• La nuit italienne

    Nicole Fabre

    1924, Rome.

    Dans une Italie où le succès de Mussolini ne fait que croître, la jeune Giulia, 13 ans, refuse de rejoindre les jeunesses fascistes. Indisciplinée, elle défie les règles édictées par sa famille bourgeoise et se lance à corps perdu dans sa passion pour l'art et la littérature.

    Devenue journaliste pour Margherita Sarfatti, la redoutable maîtresse du Duce et la femme qui domine tout le milieu de l'art italien, Giulia se trouve partagée entre son amour pour un talentueux peintre antifasciste et son attirance pour le sensuel et dangereux Italo Balbo, ministre proche de Mussolini.

    Alors que le monde est sur le point de basculer, la jeune femme aura besoin de toute sa détermination pour naviguer au coeur des heures les plus sombres et dangereuses de l'histoire.

  • Cette réédition est augmentée de la retranscription inédite d'un entretien consacré à Descartes entre l'auteure et Patrick Lagadec. TABLE DES MATIERES Avant-propos Chapitre 1 Le point nodal - Rêve et réalité - Errances - Fulgurance de l'amitié, fulgurance de la pensée Chapitre 2 Les trois songes - Un obscur sentiment de faute - Le melon, un détail insolite - L'esprit de vérité repose sur moi Chapitre 3 Roman familial et fantasme organisateur - Le père et les grands-pères - Jeanne Brochard, la mère morte en couches - Où l'on voit se construire une fantasme organisateur Chapitre 4 La maladie et la mort dans la vie de Descartes - La médecine, une affaire personnelle - Ambivalence - Mourir de plaisir Chapitre 5 Lutte pour la vie - Présence de la mort - Vaincre la mort Chapitre 6 La tentation faustienne - La création du monde - Jouer avec la toute-puissance - De la rivalité à l'alliance Chapitre 7 L'horreur du vide - Les ténèbres, le labyrinthe et la folie - Marcher avec assurance et pourfendre les opposants ! Chapitre 8 Descartes en gésine - Le philosophe et les jeunes femmes - Etranges condoléances - Etrange généalogie - Procréation et création Entretien avec Patrick Lagadec Notes Bibliographie

  • L'imaginaire ne permet-il pas d'accéder, mieux que toute approche scientifique à la connaissance du non-connu, le non-conscient ? Comme une sorte de raccourci pour mieux approcher de l'inconscient.
    Nombre de psychanalystes aujourd'hui reconnaissent à l'imaginaire sollicité au coeur de la cure un pouvoir spécifique de mobilisation de l'inconscient. Ils mettent en place dans le cadre de la séance un temps de rêve-éveillé. On parle alors d'analyse-rêve-éveillé ou de rêve-éveillé analytique.
    Cette pratique, cette évolution, s'inscrivent dans une histoire. Nicole Fabre se propose de retracer cette histoire, depuis la naissance du rêve-éveillé en psychothérapie tel que nous l'a présenté son créateur Robert Desoille au début du xxe siècle jusqu'à ses développements actuels.
    Nicole Fabre a consacré sa vie de psychanalyste à explorer le rêve-éveillé en séance. Espace imaginaire, jeu, liberté, désir déployé, enfance, conte, poésie, puissance de l'imaginaire... elle dévoile les facettes infinies du rêve-éveillé et nous montre comment cette approche peut aider le patient en souffrance.
    Un livre puissant. L'expérience de toute une vie qui nous donnée en partage dans cet ouvrage.

  • La femme dans la Bible, d'Eve à Marie en passant par Sara, la matriarche, Judith la rebelle, la juge Deborah ou Marthe et Marie, proches de Jésus, quelle diversité ! Que d'itinéraires surprenants, ouvrant des portes risquées, audacieuses, ou dénonçant des impasses funestes. Que dit la Bible sur la femme et le don de la vie, la femme prophète ou apôtre, la femme et la beauté ou la liberté, la femme et le mal ou la mort, la proximité extrême et la différence irréductible entre l'homme et la femme, la relation amoureuse ? L'auteur, Nicole Fabre, tisse entre les textes bibliques et le lecteur une relation vivante, avec finesse, couleur, et tendresse.

