Libretto

  • Consuelo

    George Sand

    • Libretto
    • 14 Décembre 2016
  • Nous sommes en 1621 (le roman s'achèvera en 1629). Louis XIII est le roi de France. Richelieu règne sur le roi et son royaume. Le Berri en [du roman] est le cadre, les perspectives et les coulisses. Apparaît en ouverture un certain Antonio d'Alvimar, au "coeur enfiélé", un ambitieux aigri, ayant raté son ascension à la Cour. Il est accompagné de Sanche. L'un est l'âme damnée de l'autre et vice versa. L'esprit de la sainte Inquisition les a modelés, enfiévrés, rapetissés, fanatisés. Alvimar est hébergé, pour se reposer de ses échecs et fuir des ennemis qu'il a l'art de se forger, chez l'aristocrate du coin, Guillaume d'Ars. Le pays garde des séquelles des guerres de religion. La haine ne s'est pas dissoute avec le temps. Les braises sont là, l'incendie peut ravager de nouveau. Par d'Ars, Alvimar va rencontrer Sylvain de Bois-Doré, seigneur de Briantes, devenu marquis par l'amitié de feu Henri IV. Ce dernier est entouré de serviteurs qui lui sont dévoués, dont Lucilio, italien disciple de Giordano Bruno, et par conséquent en danger après la mort sur le bûcher de son maître spirituel. Bois-Doré est bon.
    Sa bonté excite la jalousie... » (extrait de la préface de Daniel Arsand à l'édition Libretto)

  • Suite (et fin) de consuelo, ce roman de la musique que les français ont si peu lu et qui est pourtant, aux côtés de la correspondance, l'évident chef-d'oeuvre de george sand : le plus russe des romans français selon dostoïevski, amoureux inconditionnel du livre.

    Après venise et ses fastes rococo, la cour de vienne à l'époque de porpora et de haydn, c'est au terrible frédéric ii de prusse que s'affronte à présent consuelo, la petite tsigane qui n'a que sa voix pour fortune. elle connaîtra les prisons de ce despote qui se pique de protéger les arts, bravera mille dangers, et se retrouvera enfin dans sa chère bohème, près du comte albert de rudolstadt - à la fois l'ami, l'amant mystique, l'époux.
    Et son initiateur aux mystères de la fraternité des invisibles.
    Le climat de cette fin de partie, oú l'aventure rejoint une fantasmagorie nimbée de gnose maçonnique, évoque le mozart de la fin : celui de la flûte enchantée et du requiem. on songe aussi à hoffmann, et aux pages romantiques de goethe : le philosophe alain n'hésitait pas à voir dans la comtesse de rudolstadt une sorte de wilhelm meister français.

empty