• Michel Henry démontre, par le biais d'une phénoménologie radicale, que cette vie est un sentiment, ou, mieux, un "pathos" qui ne relève en aucune façon du monde. A partir de là s'ouvrent de toutes nouvelles perspectives sur la destinée humaine et sur notre modernité. Mais des questions surgissent aussi. Trois d'entre elles sont ici explorées. Premièrement la question de la méthode phénoménologique; deuxièmement, le problème du langage et de sa possibilité à partir d'une phénoménologie de la vie qui semble pourtant l'exclure; troisièmement, la question de la culture et de la politique comme affirmations ou négations de la vie originaire. On trouvera dans cet ouvrage une retranscription des interventions de Michel Henry, apportant d'éclairantes précisions sur ces différents problèmes ainsi que sur ses der nières recherches.

  • Dans une perspective philosophique, l'ouvrage interroge dans un premier temps les grands thèmes que la psychologie et la sociologie développent à propos du deuil : de quoi fait-on le deuil ? Comment se vit une telle épreuve ? Comment le deuil est-il ritualisé aujourd'hui ? La seconde partie qui, du point de vue méthodologique, exploite principalement les ressources de la phénoménologie, tente de dégager ce que le deuil nous enseigne à propos de ce que nous sommes en tant qu'être humain. Si les deuils sont le plus souvent douloureux, c'est parce qu'ils mettent en échec les trois désirs qui nous portent dans l'existence : les désirs de toute-puissance, de fusion et d'une vie où tout est dû. Mais dans le même instant, il nous révèle sans fard, comme un être qui se caractérise par la finitude, la solitude et l'incertitude. Vivre un deuil, c'est mourir à ce que l'on n'est pas pour tenter de se réconcilier avec ce que la vie à fait de nous.

  • Pourquoi la souffrance et le mal ? Pour celui qui en a fait l'expérience, cette question est inévitable. L'enjeu n'est pas théorique mais vital. Il s'agit, à travers ce qui sera dit et pensé, d'apprivoiser l'innommable. Tant que l'on n'est pas parvenu à inscrire le mal dans sa vie, en ayant la force de le regarder en face et de dire " ça m'est arrivé ", il continue à distiller son poison. Vivre, c'est vouloir la vie, et cette vie-ci, car il n'y en a pas d'autre. C'est donc l'accepter avec le mal qu'elle contient. Renoncer à cette confrontation sous prétexte qu'en définitive, nous n'en sortons jamais gagnants, c'est plus sûrement encore laisser le mal triompher. Il faut monter au front. C'est l'invitation pressante que nous adresse ce petit livre, qui intéressera un large public. Docteur en philosophie, Jean-Michel Longneaux est chargé de cours aux Facultés universitaires de Namur. Ses recherches portent sur la phénoménologie et plus particulièrement sur les questions liées à l'éducation, à la relation amoureuse, aux soins de santé et à la fin de la vie. Il est rédacteur en chef de la revue Ethica Clinica.

  • Fondée en 1953 par Jean Hyppolite, la collection "Epiméthée" a été reprise en 1981, par Jean-Luc Marion, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Cette collection repose sur trois orientations : la traduction des grands textes de la tradition ; la phénoménologie, entendue comme tradition créatrice de la philosophie ; et enfin l'histoire de la philosophie.

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