• Saturne

    Sarah Chiche

    Sa fille est encore un bébé quand Harry meurt à 34 ans dans des circonstances tragiques. Il est issu d'une grande lignée de médecins contraints à l'exil au moment de l'indépendance de l'Algérie, et qui ont rebâti un empire médical en France. L'aîné, Armand, mettra ses pas dans ceux de sa famille. Mais la passion de Harry pour une femme à la beauté incendiaire fera voler en éclats les reliques d'un royaume où l'argent coule à flots. Saturne dépeint le crépuscule d'un monde et de ses dieux. C'est aussi un roman sur l'épreuve de nos deuils, et une grande histoire d'amour : celle d'une enfant guettée par la folie et la mort, mais qui est devenue écrivain parce que, une nuit, elle en avait fait la promesse au fantôme de son père.

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  • Les enténébrés

    Sarah Chiche

    "L'amour fou est l'un des derniers bastions d'insurrection possible".

    Vienne, Automne 2015. Le climat se dérègle. L'Europe ouvre ses frontières aux réfugiés. Une femme aime passionnément deux hommes. Dans la faille créée par l'amour qui la dédouble entre Richard et Paul, entre sa fille et sa mère, Sarah se confronte aux horreurs d'un siècle hanté par le mal et à une malédiction familiale qui court depuis quatre générations. Une fresque puissante et sombre sur les fantômes que nous portons en nous. Un livre incandescent sur le courage de vivre.

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  • Sans les femmes, il n'y aurait pas de psychanalyse. Elles en sont le moteur dès le début, comme inspiratrices, mais aussi comme créatrices et théoriciennes. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en cinquante-trois histoires, du temps de Freud à nos jours, la relation de la psychanalyse - et donc la nôtre - au sexe, à l'amour et à la liberté. Comment se réinventer après un chagrin d'amour, comme le fit Anna O. ? Que faire quand, comme Anna Freud, nos parents ne comprennent rien à notre orientation sexuelle ? En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique ce qu'est l'indépendance affective ? Comment réagir quand, comme Sabina Spielrein, la jalousie nous décompose ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Woolf et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester sur le divan de la personne avec qui l'on vit une histoire d'amour, comme le fit Catherine Millot avec Jacques Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ? Sarah Chiche, écrivain et psychanalyste, est l'auteure des «Enténébrés».

  • L'inachevée

    Sarah Chiche

    Alors qu'elle n'est encore qu'une petite fille, Hannah est ballottée entre la folie destructrice de sa mère, la perversité des innombrables amants de celle-ci, et les caquetages insensés des autres membres de sa drôle de famille. Et puis, il y a son père, mort d'un cancer foudroyant alors que la gamine n'avait pas deux ans. Entre lui et Hannah, un rendez-vous manqué, un inachevé dont elle ne peut faire le deuil. Mais l'inachevée, c'est aussi Hannah elle-même, petit clown triste qui n'arrive pas à trouver sa place dans une vie qu'elle conjugue au passé décomposé. Comment sauver sa peau quand le roman familial prend toute la place et que les mots des autres dévorent l'espace du rêve ? Croyant fuir son destin, Hannah se promènera de corps en corps et choisira les mirages d'un exil doré en Asie, avant de sombrer dans la mélancolie. Quand elle renaîtra à la vie, elle comprendra que pardonner l'innommable est peut-être la seule voie possible pour pouvoir prendre son envol et enfin tourner la page.

  • L'emprise

    Sarah Chiche

    Une jeune femme, à la suite d'un divorce, est en grand désarroi.
    On lui recommande un thérapeute qui lui promet guérison et bonheur rapides. Hésitante, elle se rend au premier entretien. En quelques séances, ce thérapeute lui devient indispensable. La voici réduite à un assujettissement total. Parviendra-t-elle à échapper à cette emprise ?

