Langue française

  • « Il y a l'univers, et puis la Main ».
    La Main est faite d'une paume, d'un dos, de cinq doigts.
    Si les quatre lettres qui composent son nom s'ouvrent d'une majuscule, c'est qu'il ne s'agit pas d'une main banale, prolongation ordinaire du bras d'un corps plus vaste. La Main est autonome, et souvent solitaire. Elle aimerait avoir des amis. Elle peut se rêver autre. Elle n'est ni droite ni gauche, parfois agile, souvent maladroite.
    Bravant sa timidité, elle explore le monde qui l'entoure et quand elle rencontre son double, c'est pour mieux se reconnaître.
    Alternant les techniques, trait et pochoir, José Parrondo utilise ici son propre outil de travail comme personnage à part entière et poursuit de son esprit minimaliste et poétique sa quête de l'absurdité du quotidien.

  • Rien

    José Parrondo

    « Le rien contient du rien et rien d'autre », mais le rien renvoie-t-il nécessairement au vide, à l'absence, à l'inexistant ? Finalement, rien n'est moins sûr. Et comme José Parrondo n'est sûr de rien, il observe, il s'observe parmi les autres et le monde qui l'entoure. Il s'égare aussi et ses déambulations l'amènent à d'infimes découvertes et à des révélations microscopiques. Il nous murmure à l'oreille que les choses n'attestent pas de leur présence mais révèlent au contraire, en négatif, un ordre inversé et insoupçonné. Son sens de l'absurde questionne avec impertinence et fantaisie l'endroit, l'envers, le dedans, le dehors et plus largement le monde des apparences. C'est une quête de sens et de soi très discrète et, dans sa légèreté, il y a une mélancolie perçant à travers des observations malicieuses.
    Alternant des courtes bandes dessinées, des illustrations, des gravures, des photographies et des micro-textes, avec Rien, José Parrondo poursuit sa voie minimaliste en multipliant les techniques et les possibilités de raconter. Elles se font écho, produisent des frottements entre elles, ponctuent et font progresser un récit qui suit son bonhomme de chemin jusqu'à toucher tout un chacun.

  • "Si je n'étais pas né, ce livre n'aurait pas existé ou alors ce serait un autre qui l'aurait écrit" : heureusement la question ne se pose pas et nombreux ont été ceux qui ont prêté une oreille attentive à l'exercice sobre et modeste entrepris par José Parron-do dans Parfois les ennuis mettent un chapeau.
    La première édition s'est évaporée aussi vite qu'elle était arrivée en librairie.
    Voilà donc réédité ce petit carnet, sous une forme sensiblement différente qui af-firme d'autant plus ses qualités de bréviaire des choses de la vie. Composées d'une phrase attelée à un dessin synthétique au crayon de couleur, ou à l'aquarelle, les dessins de José Parrondo interrogent avec malice le sens commun et jouent avec les échelles de temps, de taille et d'espace. Corps de métiers, imagerie populaire ou encore cycles de la nature (et si c'était les feuilles qui perdaient leurs arbres ?), l'auteur recrée un rapport au monde quasiment ludique avec un ton qui rappelle parfois le Journal de Jules Renard.
    Parfois les ennuis mettent un chapeau, dans la parfaite continuité de La Porte, éclaire alors certaines vérités d'une lueur tout à fait poétique.

  • Avec Histoires à emporter, José Parrondo détourne savamment la forme du conte et fait de la formule con-sacrée "il était une fois" une ritournelle pour mettre en scène un cortège d'histoires qui sont leurs propres personnages. Les saynètes se succèdent alors en un subtil jeu de miroir qui guide la lecture. C'est tout à la fois, l'histoire des histoires, des histoires dans l'histoire et des histoires qui font l'histoire. Des histoires à venir, passées, qui se répondent, qui se croisent ou se mor-dent la queue.

  • josé Parrondo n'avait pas encore expérimenté la Collection Mimolette. Ce sera chose faite avec Les monstres ne savent pas lire l'heure, qui mettra en scène Monsieur Poupée aux prises avec un monstre, un squelette d'animal et une bande de moules... Pour enfants ? Peut-être, mais tordus, et pour adultes tordus aussi...

  • La porte

    José Parrondo

    Il était temps que José Parrondo fasse son entrée dans la prestigieuse collection Ciboulette, et il le fait de surcroît en quadrichromie, mais aux crayons de couleur. Nul doute que La Porte constitue l'un de ses travaux en bande dessinée les plus aboutis, et il serait bon que ce livre contribue à mieux faire connaître la personnalité de Parrondo, qui sous ses airs d'enfant sage, est l'un de ceux qui savent le mieux utiliser le langage de la Bande Dessinée pour aborder des contrées aussi rares en ce domaine que la Poésie ou la Philosophie. Le dessin de Parrondo, identifiable au premier coup d'oeil, est extrêmement synthétique, délicat et poétique. La Porte est en effet une sorte de récit initiatique décalé, que le dessin, lié à l'enfance (tant par le style que par la technique) rend d'autant plus effectif : les tribulations de ce personnage inséparable de sa porte nous paraissent dès lors comme autant de réponses à des énigmes éternelles et informulables.


  • c'est l'histoire d'une fille myope blonde avec une robe verte qui a rendez-vous avec un yéti un jeudi, à midi, près de trois sapins.
    mais tout ne se passe pas comme prévu !.

