• "La philosophie que je professe, la vie de méditation que j'ai menée me permettent de regarder la mort d'un autre oeil que ne le font la plupart des gens." Alexandra David-Neel

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  • Qu'est-ce que l'alchimie, objet de bien des spéculations et rêveries ? un art du feu qui, mariant ciel et terre, corps et esprit par une succession de dissolutions et de coagulations (solve et coagula), accomplit le dessein secret de la nature, guide infaillible sur la voie conduisant à la réalisation du grand å'uvre.
    Cheminant durant des siècles à côté du christianisme dont il a souvent intégré les symboles à sa propre imagerie, l'art d'hermès s'est singularisé par l'attention portée au mystère de la vie et par sa volonté de tracer une voie " moyenne " entre religion et philosophie. rien ne saurait donc remplacer une confrontation directe aux textes, déjà traduits ou encore inédits, pour faire sortir de l'ombre oú l'a reléguée la science moderne une tradition vieille de deux millénaires et qui mérite d'être redécouverte, tant en raison de l'importance de son corpus que de sa richesse symbolique et spirituelle.
    Des alchimistes grecs aux peintres et poètes surréalistes, l'intérêt persistant porté à l'alchimie traditionnelle plaide en faveur de cette quête d'immortalité inscrite au plus profond du coeur et de l'esprit humains. le propre d'une tradition étant de fidèlement transmettre tant le contenu que l'esprit d'un savoir ancestral, cette anthologie rassemble l'essentiel des textes canoniques présentés dans un ordre chronologique - quelques dizaines de traités selon eugène canseliet - assortis d'une iconographie oú se mêlent images traditionnelles et créations, modernes ou contemporaines, librement inspirées par l'alchimie.

  • Le néo-bouddhisme actuel a-t-il encore quelque chose à voir avec la rigueur de renoncement prêché par le bouddhisme originel ? Cet essai propose une confrontation serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale. Il fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués que ne le laisse paraître l'image idyllique d'une rencontre de l'Occident avec une spiritualité censée témoigner d'une rationalité quasi scientifique et d'un athéisme purificateur.

  • Le terme d' « hermétisme » est né à la fin du XIXe siècle de l'adjectif « hermétique », qui désignait depuis longtemps l'alchimie comme « art sacré d'hermès ». Personnage légendaire supposé contemporain de Moïse, Hermès Trismégiste (le Trois-fois-Grand), à qui sont attribués des écrits magiques, théosophiques et alchimiques, n'apparaît en réalité qu'à l'époque hellénistique. Version grecque du Mercure latin, également identifié avec le dieu égyptien Thot, il est une sorte de prophète païen en qui certains hommes de la Renaissance croiront reconnaître le Père d'une sagesse primordiale et immémoriale bien antérieure au christianisme. Son message spirituel s'est imposé, depuis l'Antiquité grécoégyptienne et pour de nombreux siècles, en terme de Révélation. Françoise Bonardel s'emploie ici à reconstituer l'identité polymorphe d'Hermès le messager divin, et à « comprendre », comme le préconise le Trismégiste, le jeu incessant du clos et de l'ouvert. Elle décrypte pour cela quelques-unes des figures les plus significatives de l'hermétisme occidental, tour à tour doctrine de salut (gnose), voie de transmutation (alchimie), herméneutique. toutes à des titres divers placées sous le patronage d'Hermès.

  • Héritée des Grecs, puis remise à l'ordre du jour par des philosophes contemporains comme Pierre Hadot (1922-2010) et Michel Foucault (1926-1984), l'idée que tout être humain ait à prendre soin de lui-même est devenue centrale aujourd'hui, en témoigne la pensée américaine du «care». Mais que signifie «prendre soin de soi-même» ? Retrouver le calme, se sentir en sécurité, redécouvrir son corps, développer sa créativité et pourquoi pas renouer avec le sacré ? Le but de l'ouvrage est de donner une assise philosophique, psychologique et spirituelle à ce besoin de «soin».
    Françoise Bonardel nous rappelle que ce soin à soi-même était déjà présent dans la philosophie antique et elle nous dresse le développement de la notion jusqu'à l'époque moderne. Elle se demande aussi si cet intérêt à soi ne cache pas finalement un égoïsme voire une forme de dandysme ; elle s'attache donc à nous montrer comment entretenir ce réel souci de soi dans le quotidien et notamment dans les périodes de crise.
    L'auteur ouvre enfin la question du soin de soi à la dimension religieuse et sacrée ; pour les mystiques cette expression de soin de soi-même revient à inscrire son devenir dans un processus de transformation et de maturation jusqu'à une ouverture vers la splendeur du Grand Soi. Ce livre nous présente pour la première fois en français une perspective complète et pratique sur le soin de soi-même.