  • La psychothérapie de l'enfant est un travail sur l'inconscient avec deux contraintes : celle du modèle éducatif, souvent incriminé, soit pour le décrier, soit pour en faire le centre de la problématique ; et celle du caractère évolutif de l'enfant dont la psychothérapie doit être adaptée à l'imaginaire en train de se construire.

    Le champ des psychothérapies est extrêmement large, certaines visent une modification des comportements, d'autres l'invigoration du sujet ou sa resocialisation, d'autres sont centrées sur l'apaisement de l'angoisse. Principalement d'ordre verbal chez l'adulte, la psychothérapie est un travail psychique qui s'adresse directement à l'imaginaire chez l'enfant, permettant de réorganiser les problématiques inconscientes.

    C'est ainsi que l'abord de l'enfant dans sa dimension imaginaire prend toute son importance.
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    Le travail que nous effectuons en Rêve Éveillé avec l'enfant est certainement l'un des plus féconds qui puisse se faire.

  • Vivre, c'est apprendre à se séparer. Déménagement, divorce, perte, deuil... à tous les âges de la vie, la séparation déchire, meurtrit, blesse.
    Chaque nouveau pas accompli par l'enfant est une prise de distance, un éloignement. À commencer par la naissance. Et il n'y a pas de « petite séparation ». Changer de maison, laisser ses parents partir, quitter ses amis, voir ses parents divorcer, découvrir que la mort existe...
    Certaines situations sont insupportables à l'enfant. Comment l'accompagner à travers les étapes de sa vie, sans banaliser, ni dramatiser ? Comment l'aider à comprendre, intégrer et dépasser la séparation ?
    Enfin, au delà-du vécu de l'enfant, comment chacun de nous, devenu adulte, interroge les traces toujours vivaces de ses pertes, de ses chagrins, de ses révoltes, et de ses victoires ?
    Car cette expérience que nous partageons avec tous, n'est-elle pas une de celles qui définit la condition humaine ? Et n'est-elle pas aussi celle grâce à laquelle nous nous reconnaissons unique et différent ?
    Un ouvrage toujours accessible qui intéressera chacun d'entre nous.
    Déjà parus dans la même collection : La vengeance, L'angoisse, Le désir.
    A paraître : L'auto-psychanalyse, Peur de manquer, Le narcissime.

  • Que se passe-t-il dans la tête des petits enfants, qu'essaient-ils de nous dire ? Des mots maladroits, des phrases qui semblent toutes faites ou qui ne s'achèvent pas, quelques mots balbutiés, un regard chagriné ou tendu. Qui nous donnera les clés pour entrer dans le mystérieux univers de la petite enfance dans lequel nos enfants semblent parfois emmurés ? Nicole Fabre se met à l'écoute des enfants, de leurs questions, de leurs préoccupations et de leurs souffrances.

  • Deux soeurs qui ont choisi d'emprunter tout au long de leur vie les chemins de l'imaginaire. Suzanne Prou, la romancière, est aujourd'hui disparue. C'est la seconde, Nicole Fabre, qui a pris la plume pour retracer leurs deux trajectoires.L'enfance en Indochine, « la première maison », le jardin touffu, une mère si belle, un père souvent parti loin, des complicités aux rivalités... Nicole Fabre fait un retour sur leurs deux passés composés. Quel rapport ont-elles entretenu l'une et l'autre avec leur imaginaire, si présent dans chacune de leur vie, si semblable et si différent dans les usages qu'elles en ont fait ? Où se rejoignent-elles ? Quand se séparent-elles ? Comment ont-elles chacune transformé les images dont elles sont porteuses ?« Et j'aime à penser que je touche une réalité qui nous dépasse, celle de l'acte d'écriture du romancier et celle de l'acte analytique du psychanalyste. Dans les deux cas, un acte de composition, un acte de création... auquel je m'invite moi-même à nouveau chaque fois que je prends la plume pour mettre en mots mon expérience, et, la mettant en mots, pour m'engager à nouveau sur les chemins de l'imaginaire. »Un témoignage puissant où Nicole Fabre fait entendre la voix de sa soeur et sonde les sources de l'imaginaire. Pour mieux comprendre ce qu'il en est de la création littéraire. Mais aussi ce qu'il en est de l'acte créateur que représente le travail analytique.

