• Pour penser la grossesse, seul existe le modèle médical, basé sur une conception presque exclusivement physique.
    Pourtant, bien des questions sont soulevées par des phénomènes difficilement réductibles au seul versant biologique. quelle est l'origine du désir d'enfant ? de l'infertilité ? des fausses couches ? pourquoi le taux des interruptions de grossesse reste-t-il fixe malgré les mesures contraceptives ? qu'en est-il de l'accouchement prématuré ? pourquoi y a-il une si grande variabilité de la douleur lors de l'accouchement ? que signifient les dénis de grossesse ? les actes d'infanticide ? ces questions suffisent à prouver que la grossesse n'advient pas seulement dans un corps anatomique : elle est une incarnation du désir dont nous n'imaginons ni la nature ni l'ampleur.
    C'est précisément cette élaboration du corps du désir qui est l'objet de ce livre. l'auteur dresse d'abord un tableau de la grossesse au triple point de vue médical, psychologique et social. il analyse ensuite le désir d'enfant dont la nature, apparemment évidente, reste obscure. intégrant l'apport des neurosciences et caractérisant la structure existentielle du " sein ", il propose une théorie du corps global, seule capable de rendre compte de la genèse spécifique de la grossesse chez l'être humain.
    Un livre bilan qui nous fait découvrir magnifiquement que la grossesse est aussi et essentiellement un acte psychique : celui de " faire naître ", capacité commune partagée par l'homme et par la femme.

  • La difficulté d'être mère est de plusieurs sortes. C'est la souffrance de ne pas arriver à être enceinte et avoir un enfant ou, plus fréquemment, celle de ne pas se sentir mère de l'enfant que l'on met au monde. Ce sont là deux voies d'expression d'une problématique qui peut surgir quand il s'agit d'être mère. C'est alors le regret et le chagrin jusqu'au désespoir et la honte de soi. On ne tient plus, on s'effondre.
    Et on ne peut rien dire, ce serait se déshonorer ; de même on ne peut rien faire, c'est un état qui s'impose. À qui s'adresser et se confier ? On ne veut pas laisser croire que l'on manque d'instinct maternel ou bien que l'on a 'esprit dérangé.
    La maternologie est la réponse moderne à ces souffrances. Prenant en compte la maternité psychique qu'elle analyse, elle accueille spécifiquement la difficulté d'être mère.

  • Le mot foetus a plus de sens que ne le laisse croire son usage anatomique et médical.
    Il désigne d'abord un être vivant et la nature singulière de son existence, ce que pressentent les mères. Une existence à vrai dire prodigieuse : plongé dans la totalité originelle, le foetus la ressent et se structure d'après elle, avec elle. C'est une vie intense et multiple au-delà du stade de développement à quoi elle est souvent identifiée : l'esprit de l'origine sera à l'origine de l'esprit. D'où le génie du foetus, qui tient à sa capacité de nous faire être de manière inédite.
    Génie et non pas gènes. Il ne faut pas confondre l'émergence et son support. En ce sens, l'homme ne procède ni des gènes, ni de l'animal. Le génie génétique ne doit pas masquer le génie du foetus. Démontrant l'importance de la vie prénatale dans la genèse de l'homme, le nouveau livre de Jean-Marie Delassus introduit à la compréhension de la naissance psychique.

  • Le développement actuel des recherches cognitives constitue une étape importante dans l'approche de la réalité humaine. L'homme n'est cependant pas une machine cognitive.
    Distincte de celle qui avait été supposée par une intuition séculaire, l'âme est une structure de type logicielle, ouvrant à une nouvelle dimension vitale. Ensuite, pour être au monde, des adaptations seront nécessaires qui correspondant à la naissance psychique.
    Cette âme réelle doit remplacer l'âme supposée. On est là aux racines du désir et à l'origine d'une liberté que permet la connaissance rigoureuse du fondement anthropologique.

  • La naissance n'est pas l'accouchement. C'est par facilité de pensée que nous croyons à une trame naturelle conduisant de manière linéaire du développement de l'embryon et du foetus pour aboutir, au-delà de la mise au monde de l'enfant, à sa naissance. Cela est inexact. La naissance nous invite à découvrir une dimension d'existence inouïe. L'image du nouveau-né criant, impuissant, masque en fait une souveraineté : celle de la vie en son état encore originel. À travers le nouveau-né, nous entrevoyons en fait directement ce que nous sommes essentiellement. Pour envisager ce noyau d'inconnu recélé au coeur de ce que le mot de naissance ne sait nommer, l'auteur élabore une « psychanalyse de la naissance ». L'observation clinique rigoureuse du nouveau-né mise en regard de la vie prénatale qui l'a structuré permet maintenant de mener cette tentative. Cet ouvrage fondateur propose un parcours complet de la vie prénatale à l'achèvement de la petite enfance. Il détaille ainsi toutes les étapes constituantes de la naissance psychique. Fruit d'une exceptionnelle expérience clinique, ce livre invite tous les professionnels concernés par la périnatalité et la petite enfance à repenser fondamentalement les dimensions multiples de la naissance.

