• Catalogue de L'exposition « Fake news : art, fiction, mensonge » à la Fondation EDF pour l'art contemporain, cet ouvrage propose une analyse du phénomène par Laurent Bigot, et présente les oeuvres d'artistes contemporains internationaux qui ont oeuvré sur le sujet.
    En 2017, « fake news » a été élu « mot de l'année » par le Collins Dictionary. Son usage venait d'augmenter plus de 300%...
    En 2019, l'expression « deepfake » a bien failli l'emporter à son tour ! Ces maux sont symptomatiques de bien des difficultés à s'informer à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux : la fausse information non dénuée de volonté de nuire d'un côté ; le trucage minutieux de vidéos de l'autre...
    Aujourd'hui, de très nombreuses infox virales sèment le trouble dans l'esprit du public. Des scientifiques ont-ils créé le coronavirus ? Hilary Clinton est-elle mêlée à un trafic d'enfants basé dans une pizzeria de Washington ?
    Les vaccins transmettent-ils l'autisme ? Le public peine à se défaire de ces idées fabriquées de toutes pièces. Leurs forces : elles simplifient à outrance la compréhension du monde ; elles confortent les croyances, instincts primaires et idées reçues.
    Les artistes ne sont-ils pas les mieux placés pour nous initier aux enjeux très contemporains de ces fake news ? Ils peuvent nous familiariser avec le processus de fabrication de ces infox. Ces artistes qui, dans leurs peintures, sculptures, photos et vidéos savent recourir aux techniques de fabrication les plus créatives nous initient à la production d'objets parfois difficilement identifiables, entre authenticité et inventivité, réalisme et onirisme... Entre vrai et faux. « La vérité existe. On n'invente que le mensonge », disait Georges Braque. Les artistes nous sensibilisent à la manière dont ces fausses informations se diffusent et infusent si rapidement à travers Internet et les réseaux sociaux, à travers nos esprits si crédules, aussi, tantôt grâce au travail de véritables marchands de doutes, tantôt grâce à d'ancestraux mécanismes de rumeurs.
    Les artistes nous obligent à questionner notre crédulité, ils font vaciller nos croyances et notre perception du réel. Alors pourquoi ne nous conduiraient-ils pas, aussi, au sursaut salvateur qui nous permettra de reprendre la main sur notre compréhension du monde ?
    L'exposition « Fake news : art, fiction, mensonge » à travers une vingtaine d'oeuvres internationales - de la fausse Une du New York Times par les Yes Men aux deep fakes du duo Bill Posters /Daniel Howe, en passant par l'imprimante à fake news de Tsila Hassine et Carmel Barnea Brezner Jonas - prétend (re)susciter l'esprit critique du public.
    Pour les plus jeunes, elle propose des parcours à la fois réflexifs et pédagogiques, des ateliers interactifs, pour comprendre, ressentir, se questionner ; mais aussi pour les plus expérimentés, à travers conférences, projections et temps d'échanges.
    L'exposition et les artistes invitent les publics à devenir acteurs.
    Car nous sommes tous acteurs au quotidien de la prolifération des fake news - via Facebook, Twitter, Instagram et bien d'autres plateformes - et il ne tient qu'à nous de nous approprier les méthodes, astuces et outils qui en enrayeront la diffusion. Et feront de nous, finalement, des citoyens mieux informés dans une démocratie plus saine.

  • Un sujet de société d'actualité et capital pour la vie démocratique, mais jamais traité en France : la vérification de l'information et la difficulté des médias pour lutter contre les fausses informations. Il repose sur une récente et solide recherche universitaire, la première réalisée à ce jour dans l'Hexagone.

  • Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l'Union européenne ont multiplié les initiatives pour répondre aux menaces du « terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Et les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l'attention critique des citoyens face aux autres menaces que la plupart de ces initiatives font peser sur les démocraties.
    C'est de ce constat qu'est né ce livre collectif, destiné à un public large. Réunissant les contributions d'une trentaine de spécialistes européens, universitaires et journalistes, il propose un ensemble sans équivalent d'informations et d'analyses. Elles montrent à quel point la lutte antiterroriste est devenue centrale dans la nouvelle géopolitique mondiale et la vie politique des États démocratiques. Et comment les acteurs en charge de cette lutte (législateurs et politiques, magistrats, services de police et de renseignements, militaires) façonnent un monde d'opérations militaires, d'extension de la surveillance, de pratiques d'exception et de désinformation.
    Cet ouvrage permet ainsi de mesurer le chemin parcouru par les démocraties occidentales pour limiter les libertés des uns au nom de la sécurité des autres. Un chemin aussi contestable au plan éthique et politique qu'en termes d'efficacité, puisqu'en clivant les sociétés, ces méthodes encouragent souvent la violence qu'elles prétendent combattre.

  • " Jamais de place nulle part.
    Même en poussette, c'était jamais mon tour... Il a fallu que j'attende d'avoir huit ans pour comprendre qu'on disait pas " décamiller " mais " décaniller "... Amochée. Voilà le mot qui me va comme un gant, le mot convenable pour une comparaison affûtée entre le visible et le caché. C'est de l'intérieur que je suis amochée, songea Camille, et je ne sais même plus pourquoi. Qu'est-ce qui m'a abîmée comme ça ? "

empty