• Elle était américaine, féministe et libre. Elle a fui l'Indiana pour devenir l'une des figures du Paris artistique et intellectuel des années 1920. Ses amis s'appelaient Ernest Hemingway, Nancy Cunard, Sylvia Beach, Gertrude Stein. Elle fut, pendant cinquante ans, la correspondante à Paris d'un magazine qui allait, sous son influence, s'ouvrir à la politique, et qui connaîtrait la gloire : le New Yorker. Elle s'appelait Janet Flanner. Ses chroniques à l'humour mordant, ses portraits d'Hitler, Pétain ou de Gaulle, ses reportages sur le procès de Nuremberg et le maccarthysme ont fait d'elle la journaliste la plus célèbre d'Amérique. La postérité a oublié son nom. Michèle Fitoussi fait revivre celle qui, avant Truman Capote ou Tom Wolfe, fit du journalisme littéraire un genre à part entière.

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  • Avant d'incarner une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin.
    Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dalí ou Picasso, l'impératrice de la beauté, mais que savait-on que cette «Hearst à l'échelle féminine»? Née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d'une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. Elle resta libre et imposa sa vision. De l'Australie, où elle s'exila à l'âge de 24 ans, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d'Helena Rubinstein fut un roman.
    Un roman où se croisent tous les talents de l'époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, une saga éblouissante, faite de krachs boursiers et de chagrins d'amour, de drames conjugaux et de diamants croqués.

  • En novembre 2008, l'auteure arrive en Inde pour rendre visite à son amie Loumia Hiridjee, fondatrice de la marque Princesse Tam Tam. Quelques heures plus tard, Bombay est touchée par une série d'attentats.
    Loumia et son mari font partie des victimes. A travers leur histoire, mais aussi la sienne et celle des terroristes, l'auteure tente de comprendre les événements.

  • « Pour la plupart, Helena Rubinstein, c'est une marque de cosmétiques. Pour ceux qui en connaissent un peu plus, c'est une vieille femme richissime et autoritaire, qui a bâti un empire avec ses crèmes de beauté.
    Un jour, par hasard, j'ai découvert son existence d'une étonnante modernité. Elle a vécu mille vies, connu deux guerres, traversé deux siècles. Je l'imagine embarquant toute seule, à 24 ans, sur un bateau reliant Gênes à Melbourne... Il en fallait du culot ! Et elle en avait, mon Helena.
    Née en 1872 en Pologne, dans une famille pauvre de juifs orthodoxes, elle grandit à Kazimierz, le quartier juif de Cracovie, et exerce son autorité en élevant ses sept soeurs cadettes. Un jour, elle claque la porte de chez elle parce qu'elle refuse le prétendant que son père veut lui faire épouser. Elle se réfugie d'abord chez une tante, à Vienne. Puis elle quitte tout pour s'installer en Australie chez ses oncles maternels. C'est là-bas que, s'improvisant chimiste, elle commence à soigner la peau burinée de la bourgeoisie locale à l'aide de la crème familiale ! Commence alors le roman vrai d'une femme devenue l'une des plus célèbres de son temps : une pionnière. Une avant-gardiste qui inventa la beauté.
    En deux décennies à peine, Helena fabrique en quantités la crème donnée par sa mère, en invente des dizaines d'autres, ouvre des salons de beauté en Australie, à Londres, à Paris, à New York. Elle pousse les femmes du monde entier à prendre soin de leur peau, de leur corps, de leur maquillage, en mettant la science au service des cosmétiques.
    Mariée à un juif américain d'origine polonaise, journaliste, éditeur, brillant publicitaire qui l'aide à établir son empire, elle rencontre tout ce qui compte dans le milieu de la culture et des arts: leurs amis s'appellent Poiret, Misia Sert, Cocteau, Colette, D.H. Lawrence, Man Ray, Louise de Vilmorin. Collectionneuse acharnée, elle est toujours précurseur. Elle est peinte par Dali, Dufy, Marie Laurencin, Helleu, dessinée par Picasso... Elle achète six ou sept maisons en Europe et aux Etats-Unis, qu'elle fait décorer par les plus grands designers de l'époque.
    En 1928, elle vend son affaire à Lehman Brothers et la rachète un an plus tard, en pleine crise de 1929, empochant 6 millions de dollars de bénéfice. Partie de rien, elle devient la femme la plus riche d'Amérique. Tout ça du haut de son mètre quarante-sept et de ses talons de douze centimètres, elle qui répétait sans cesse pour justifier son parcours : Si je ne l'avais pas fait, d'autres que moi l'auraient fait. »

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  • Qui veut adopter Victor, un charmant octogénaire, ancien libraire ? La jeune Alice, sa voisine de palier, a l'idée d'organiser une chaîne de solidarité par le biais de Global, le magazine à gros tirage où elle est stagiaire.
    Et ça marche ! C'est finalement la famille Saillard qui est choisie pour accueillir l'aimable vieillard. Mais Victor n'est pas celui qu'on croit...

