Littérature générale

  • Présentatrice dans un cabaret berlinois, Barbara annonce chaque soir les numéros qui se succèdent sur la scène. Parmi eux, celui d'un travesti fait salle comble au grand étonnement de Barbara qui n'y voit qu'une mauvaise caricature de femme. C'est alors que lui vient une idée : et si elle se faisait passer pour un homme qui, au cours d'un spectacle, se transforme en femme ? C'est ainsi que Barbara, déguisée en homme et se présentant comme M. Paulus, propose son numéro de music-hall à un cabaret concurrent, qui l'embauche. Et c'est le triomphe. Mais combien de temps Paulus parviendra-t-il à cacher sa véritable identité ?

  • L'histoire s'alanguit sous le doux soleil de Suède, lors des vacances estivales de Peter, avec sa fiancée Lydia, «la Princesse». Après un long périple, le jeune couple arrive au château de Gripsholm, où ils passent trois semaines enchanteresses. Ils y reçoivent la visite d'un ancien camarade de Kurt, Karlchen, ainsi que d'une amie proche de Lydia, Billie.
    Parmi toute une série d'épisodes, une aventure érotique, audacieuse à l'époque de la République de Weimar, relève d'une fraîcheur insouciante le roman.
    Par la suite, l'intrigue prend une tonalité plus grave, lorsque les vacanciers tombent sur une petite fille vivant dans une garderie non loin du château, sous le joug d'une directrice sadique. Le couple décide alors de sauver l'enfant meurtrie...

  • Journaliste, chansonnier, romancier, poète, Kurt Tucholsky (1890-1935) quitta Berlin en avril 1924 et s'installa dans la capitale française où il travailla jusqu'en 1928 en qualité de correspondant pour la Weltbiihne, une des plus importantes revues de la république de Weimar.
    De cette collaboration et de cette union avec notre pays vont naître plus d'une centaine de chroniques sur Paris et la France. Pacifiste convaincu, Tucholsky prêche sans relâche le rapprochement franco-allemand et s'efforce de mettre fin aux préjugés de ses compatriotes sur l'" ennemi héréditaire ", la France, et surtout sa capitale, tenue pour l'antre des grisettes et des décadents. tin Allemand qui prend fait et cause pour les Français et par la même occasion critique sa patrie, voilà une perle rare, digne d'un Heine ! L'exercice est délicat, et culmine audacieusement dans " Merci, France ", à la fois cri de grâce et d'adieu.

  • Rheinsberg

    Kurt Tucholsky

    • Circe
    • 18 Novembre 2011

    "Mingo, tu sais lire, je le sais, simplement tu ne le montres pas.
    Ce livre-ci. Il est aussi exempt de mièvrerie, d'enjolivures, aussi peu rassurant - et, dans sa forme, tout aussi noble que toi. Il existe sûrement des hommes-chats et des hommes-chiens. Est-ce que tu aimes les chiens ? Moi non plus. Ils braillent toute la journée, détruisent, par tout ce bruit inutile qu'ils font, les plus beaux silences et, en fait d'indélicatesse, ils ne sont surpassés que par leurs propriétaires (Protestation de la Ligue nationale des amis des chiens - Coucher !).
    On ne peut pas t'attraper, je sais. Mais n'es-tu pas tout entier enfermé dans cette phrase ? "Le chat est un aristocrate anarchiste, avec le sain élan vital d'un prolétaire". Cela, c'est toi. Bon, je me relève donc. Et me retrouve tout d'un coup assis dans la grisaille argentée de Paris, et je pense à toi ; aussi à ce matou angora gris-bleu, si petit au début qu'il n'avait même pas encore de nom ; il pouvait juste s'approcher, tout chancelant, quand on entrait dans la pièce ; et puis il n'a plus rien mangé du tout, et il est mort, et maintenant il est enterré dans mon jardin en retraite de Fontainebleau.
    Salut, Mingo ! Salut à toi, et à tout ce qui est beau et énigmatique, superflu et gracieusement cambré, insondable et solitaire, et éternellement séparé de nous : aux chats, donc, et au feu, et à l'eau, et aux femmes. Avec une bonne caresse sur ton pelage, Et bien des salutations aux Messieurs et Dames qui habitent chez toi".

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