• En écho aux Mythologiques de Claude Lévi-Strauss, Markos Zafiropoulos analyse le Lacan mythologue qui revisite dans une logique purement structuraliste un corpus de mythes qu'il construit comme objet de recherche.
    Pour ce 2 e tome : oedipe roi, oedipe à Colone, Antigone.

    Freud, déchiffrant dans la Vienne fin de siècle le territoire de l'inconscient, croit avoir découvert que le désir incestueux explique les tragédies grecques. Lacan renverse cette logique en affirmant que ce n'est pas tant le désir universel des fils qui explique oedipe roi mais plutôt oedipe roi qui explique le désir inconscient des fils en Occident, de même qu'Antigone rend compte du désir inconscient des filles. Reprenant les chemins de Lévi-Strauss, Lacan s'engagea dans le déchiffrement de la mythologie occidentale au motif qu'il y fut contraint, du fait que son objet de recherche était le désir inconscient en Occident. Sa lecture a débouché sur un ensemble d'opérateurs théoriques à partir duquel il revisita toute la découverte freudienne. L'auteur s'attache à en mettre au jour les conséquences cliniques et anthropologiques.

    Dans son retour à Freud, Lacan confirme ce qu'il en est de la présence inconsciente d'oedipe dans la modernité tardive, mais il le fait en renversant la table d'orientation freudienne.
    Ce n'est pas l'enfant qui veut la mère mais la mère qui veut jouir de l'enfant, et, dès lors, la culpabilité incestueuse est déplacée côté Jocaste, même s'il revient à oedipe de payer - par la destitution de sa royauté ( oedipe Roi ), l'automutilation de ses yeux et le choix pour l'errance ( oedipe à Colone ) - le prix de la faute contre les lois de la cité et le désir des dieux antiques. Avec le christianisme accompagnant la mort des dieux, le fils rechigne quant à son automutilation et conserve par devers lui une part de son corps propre que Lacan baptise objet (a). D'abord image idéale de lui-même, celui-ci change de forme dans l'enseignement de Lacan même s'il reste le fondement de l'organisation fantasmatique contre la jouissance de la mère qui le vise.
    Dans ce 2 e volume des Mythologiques de Lacan , l'auteur pose notamment la question du deuil du phallus, ou deuil de cet objet (a) motivant l'enfermement fantasmatique du sujet de la modernité.
    En relisant avec Lacan et Lévi-Strauss, oedipe Roi , oedipe à Colone et Antigone , il reprend l'enquête et formule cette ultime question : si l'actualité du choeur des psychanalystes affirme de manière dominante et cliniquement fausse la disparition d'oedipe, n'est-ce pas parce qu'ils l'ont eux-mêmes assassiné et peut être aussi parce que cet assassinat, oedipe l'avait bien cherché ?

  • En écho au Mythologiques de Claude Lévi-Strauss, Markos Zafiropoulos analyse le Lacan mythologue qui revisite dans une logique purement structuraliste un corpus de mythes qu'il construit comme objet de recherche : oedipe, Le diable amoureux, Hamlet.


    On ne peut vraiment comprendre ce qu'énonce Lacan, entre 1958 et 1963, sans apercevoir ce que doit ce nouveau moment de sa recherche à la sorte de gémellité qui le lie à l'ethnologue Claude Lévi-Strauss. Ce Lacan mythologue correspond au troisième Lacan comme le nomme l'auteur. Son incroyable fécondité donne alors naissance à un ensemble d'opérateurs théoriques comme la révolution du phallus et ses enjeux, la théorie du fantasme, la théorie du nouvel oedipe, ou encore celle de la sublimation et de l'éthique de la psychanalyse.

  • En s'appuyant sur la Bible Freud et Lacan, Marko: Zafiropoulos propose une interprétation nouvelle de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch.
    Il montre comment face à l'épreuve de l'angoisse déclenchée par le regard aveugle d'une femme de pierre, le masochiste se défend en construisant l'écran d'un fétiche de lumière, où peut se projeter une série d'images fantasmatiques, propres à neutraliser la menace venant de l'Autre. D'où l'insistance du regard, toujours crue ou menacé dans l'oeuvre de Masoch, et le rôle qu'y trouvent les arts plastiques, dont le paradigme est ici le " peinture de la halte ".
    D'où aussi le rejet par Masoch du " legs de Caïn ", et son refus de s'inscrire dans cette longue lignée de meurtriers inconscients que forme - selon Freud - l'humanité toute entière. Une étude où la clinique du cas et de la culture est aussi à lire comme une leçon sur le fantasme.