  • Que peut-il se passer dans la vie d'une femme lorsqu'elle jette par-dessus bord bonheur, racines, enfants ? Pour échapper à sa grand-mère, à sa mère, à ses tantes portant encore leur Tunisie natale au bout de leur langue trop bien pendue, à son père joueur de poker invétéré, Frédérique, en quête d'intégration sociale, a épousé son contraire : Sébastien, un Breton racé, qui ne dit pas un mot plus haut que l'autre, bientôt le père de ses enfants. Frédérique passe vite du bonheur à la routine, des vacances normandes aux poncifs de la vie bourgeoise. Saurait-elle vivre figée, sanglée à ce point ? Jusqu'à la rencontre de Darius, avocat tempétueux, séduisant, pressé. Darius et Frédérique s'adonnent à la passion, forcément fatale. L'amour l'après-midi, les rires de l'adultère, l'attente et les chuchotements au téléphone, est-ce le roman d'une passion, ou les parenthèses d'une vie tristement normale ? Suffira-t-il de "cinquante centimètres de tissu propre et sec" pour tout oublier ?

  • « Son nom ? La Super Woman ou Femme Parfaite. Le nouveau mythe des femmes d'action, le dernier modèle à suivre. Tenez, la voilà qui s'avance, aussi performante qu'un Macintosh. Plus, Chanellisée le jour, Alaïasée le soir, une main aux ongles nickel sur son dernier dossier, l'autre tenant avec amour la menotte poisseuse (de gâteau au chocolat maison) d'un chérubin grognon, la bouche Rouge Profond sur celle de l'homme de sa vie, une oreille branchée sur le supermarché par téléphone, l'autre en direct sur la ligne Paris-Tokyo. La voilà qui s'avance, disais-je, d'un pas énergique, à la conquête du monde. Ou au bord de l'abîme. Car souvent l'Enfer touche au Paradis. »

  • Pour échapper à une parentèle étouffante, un père juif ashkénaze, névrosé, une mère d'Afrique du Nord, trop aimante, pour fuir cette prison sentimentale, Anne vole d'amant en amant. Au passage, il y aura un fils, Benjamin, vite grandi, vite protecteur. Anne se marie, découvre les charmes d'une vie casanière, le confort tardif d'une maison en Bretagne, d'un feu dans la cheminée, d'une promenade sur la plage. Le ciel est serein. Pourquoi a-t-il fallu qu'en sortant d'une poissonnerie elle se heurte à Alex Reznik, sa passion, son regret ? Anne s'abandonne, les démons du passé surgissent, les larmes coulent à nouveau ; elle n'hésite pas à l'aimer, au risque de tout perdre, jusqu'au dénouement, surprenant, qui sépare à jamais les amants.
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  • Lettre à mon fils « Je t'écris pour réparer une injustice. Parce que l'éducation des petits garçons est négligée aujourd'hui.
    Après des siècles d'indifférence et trois décennies de féminisme, les petites filles tiennent le haut du pavé. Nous les mères, nous nous occupons trop d'elles et les garçons sont à la traîne. Une fois adultes, vous restez petits. A travers toi, c'est à tous tes contemporains que je m'adresse, ceux qui, comme toi, seront des hommes au siècle prochain.
    Je t'écris pour essayer de t'apprendre à grandir.
    Je t'écris pour t'aider à surnager dans une époque difficile pour toi.
    J'ai cru, comme beaucoup, à l'émergence d'un monde où triompherait l'égalité des sexes. La réalité est tout autre. Après deux millénaires de patriarcat, tu risques d'être un homme, un père, un amant, dans un siècle de féminité triomphante. Comment vas-tu t'en arranger ? » Cette LETTRE A MON FILS est un livre ironique et tendre au miroir duquel toutes les mères se reconnaîtront.

  • C'est l'histoire éternelle des femmes et des hommes : l'incompréhension, les sentiments illusoires, l'amour à vif, les surprises du petit matin, les caprices de la maternité, le désir de l'autre et le deuil de soi... En douze nouvelles, Michèle Fitoussi dresse la carte du tendre d'aujourd'hui. Voici Mathé, jolie fille épuisée par les soins quotidiens que son corps lui demande, trahie par l'homme qu'elle convoite au profit de sa meilleure amie, moins jolie qu'elle mais tellement plus vraie ! Voici une femme sans enfants découvrant trop tard que sa vie avec le gamin tant désiré sera faite de larmes, de bouderies et de caprices. Voici un adolescent qui découvre l'amour physique, en écoutant un couple derrière la cloison... Ratages, joies fragiles, émotions : Michèle Fitoussi observe ces gens qui s'aiment avec tendresse et cruauté.

