• La rose d'or

    Nicole Morelle

    Une rencontre sur un banc au Champ-de-Mars ouvre l'action de ce roman qui se déroule à Paris avec des échappées lumineuses en Anjou.
    Deux personnes d'âges éloignés se partagent l'intrigue : Dorothée, pianiste anciennement de renom, accablée de la vivante mémoire de sa célébrité passée. Et assise à côté d'elle, Aurélie, jeune actrice de théâtre qui vient répéter à pleine voix, tôt le matin, son rôle d'Électre dans le drame de Sophocle.
    Leurs conversations forment l'armature de ce livre riche en dialogues : ouverture sur le théâtre antique ou contemporain, sur la musique classique ou non (le piano et l'orgue que joue Dorothée à la chapelle de l'École militaire), sur les objets sacrés recherchés passionnément par la pianiste qui espère trouver un apaisement dans leur possession dont la valeur marchande n'est pas un obstacle pour elle, et aussi sur le souvenir cruellement inoublié d'un amour de la vieille dame pour un chef d'orchestre de son temps.
    Récit d'une amitié en devenir où les contraires s'opposent : la différence de leurs fortunes respectives, leur inégalité sociale, leurs conceptions religieuses.
    D'autres acteurs peuplent la scène. Parmi eux, une femme étrange, surnommée « la Folle du Champ- de-France », troublera la sérénité difficilement acquise des protagonistes ; un marchand d'objets d'art que ses connaissances professionnelles transformeront en arbitre involontaire des nombreux événements imprévus qui les attendent.

  • Le courage héroïque d?une mère pour ses deux filles.

  • Un livre à deux mains : Jean Morelle, ancien conservateur du patrimoine, qui a assemblé patiemment la documentation ; Nicole, son éposuse, qui a mis en forme ses notes érudites pour offrir une histoire d'un village situé à l'est de l'Anjou, dans le canton actuel de Baugé. Chartrené :
    Ainsi s'appelle aujourd'hui cette localité qui a connu bien d'autres noms au long des siècles et qui s'honore d'avoir conservé trois monuments classés à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
    Peuplé dès la période néolithique, l'Anjou a vu, sous l'empire romain, son territoire sillonné de trois grandes voies. Tôt christianisé, Angers eut comme évêque saint Mainboeuf (VII e siècle) qui accomplit un miracle à Chartrené. Au long des siècles, Chartrené passe sous l'autorité de diverses familles dont les généalogies et les possessions sont racontées avec précision. C'est en 1968 que les auteurs de ce mémoire ont acquis la châtellenie de Chartrené. Ils ne se sont pas satisfaits d'une restauration rapide, mais leur recherche sur la construction et l'histoire des bâtiments ont permis de redonner vie et beauté à un ensemble qui avait subi les assauts du temps et d'offrir un récit plein de sens et de charme sur les habitants et la vie d'un village des origines à maintenant.

  • Hôpital de Brousse

    Nicole Morelle

    Ces dix-sept nouvelles, rassemblées pour l'unité qu'elles représentent dans leur diversité, manifestent une tentative de l'auteur afin de mieux comprendre la complexité humaine.
    L'origine de chacune d'elles lui est particulière. Ainsi, un appel à l'enchantement des cinq sens : la vue pour « Les petites routes des clues », l'ouïe pour « Les parures de l'orgue », l'odorat pour « Son parfum », le toucher pour « Horus », le goût pour « Le restaurant de Pierre ». Et aussi la tendance dangereuse à l'affabulation : « Gare de Lyon ». Comme l'empreinte indélébile d'un cauchemar, impliquant la présence d'un enfant : « Un rêve signifiant ». Ou le souvenir marquant d'une vision lointaine, entretenue par l'attachement de son mari au moulin de sa famille : « Le moulin de Jean ». Et, inspiré par l'érudition de celui-ci : « Reflets piégés ».
    Des souvenirs personnels : « Les trains de la guerre », « Une semaine d'hospitalisation », « Déjeuner d'anniversaire ». Et quelquefois une approche de sa vie professionnelle passée, transposée en Côte d'Ivoire :
    « Hôpital de brousse ». Enfin, la pure imagination l'emporte pour « La plus belle », « Une paille dans le rouage », « Le voyage à Marbeau », « La trompette secourable ».
    Toutes ressortent du plaisir de l'auteur à raconter des histoires à son journal, autrefois, comme à son piano. Une habitude prise du temps de son enfance, sa défense contre les horreurs de la guerre.

