français et d'un public plus large, force est de constater que leurs cousines catalanes sont encore totalement ignorées en France. Le Moyen Âge catalan nous a pourtant légué, lui aussi, des oeuvres fondamentales, considérées au-delà des Pyrénées comme les piliers d'une littérature encore naissante, élaborés en un siècle, entre le troisième quart du XIIIe siècle et le troisième quart du XIVe, comme c'est le cas du Livre des Faits du roi Jaume. Nous en présentons ici la traduction française.
    Agnès et Robert Vinas.

    On dit parfois que l'autobiographie naît avec Jean-Jacques Rousseau. En voici une qui remonte au XIIIe siècle. On croit parfois qu'un roi se soucie peu d'être écrivain. L'auteur de cette autobiographie est un roi, et quel roi ! Jaume Ier d'Aragon, à la vie tumultueuse, guerrière et audacieuse, conquérant de Majorque, conquérant de Valence : Jaume le Conquérant.
    Michel Zink de l'Académie française.

  • Le roman de renart t.1

    Anonyme

    Personne ne peut damer le pion à Renart, Renart dore la pilule à tout le monde, Renart enjôle, Renart cajole, Renart n'est pas un modèle à suivre.
    Personne, fût-il son ami, ne le quitte indemne.
    Renart est plein de sagesse et d'habileté, et aussi de discrétion.
    Mais en ce bas monde personne n'est assez sage pour être à l'abri d'une folie.
    Ce volume contient :
    Branches I, la et Ib : Le Jugement de Renart. Le Siège de Maupertuis. Renart teinturier. Renart jongleur.
    Branche II : Renart et Chantecler le Coq. Renart et la Mésange. Renart et Tibert le Chat. Renart et Tiécelin le Corbeau. Renart et la Louve.
    Branche III : Renart et les anguilles. La tonsure d'Isengrin. La pêche à la queue.
    Branche IV : Renart et Isengrin dans le puits.
    Branches V et Va : Renart, Isengrin et le jambon. Renart et le grillon. Les plaintes d'Isengrin et de Brun.
    Branche VI : Le Duel de Renart et d'Isengrin.

  • Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.
    Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.

  • Première partie : Naissance d'une langue, genèse d'une littérature.
    1 - Les conditions d'une genèse.
    2 - Les premiers textes.
    3 - En marge deslettres françaises, les formes du savoir et la parole de Dieu Deuxième partie : L'épanouissement.
    4 - Les chansons de geste.
    5 - Troubadours et trouvères.
    6 - Le roman Troisième partie : La constitution d'une littérature.
    7 - Naissance de la prose, roman et chronique.
    8 - La dramatisation et le rire.
    9 - L'allégorie.
    10 - Destin des lettres d'oc.

    Quatrième partie : La fin du Moyen Âge.
    11 - La poésie au XIVe et au XVe siècles.
    12 - Les formes de la réflexion, témoigner, juger, savoir.
    /> 13 - Les formes de la représentation.
    En guise de conclusion.
    - Bibliographie.
    - Chronologie.
    - Index.

  • « J'étais déjà avancée en âge, écrit Catherine Gueberschwihr au début de son récit, lorsque j'ai écrit et rédigé ce texte de ma propre main, d'abord sur des tablettes de cire, alors que ma vue déclinait, et j'étais remplie de crainte et rouge de honte à l'idée que vous puissiez jamais connaître mon ignorance. ».
    Il est émouvant de lire ces lignes de cette femme qui, au tout début du XIVe siècle, écrit la vie de quarante-cinq autres femmes. Car elles sont rares les femmes de lettres en ce profond Moyen Âge et rares aussi les témoignages sur la vie des femmes d'alors.
    Catherine de Gueberschwihr est un authentique écrivain : elle a l'art du récit et de la notation concrète.
    Elle dispose d'une documentation sur ces femmes - dont beaucoup ont été mariées - qui donne à son texte un grand intérêt historique et sociologique.
    L'intérêt de ce texte est encore renforcé par le fait que le monastère d'Unterlinden, dont elle raconte les origines, est aujourd'hui encore un lieu culturel de premier plan : il est le siège du musée d'Unterlinden qui conserve le fameux Retable d'Issenheim. Créé en 1230, le monastère s'est établi sur un site qui s'appelait Sub Tilia (Sous le tilleul), qui a donné le nom germanique, « Unterlinden ».
    Le manuscrit de Catherine de Gueberschwihr est aujourd'hui encore conservé à la Bibliothèque des Dominicains, à Colmar, lui-même installé dans le monastère voisin, réservé aux hommes.
    Traduit en allemand dès 1863, transcrit par Jeanne Ancelet-Hustache, l'éditrice de Maître Eckhart, il est aujourd'hui traduit en français pour la première fois.

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