• Elle s'ennuyait dans sa cage, il était en colère. La liberté retrouvée de la petite mésange fera fondre le coeur endurci de cet ours. Une rencontre improbable entre deux êtres qui, réunis, trouveront leur place dans le monde. Un conte merveilleux et apaisant, qui invite à contempler les choses simples et à, enfin, ouvrir la cage aux oiseaux !

  • Un attentat, c'est quand le plus méchant des requins s'en prend à tous les petits poissons réunis pendant leur sieste.

  • La casquette à trous

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    • Samir
    • 14 Novembre 2019

    Idriss est extrêmement timide : souvent dans la lune et très réservé, il n'arrive pas à se faire de copains à l'école et a beaucoup de mal à s'exprimer. Un jour, il fait la rencontre d'un vieux monsieur un peu excentrique qui lui propose de lui prêter sa vieille casquette à trous, qui aurait le pouvoir de libérer sa parole. Idriss, bien que sceptique, accepte. Après l'avoir portée une nuit sans que rien ne se passe, il va au parc et réussit à parler à ses camarades de classe, comme si les mots sortaient tous seuls de sa bouche. Lorsqu'il rentre à la maison, la casquette a deux trous de plus ! Puis lors d'un rêve, il s'envole sur le dos d'une cigogne et crie dans le ciel. Quand il se réveille la casquette a cinq nouveaux trous. Idriss se sent libéré, il peut enfin se faire des amis et s'amuser ! Le vieux monsieur lui révèle alors que les trous représentent son âge, 7 ans et qu'il devra à son tour offrir la casquette magique à un autre enfant pour l'aider.

  • Ce livre est une ode à la famille, ce véritable sanctuaire, jardin d'espérance et de sagesses. On y (re)découvre les mariages et les livres de famille alsaciens, les traditions, les fêtes, l'éducation, mais aussi la famille face à la pauvreté et à la mort, son rôle dans les corporations, sa place dans l'esprit public...

    « Je fais le pari audacieux que la réédition d'un ouvrage en apparence aussi daté est susceptible d'avoir encore plus d'intérêt qu'au temps de sa première publication. À cette époque-là, en effet, on pouvait croire que les modèles des temps anciens pouvaient être reproduits tels quels dans un nouveau contexte. Aujourd'hui, on se rend bien compte de la complexité des situations, mais aussi de l'urgence d'un renouveau des familles. Les solutions proposées - un simple retour au passé - ne semblent pas miraculeuses, et paraissent même, dans certains cas, totalement inappropriées à la mentalité moderne, par exemple en ce qui concerne la place de la femme. Néanmoins, nul ne peut faire l'économie de scruter les temps anciens, en cherchant non pas ce qui peut être servilement copié, mais ce qui peut être utilement transposé. En ce sens, à l'heure actuelle comme à l'époque de l'abbé Cetty, la "famille d'autrefois" peut inspirer nos familles. » (Bernard Xibaut)