  • D'âge en âge

    Nicole Morelle

    Nicole Morelle est née quelques années avant la guerre de 40, où son père, Louis Manie, Officier de carrière, fut tué au combat. Ce drame qui bouleversa son enfance formera sa personnalité. Elle fait des études classique, passe ses deux bachots et se laisse orienter par sa mère vers la Faculté de Pharmacie dont une bourse de pupille de la Nation lui facilitera laccès. Ses études approfondies aussi en faculté de médecine, qui suivra lobtention de son diplôme, la conduira à fonder un laboratoire de biologie médicale. Elle se mariera en 1959 avec Jean Morelle, commissaire priseur, dont elle aura trois enfants. Durant ces années, elle na pas oublié la musique, son penchant essentiel, ni lécriture. Après le piano, elle étudiera lorgue sous la direction dAndré Marchal, ainsi que la composition avec Maurice Duruflé. Par ailleurs, elle écrira une quinzaine douvrages (romans, histoire, théâtre, essai) tout en enregistrant quatre compact-disques dorgue et un de piano aux éditions Quantum. Elle donnera de nombreux récitals dorgue en France et à létranger. Avec son mari, elle a restauré, en Anjou, le vieux château quasiment en ruines (XVe XVIIe siècle) de Chartrené. Il recevront à ce titre le Prix Chef-duvre en péril et le prix Langlois. Elle est membre de lAcadémie des Belles Lettres, Sciences et Arts dAngers et a reçu le titre de Chevalier des Palmes académiques et a été distinguée par le Prix Littré décerné aux Écrivains médecins et Le Prix des écrivains régionalistes. Ce livre raconte toutes les péripéties de la belle vie dune française.

  • La harpe

    Nicole Morelle

    Après une enfance parisienne, Adélaïde, orpheline à l'âge de neuf ans après la mort accidentelle de ses parents., sera recueillie par Lucie de Pontheuil, et demeurera dans l'écrin du château angevin de Plessis-Chevran. Environnée des beautés de l'immense domaine et de la bonté compréhensive de sa récente marraine, elle réapprend le piano en attendant de jouer l'orgue situé dans la chapelle familiale tout en envisageant de conquérir la harpe. Mais viennent des jours de colère et son retour définitif inopiné à Paris en pleine période de restauration des vieux hôtels du quartier du Marais à Paris. Intrigues compliquées, passions exaltées, non-dits impliquant les familiers du château jusqu'à l'apparition d'un conseiller éclairé rythment les chapitres de ce roman au coeur musical : celle du piano, du violon et du violoncelle, de l'orgue et essentiellement de la harpe.

  • L'arbre d'aventure

    Nicole Morelle

    L'action se passe essentiellement dans une cité angevine dotée vers l'an mil d'un important chapitre conventuel. Au XVe siècle, leurs membres se dispersèrent en de ravissants logis, chapellenies et maisons canoniales demeurés intacts jusqu'à nos jours. Le narrateur, Alexandre Bonnadieu, écrivain, a reçu en héritage l'un de ces petits manoirs ; il y trouve la paix de l'esprit propice à son imagination en dépit de la malade mystérieuse qui le mine. " Au-dessous de moi, la ville s'offre dans le désordre étagé de ses toits d'ardoise, dans le hérissement de ses tourelles et dans l'ombre verte de ses jardins; au loin la Loire déroule ses larges boucles entre les saules et les peupliers. Il a vécu avec son épouse Mathilde, qui est médecin, un grand amour dont l'excès de passion les a menés à une séparation, peut-être provisoire. Depuis, il reste seul, non sans jeter un oeil intéressé sur le jardin contigu de sa charmante voisine. Ses déplacements professionnels ou familiaux et les rechutes de son mal rythment son existence tranquille sous la protection attentive quoiqu'éloignée de Mathilde. C'est elle qui lancera l'idée de faire jouer une de ces pièces de théâtre dans la collégiale abandonnée au faîte de la colline " dont le profil aïgu de la charpente est visible de tous les horizons ". Théâtre amateur, mais théâtre de qualité qui réunira dans la diversité des emplois tous les habitants de la commune. L'histoire aurait pu s'arrêter là, si la naissance d'un enfant de Mathilde, dont l'écrivain n'est pas le père, ne venait renouveler le jeu.

  • La prière de l’orgue

    Nicole Morelle

    • Arsis
    • 24 Décembre 2007

    Le " pape des instruments ", ainsi que Franz Liszt définissait l'orgue, impose d'emblée l'admiration et le respect du fait de sa somptueuse et scintillante puissance. Chargé de mystères, il parle aussi à notre imaginaire. Dans nos églises et nos cathédrales, il est devenu depuis le Moyen Age l'intercesseur des fidèles auprès de l'infini de Dieu. Qui n'a jamais souhaité gravir l'escalier à vis menant à la tribune ? Ouvrir la porte secrète qui enferme les rêves... à la rencontre de l'organiste solitaire devant sa console dont s'étagent les claviers, son " jardin suspendu " ? Découvrir le coeur de l'instrument, la partie invisible pour tous, où s'élabore la vibration sonore. Approcher la présence divine dans le génie des compositeurs. Vivre l'expérience intérieure que la résonance de la musique a engendrée. Pour la plupart, l'orgue reste un inconnu. Le but de cet ouvrage est d'en révéler les mystères, les subtilités de fonctionnement, d'utilisation et d'interprétation et de faire mieux comprendre sa mission à la fois liturgique et mystique.

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