• Haikus

    Muriel Detrie

    Le livre propose une anthologie de haïkus du Japon et du monde entier. Y seront présentés les haïkus des saisons composés par les maîtres du genre au 17e siècle (Bashô), mais également ceux de Jack Kerouac, Rainer Maria Rilke, Paul Eluard, écrivains grâce auxquels le haïku a parcouru le monde et n'a cessé de se renouveler. Jusqu'à se retrouver aujourd'hui sur la toile sous la forme du Twit'haïku, auquel tout un chacun peut s'essayer.

  • Lointaine, isolée à l'extrémité du continent eurasien, longtemps difficile d'accès et par là même mystérieuse, la chine a de tout temps hanté l'imagination de l'occident.
    Peuplée par les anciens de monstres et de merveilles, c'est au moyen age seulement qu'elle a commencé d'être connue, sous le nom de cathay, grâce à marco polo qui en détailla les richesses.
    Mais d'autres avant lui s'en étaient déjà allés jusqu'en chine, et bon nombre d'hommes et de femmes s'y aventurèrent à sa suite: missionnaires, marchands, militaires, diplomates, scientifiques, journalistes ou simples touristes.
    Venus d'europe, de russie, d'amérique, du canada ou même d'australie, la plupart cherchèrent à la convertir ou à la " civiliser ", à l'exploiter ou à la conquérir; mais quelques-uns tentèrent aussi d'explorer ce monde dans toute sa diversité.
    Leurs récits nous entraînent du littoral aux régions les plus reculées, nous font emprunter des moyens de transport insolites, savourer les " délices " des auberges chinoises, connaître les situations les plus angoissantes ou les plus cocasses.
    A travers sept siècles d'histoire, qu'ils se soient laissés séduire ou irriter, ces voyageurs ont subi la fascination d'un peuple et d'une civilisation énigmatiques et nous offrent de l'empire du milieu une image aux multiples facettes, toujours fascinante.
    Guy schoeller.

  • Pékin, 1687 : les premiers missionnaires jésuites envoyés par Louis XIV arrivent à la cour de l'empereur Kangxi. De ces contacts naissent tout à la fois une curiosité intellectuelle réciproque et des échanges artistiques féconds. L'impérialisme du XIXe siècle change la donne : tandis que des enclaves françaises se créent au coeur des villes chinoises, à Shanghai notamment, des violences, tel le sac du palais d'Été en 1860, ruinent tout dialogue culturel. Avec les mouvements réformistes chinois du début du XXe siècle apparaît l'image d'une France mère de la révolution, «patrie du droit et de la justice» qui, en accueillant ouvriers et étudiants, les initie à la lutte politique. Une influence qui trouvera sa réciproque dans l'adhésion des «maoïstes» français à la Révolution culturelle. Aujourd'hui, à la faveur de l'ouverture de la Chine, de nouvelles formes de relations s'inventent : partenariats, métissages, chassés-croisés, qui témoignent d'une fascination mutuelle durable.

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