  • Si Venise meurt

    Salvatore Settis

    Venise meurt de la fuite des vrais Vénitiens et de la surchauffe touristique, en expansion inverse. La mémoire exacte de ce qu'elle fut, la préservation de son patrimoine et sa beauté spécifique passent désormais après les impératifs économiques à court terme et le tapage médiatique de ses occupants provisoires ou saisonniers. Fragile, ancestrale, unique par son rapport au paysage, la Sérénissime se dépeuple, en butte à d'innombrables projets qui, sous prétexte de la « tirer de son isolement », assassinent sa diversité et l'écrasent au laminoir mono-culturel d'une « modernité » standardisée, pour la réduire à l'état de marchandise, à des fonctions hôtelières et touristiques.
    On sait ce qu'il en est des fondations fragilisées de cette illusoire cité des merveilles et des amoureux, on sait moins ce qu'il en est des autres menaces qui pèsent sur la ville, devenue la coquille vide de tous les excès du divertissement mondialisé. Les villes meurent de trois façons : détruites par un ennemi sans merci, occupées de vive force par un peuple étranger, ou frappées d'amnésie. Venise peut mourir si elle perd la mémoire, si nous ne savons comprendre son esprit et reconstituer son destin. Salvatore Settis rappelle avec force les données du problème : « L'éclipse de la mémoire est notre affaire à tous, elle menace la concorde civile, sape notre futur, étouffe le présent. Si la cité est la forme idéale et typique des communautés humaines, Venise représente aujourd'hui, et pas seulement en Italie, le meilleur symbole de ce condensé de significations, mais aussi de son déclin. Si Venise vient à mourir, ce ne sera ni par la main d'un ennemi sans pitié ni sous les coups d'un conquérant. L'oubli de soi sera seul en cause. » D'autres cités historiques, à travers le monde, vont connaître le sort de l'ancienne Athènes, minées qu'elles sont par la résignation à une fausse modernité, le dépeuplement et « l'oubli de soi ». Il nous faut retrouver l'âme de la cité, et soutenir son droit. Le cas de Venise, emblématique, inspire à Salvator Settis une réflexion de portée universelle : d'Aquila à Chongqing - cette métropole chinoise comptait 600 000 habitants en 1930, ils sont 32 millions aujourd'hui -, des mutations frénétiques imposées par le marché saccagent l'environnement naturel et l'espace social, bafouent le droit à la ville, notre droit de cité, et la démocratie. De cette menace, et de ses possibles remèdes, Venise est le suprême exemple.

  • Dans la mythologie gréco-latine comme dans la tradition judéo-chrétienne, les hommes ont subi des bouleversements qui les ont dépassés et dont les villes ont souvent constitué le théâtre, de l'Atlantide à Troie, de Sodome et Gomorrhe jusqu'au monde dévasté par les cavaliers de l'Apocalypse. C'est que l'histoire de nos villes est jalonnée d'événements traumatiques et de destructions, qu'il s'agisse de désastres naturels comme les tremblements de terre, les inondations, les éruptions volcaniques, ou bien de dévastations causées par l'homme, tels les guerres et les incendies. Ainsi les villes sont-elles le plus souvent des palimpsestes bâtis sur les ruines de mondes révolus. Selon les cas, les fragments, débris et décombres subsistants sont valorisés ou relégués, exaltés ou délaissés, remployés ou oubliés ; pour autant, ils ne cessent de marquer la culture matérielle et immatérielle, de susciter rêveries et fantasmes.
    On ne saurait donc s'étonner de la place que l'histoire de l'art occidental a accordée aux représentations des catastrophes, où les villes constituent bien souvent l'une des scènes privilégiées de la manifestation du désastre. Lieu de l'activité opiniâtre de l'homme, qui y inscrit ses efforts pour s'élever, elle est en même temps le témoignage tangible de sa fragilité face aux forces de la nature. Dans ce lieu de vie, soumis périodiquement aux désastres, les peurs et les menaces frappent l'imaginaire et suscitent la création artistique. S'explique ainsi la force métaphorique des images de villes détruites : jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les représentations des catastrophes ne sont presque jamais exclusivement documentaires, quand bien même elles se réfèrent à des événements historiques concrets. Pour leurs auteurs, il ne s'agissait pas tant (ou seulement) de décrire une destruction que de l'interpréter, de l'inscrire dans un faisceau d'explications capable de donner un sens à l'événement, de le rendre intelligible et par là acceptable, en justifiant les reconstructions successives.
    Ce livre propose une série de contributions qui s'inscrivent dans le temps long de la culture occidentale - de l'Antiquité au XXe siècle - tout en portant le regard sur d'autres civilisations, notamment vers les cultures chinoises et indiennes. À travers ces apports spécifiques, trois questions complémentaires et convergentes orientent la réflexion. Quelle est la généalogie culturelle de ces significations métaphoriques, quels en sont les implications et les champs d'utilisation ? Est-il possible de trouver dans d'autres cultures, indépendantes des cultures d'origine européenne, un rôle comparable des ruines dans des contextes représentatifs ou symboliques ? Enfin, dans un monde comme le nôtre, caractérisé par l'évolution rapide de contacts de plus en plus intenses entre les cultures, la représentation et la métaphorisation des ruines ont-elles gardé leur fonction ?

