• L'organisation d'une protection sociale pour les quelque 40 millions d'Américains qui en sont privés est devenue un des enjeux majeurs de la présidence de Barack Obama. Dans un contexte de grave crise économique, cette politique ambitieuse est l'occasion de réfléchir sur la place des pauvres aux États-Unis.
    Dès le début du XXe siècle, sociologues, psychologues, travailleurs et reporters sociaux, économistes ont tenté de comprendre le phénomène de la pauvreté. Ces différentes disciplines vont élaborer leurs diagnostics et prescrire des politiques. Si chacune de ces approches a ses spécificités, les enjeux politiques ne sont jamais absents des controverses des experts. Le pauvre bénéficiaire d'aides sociales est-il un indigent ou un profiteur ?
    Comment distinguer le bon pauvre du mauvais pauvre ? Plus radicalement encore, la pauvreté existe-t-elle ou est-elle un simple artefact, une invention des spécialistes de sciences humaines ?

  • En France, la figure du conservateur américain nous semble familière : des femmes au foyer très croyantes, des cow-boys armés, des évangélistes délirants, des militants anti-avortement extrémistes... Ces visions caricaturales influencent notre jugement : l'émotion, l'indignation ou la moquerie qu'elles inspirent déforment notre regard et nous empêchent de voir un véritable mouvement social dans l'action de ces militants conservateurs. A travers une série d'enquêtes et d'analyses, les auteurs de ce livre décryptent la culture conservatrice, ses références, ses modes d'action, les lieux et les motifs de son combat... Dans les talk-shows, les conseils d'école, les campus ou encore sur leurs lieux de travail, ces Américains se mobilisent contre les valeurs progressistes et l'héritage des années 1960 qui menacent leur vie privée. Les conservateurs américains possèdent une culture contestataire extrêmement dynamique, et c'est indéniablement l'une des clés qui expliquent leur succès électoral dans l'Amérique contemporaine.

  • Présente l'histoire des Etats-Unis des premières colonies américaines à l'après-11 septembre, en passant par la guerre de Sécession, la conquête de l'Ouest ou la crise de 1929.

  • Est-il possible de supprimer définitivement la pauvretéoe Romain Huret mène l'enquête autour du programme la Guerre contre la pauvreté mis en place dans les années 60 par l'État fédéral.

    Né d'une interrogation sur la place de la pauvreté dans nos sociétés contemporaines, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau la crise actuelle du système social,oe soulève la question du rôle de l'expert et des rapports délicats entre le savant et le politique. En s'intéressant aux fonctionnaires, il offre une histoire sociale originale de l'État américain et des institutions.
    L'enjeu ici est de comprendre comment dans l'Amérique contemporaine la pauvreté fut définie et prise en charge par une génération d'experts sociaux. Leur objectif était simple : démontrer l'existence d'une pauvreté relative au coeur de la société de consommation américaine en créant progressivement la catégorie de travailleurs pauvres. Longtemps souterrain et secret, le travail scientifique de ces experts trouve un relais politique dans les années 1960.
    Romain Huret mène l'enquête autour du programme, la Guerre contre la pauvreté, mis au point dans les administrations des présidents démocrates, John Kennedy (1960-1963) et Lyndon Johnson (1963-1968), et prolongée de façon novatrice par le président républicain Richard Nixon (1968-1974).
    En retraçant la genèse pratique de ce projet d'éradication de la pauvreté dans sa complexité politique, scientifique et sociale, cet ouvrage contribue à une relecture de la construction des différents systèmes d'assistance publique dans les sociétés occidentales. L'échec du programme qui n'adopte pas les formes fiscales et monétaires de redistribution des revenus prônées par les experts,oe annonce la permanence de la pauvreté, une réalité de plus en plus visible dans l'espace public des sociétés contemporaines.

  • En 2005, l'ouragan Katrina transforme La Nouvelle-Orléans en ville sinistrée.
    Pourtant rompus à ce type de désastre, les habitants désemparés s'attendent à une réponse humanitaire de la part de l'administration de George W. Bush. Mais celle-ci diffère son intervention, préférant assurer une sécurité militaire totale avant d'accepter le déploiement des aides. La polémique enfle, dénonçant la désorganisation étatique, le racisme, le mépris des pauvres et la morgue des élites. Inertie programmée ou raté bureaucratique ? Au-delà du scandale civique, Romain Huret démontre que Katrina est le résultat de la politique sociale de l'Etat contractuel, mis en place depuis les années 1980 par les conservateurs au pouvoir.
    En déployant la longue chaîne des choix politiques à l'origine de la catastrophe, en particulier la privatisation des services publics, il rappelle les coûts sociaux de politiques privilégiant la sécurité militaire au détriment de la sécurité sociale.

  • Richard Nixon, 37e président des États-Unis, continue de susciter des sentiments passionnés.
    Homme d'État visionnaire pour certains, individu sans charisme et malhonnête pour d'autres, il a donné naissance à des interprétations différentes et antagonistes de la part des historiens. Romain Huret détaille le parcours de ce fils de petits commerçants californiens, et permet au lecteur de découvrir un homme à part, à la trajectoire non pas météorique comme celle d'un Kennedy mais laborieuse et obstinée, exemplaire par sa capacité à s'insérer dans le fonctionnement de la démocratie américaine...
    Pour le meilleur et pour le pire. Cette biographie analytique révèle les mutations politiques, sociales et culturelles des États-Unis. Au fil des pages, la carrière nixonienne met au jour les transformations de la sociologie de l'électorat, la permanence des pratiques secrètes au coeur même de l'État et la violence des représentations au sein du débat politique. Richard Nixon n'est en rien " un cas " au sens où l'entendent les psychiatres et les psychohistoriens ; bien au contraire, il nous permet de " penser par cas " l'Amérique du XXe siècle.

  • Période de révolte et d'utopie par excellence, de cette contre-culture plurielle qui a fait l'objet de toutes les passions et toutes les controverses, les années soixante ont vu les étudiants radicaux, les hippies, les Afro-Américains, les Latinos, les Asiatiques, les Amérindiens, les femmes et les homosexuels descendre dans la rue et occuper les parcs comme les campus pour réclamer leurs droits, affirmer leur identité culturelle et jeter les bases d'un avenir meilleur. Tous rejetaient l'ordre établi et les normes dominantes de la société américaine et portaient un projet révolutionnaire qui suivit deux orientations majeures : la première aspirait à l'épanouissement d'une culture alternative et utopique fondée sur les drogues, le mysticisme et la transformation radicale du mode de vie ; la seconde visait à l'avènement d'un puissant activisme politique, renforcé par un mélange de mobilisations communautaires et d'action protestataire. Se plaçant délibérément dans la nouvelle perspective historiographique des «longues années soixante», ce livre retrace les différentes formes de la mobilisation culturelle et politique de cette période depuis leurs origines dans la deuxième moitié des années 1950 jusqu'au milieu des années 1970. Unique par son format bilingue, ce livre se décline en sept chapitres thématiques, chacun composé de trois sections : une première, en anglais, intitulée The Story, qui couvre les événements incontournables ; une deuxième, en français, Angles d'Approche, qui fournit un cadre analytique ; et une troisième, en anglais, Key Elements, qui présente de manière condensée mais précise les points essentiels - les grands noms, événements et concepts du chapitre.

empty