  • Dans ce nouveau livre, Jean-Marie Delassus poursuit avec brio son inlassable démonstration : le domaine de la naissance ne se limite pas au physique et à l'obstétrique. Il s'attaque ici à un nouveau continent paradoxalement ignoré : la grossesse. Avec une thèse minutieusement orchestrée, la grossesse ne se passe pas dans le corps organique. Elle est l'incarnation d'un désir spécifique dont nous n'imaginons ni la nature ni l'ampleur. Nouvelle édition mise à jour.

  • Cet ouvrage rassemble en un seul volume les textes fondateurs de la maternologie : " Le génie du foetus ", " La nature du bébé ", " Le sens de la maternité " et " Devenir mère ", parus chez Dunod. Il offre la possibilité d'embrasser en ensemble cohérent une discipline de l'accompagnement psychologique de plus en plus sollicitée.

  • Pionnière en France, la démarche du Docteur Delassus vise à résoudre le mal-être des mères qui viennent d'accoucher et à prévenir ainsi les troubles de l'enfant induits par une relation précoce perturbée. Son livre démontre la nécessité de prendre en considération la maternité comme un état psychologique en soi, et non comme un simple processus physique relevant de l'obstétrique.

  • Certes il y a l'idée de l'âme, mais elle se réfère à des croyances. La philosophie, qui a son mot à dire, demeure dépendante des concepts traditionnels dont elle a hérité. La psychologie reste fragmentaire même si elle s'ouvre à l'analyse de l'inconscient. Dans tous les cas, on utilise des notions qui fonctionnent en boucle sans parvenir à nous définir.
    Les neurosciences constituent un champ d'étude en plein développement qui peut conduire à d'importantes applications thérapeutiques. Cependant, il y manque encore le point de vue explicatif des fondements de notre être.
    Par contre, un! e neuroscience globale du cerveau humain est envisageable. Il se démarque en effet des autres espèces car il comporte de très nombreux neurones non programmés. Ceux-ci qui se surajoutent à la dotation génétique de base seraient alors appropriés pour enregistrer l'homogénéité ambiante de la vie prénatale. Ainsi une néoformation cérébrale prendrait corps. Du fait de cette épigenèse, l'être humain relèverait d'une structure spécifique qui le configure et nous anime.
    C'est un tournant dans l'investigation. On accède à la compréhension et à l'organisation d'une existence selon notre être réel.

  • La nature est distante, indifférente à notre existence, bien que nous tentions de l'approcher, de l'étreindre.
    Il suffit d'un corps, dressé au milieu d'elle, pour qu'elle prenne sens et corresponde à notre attente.
    Mais la nature n'est rien sans l'expérience du corps, la matière vive du corps humain et les cérémonies qui en procèdent.
    Au-delà des mots, nous succombons au visible. Le corps est l'apparition.

  • Pas si simple que cela, la maternité ! On la désire belle et heureuse, alors qu'elle peut être fragile et anxieuse, impossible ou même criminelle : il y a des mères qui tuent leur nouveau-né. On la veut aisée et évidente, alors qu'elle devient artificielle et technique, tôt suspectée et surveillée, provenant de couples d'un nouveau genre ou de femmes seules. Tout est possible, même l'incroyable ; tout est faisable, même l'enfantement sur mesure. Il n'empêche que la fréquence des difficultés à être enceinte, à poursuivre une grossesse, à être mère est loin d'être négligeable : au moins 10 % des femmes qui viennent d'accoucher sont en souffrance. Pudiquement, on parle de dépression alors que cet état est la cicatrisation sournoise d'une situation grave, l'effondrement maternel, le plus souvent postnatal, qui passe inaperçu par crainte de paraître une mauvaise mère et par ignorance de sa réalité clinique. On manque alors le moment le plus opportun pour la prévention et le soin précoces, y compris au niveau du bébé dont la naissance psychique serait ainsi mieux assurée. Cette troisième édition du Sens de la maternité fait le point des nouvelles connaissances acquises en maternologie ; elle établit que la maternité est un état de l'inconscient, distinct de ce que l'on entend habituellement par ce terme et révélateur d'un monde dont on n'a pas idée. Les mères qui le vivent ont besoin qu'on le sache : la maternité est un voyage en inconscient.

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