  • Sous la direction de Maria Graciete Besse et Nadia Setti Cet ouvrage réunit plusieurs écrivains, universitaires, philosophes et chercheurs autour de l'oeuvre exceptionnelle, toujours actuelle et urgente, de Clarice Lispector. Chacun pourra y découvrir les miracles petits et grands de la pensée et de l'existence de cette figure féminine légendaire de la littérature et de la culture brésiliennes du XXe siècle.

  • Nimbes

    Arta Seiti

    • Fauves
    • 24 Juillet 2018

    « Tout débute dans un état de semi-conscience entre le sommeil et la veille, après une journée de promenade dans la capitale, alors que dans la rue, l'on m'offre un brin de mimosa. Je commence, ainsi, dans un état de "haute étrangeté" à méditer, un carnet de voyage intérieur, un va-et-vient mêlant des notations subjectives avec une chronique des temps présent et passé, une géographie intérieure, mi-rêvée, mi-réelle. Une partie inaperçue de moi, indicible, une face cachée et mystérieuse à la fois - qui revient à travers les perceptions, chuchotements, souvenirs, personnages, un vécu, l'art, mes lectures fondatrices... De cette altérité intime, il résulte un rapport au monde d'une "spectatrice" alternant détachement et engagement. » Ce voyage traverse les frontières spatiales, mentales et intellectuelles de manière plus fondamentale. Il s'efforce de circuler du particulier vers une universalité à travers des lignes de fuite dont la création littéraire est le moteur. C'est une « invention de soi » pour culminer sur un embrasement plus universel, un couronnement de nimbes où la symbolique du feu et de la lumière occupe une place centrale.

  • Difficile de jeter l'ancre et de prendre les couleurs du pays de l'exil. Le pays d'avant on ne le choisit pas, mais il reste à jamais celui de ses origines.
    Dans Quand les tableaux se mettent à tomber, l'exil est raconté dans un style émouvant et intime qui ne ressemble à aucun autre : autobiographie, fiction, document historique se mêlent pour dire avec une vérité poignante, et parfois crue, les errements et les incompréhensions d'une petite fille devenue adolescente.
    Galilea, oiseau tombé du nid trop tôt, cherche un sens à la décision soudaine de ses parents d'émigrer en France. C'était en 1951, alors que l'Italie était une jeune république avec un développement économique balbutiant. En France, les grands travaux offraient quant à eux un avenir prometteur...
    Un récit qui atteint toute sa plénitude lorsque la voix de Galilea, désormais adulte, fait écho à la voix de son enfance, en apportant un éclairage vériste sur cette terrible rupture.
    Tous les événements, les lieux et les personnages sont authentiques. Certains noms ont été volontairement changés.

  • Passions lectrices

    Nadia Setti

    Ce livre d'essais s'adresse à la fois aux lectrices et lecteurs à «l'âme déjà formée» et à ceux et celles qui connaissent, un jour, ou toujours, la passion du livre, et même d"un seul. Celui d'une vie. Il faudrait entendre « essai » comme genre littéraire mais aussi comme tentative, moment d"un long parcours à travers textes et voix d'écriture. Ainsi, ces pages témoignent de l'aventure de celle qui tombe depuis ses enfances et au-delà dans la passion des livres, de certaines écritures qui plus que d'autres mènent au coeur des questions, des êtres, femmes et hommes. Et pour cela traverse les frontières entre pays, langues, genres, littératures. C'est à partir des rencontres décisives des années 70, avec des écritures aux diverses langues et idiomes, avec les mouvements des femmes, et les théories et les pensées qui les ont inspirées ou accompagnées, que la lectrice de ce livre chemine, pense, vit, s'exerce à maintenir vivante la relation entre écriture, pensée des différences, corps pluriels, en transformation. Parcours singulier depuis les livrescoeurs (Cuore de De Amicis, Mon Pouchkine de Marina Tsvetaeva, Félicité Clandestine de Clarice Lispector) jusqu'aux livres-envol de Hélène Cixous et bien d'autres (Freud, Derrrida, Bernhard, Woolf).

