• Nichée au sud de l'Aber-Ildut, face à Ouessant, la petite commune de Lampaul-Plouarzel possède un riche passé maritime. Ses marins étaient connus dans tous les ports de Bretagne et d'ailleurs : ces "gabariers" s'adonnaient au transport de marchandises. Sable et pierres, bien sûr, mais aussi goémon, galets, poteaux de mine pour le Pays de Galles, charbon, sel, vin.
    Grâce aux témoignages recueillis par l'auteur, auprès des marins de leurs épouses ou de leurs enfants, l'ouvrage esquisse la vie d'une communauté toute entière investie dans le transport par mer. Cette vie en harmonie avec la mer est racontée sans ambages ni tabou.
    La sensibilité ethnolinguistique de l'auteur apporte une touche très vivante à l'ensemble. De nombreux documents d'archives complètent l'ensemble.

  • Yann Riou est natif de Lampaul-Plouarzel. Il a mis à profit son implantation sur cette côte du Finistère pour y recueillir le breton en usage à la charnière du XXème et XXIème siècle.
    Le lexique qu'il propose est agréablement illustré d'expressions imagées, de dictons, de surnoms, etc. qui font le charme des langues populaires. Aucun mot, aucun thème n'a été censuré. On y couvre une langue affranchie du carcan de la religion.
    Les 3250 mots qu'il propose ont été entendus à Lampaul, Plouarzel et Trézien (face à l'archipel de Molène), auprès de plus d'une centaine d'informateurs.
    Le vocabulaire maritime est bien sûr à l'honneur dans cet ouvrage qui intéressera tous les amoureux de la Bretagne.

  • Yann Riou fait partie des "collecteurs" qui ont, avec succès, abordé cet aspect du patrimoine de la Bretagne. Mais plutôt que d'investiguer un domaine précis sur une vaste zone, il a préféré explorer les multiples facettes de la richesse culturelle de Lampaul-Plouarzel, petite commune du littoral de la mer d' Iroise au très ancien enracinement dans la culture bretonne et maritime.
    Dictons, légendes, croyances, vie quotidienne, noms de lieux, noms de familles, prénoms... Tous ces sujets ont été abordés par l'auteur auprès d'une quarantaine de Lampaulais qui ont bien voulu témoigner par le prisme affectif de la langue bretonne. Il nous fait partager ici le fruit de quelques-unes de ses enquêtes, "embruns" d'une culture en voie d'éclatement.

  • Pendant des siècles, la population de l'île de Batz, comme celle de toutes les îles du Ponant, a vécu en quasi-autarcie.
    La terre et la mer pourvoyant à leurs besoins élémentaires, les îliens n'achetaient que le strict nécessaire sur le continent.
    Aujourd'hui, contrairement à d'autres îles, Batz a conservé une activité relativement diversifiée : la production de primeurs de qualité, le tourisme permettent de maintenir la vie sur place.
    Bien que géographiquement proche du continent, l'île était et reste relativement difficile d'accès et le "passage", la traversée du bras de mer, est une affaire d'hommes au caractère bien trempé.
    Yann Riou a patiemment recueilli leurs souvenirs, leurs anecdotes, parfois pittoresques, parfois tragiques ; il a également dépouillé les archives maritimes et la presse de l'époque ; Henry Kerisit, avec le grand talent qu'on lui connaît, a reconstitué des "portraits" de bateaux fameux qui vivent encore dans la mémoire des marins de l'île.
    Ils ont fait tous les deux oeuvre d'historiens.

  • Les travaux des auteurs se poursuivent ici (malgré le décès brutal de Per Pondaven), avec une étude des noms de famille du Léon, fidèlement recueillis auprès de bretonnants de naissance.
    On y fait connaissance avec les différents « systèmes » de nomination des personnes, entre recommandations officielles et usages locaux, et on suit l'évolution des patronymes, noms et prénoms, à travers l'histoire.

empty