• Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Machiavel Le Prince J'ai composé un opuscule De Principatibus [Des Principats], où je me plonge autant que je le peux dans des cogitations à ce sujet, en disputant de ce qu'est un principat, de quelles espèces ils sont, comment ils s'acquièrent, comment ils se maintiennent, pourquoi ils se perdent.

    Nicolas Machiavel La pensée politique moderne s'est forgée dans le fameux Prince de Machiavel (1469-1527). L'ouvrage, écrit en 1513, a été publié à titre posthume en 1532. Nourri de la riche expérience du secrétaire florentin, il apparaît à la fois comme un traité politique et une réflexion sur l'histoire, où l'on voit dégagés, à travers de nombreux exemples, la nature du pouvoir politique, les moyens de son acquisition et de sa conservation, les causes de sa perte. En anatomiste de la chose politique, Machiavel met ainsi à nu les relations entre le prince et les gouvernés (le peuple autant que les grands), le jeu des passions à l'équilibre toujours fragile, l'articulation proprement politique enfin entre «fortune» et «vertu», où vient se révéler, dans ce qu'il appelle «l'occasion», le bon prince, c'est-à-dire le prince prudent.
    Cette nouvelle édition offre une traduction très précise du texte et un commentaire à la pointe des recherches actuelles sur Machiavel.

    Traduction nouvelle, annotée, introduite, et accompagnée d'index, par Marie Gaille-Nikodimov.

  • Machiavel (1469-1527) ne mérite sans doute pas son adjectif. Son pragmatisme, qui fut souvent jugé comme l'expression d'un cynisme, s'explique surtout par la situation d'une Italie déchirée par ses querelles, et mise en coupe réglée par l'Espagne et la France.
    Ce noble florentin chercha à analyser lucidement une réalité désastreuse, et à y porter remède : c'est pourquoi la qualité cardinale du Prince idéal dont il dressa le portrait était de ne jamais se laisser dominer par les circonstances.
    Le Prince constitue la première expression de l'esprit national transalpin, la première tentative d'une réflexion politique autonome, et l'un des chefs-d'oeuvre de la prose italienne.

  • " un amant qui se désole, un maître peu rusé, un moine mal morigéné, un parasite, enfant gâté de la malice, voilà pour aujourd'hui votre passe-temps " : c'est ainsi que machiavel décrit les protagonistes de la mandragore dans le prologue.
    car la pièce est l'histoire d'une tromperie jouée à un maître florentin qui se croit très malin et qui, sans s'en rendre compte, se laisse entraîner dans une histoire extravagante afin que sa femme tombe enceinte... le rythme de la pièce est parfait, l'orchestration des dialogues et de l'action gérée avec une maestria digne d'un grand metteur en scène. dans cette comédie, qui fut représentée pour la première fois en 1520, machiavel démontre de façon éblouissante qu'il a su s'approprier la tradition comique des auteurs latins, tels que plaute et térence, et la réinventer en lui imprimant un nouveau souffle.
    même si le regard désenchanté et lucide de l'homme politique, celui qui notamment dans le prince, analysait les hommes sans complaisance, n'est pas absent.

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