Littérature générale

  • À quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2,4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption.

    Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.

  • Le monde tourne (mal)Lenny Abramov vit dans un New York futuriste, image exagérée de notre époque mais qui lui ressemble étrangement : le monde entier est arrimé à son téléphone ultra-perfectionné, la publicité triomphe et la littérature est un art préhistorique que quelques inadaptés tentent de sauvegarder sans succès. Lenny fait partie de ceux-là. Il lit des " livres papier ", croit encore aux relations humaines et commet la folie de tomber amoureux d'Eunice Park, jeune américaine d'origine coréenne. Cette Super Triste Histoire d'amour est une comédie romantique qui finit mal (Lenny et Eunice ne vieilliront pas ensemble) et qui dresse un portrait accablant de la " modernité ". L'Amérique, au bord de l'effondrement économique, est menacée par ses créanciers chinois et une ambiance très Big Brother s'installe au quotidien. Cette satire mélancolique est surtout un roman à l'humour dévastateur. Sans délaisser la fable politique, Shteyngart livre ici un texte plus personnel, un autoportrait à peine déguisé d'un homme en décalage avec son temps.

  • Gary Shteyngart, l'auteur facétieux de Super triste histoire d'amour, a d'abord été le petit Igor, né aux dernières heures de l'union soviétique et émigré aux États-Unis à l'âge de sept ans. Dans ce retour sur lui-même ,Gary/Igor nous dévoile tout, du cocktail détonnant de son éducation russo-américaine jusqu'à ses désopilantes déconvenues amoureuses, en passant par la perplexité de ses parents face à ce bon à rien rêveur et asthmatique.
    Gary Shteyngart, souvent appelé le « Woody Allen de la littérature », fait de son histoire personnelle une formidable leçon de vie, en nous faisant revivre les aventures de son personnage le plus drôle et émouvant : lui-même.

  • Russe, juif et américain, Vladimir Girshkin, 25 ans, vit à New York. Ce surdiplômé croupit dans les bureaux insalubres d'une association d'aide à l'insertion des immigrants. Nous sommes en 1993.
    Vladimir est en proie à un terrible malaise identitaire : né en Russie et émigré à 12 ans aux États-Unis, il ne sait pas très bien où est sa place. Jusqu'à ce qu'il rencontre Ribakov, un ancien soldat soviétique, et une jeune universitaire mondaine et snobinarde. Une série de malentendus rocambolesques contraint alors Vladimir à l'exil. Il échoue à Prava (Prague à peine déguisée), se compromet entre la bohème américaine qui y voit son Paris des années 90, et la mafia russe à laquelle il s'associe à ses risques et périls. Il troque son conformisme américain contre un tempérament slave, et pense s'être enfin trouvé. Mais les apparences sont aussi trompeuses à Prava qu'ailleurs.
    Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes est l'histoire d'une assimilation à l'envers. Au fil de ses aventures, nous suivons les avatars de Vladimir : l'émigrant chic dans le Manhattan guindé du golden-age s'improvise mafieux de bas-étage dans un monde à la Kusturica. Et à l'image de son héros picaresque, le récit se nourrit de deux appartenances littéraires. Car Gary Shteyngart emprunte autant aux grands romans américains tels que Pnine de Nabokov ou Portnoy et son complexe lorsqu'il traite de la place de l'immigrant qu'à ses pères russes, Gogol, Boulgakov, lorsqu'il porte un regard satirique sur l'Est en pleine déliquescence. Bousculant les conventions, Shteyngart nous propulse dans un monde carnavalesque et mène tambour battant cette épopée survoltée.
    Gary Shteyngart est né en 1972 à Leningrad (Saint Pétersbourg). Il quitte l'Union Soviétique en 1978 et s'adapte difficilement à sa nouvelle vie aux États-Unis. Après un diplôme de sciences politiques et un long voyage en Europe de l'Est, il s'installe à Manhattan. En 1999, candidat au programme de creative writing dirigé par Chang-rae Lee au Hunter College, il présente une première ébauche de son livre qui, très vite, enthousiasme les éditeurs. Son roman a rencontré un très grand succès dès sa sortie aux États-Unis. Il est traduit dans le monde entier.

  • Citoyen russe héritier d'un baron de la Mafia, Micha Vainberg ne rêve que d'Amérique. Son ascendance peu recommandable bloque toute possibilité de retour à la vie new-yorkaise qui fut la sienne pendant dix ans. En manque de buildings et de hip-hop, Snack Daddy - son surnom yankee - végète à Saint-Pétersbourg, entre soirées arrosées avec son complice Aliocha-Bob et repas gargantuesques (Micha affiche 150 kilos sur la balance). En quittant New York, il s'est éloigné de sa fiancée, la belle Rouenna, une prostituée qu'il continue d'entretenir. Malheureusement, elle s'est laissé séduire par Jerry Shteynfarb, auteur suffisant du Traité de branlette à l'usage des jeunes arrivistes... Déçu par Rouenna, lassé de sa vie russe, Micha décide de partir pour l'Absurdistan, un petit pays colonisé par les compagnies pétrolières américaines. Enrôlé dans une guerre civile montée de toutes pièces par les dirigeants sans scrupules de l'Absurdistan, Micha va découvrir le cynisme économique et ses conséquences catastrophiques pour l'avenir de l'humanité. Gary Shteyngart est né en 1972 à Leningrad (Saint-Pétersbourg). Il quitte l'Union Soviétique en 1978, arrive aux États-Unis en 1979 et s'adapte difficilement à ce pays dont il ne connaît ni la langue ni la culture. Après un diplôme de sciences politiques, désoeuvré, n'arrivant pas à surmonter son malaise identitaire, il choisit de voyager en Europe de l'Est. De retour à Manhattan il décide d'écrire. En 1999, il est repéré dans un cours de creative writing. Son premier roman, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes, a été traduit dans le monde entier, établissant définitivement sa réputation.

empty