  • Le juridique n'a pas naturellement vocation à rendre compte des phénomènes psychopathologiques.
    La notion de toxicomane circule pourtant sans critique dans le champ clinique, alors qu'elle trouve ses limites et son unité dans celui du droit. D'où son extrême faiblesse théorique et la récurrence de ses effondrements. Partant de cette remarque épistémologique (de bon sens), les auteurs de ce livre tranchent et forgent un axiome autour de quoi tout leur texte pivote : Le toxicomane n'existe pas.
    Cette thèse se trouve ici soutenue d'un point de vue phénoménologique, clinique, socio-historique et psychanalytique.

  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

  • Pour Freud, la mère est le destin par excellence de la femme ; ce n'est pas le cas de Lacan qui disjoint le devenir-mère du devenir-femme et produit sur ce thème une révolution dans le champ psychanalytique.

  • Conformément à l'indication de Freud visant à l'actualisation permanente d'une clinique du cas et du collectif, cet ouvrage montre ce qu'il en est de l'actualité sociale à partir de ce qui se dit dans l'expérience psychanalytique d'aujourd'hui.

  • Si le rejet haineux de la mère est la condition d'entrée des filles dans le registre oedipien, comment cette même fille pourrait-elle donc sortir de l'oedipe par la voie de l'idéalisation de la mère ? Ici réside l'aporie rendant fort difficile de faire de la mère l'avenir idéal de la femme comme le voulait Freud exprimant enfin sa perplexité par cette question, qui depuis hante le monde psychanalytique : Que veut la femme ? Cette question a d'importantes incidences sociales, puisque tous s'aperçoivent aujourd'hui de la place du désir des femmes dans les réorganisations de la modernité.
    Il était donc urgent de reprendre ce dossier pour sortir de l'impasse freudienne et avec les autres sciences sociales désenclaver sur ce point la psychanalyse. Après avoir examiné de manière critique les textes de l'anthropologie freudienne, et après avoir situé ce qui dans la réponse de Freud au Que veut la femme ? apparaît comme peu convaincant (y compris pour Freud lui-même), M Zafiropoulos montre tout l'intérêt qu'il y a à emprunter la solution de Lacan disjoignant radicalement le désir de la femme des satisfactions maternelles.

  • Au carrefour de la psychanalyse, des sciences sociales et de la philosophie, l'oeuvre de Jacques Lacan s'impose comme une des pièces maîtresses de la pensée du XXIe siècle.
    Joignant sa plume à celle des surréalistes comme Salvador Dali, André Breton ou Michel Leiris, à l'issue de sa thèse sur la paranoïa d'auto-punition, ce médecin psychiatre - dont le style rend perplexe - restera jusqu'au bout dans le fil d'une recherche que la rencontre avec les mathématiques ne rendit pas moins passionnée. Motivant tout autant la fascination que le rejet et donc de " mémorables " effets de groupe, il reste en tout cas une " pensée Lacan " dont on est d'autant plus à même de prendre la mesure, que les sentiments concernant la personne de l'auteur font maintenant moins écran à la lecture de ses textes.
    Hommage de ses pairs à Jacques Lacan, notre soirée d'inauguration se veut surtout une contribution à l'archéologie critique de son ouvre et de son influence sur l'esprit du temps : les " années Lacan ".

  • Dans cette enquête, nous avons d'abord voulu montrer (de manière critique) ce que la surconsommation des médicaments psychothropes (antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques) doit au puissant mouvement de " refondation scientifique " dont l'idéal pharmacologique domine aujourd'hui la psychiatrie française et voudrait destituer le savoir psychanalytique dans le traitement des troubles mentaux (au premier rang desquels les souffrances du sujet " déprimé " : angoisse, insomnie, haine de soi, culpabilité, tristesse, voeux de mort, etc.).
    Alors cette " mort de la psychanalyse " (annoncée par les tenants des " sciences dures ") a-t-elle vraiment laissé place à une version " biochimique " totalement souveraine et légitime du sujet de la modernité et de ses souffrances psychiques ? Pas tout à fait car nous montrons ici que les assises de cette révolution silencieuse ne sont pas toujours aussi scientifiquement assurées qu'on le dit et qu'il ne suffit pas de décréter " la mort de la psychanalyse " pour venir à bout des manifestations de l'inconscient (dans le transfert médical en particulier) comme le montre enfin la clinique freudienne des dépressions constituant la seconde partie de cet ouvrage.

