• Stolz

    Paul Nizon


    stolz, comme chacun des écrits de paul nizon, est une oeuvre emblématique, dont l'écriture lancinante et itérative impose de marcher sur les traces de son héros.
    ce héros, stolz, en quelque sorte un "dépossédé", cherche à s'identifier aux objets qui peuplent le monde, interroge la peinture de van gogh - dont il est, comme nizon, un spécialiste -, demande à la femme de lui montrer l'issue du labyrinthe et, dans sa singulière solitude, tente de se rejoindre lui-même. si paul nizon est aujourd'hui un écrivain de réputation internationale, c'est d'abord à stolz qu'il le doit.
    ce roman en effet - lors de sa parution en allemagne en 1975 - porta nizon au premier rang des auteurs de sa génération. il lui valut aussi le prix france culture de littérature étrangère en 1988.

  • Chien ; confession à midi

    Paul Nizon

    Chien est le livre de la plus radicale des ruptures, l'histoire d'un homme qui a rompu les amarres, quitté sa famille, dénoué tout lien amoureux, répudié les valeurs du travail et de l'appartenance civique. Posté à l'angle d'une rue, déambulant sur les trottoirs, solitaire dans un jardin public, il fouille les poubelles à la recherche d'un vieux journal, savoure les destinées de compagnons lointains : exclus et marginaux, escrocs ou criminels. Et il se souvient.
    Chien est un roman antiromanesque et superbement asocial, un éloge de l'absolue liberté et de la solitude intense, délibérée, conduite par la nécessité extrême de la littérature.

  • Stolp est un marginal, un sympathique bon à rien qui aime sa liberté avant tout. Ayant hérité d'un minus-cule appartement à Paris, il y pose ses bagages un peu malgré lui et, plutôt que de prendre possession des lieux, laisse Paris l'apprivoiser. A travers rues et cafés, il faut fuir l'atmosphère pesante de ce nouvel habitat, mais aussi les désespoirs latents d'un amour perdu. En chemin, il croise et recroise Carmen, esquisse avec elle les figures d'un duo éphémère. Car Stolp descend d'une lignée d'acrobates audacieux. Il veut jeter du lest. Ses pensées se délient, se libèrent, bondissent. Dans le nouveau roman de Paul Nizon, les intuitions les plus existentielles sont portées par une écriture aérienne : une voltige littéraire où l'humour entraîne le lecteur dans l'élan d'un récit qui mot à mot s'invente. Comme la vie.

  • À l'appui d'une soixantaine de reproductions en couleur, Paul Nizon nous emmène dans un tour d'Europe pictural à travers les siècles, depuis la Contre-Réforme jusqu'au XXe siècle.   Précis d'histoire et essai esthétique, ce livre est une relecture des grands jalons de l'histoire de l'art, et des grands peintres, témoins essentiels de leur temps.

  • Immersion

    Paul Nizon

    Un critique d'art est envoyé à Barcelone pour une mission qu'il oublie sitôt qu'il rencontre dans un bar une femme qui lui plaît immédiatement, tout entière. Qu'importent alors famille ou travail, il ne peut pas la quitter. Ainsi commence un "voyage aux Enfers" que le narrateur, fascinant double de l'auteur, évoque dans un récit dont il est à la fois le principal protagoniste et le spectateur tremblant. Ce texte irrésistible, où la passion paraît un appel venu du rivage des âmes mortes, dévoile comment les séismes de l'âme, lorsqu'ils ébranlent l'approximative stabilité du réel, peuvent faire vaciller une existence entière.

  • Dans ce cinquième tome des journaux du grand écrivain suisse vivant à Paris, on trouve de magnifiques portraits d'écrivains, des récits de rêves et rêveries ou des miniatures de villes invitant à un départ immédiat - mais aussi l'évocation de la souffrance ressentie par l'auteur quand il écrivait La Fourrure de la truite, ou encore celle d'une douloureuse séparation amoureuse. L'écriture, elle, est toujours lumineuse et triomphante.

