• Olympe

    Liesel Schiffer

    Trop souvent confondue avec son homonyme révolutionnaire Olympe de Gouges ou tout simplement oubliée, Olympe Audouard est pourtant une figure de proue du féminisme sous Napoléon III, qui n'a cessé de transgresser les normes en vigueur en franchissant la frontière de la sphère privée, seul espace autorisé aux femmes.
    Au coeur de la vie intellectuelle du Second Empire, elle a fondé pas moins de trois quotidiens, écrit une trentaine de livres et ferraillé avec la plupart des intellectuels et hommes de pouvoir contemporains, de Barbey d'Aurevilly à Zola en passant par le préfet Haussmann, incarnations de la phallocratie triomphante du XIXe siècle. Maîtresse d'Alexandre Dumas et de Victor Hugo, protégée de Théophile Gautier, ses combats contre « le sexe barbu », notamment pour le droit au divorce, résonnent encore aujourd'hui.
    Celle que l'on surnomme la « Papillonne », du nom de son premier journal, est également une aventurière chevronnée : juchée sur les premiers chemins de fer, elle a observé de près la conquête de l'Ouest américain, les mouvements nihilistes russes, failli périr noyée dans un naufrage entre Alger et Marseille, affronté une tempête dans le désert avec Abd el-Kader...
    Un destin hors du commun, une figure qui a marqué son époque et que la nôtre gagnera à redécouvrir.

  • Remarquables, ces cinq héroïnes du xixe siècle le sont chacune à sa manière : joséphine de beauharnais, la frivole aristocrate créole, jetée malgré elle dans la tourmente de la révolution puis les ors de l'empire ; germaine de staël, amoureuse passionnée des hommes autant que des idées ; charlotte brontë, petit bas-bleu du yorkshire transfiguré par les succès littéraires ; victoria d'angleterre, qui transcende ses responsabilités de souveraine à travers un amour conjugal dévorant et caroline otero, misérable danseuse espagnole partie trouver gloire et fortune auprès des grands du monde venus faire la fête à paris.
    Cinq destinées aussi différentes qu'étonnantes dans un siècle régi par le code napoléon qui affirme que la femme doit obéissance à son mari. cette moitié de l'humanité privée des droits élémentaires commence à peine à songer à la liberté que réclament, en son nom, les suffragettes. cinq histoires au fil de la grande histoire...

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