  • Waf & waf

    José Parrondo

    Du nonsense, du Parrondo.
    Les aventures d'un bonhomme-chapeau (waf) et d'un chien-chien (waf) nous entraînent dans des scènes drôles et absurdes.
    Car rien n'est ordinaire : comme waf et waf, on se trouve confrontés à des lois qui n'obéissent qu'à l'imaginaire.
    Il va falloir s'amuser, bien regarder et réfléchir un peu pour trouver ce qui cloche dans l'image, ce qui rend les situations aussi improbables que les deux protagonistes.
    Dans la tradition des "cartoons" chaque scène dure une page sous forme de "strips" muets dont certains réalisés avec le concours de Anne Herbauts.

  • Mirolioubov

    José Parrondo

    • Rouergue
    • 14 Septembre 2016

    Ce matin, Mirolioubov se lève avant d'avoir fini sa nuit, il garde un peu de sommeil pour plus tard. Il a bien raison car une grande journée l'attend en une série de situations absurdes. Mirolioubov voit le monde à sa manière avec une façon très particulière d'interpréter les événements, un peu en dépit du bon sens.
    On y retrouve, en creux, toute la poésie de José Parrondo qui nous offre un autre angle de vue sur le monde, si proche de celle des enfants.

  • Un marcheur somnambule trébuche sur un caillou anodin et c'est alors le début d'une étonnante réaction en chaîne qui va tenir en haleine le lecteur tout le long des 48 pages de cette bande dessinée de l'auteur belge José Parrondo. Cette sarabande graphique menée sur un rythme d'enfer met aux prises une invraisemblable tripotée de personnages plus ou moins «proteïformes». Une colonie de fourmis frondeuses, un promeneur en haut de forme, un couple de poissons belliqueux, etc... se télescopent pèle-mêle et réinventent même à l'occasion quelques-unes des plus belles inventions de l'homme : la roue, le levier... rien que ça... en tout simplicité... ni plus ni moins !!!
    Dans cette véritable apologie du mouvement perpétuel, l'auteur bringuebale ses personnages sans ménagement au cours d'un palpitant voyage au fil de l'eau... liquide, solide et gazeuse...
    Un récit tout en rondeur qui tourne en rond, ponctué d'onomatopées et autres bruitages divers et empreint de cet étrange poésie minimaliste et bruitiste si chère à Parrondo.

  • Le vol - notions de base

    José Parrondo

    L'Ampoule ouvre, avec Le Vol, sa deuxième collection scien-tifique « Mieux vaut le savoir ! » Un sujet d'actualité qui passionnera aussi bien les touristes que les terroristes. Extrait : « Modeste Prudent, l'homme qui a le plus oeuvré pour l 'aéronautique, celui qui en a posé les fonde-ments, n'a jamais volé. Il a préféré regarder voler. Ce brillant théoricien de la navigation aérienne a habité en compagnie de ses perroquets Bleuette et Rougeaud. Au prix de longs efforts, il a totalement gagné la confiance des deux volatiles. Ceux-ci ont effectué pour leur maître les évolutions aériennes les plus variées, les recommençant de nombreuses fois si cela était nécessaire. Sur base de la seule observation de ses évolutions, Prudent a effectué une analyse précise du décollage, de l'atterrissage, du vol plané, des virages, du vol en piqué, etc. Il a réuni l'ensemble de ses travaux dans son livre Mes Jolis Cocos,qui est rapidement devenu une référence indiscutable en la matière.Tout constructeur aéronautique, tout aviateur qui se respecte doit avoir lu Mes Jolis Cocos ». Planant !

  • Où ?

    José Parrondo

    Un titre écourté pour l'histoire d'un curieux bûcheron qui part couper du bois mais n'a pas l'oeil pour repérer les arbres. Où est donc la forêt ?
    Il passe sans cesse à côté des arbres, se trompe de direction, comme s'il refusait sa première intention.
    Est-il réellement bûcheron ou plutôt arbre dans l'âme ?
    Mais cette forêt cache finalement un arbre qui sera la réponse à la question.

    José Parrondo excelle dans ce parcours muet, un peu absurde à première lecture mais tellement poétique quand on refait le chemin en suivant ce bûcheron en forme de souche.

    Les illustrations en noir et blanc sont d'une naïveté désarmante mais sont une référence parfaite à l'iconographie que les enfants côtoient sur leurs consoles de jeux.

  • Plouf plouf

    José Parrondo

    • Rouergue
    • 17 Septembre 2014

    Qui aura peur, qui va gagner, qui se dégonflera le premier ?
    La nouvelle série « flippe-books » met aux prises deux protagonistes dont on ne sait lequel sortira le vainqueur ou aura la première frayeur.
    Ces ouvrages en deux couleurs font référence aux traditionnels flip-books ainsi qu'aux premiers principes du film d'animation muet : il y a du mouvement, de l'intrigue, du « gag » et des retournements de situation.
    Ici un matelot perd son béret qui dérive sur l'océan, une baleine vient s'en mêler. Qui aura le dernier mot ?
    Quand le marin croit avoir tout régler, il ignore que le pire puisse encore arriver.
    Qui sera le dernier à porter le chapeau ?

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