  • Pendant l'année qu'il s'accorde à Paris pour se réconcilier avec l'écriture, le héros de ce livre découvre les facettes innombrables de la jouissance et, en lui-même, une profonde disponibilité à l'amour de la création.  

  • En 1975, paul nizon entreprend un voyage en asie du sud-est, parcourant l'île de sumatra, l'indonésie, et une partie de la malaisie.
    Que dire d'un voyage qui vous rend muet ? comment écrire, alors que l'étrangeté vous submerge, aveugle, paralyse ? adieu à l'europe, écrit sept ans plus tard (1982) rend merveilleusement, compte de l'alchimie autofictionnaire de paul nizon par laquelle les bouleversements de la vie se trouvent saisis et transmués en art. le texte est accompagné de vingt et une photographies du compagnon de voyage de paul nizon, willy spiller.

  • LE POINT DE VUE DES EDITEURS A mi-distance des " romans " et de l'essai, " L'envers du manteau " nous introduit au coeur du processus alchimique par lequel les mots condensent les moments marquants de la réalité, des rêves, de la réflexion et de la vie intérieure, pour leur donner un sens et les métamorphoser en oeuvre.
    Journal d'écrivain où passent (notamment) les figures d'Hemingway, d'Henri Miller, de Thomas Wolfe, de Canetti, notes d'atelier (1980-1989) où prend forme le travail littéraire, lieu de conciliabule entre un auteur et le tracé qu'il a accompli, livre d'heures d'un homme profondément requis par l'exigence de l'écriture, " L'envers du manteau " est aussi une méditation traversée de voyages et d'onirisme, d'énigmes et d'éblouissements, de souvenirs, de " choses vues ", de billets d'humeur et d'amour, d'oraisons à la ville, à la femme, au bonheur.
    Jamais encore Paul Nizon - sans doute l'un des plus grands écrivains de ce temps - n'avait à ce point pénétré et révélé l'essence même d'une vie d'artiste.

  • Oeuvres

    Paul Nizon

    L'intégralité des oeuvres " autofictionnaires " de Paul Nizon se trouve ici réunie. Les textes sont présentés dans leur ordre d'écriture. Un livre encore inédit en France (Les lieux mouvants, 1959) ouvre ce volume. Celui-ci s'achève sur Marcher à l'écriture, texte issu des conférences prononcées à Francfort par l'auteur en 1984 et qui, tel un mode d'emploi, éclaire de manière irremplaçable le cheminement et le travail de Paul Nizon.

  • Ce premier volume du journal de Paul Nizon permet d'assister à la naissance d'un écrivain, puis à l'apparition des premiers doutes, dus au mauvais accueil reçu par Canto. Il faut dès lors parvenir à prendre le dessus, pour revenir à l'écriture. En 1961, Paul Nizon est un jeune homme d'une trentaine d'années. Son premier livre, un recueil de nouvelles, fait sensation, et la critique prend la mesure de son talent. Il se met alors à écrire Canto, belle oeuvre inspirée par son séjour à Rome. Une grande maison d'édition se propose de le publier. L'auteur, qui laisse derrière lui son métier et sa famille pour se consacrer exclusivement à l'écriture, croit voir se réaliser ses espoirs les plus fous.
    Or le livre, publié en 1963, rencontre une incompréhension totale. Canto, fulgurante prouesse littéraire, se voit rejeté, ce qui plonge son auteur dans un état de crise. Au début de ce premier tome de ses journaux, il retrace la manière dont il parvient progressivement à reprendre le dessus et à revenir à l'écriture. La richesse des pensées, la précision et la passion avec lesquelles Nizon parle de la genèse d'oeuvres comme Immersion ou Dans la maison les histoires se défont, ses rencontres avec d'autres écrivains (Max Frisch par exemple), ses colères, ses brouilles et ses désespoirs, mais aussi son éternel combat pour pouvoir se consacrer exclusivement à son art... : tout ici concourt à une matière vivante exceptionnelle, un plaisir de lecture ininterrompu. Voici un journal d'artiste de grande qualité qui peut être lu par tout public mais sera bien sûr encore plus apprécié par les fidèles de Nizon.
    Nous devons ce "concentré de journal" au travail d'un germaniste allemand qui a sélectionné environ dix pour cent des journaux de Nizon afin d'établir cette chronique "d'une montée en puissance d'un écrivain". Les journaux des décennies suivantes seront traités de la même façon. Ceux des années 1980 (comme L'Envers du manteau) bénéficieront d'une nouvelle édition revue et corrigée dans ce sens. Le but étant d'offrir aux lecteurs un condensé des réflexions, des émotions et de la vie de l'écrivain. Le résultat enchante.