  • Qu'il s'agit d'une forme clinique particulaire de la pré-éclampsie(PE) ou une entité à part, le HELLP SYNDROME(HS) est un facteur de gravité surajouté sur un terrain vasculo-rénal, souvent très évolutif, parfois de façon suraiguë sous la forme d'un syndrome de défaillance multi viscérale, grave pour la mère mortel, pour le foetus. Caractérisé par le polymorphisme symptomatique, évolutif et éthologique, il peut révéler une affection chronique, que ce soit une néphropathie, une affection auto-immune ou thrombophilique. C'est une véritable maladie générale doté d'une lourde morbidité maternelle et périnatale. Comme l'éclampsie Hématome rétro placentaire, retard de croissance intra utérine détresse respiratoire et l'insuffisance rénale relevant tous d'une approche multidisciplinaire par une équipe spécialisée. Enfin, son diagnostic et sa prise en charge font encore l'objet de controverses.

  • Le Hellp syndrome est une véritable maladie générale caractérisée par un polymorphisme symptomatique, évolutif et éthologique. Cette pathologie est dotée d'une lourde morbidité maternelle et périnatale. La mortalité maternelle a diminué, elle est le plus souvent le fait d'erreur diagnostic et/ou de prise en charge inadéquate. Relevant tous d'une approche multidisciplinaire par une équipe spécialisée.

  • Le problème considéré dans cet ouvrage est celui de Cauchy pour les systèmes de lois de conservation hyperboliques. L'apparente simplicité de ce problème contraste avec la difficulté des problèmes liés à sa résolution, tant du point de vue théorique que de celui de l'analyse numérique. Ce travail est consacré à la propriété de dépendance continue des solutions faibles entropiques de ce problème par rapport aux données initiales dans le cas général des systèmes vectoriels. Cette propriété est essentielle à la détermination de l'unicité des solutions de tels problèmes. Nous construisons une métrique équivalente à la métrique L1, pour laquelle nous établissons une propriété de contraction dans le cadre du schéma wave front tracking pour des systèmes en une dimension d'espace. Nous donnons aussi plusieurs cas d'application de cette méthode: le problème de Riemann scalaire, le système en une dimension d'espace avec solution régulière, l'équation scalaire avec solution faible entropique et le système 2×2.

  • En pleine crise existentielle, un homme décide de s'exiler à Piedimonte, dans la nature corse, suite à un événement tragique, le suicide de son père. Sur cette terre de croyances, de nécessité et de plaisirs, il choisit de s'isoler. La rencontre d'un ancien qui vient lui raconter des histoires, l'aide à trouver la paix intérieure et l'équilibre qu'il est venu chercher.
    Récit de transmission et hymne à l'amour d'une nature sauvage, Histoires d'en parler, est un roman introspectif d'une grande intensité, plongeant le lecteur au coeur des tourments et des doutes d'un personnage en quête de plénitude en combattant les fantômes de son passé.
    Avec douceur, mélancolie et poésie, l'auteure nous narre la vie d'un homme dont l'évolution pourrait trouver un écho en chacun de nous.

  • The torlonia marbles collecting masterpieces /anglais Nouv.

  • Ce que nous appelons le classique ferait-il partie du patrimoine culturel des ennemis jurés de l'Occident ? Nous sommes en septembre 2001 et les tours jumelles viennent de s'écrouler. Le mollah Omar exprime sa joie en ces termes: « L'Amérique est comme Polyphème, un géant aveuglé par un ennemi qu'il est incapable de nommer.» Pourquoi cette allusion à l'Odyssée ? D'après Settis cela n'est pas si étonnant car l'Age classique gréco-romain peut être vu comme la première grande expérience de mondialisation économique et culturelle. Et pour cette raison, le classique demeure un patrimoine commun à toutes les civilisations, aussi dissonantes soient-elles.

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