  • Après le succès de ses deux romans (L'Inachevée, Grasset, 2008 ; L'Emprise, Grasset, 2010), ainsi que de son essai sur Fernando Pessoa (Personne(s), Cécile Defaut, 2013), l'écrivaine et psychanalyste Sarah Chiche revient avec une glaçante méditation sur le Mal, à partir de l'oeuvre noire et fascinante de Michael Haneke. Découpé en 71 fragments, sur le modèle d'un des films de ce dernier, Éthique du Mikado se présente comme une promenade cursive dans laquelle chaque image devient une invitation à penser le pire de ce dont l'humanité est capable. Mais cette descente aux Enfers est aussi une manière de réfléchir à la manière dont les images du cinéma, comme celles de Haneke, peuvent nous servir d'école morale. C'est-à-dire combien, en mettant en scène le Mal, elles lancent en réalité un appel au Bien - un appel à s'ébrouer une fois le film fini, et à s'engager dans l'existence en conservant en nous la mémoire d'une horreur que, d'une certaine manière, nous avons vécue. Car telle est la puissance du cinéma : nous faire vivre avec des souvenirs rêvés, des peurs imaginaires, des émotions fabriquées - mais, par là même, rendre nos existences plus riches et plus fines. C'est ce que confirme Haneke lui-même, dans un entretien intime et profond avec Sarah Chiche, offert en annexe du livre.

  • Retranché dans ses rêveries, un homme rédige le journal de bord fragmenté d'une collection de sensations qu'il se risque parfois à appeler : existence. Plus Bernardo Soares s'abîme dans la contemplation sans fin des paysages de son âme, plus il se regarde et se regarde se regarder, plus nous regardons cet homme regarder le gouffre en lui, plus Le Livre de l'intranquillité nous regarde et regarde le gouffre en nous. En 1805, Hegel écrit : « L'homme est cette nuit, ce néant vide qui contient tout dans la simplicité de cette nuit, une richesse de représentations, d'images infiniment multiples dont aucune précisément ne lui vient à l'esprit, ou qui ne sont pas en tant que réelles et présentes [.]. C'est cette nuit qu'on découvre quand on regarde un homme au fond des yeux, on plonge par son regard dans une nuit qui devient effroyable, c'est la nuit du monde qui s'avance ici à la rencontre de chacun. » Oui, la nuit de Bernardo Soares, c'est bien la nôtre.
    Examiner ce en quoi j'ai été fabriquée et transformée par Le Livre de l'intranquillité, m'oblige, non parce que je le souhaite, mais parce que tout m'y pousse, à citer ce fragment atroce, qui recouvre et écrase ma tentative : « Réaliser une oeuvre pour, une fois réalisée, s'apercevoir qu'elle ne vaut rien, c'est une tragédie pour l'âme. C'en est une bien plus grande lorsqu'on sait que cette oeuvre est encore la meilleure que l'on pouvait réaliser. Mais, alors qu'on s'apprête à écrire, savoir à l'avance que votre oeuvre sera fatalement imparfaite et ratée ; au fur et à mesure qu'on écrit, constater qu'elle est effectivement imparfaite et ratée - voilà le maximum de torture et d'humiliation que peut endurer notre esprit [.] ». Savoir qu'on n'arrivera jamais à émuler l'oeuvre somptueuse qui s'est livrée comme le visage du pire, et que, sous ce visage, même le masque de Fernando Pessoa est hors d'atteinte, redouble la mélancolie. Et c'est précisément de mélancolie, d'ombres, de fenêtres et de fragmentation dont il sera aussi question ici.

  • Voici plus qu'un livre, un laboratoire d'idées. Les mots choisis ne sont pas des définitions statiques de LA psychologie, mais le reflet de théories et de concepts en mouvement. Dans cet ouvrage est proposé un état des lieux des grandes évolutions qui ont marqué l'étude du comportement des individus et de leurs processus mentaux depuis un siècle. Destiné à tous ceux qui s'intéressent à la psychologie, du néophyte au praticien, en passant par l'étudiant ou l'autodidacte, il y sera question aussi bien de la psychologie évolutionniste, des neurosciences, de la plasticité cérébrale ou des neurones miroirs.

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