  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

  • Avec ce nouvel ouvrage nous voulons nous assurer une fois de plus du fait que nos recherches - et cette fois ce dossier sur la fonction symbolique -, ne seront pas réduites par un quelconque monopole paradigmatique, même si nous soutenons que l'anthropologie psychanalytique vise à intégrer les avancées des recherches freudiennes (clinique et théorie psychanalytique) et les avancées des autres sciences sociales.
    Faut-il le répéter ? notre perspective de recherche est fermement située dans une vision intégrative des sciences sociales. c'est dire aussi que le mouvement incarné par la recherche en anthropologie psychanalytique vise à réintroduire au coeur des sciences sociales l'orientation freudienne, ou encore une théorie de la subjectivité qui, non seulement se nourrit des autres sciences sociales, mais dont nous pensons que les autres sciences sociales requièrent les avancées pour leur propre développement.

  • Psychanalyse et sciences sociales, psychanalyse comme science sociale : tels sont les deux pôles entre lesquels s'inscrivent les contributions réunies dans cet ouvrage par le laboratoire de recherche " Psychanalyse et pratiques sociales " (CNRS - Université d'Amiens - Université Paris 7).
    Ce sont donc à la fois les conditions d'une recherche interdisciplinaire et la nature même de l'objet de la psychanalyse comme discipline scientifique qui sont interrogées par les auteurs, à partir de leur propre champ de recherche. A côté de contributions majeures sur l'épistémologie du domaine, on trouvera des textes sur des objets de recherche illustrant la pertinence pour les sciences humaines et sociales de la démarche d'anthropologie psychanalytique (angoisse sociale, totémisation de Foucault, rapports de genre, phénomènes sectaires, pratique de la scarification).

  • Qu'il s'agisse des pathologies de l'acte (crimes, violences sociales, guerre, suicide, anorexies, boulimies, etc.
    ), des troubles de la pensée ou des pathologies du corps, les symptômes du malaise d'être en société se trouvent surdéterminés par des causalités individuelles ou collectives qui leur donnent forme et existence. les paradigmes disciplinaires (sociologique, juridique, ethnologique, psychologique) ne rendent que partiellement compte de ces causalités ou mises en forme. situés de longue date au carrefour de la psychanalyse et des sciences sociales, les travaux de l'unité de recherche psychanalyse et pratiques sociales (cnrs - université de picardie jules verne (amiens) - université paris vii), se déploient dans une logique de désenclavement épistémologique, qu'il s'agisse des sciences sociales ou de la psychanalyse.
    /> Les contributions réunies ici veulent mettre en débat les impasses de l'ignorance réciproque entre psychanalyse et sciences sociales et l'impératif transdisciplinaire qui gouverne les travaux dont elles s'inspirent.

  • Cet ouvrage regroupe diverses contributions présentées lors des tables rondes " possession ", " chamanisme " " rêves et extases mystiques ", lors du Colloque International sur le mythe organisé par l'Unité de recherches " Psychanalyse et pratiques sociales " (CNRS-Université de Picardie (Amiens) et de Paris 7).
    Le mythe est une des questions majeures de l'anthropologie et de la psychanalyse, il était donc naturel, pour une équipe qui travaille sur les relations entre anthropologie et psychanalyse, de réfléchir sur cette question. Nous avons choisi de la décliner suivant différents axes. Le premier, présenté dans ce volume, se pose la question de l'expression et de son rapport à l'origine, à la source. Aux sources de l'expression suppose une dynamique : entre la source et l'expression, que se passe-t-il ? Jusqu'où pouvons-nous remonter ? La pratique mythique n'est-elle pas justement ce mouvement même de remontée ? Cet ouvrage regroupe des contributions de psychanalystes, d'anthropologues, d'artistes et de praticiens du mythe.

  • Cet ouvrage regroupe diverses contributions présentées lors des tables rondes " Visions, apparions et contacts " et " Rêves et extases mystiques " du Colloque international sur le mythe organisé par l'Unité de recherches " Psychanalyse et pratiques sociales " (CNRS-Universités de Picardie (Amiens) et de Paris 7).
    Le mythe est une des questions majeures de l'anthropologie et de la psychanalyse, il était donc naturel, pour une équipe qui travaille sur les relations entre anthropologie et psychanalyse, de réfléchir sur cette question. Nous avons choisi de la décliner suivant différents axes. Le deuxième, présenté dans ce volume, pose la question de l'image en relation avec deux de ses registres fondamentaux : le rêve et l'apparition.
    L'Image au coeur se pose la question de l'apparition de la catégorie d'image en Occident et de sa pertinence dans d'autres cultures. Si produire une image est un acte mythique qui consiste à donner la vie, alors toute image est " création " au sens propre, " genèse ". Cet ouvrage regroupe des contributions de psychanalystes, d'anthropologues, de philosophes et de praticiens du mythe.

