• Henri Morez a publié des milliers de dessins humoristiques dans des titres aussi prestigieux que Paris Match, Elle, Jours de France, Le Figaro littéraire, Lui, Ici Paris, Bizarre, Le Pèlerin, Notre Temps, mais aussi dans Punch en Angleterre et Panorama en Italie.

  • Vivre dans la gueule du loup, façon Chaplin, telle fut l'aventure d'Henri Morez durant la Seconde Guerre mondiale.

    De son vrai nom Hers Askenasi, il fuit l'antisémitisme et quitta la Roumanie avec ses parents. Sa langue maternelle était le yiddish : il apprit le français et la solidarité à l'école, mais aussi la castagne. Le musée du Louvre visité chaque dimanche tissa la trame d'une vie conte de fée. Apprenti tailleur pour aider sa famille, il fut exposé au Salon d'Automne à seulement 16 ans ! Repéré par le peintre Mané-Katz, son avenir avait les couleurs de la paix. La guerre trancha dans le vif. Les saynètes truculentes de la petite communauté juive de Montmartre s'évaporèrent. Gavroche d'adoption, Henri se réfugia en Normandie. Malgré les rafles, sa candeur, sa bravoure en firent un apprenti résistant. Deux ans et deux mois de fuite le métamorphosèrent. Face aux frayeurs à répétition, il pratiqua le courage et l'ironie. Après le débarquement, ce qui le sauva des griffes des Allemands en pleine débâcle, ce fut d'oser parler à un haut gradé Nazi en. yiddish. Il suivit ensuite les troupes américaines et partit à vélo pour retrouver Paris libéré. Son récit est à couper le souffle ; écrit au présent pour restituer les situations cocasses, les émotions et les rebondissements, c'est l'histoire d'un anti-héros, héros malgré lui !

  • C'est plusieurs pages de temps dans l'histoire d'une vie qui commence avec les premiers souvenirs d'avant-guerre en 1939, images précises, mais pas un film qui va se dérouler d'une manière plus continue dans les années 40 dans la région parisienne, puis en Belgique où l'auteur a vécu le temps de ses études.

    Après le service militaire, la découverte des tropiques aux Antilles et de l'agriculture industrielle avec ses pesticides... Ce qui l'a amené à quitter la recherche agronomique et une fois rentré en métropole, à militer avec Nature et Progrès et Pierre Rabhi pour une agriculture, gestion du vivant.

    Agriculteur, l'auteur a refusé la voie du productivisme agricole aux mains des industriels et des financiers et continue à 80 ans passés à militer et enseigner une alternative crédible : l'agroécologie.

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