  • Né en 1954 à Tunis, éditorialiste à Elle, Michèle Fitoussi est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, dont Un bonheur effroyable (1995), un recueil de nouvelles Des gens qui s'aiment (1997) et avec Malika Oufkir d'un document, La prisonnière (1999), qui fut traduit dans 26 langues.

    Le Livre:
    Le temps d'un week-end près d'Evreux, le temps d'ouvrir et de fermer une maison de campagne, le temps de se dire adieu ou au revoir : il n'en faut pas plus à Michèle Fitoussi pour montrer des gens qui s'aiment et ne se le disent pas, qui ne s'aiment pas et se le disent. Autour d'une mère atteinte d'Alzheimer, dont le lourd secret remonte comme du fond de la conscience, deux soeurs rivales s'affrontent, l'une si perfectionniste qu'elle en devient inhumaine, l'autre si généreuse qu'elle en est parfois suspecte.
    Dans la maison voisine, c'est le bal des ex et des futurs, ex-mari infidèle et paumé, ex-épouse blonde et bourgeoise qui découvre tardivement les vertiges du sexe, un chanteur glamour en Maserati, une croqueuse d'hommes fortunés : tous quadragénaires au bord de la crise de nerfs réunis là par un malentendu comme seule la vie sait en inventer. Ils pourraient s'ignorer. Mais la mère indigne fugue telle une gamine rebelle et voici que chacun, à sa poursuite, révèle une partie de lui-même. Le plus menteur n'est pas celui qu'on croit. Le plus infidèle n'est pas toujours l'autre. Le secret le mieux gardé finit par s'éventer.
    Ecrit à plusieurs voix, pelote de sentiments à vif et de regrets, imbroglio familial, le roman de Michèle Fitoussi n'est pas qu'une comédie à l'anglaise sur fond de campagne pluvieuse. Serait-ce alors une comédie douce-amère où les larmes succèdent au rire ? On ferme la maison et on s'en va.

  • En 1972, son coup d'Etat manqué contre le roi Hassan II vaut au général Oufkir la mort par « suicide ». Pour sa femme, Fatéma, et ses six enfants, commence alors un épouvantable calvaire.
    Mais l'histoire que Malika, l'aînée, a confiée à Michèle Fitoussi prend sa source plus tôt. En 1958, à cinq ans, Malika est adoptée par Mohammed V. Elle grandit à Rabat, dans le palais, parmi les courtisanes du harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. A dix-huit ans, Malika compte parmi les héritières les plus courtisées du royaume.
    C'est alors qu'éclate le drame. Et que commencent, pour une femme et des enfants dont le dernier n'a pas trois ans, vingt années de détention dans des conditions inhumaines. Malika n'a rien oublié : la faim, la soif, l'angoisse, l'incompréhension. Jusqu'à cette rocambolesque évasion de 1987, qui marquera pour la famille Oufkir le début du retour à la vie.
    Un témoignage bouleversant, couronné par le Prix des Maisons de la presse 1999.

  • Le 21 novembre 1945, au lendemain de la guerre, ELLE fait son apparition dans les kiosques. C'est un magazine féminin, très novateur, moderne dans son fond, léger dans sa forme. Hélène Lazareff, sa fondatrice, revendique « le sérieux dans la frivolité, l'ironie dans le grave ». Le ton est donné, et le succès immédiat. Grâce à ses rubriques, ses conseils, ses reportages, ELLE réussit rapidement à séduire ses lectrices qui sauront lui rester fidèles. "Soixante ans plus tard, ELLE continue d'enquêter, d'informer, de décrypter l'air du temps. Cris du coeur ou coups de gueule, rien n'échappe au regard à la fois léger et sérieux du magazine qui a su conserver l'esprit de sa fondatrice. Aujourd'hui, ELLE a 60 ans... mais ne les fait pas !"Pour célébrer cet anniversaire, Marie-Françoise Colombani et Michèle Fitoussi ont regroupé une sélection des articles et des photographies les plus emblématiques parus dans le magazine depuis sa création. Mode, beauté, famille, politique, sexualité, travail... Tous les thèmes chers au magazine sont traités et commentés dans cet album foisonnant. Un album événement qui retrace une histoire des femmes rejoignant celle d'une société qu'elles bousculent, transforment et contribuent à faire évoluer.

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