  • Cet ouvrage regroupe diverses contributions présentées lors des tables rondes " Voyance et divination " et " chamanisme " du Colloque international sur le mythe organisé par l'Unité de recherches " Psychanalyse et pratiques sociales " (CNRS-Universités de Picardie (Amiens) et de Paris 7).
    Le mythe est une des questions majeures de l'anthropologie et de la psychanalyse, il était donc naturel, pour une équipe qui travaille sur les relations entre anthropologie et psychanalyse, de réfléchir sur cette question. Nous avons choisi de la décliner suivant différents axes. Le troisième, présenté dans ce volume, s'interroge sur la voyance et la divination. Ce livre présente pour la première fois des discours habituellement cantonnés dans des univers séparés.
    Une partie des auteurs étudient les pratiques divinatoires, notamment dans leur rapport à la rationalité et à l'écriture, mais certains d'entre eux se posent aussi la question de la réalité de ces pratiques. En effet, tant que les pratiques divinatoires restent confinées dans le domaine du sens et de la culture, elles sont acceptables pour notre rationalité. Mais le problème se complique si, comme l'affirment les métapsychistes, elles sautent la barrière du sens, pour affecter l'image du monde construite par la science.
    Cet ouvrage regroupe des contributions de psychanalystes, d'anthropologues, de philosophes et de praticiens du mythe.

  • Cet ouvrage regroupe les contributions présentées lors des deux premières journées du Colloque international sur le mythe organisé par l'Unité de recherches " Psychanalyse et pratiques sociales " (CNRS-Universités de Picardie (Amiens) et de Paris 7).
    Il se situe dans le cadre de la construction d'une anthropologie freudienne mais aussi dans l'ouverture à d'autres positions théoriques, à d'autres pratiques culturelles qui associent l'engagement au sein de sociétés différentes avec l'exigence épistémologique de la pratique scientifique. Il poursuit, ainsi que le colloque dont il est un témoin, deux objectifs essentiels : redonner au mythe une place centrale dans la sociologie et dans la psychanalyse, recentrer la question du mythe sur les pratiques, cliniques tout autant que sociales.
    C'est pourquoi il regroupe des contributions de psychanalystes, d'anthropologues, de philosophes et de praticiens du mythe.

  • Le Laboratoire " Psychanalyse et pratiques sociales " (UMR 6053 du CNRS) développe une orientation de recherche qui vise à (re)nouer les - fils du discours psychanalytique sur le champ social, contribuant ainsi au renouvellement d'une anthropologie freudienne.
    Cet ouvrage rend compte des travaux présentés par ce Centre de recherches au cours d'un colloque tenu au printemps 1999 au CNRS. Les solutions sociales de l'inconscient désignent ici les réponses que propose " l'Autre social " aux dysfonctionnements qui lui semblent faire symptôme ; mais aussi la façon dont le sujet de l'inconscient peut se repérer dans ces réponses - sociales, politiques, juridiques ou culturelles comme l'acteur muet qui les motive.
    Une confrontation de cette approche avec la sociologie parcourt l'ensemble de ces travaux, qui examinent différentes figures contemporaines de l'anomie. Des phénomènes comme le suicide ou la délinquance sexuelle sont analysés dans le cadre plus général du destin de la subjectivité dans la société post-moderne. Où l'émergence d'une conception préjudicielle du lieu social s'accompagne de l'appel ambigu à la figure paternelle.

  • Talonné par les exigences énigmatiques du surmoi et la relance pubertaire pulsionnelle, l'adolescent s'affronte à un remaniement douloureux de son être au monde.
    La solution toxique doit dans cette conjoncture être lue sur le fond d'une clinique psychanalytique de cet âge de la vie. Mais cette solution ruineuse se rencontre ailleurs, et à d'autres moments de l'existence, ce qui doit amener à construire une clinique de la " manie des toxiques " apte à rendre intelligible de manière plus générale les situations de dépendances dans leurs dimensions sociales et subjectives.
    C'est dans cette logique d'anthropologie freudienne faisant fond sur la clinique du cas comme des groupes sociaux, que se déploie cet ouvrage montrant comment et pourquoi la solution pathologique est ici congruente avec sa cause l'inconscient toxique.

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