  • "Dans l'immense douleur où m'a jetée la mort du compagnon de ma vie, celui que j'aime depuis si longtemps et qui m'a lui aussi aimée, des mots sont venus, des images, que j'ai écrits au fil des jours. La trace du chemin que dans mon obscurité je cherchais.

    Ces pages n'étaient pas destinées à publication. Mais un jour où j'étais à nouveau égarée je les ai relues. J'ai retrouvé les mots et les images qui disent la détresse, l'effroi, mais aussi la quête, les points d'appui, les sources de vie au coeur même de la perte et de la mort. Elles m'ont été bienfaisantes. J'ai pensé que d'autres, confrontés à la même douleur, pourraient peut-être à travers mes mots et mes images rencontrer leurs paroles et construire leur propre chemin"

  • Peur de manquer : nous sommes tous porteurs de l'angoisse du manque, de la perte, qui nous habite dès notre naissance. Manque de ce que j'aime, de ceux que j'aime, de la vie, tout simplement.
    Elle peut engendrer tantôt une désespérance et un état de deuil paralysant, tantôt une hyperactivité, ou une consommation à outrance de biens matériels, quête illusoire de comblement du vide créé par le manque et la séparation. L'absence et le néant. Tristesse de manquer aujourd'hui, de manquer un jour de tout ce qui s'est enfui. De tout ce que l'on a « laissé derrière soi ». Peur aussi « d'avoir manqué » l'essentiel.
    Dans nos sociétés riches en possibles un autre rempart s'élève face à la même angoisse, symptôme lui aussi masqué de la peur de manquer et de l'angoisse du vide : travail trépidant et loisir non moins trépidant. Lieux et activités où ne demeure aucun blanc, où l'individu se remplit de paroles, de bruit, de jeux, de musique et de rythmes. Mais il est d'autres modes de remplissage :
    De l'espace cette fois avec tous les objets conservés pour qu'ils ne se perdent pas, ne meurent pas, ne me manquent pas, eux non plus. Dans les deux cas un rempart est élevé contre le risque de manquer, contre la conscience de l'absence absolue, comme de notre finitude et de la mort.
    Partie de l'expérience du trop et du trop-plein, Nicole Fabre nous mène dans un passionnant cheminement, jalonné des récits de ses patients et de son expérience de clinicienne. Elle nous conduit à un questionnement existentiel, une quête menée par chacun de nous. Et nous aide à penser ce manque fondamental que nous cherchons toujours à combler.

  • Quand les enfants parlent de Dieu, ils traduisent, à son égard, les sentiments les plus profonds de l'homme. Et quand au cours d'une thérapie ils libèrent l'angoisse et l'attente que suscite son nom, ces inventeurs d'images illustrent l'inconscient religieux de l'humanité. Ils prennent à contre-pied le langage de la foi, ils révèlent et trahissent la culture chrétienne de leurs catéchismes : leurs mots laissent le théologien sans défense. En rapportant ces entretiens avec des enfants ou des adultes qui tentent de percer le secret de leur enfance, Nicole Fabre n'a pas cherché à se protéger en se cachant au fond de son fauteuil de psychanalyste. Tout au long de cet accompagnement, elle se laisse interroger par les visages de l'inconnu entrevus chez les uns et les autres; elle se découvre vulnérable et ne prétend pas échapper à la confrontation. Cet ouvrage ouvre plus de pistes possibles qu'il n'indique de directions sûres dans les méandres des destins de chacun. Mais au travers des langages, des images, des rêves et des souvenirs poignants, il propose, sans jamais l'imposer, la recherche d'un sens et d'un signe.