  • Paul Nizon a vingt-sept ans lorsqu'il décide de s'isoler en Bavière, dans la région montagneuse du Spessart, pour se consacrer à ce texte sur Van Gogh. Il sait qu'il deviendra écrivain de fiction mais aussi écrivain sur l'art. Il est habité par Vincent Van Gogh, par son oeuvre mais aussi par sa vie. Avec ce premier texte vibrant mais d'une grande précision conceptuelle, il forge ses outils de critique d'art. Mais Paul Nizon n'est ni journaliste, ni universitaire, c'est d'abord un écrivain qui parle de l'art. S'il va vers Van Gogh, c'est parce qu'il ressent une affinité profonde avec son oeuvre, son regard, sa façon d'aborder les paysages et les êtres. L'essentiel du livre est consacré au Van Gogh dessinateur, de 1881 à 1885. Le peintre est alors âgé de trente ans. Après un premier séjour à La Haye, il s'isole dans des régions rurales de Flandres, à Etten et à Nuenen, où il partage la vie des paysans et des mineurs. Là il s'approche de son art, élabore une vision du monde et de la peinture. C'est à ce laboratoire solitaire à ces années de création pure, que ce livre est consacré, riche de nombreuses illustrations.
    Parmi les centaines d'ouvrages et de catalogues publiés autour de Van Gogh, on trouve trop peu de véritables textes d'écrivains. Avec ce premier livre, Paul Nizon scelle une complicité profonde avec le peintre.

  • « Un artiste hors-la-loi » : c'est ainsi que Paul Nizon décrit son ami le dessinateur, peintre et sculpteur Friedrich Kuhn. Né en 1926 en Suisse alémanique, mort en 1972, Kuhn fut l'une des figures les plus marquantes et les plus excentriques de la scène artistique zurichoise des années 1960. Entre figuration et abstraction, à la frontière du pop art et de l'art brut, il élabora une oeuvre où l'humour, le jeu et surtout la poésie s'allient très étroitement. Paul Nizon, qui partagea avec lui des années de bohème zurichoise, lui consacre un texte à la fois précis, intime et documenté. À sa façon d'écrivain critique d'art, il s'attache à faire revivre la passion créatrice de Kuhn. La grande capacité d'analyse artistique de Nizon se double d'un sens merveilleux de la formule. Méconnue aujourd'hui, l'oeuvre de Kuhn ressuscite dans cet ouvrage qui fait la part belle au texte et où les illustrations, tout comme dans Les Débuts de Van Gogh, viennent ponctuer le propos de l'écrivain.

