• Le 17 octobre 1961, le FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu qui leur est imposé.
    Interdite par la police, la manifestation est très violemment réprimée. Le 17 octobre et les semaines qui suivirent, plus de 150 personnes sont mortes ou disparues. Le préfet de police Maurice Papon, responsable de cette répression, en niera toujours l'ampleur. Dans cet ouvrage, Jean-Luc Einaudi livre les conclusions de son enquête sur ces massacres, après avoir pu consulter les archives des hôpitaux de Paris, du Parquet, de la gendarmerie, de la préfecture de police, qui confirment et précisent les données recueillies dans ses précédents ouvrages.
    Dans une longue introduction et une postface inédites, il revient sur les débats et polémiques suscités par son livre, et confirme ses conclusions en répondant à ses contradicteurs.

  • Le mardi 17 octobre 1961, à l'appel du FLN, les Algériens de la région parisienne tentent de manifester contre le couvre-feu décrété douze jours plus tôt par le préfet de police, Maurice Papon.

    La répression sera atroce : plusieurs dizaines de morts cette nuit-là et les jours suivants... Le communiqué officiel de la préfecture de police ne fera état que de deux morts.

    Ce livre raconte l'histoire de ce massacre perpétré en plein de coeur de Paris. Un massacre oublié pendant des décennies, refoulé par la conscience collective, étouffé par le gouvernement...

    Le dossier complet de l'une des pages les plus sombres de l'histoire de la Ve République.

  • Ce livre est la biographie de Baya Allaouchiche (Alger, 1920 - Marseille, 2007).
    Scolarisée grâce à la persévérance de son père, Baya mène très tôt une vie indépendante, refusant un mariage forcé, se liant d'amitié avec des Européens.
    Seule femme indigène membre du PC algérien, Baya milite d'abord pour le droit des femmes algériennes, puis pour l'Indépendance. Secrétaire de l'Union des femmes d'Algérie, elle représente son pays lors des nombreuses conférences internationales des femmes communistes (elle est, notamment, la première Algérienne à se rendre en Chine en 1949). À l'issue d'une de ces réunions, en 1956 à Genève, les autorités françaises lui interdisent de retourner à Alger. Elle s'établit à Marseille, qu'elle ne quittera plus.
    Elle n'en abandonne pas moins la lutte pour l'Agérie indépendante, servant de relais au FLN et de soutien aux militants français engagés aux côtés des combattants algériens (elle organisa les campagnes de soutien à Iveton et Maillot qu'elle connut personnellement).
    Après la guerre, proche du PCF-ML (elle est la compagne de son fondateur, Jacques Jurquet), elle participe activement à mai 1968, puis oeuvre à la destruction des bidonvilles et à la défense des immigrés marseillais contre le Front National. Lors de la guerre civile algérienne des années 1990, elle organise des structures d'accueil à Marseille pour les orphelins.
    L'histoire de Baya est un témoignage exemplaire pour toutes les femmes qui se battent pour la liberté, ici et là-bas.

  • Un reve algerien

    Jean-Luc Einaudi

    • Puf
    • 13 Novembre 2001

    Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • Existe-t-il une conscience universelle ? Qui peut prétendre légitimement l'exprimer ?
    Malgré ses limites historiques et les violations dont elle n'a cessé d'être l'objet, la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée en décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies, fut, sans aucun doute, un des moments où s'exprima cette conscience.
    En son article 5, elle déclarait : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
    » En son article 10 : « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera soit de ses droits et obligations, soit du bien fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. » En son article 11 : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. » Rien de tout cela ne fut accordé à Abdallah Younsi.

  • Cet ouvrage est le troisième, après La Bataille de Paris (1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (2001), que Jean-Luc Einaudi consacre à la période allant de l'été à l'automne 1961 et singulièrement aux manifestations algériennes du 17 octobre dans la capitale, où la répression sanglante fut orchestrée par le préfet de police d'alors, Maurice Papon.

    Jean-Luc Einaudi a recueilli de nouveaux témoignages d'une vérité crue et a eu accès à des archives inédites de l'ex-fédération de France du FLN. Ces documents éclairent particulièrement la guerre sans merci, dans le Nord et l'Est de la France, entre le FLN et le MNA, l'autre organisation nationaliste algérienne, dirigée par Messali Hadj.

    Un ouvrage essentiel sur l'une des faces cachées de la guerre d'Algérie.

  • Ils ont moins de 18 ans, 13 ou 14 parfois. A l'âge difficile de l'adolescence, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans repères, sans limites, et leur premier acte de délinquance sonne souvent comme un appel au secours. Au bout de leur route, le tribunal pour enfants. Demain peut-être, la prison.

    Confrontés à un phénomène qu'ils ne parviennent pas à endiguer, les responsables politiques hésitent entre les bonnes intentions et la répression, les programmes de rénovation urbaine et l'envoi des compagnies républicaines de sécurité. D'un côté des mesures nécessaires mais inopérantes dans l'immédiat, de l'autre un discours et des pratiques sécuritaires qui radicalisent les antagonismes et hypothèquent tout projet de réinsertion.