  • Voyage en desesperance

    Nicole Fabre

    • Cerf
    • 13 Mai 2011

    " Le désespoir est violent, souvent explosif. La dépression fait partie des pathologies. La désespérance est plus discrète. C'est une perte obscure, la perte de l'espérance sur laquelle étaient construits des choix de vie, l'amour de la vie. Il peut arriver qu'elle engendre des crises de désespoir, qu'elle se développe en dépression. Mais l'état de désespérance, en raison de sa discrétion et de la lenteur de sa gestation, passe souvent inaperçu. J'entends, j'écoute la désespérance, souvent au cours de séances où mes patients lèvent le voile et disent le vide qui s'est creusé en eux, qui entrave toute joie de vivre. Je l'entends aussi dans la banalité des jours. J'en reconnais la marque à l'occasion de rencontres avec des hommes et des femmes de tous âges, avec des enfants. Cette marque est si douloureuse que j'ai eu le désir de faire partager mon écoute à d'autres, pour qu'ils se retrouvent en fraternité avec ceux qui ont perdu une illusion qui nourrissait leur espérance. Ce livre est un appel. Un appel à l'écoute de la désespérance qui peut-être habite nos proches et parfois nous habite nous-mêmes. Un appel à la compassion envers ceux qui souffrent de désamour. Un appel pour que, ayant reconnu désespérance et désamour, on oeuvre pour s'en arracher. Si nous parvenons à traverser la désespérance pour aller au-delà, nous gagnerons à cette longue marche un approfondissement personnel, un ancrage plus juste dans le réel, dès lors plus d'humanité ".

  • On a beaucoup dit que l'éducation donnée aux enfants du siècle dernier les a chargés d'un sentiment permanent de culpabilité aux conséquences désastreuses.
    On a dit aussi qu'il fallait éduquer chez l'enfant la capacité de prendre des responsabilités, tout en bannissant chez lui toute idée de faute. mais aujourd'hui, oú en sommes-nous de cette éducation qui semble avoir évacué la morale et les interdits? que disent parents, voire grands-parents, devant ce cadre nouveau? a partir d'une longue expérience de thérapeute auprès des enfants, nicole fabre s'interroge: et si la moindre insistance mise aujourd'hui sur la culpabilité en faveur du sens de l'autonomie n'était pas une chance, une vraie possibilité pour éduquer nos enfants en faveur d'un nouveau sens moral, plus apte à favoriser leur liberté et leur épanouissement?.

  • Cet ouvrage s'inscrit parmi les très rares qui traitent le bégaiement dans une perspective analytique. Il propose, au-delà des méthodes de rééducation, une véritable quête de sens pour que les mots redeviennent parole et ne demeurent pas des cailloux dans la bouche de celui qui parle.

  • Les contes, les rêves, les songes ou les belles histoires ont tissé notre enfance.
    Aussi la psychanalyse a-t-elle tout intérêt à prendre appui sur cet imaginaire, car les processus qui la fondent s'y amplifient comme en une caisse de résonance. L'utilisation du rêve-éveillé en séance donne en effet accès à la réalité du temps de manière originale. La réflexion philosophique et psychanalytique menée par Nicole Fabre s'inscrit dans le va-et-vient entre figures littéraires et séquences de cure.
    Les concepts familiers de la psychanalyse tels que le transfert, la régression, la sublimation trouvent dans ce mode d'approche des éclairages inédits. Finalement, ce qui a été "rêvé" et travaillé devient réalité : le moi rêvé devient un moi réel. Il se révèle en profondeur au miroir des songes.

  • Leonard le toscan

    Nicole Fabre

    • Mazarine
    • 10 Janvier 2001

    Léonard de Vinci, ce maître immense, fascine tous ceux qui l'approchent, y compris ses nombreux disciples. Pour Salaï, l'un d'entre eux, il éprouve une passion indicible. Et non dite. Il l'enfouit pour ne pas subir la réprobation des notables de Florence. Quant à Salaï, doué, frondeur et rebelle à la fascination générale suscitée par le maître toscan auprès de ses contemporains, il refuse lui aussi cette passion qui lui ôterait tout libre arbitre. Cela ne les empêchera pas d'aller ensemble de la cour de Ludovic le More à celle de Cesar Borgia, en passant par Milan, Rome, Florence ou Venise. Ni de vivre les événements les plus significatifs du passage de la fin du XVe au début du XVIe siècles en Italie, ce moment unique. Ils côtoieront, aimeront ou détesteront Botticelli, Bramante, Michel-Ange, Raphaël, Machiavel, les Medicis. Jamais traité jusqu'à ce jour, ce sujet délicat et sublime permet un autre éclairage sur le génie le plus secret et le plus décalé de son temps. Nicole Fabre vit en Provence. Elle a écrit trois romans, La Princesse barbare, L'ombre du prophète, Les jardins du Fraxinet.

  • L'auteur, psychanalyste, donne la parole aux enfants pour 52 chroniques regroupées par thèmes (la famille, les chagrins et les conflits, le désir, le savoir et les jeux, et l'enfant philosophe). Le monde de l'enfance recomposé.

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