  • Chien, confession de midi

    Paul Nizon

    Chien est le livre de la plus radicale des ruptures, l'histoire d'un homme qui a rompu les amarres, quitté sa famille, dénoué tout lien amoureux, répudié les valeurs du travail et de l'appartenance civique.
    Posté à l'angle d'une rue, déambulant sur les trottoirs, solitaire dans un jardin public, il fouille les poubelles à la recherche d'un vieux journal, savoure les destinées de compagnons lointains: exclus et marginaux, escrocs ou criminels. exégète de la dissidence, il observe l'absurdité frénétique de la ville. s'emplit les yeux et les oreilles de sensations: bruissement urbain, silhouettes qui fourmillent, merveilleux spectacle de l'effervescence quotidienne.
    Et il se souvient. de ses chiens. de son chien tant aimé. qu'il a abandonné un beau jour, lui aussi. pour en finir. pour ne plus être tenu en laisse par quoi que ce soit. chien est également le livre le plus radical de paul nizon: un contre-portrait de l'artiste par le personnage, une réplique à l'autofiction comme à ceux (les diseurs de bonnes aventures, ou l'écrivain croisé ici même) qui veulent faire entrer tout et tout le monde dans leurs histoires.
    Chien est un roman anti-romanesque et superbement asocial, un éloge émouvant de l'absolue liberté, le capriccio d'une solitude intense, délibérée, conduite par la nécessité extrême de la littérature.

  • le livre marquant de la période que couvre ce journal est stolz.
    ce roman, qui fait "consciemment écho au lenz de büchner", lui a valu en 1975 le prix de littérature de brême.
    dans le journal, nombre de pages témoignent de sa lutte pour se libérer de cette figure de stolz. il n'est pas étonnant que la fureur amoureuse de l'année 1977, sur laquelle s'étend le journal, ait été ressentie par nizon comme une régression et aussitôt mise en relation avec stolz. mais voilà longtemps que paul nizon n'est plus stolz.
    c'est aux scènes de la vie conjugale d'ingmar bergman que lui font penser ses tiraillements entre les deux femmes, tiraillements que lui-même ressent comme une catastrophe existentielle. il affronte la crise avec un humour et une autodérision qu'on ne saurait méconnaître.
    réflexions sur son travail passé, sur "la grande ville", sujet d'espoir et de désillusion : sur les américains et avant tout thomas wolfe, mais aussi tolstoï, rilke, kafka, joseph conrad et peler handke - lectures, analyses, prédilections.
    rencontres avec d'autres auteurs jalonnent également ce volume, qui livre de nizon une tout autre image : l'écrivain dompte le chaos de ses expériences existentielles en se défaisant du passé, en se remémorant le présent, en le réinventant et en produisant, grâce à cela, littérature et vie.

    ce second volume du journal de paul nizon, qui embrasse les années 1973 à 1979, montre un auteur de plus en plus maître de ses moyens, en passe de devenir cet écrivain consacré qui bientôt.
    avec le roman l'année de l'amour, gagnera sa place dans la littérature européenne.
    né à berne eu 1929, le plus grand écrivain contemporain suisse allemand, paul nizon. vit à paris. l'essentiel de son oeuvre est publié eu france par les éditions actes sud et jacqueline chambon. de multiples prix littéraires lui ont été décernés en suisse. en france et en allemagne.


  • Le ramassement de soi

    Paul Nizon

    Paul Nizon met ici en lumière l'absolue liberté des créateurs, à commencer par la sienne, invitant à jouer sa vie comme un passant, entre émerveillement et fuite. Il s'agit de se laisser absorber par le monde - par le biais des voyages, des villes, des femmes - et de le regarder, de l'écrire pour l'absorber à son tour. Tout en rendant hommage à Van Gogh, mais aussi à Soutine et Dietrich, pour la peinture ; aux cinéastes Fellini et Bertolucci ; aux écrivains Robert Walser, Sean O'Casey..., Paul Nizon évoque aussi bien des souvenirs analysés que des réflexions sociologiques nées de l'observation du quotidien ou des fragments d'un art poétique. Les entretiens, quant à eux, reviennent de manière éclairante sur sa conception de l'écriture, du père et de la paternité, du bonheur... Dans un style d'une extrême justesse, qui passe de la prose poétique au ton de la causerie et de l'humour, ce recueil peut constituer aussi bien une voie d'entrée dans l'oeuvre de Paul Nizon qu'un moyen d'approfondissement de son cheminement humain, intellectuel et artistique.

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