    Comment en sortiroe D'abord, en prenant l'exacte mesure du phénomène. Jean-Luc Einaudi, qui s'est occupé de mineurs délinquants pendant plus de dix ans, a sillonné la France afin d'en rendre compte au plus près des faits, tels qu'ils sont perçus par les différents acteurs: mineurs eux-mêmes, familles, voisins, juges des enfants, éducateurs, policiers, enseignants, etc. Autant de récits poignants recueillis dans les cités, les tribunaux, les prisons, les foyers, d'où il ressort que la délinquance des jeunes prend avant tout racine dans la déstructuration de la famille, l'abaissement de la fonction paternelle, l'absence de repères symboliques. En étudiant ensuite sur place le fonctionnement de l'appareil judiciaire, l'importance de la sanction, la mise en oeuvre des procédures d'accompagnement, l'application des peines de privation de liberté.

    En explorant enfin, à partir de l'expérience acquise par de nombreux acteurs de terrain, policiers ou éducateurs, magistrats ou assistantes sociales, les voies semées d'embûche de l'éducation des jeunes en perdition.

    Educateur à la Protection judiciaire de la jeunesse dans la région parisienne, Jean-Luc Einaudi est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Bataille de Paris: 17 octobre 1961 (Seuil, 1991).

  • Jean-Luc Einaudi retrace dans cet ouvrage certains événements marquants qui ont ponctué la guerre française en Indochine, de 1945 à 1954.
    Dans les Forces françaises et celles des états associés, il y eut officiellement 106 658 morts et disparus. Côté vietnamien, le nombre dépasserait le million de victimes. Mais au-delà des chiffres, ce conflit marqua une génération et un pays, comme la guerre d'Algérie ensuite. On sait combien la classe politique française fut partagée à propos de cette guerre, qu'il faut bien appeler coloniale ; elle suscita scandales, affaires louches, et se termina pour la France par la défaite humiliante de Dien-Bien-Phu.
    Une enquête minutieuse, des témoignages étonnants de certains acteurs de cette guerre, le parcours de ce curieux personnage que fut Georges Boudarel (un Français qui, par conviction, se retrouva instructeur politique dans les camps où étaient détenus des soldats français) font de ce livre un document riche et passionnant sur cette période et cette guerre qui, dans l'inconscient collectif français, continue d'être perçue de façon trouble et ambiguë.
    Une guerre que certains auraient bien aimé jeter "à la poubelle de l'Histoire".


  • les héros de ma jeunesse ne sont pas footballeurs, chefs d'entreprise, experts humanitaires, soeurs de charité ou présentateurs de télévision.
    dans mon panthéon, il y a. de la place pour les poètes, ceux qui n'acceptent pas les défaites, ceux qui n'écoutent pas. les intégristes de l'économie, ceux qui ne se soumettent pas à la sous-culture américaine, ceux qui n'acceptent pas la " fin de l'histoire". une histoire inédite, une fresque extraordinaire. georges mattéi fut tour à tour soldat en algérie, passeur de frontières, fabricant de faux papiers, journaliste et écrivain.
    il rencontra de nombreuses figures marquantes de son époque, comme jean-paul sartre, fidel castro ou daniel cohn-bendit, qu'il fit entrer clandestinement en france, en mai 1968. la biographie d'un homme, le portrait d'une époque.

  • Jean-Luc Einaudi a rencontré Georges Arnold en 1989, alors qu'il enquêtait sur le massacre des Algériens d'octobre 1961. Celui-ci qui, en pleine guerre d'Algérie, avait volontairement vécu parmi ces hommes dans un hôtel insalubre de Saint-Denis, lui apporta un précieux témoignage. Une amitié fondée sur le respect réciproque venait de naître. Le prêtre et l'incroyant partageaient la même révolte face à la souffrance de ceux que notre société domine, méprise, rejette, et une même passion pour l'homme. Ce livre retrace l'itinéraire d'un homme peu ordinaire, qui a choisi de s'enraciner en banlieue, en plein territoire communiste, et dont la vie se mêle depuis plus de soixante ans à celle du Prado, la famille spirituelle fondée à Lyon par le père Chevrier. Un engagement sans faille, une foi profonde et vivante, la force qui l'anime encore aujourd'hui, à quatre-vingt-cinq ans, en ont fait un témoin de l'Histoire, vécue auprès des plus pauvres.

  • Éducateur et historien, Jean-luc Einaudi découvre, abandonnés dans un grenier du centre d'archives historiques de Savigny-sur-Orge dont il était responsable, les registres d'écrou complets d'une maison d'éducation surveillée, située 19 rue de Crimée, à Paris, pendant l'Occupation. Sur les quelques 2000 fiches d'adolescents passés par celle-ci entre 1940 et 1945, il s'intéresse au sort de ceux qui ont été remis aux Autorités allemandes, dont la plupart étaient juifs, et mène un travail d'enquête et de croisement d'archives. Le livre comporte environ 80 histoires d'adolescents dont les âges varient entre 14 et 17 ans. Leur identité, leur religion, la raison pour laquelle ils sont arrêtés (souvent le vol de nourriture), la rédaction qu'on leur demande d'écrire, la date de sortie. Leur parcours ensuite, qui les mène pour certains et souvent leur famille, jusqu'à Auschwitz, jusqu'à la mort. D'autres ont survécu et, retrouvés par l'auteur, ont pu témoigner de leur histoire. Des photos en noir et blanc sont intégrées dans le corps du texte : cartes d'identité, numéro de déportation, empreinte digitale, ou fac-similé de rédaction.
    Traces, car c'est ce qui reste de ces adolescents dont personne n'a cherché à savoir ce qu'ils étaient devenus, comme s'ils n'avaient jamais existé. Livre de la mémoire, et donc de réparation, ce livre poignant n'en pose pas moins la question de la responsabilité, individuelle, mais aussi collective, à cette époque sombre de notre histoire.

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