  • Fondateur de l'école de psychologie analytique souvent confondue avec la psychanalyse freudienne, Carl Gustav Jung (1875-1961) a commencé à s'intéresser aux gnostiques dans les années 1910-1915 durant lesquelles il rompit avec Freud (1913) et vécut une « confrontation à l'inconscient » dont il fit le récit dans le fameux Livre Rouge, et qui donna une signification nouvelle à la seconde partie de son existence et de son oeuvre. Considérées comme des hérésies par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine (Iran, Égypte, Judée, Syrie) proposaient une vision du salut plus proche des Mystères antiques que du christianisme, même si certaines d'entre elles se disaient chrétiennes. Passionné par cette littérature décriée et mal connue, Jung pensa trouver chez les gnostiques les premiers explorateurs de l'inconscient confrontés sans le savoir au monde des archétypes qui leur aurait inspiré leurs visions et leurs mythes. Comme les alchimistes plus tard, les gnostiques ont ainsi accompagné Jung dans l'élaboration de sa psychologie qui emprunte à la gnose l'idée qu'une connaissance révélée et salvatrice puisse restituer une plénitude et un sens à la vie désorientée de l'homme contemporain.

  • De nombreux ouvrages de vulgarisation ont ces dernières années rendu accessible au public occidental ce vaste et mystérieux continent de la spiritualité hindouiste et bouddhiste qu'est le tantrisme, bénéficiant aujourd'hui d'un intérêt assez comparable à celui porté dans les années 1970-1990 à l'alchimie.
    À défaut d'influence historiquement vérifiable de l'alchimie indienne sur l'alchimie occidentale, ou vice versa, on en vient à supposer qu'une représentation du monde unique et commune agit au coeur de la « transmutation » tantrique comme du Grand OEuvre alchimique ; processus dont la description détaillée permet seule de mettre en lumière différences et similitudes entre Voie orientale et occidentale : l'Esprit sur quoi travaille l'alchimiste occidental est-elle comparable au « corps yogique » sur qui opère l'adepte tantrique ?

  • Introduction, 5 PREMIÈRE PARTIE - UN ART DU FEU EN QUTE DE LIEU 1 - L'innervation magnétique du coeur, 29 2 - Avatars historiques d'une tradition, 53 3 - Grand oeuvre et Grande Synthèse, 79 4 - Un langage ouroborique, 110 5 - La célébration de l'Unique, 140 DEUXIÈME PARTIE - EXPANSION FAUSTIENNE ET DÉCLIN OCCIDENTAL 1 - Cycle du déclin et règne de Prométhée, 165 2 - Faust et l'esprit faustien, 185 3 - Nigrum nigrius nigro : la maladie du roi d'Occident, 207 4 - Portrait de l'homme des limbes en parfait chimiste, 234 5 - Les aurores dévastées, 261 6 - Le grand assombrissement du monde, 285 TROISIÈME PARTIE - L'OR DU TEMPS 1 - Le temps d'oeuvrer, 323 2 - Art de musique et Art d'Hermès, 354 3 - L'ambiguïté érigée en système, 379 4 - Le cristal de l'instant, 412 5 - L'heure sans ombre, 439 QUATRIÈME PARTIE - L'ESPACE VISIONNAIRE DE TRANSMUTATION 1 - L'ombre de la Nature, 473 2 - La scène philosophale : voir selon la Nature, 506 3 - Theatrum chemicum, 542 4 - Les connivences du regard et de la matière, 577 5 - Le regard doré d'Eros, 613 6 - La Terre des sages, 632 Index, 671

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • N'est pas nomade qui veut ou qui pense de bonne foi l'être, n'étant pas vraiment sédentaire...
    Et la mondialisation ne change rien à l'affaire. Ni le mouvement seul, par quoi Aristote définissait la vie, ni des changements fréquents de lieu ou même un cosmopolitisme impénitent ne disent exactement la même chose que ce mot qui continue à faire rêver les sédentaires alors que se sédentarisent les derniers vrais nomades de la planète. Et pourtant... Du nomadisme, il faut retenir l'esprit, qui, toujours migre, plus que la lettre.
    Il n'y a de vraie vie que nomade s'il est vrai que vivre, c'est apprendre à déchiffrer pas à pas l'écriture secrète de certains lieux. De A à Z, d'" aventure " à " zénith " en passant par " mirage ", " nostalgie " et " tente ", chaque article nous fait voyager, en empruntant aussi bien à la poésie, la mystique, la philosophie, les récits de voyage qu'à l'expérience personnelle de l'auteur.

  • Une relecture critique de l'oeuvre du poète maudit, envisagée dans ses liens avec l'ésotérisme et la religion.

  • Matière d'histoire de l'art, Françoise Bonardel n'en retient cependant que les éléments susceptible de justifier et nourrir son approche philosophique et littéraire de la vie et de l'?uvre du peintre-graveur. L'ordre chronologique, par exemple, n'est pas suivi (comme c'est le cas dans le livre d'Erwin Panofsky, La Vie et l'art d'Albrecht Dürer, Hazan).
    Le livre est plutôt construit selon une division spatiale qui correspond aux trois lieux de création principaux de Dürer : Anvers, Nuremberg et Venise. Le mot " triptyque " qui apparaît dans le titre fait référence, outre les trois villes citées, au triptyque des autoportraits peints, aux trois chefs-d'oeuvre (Meisterstiche) gravés : Le Chevalier, la Mort et le Diable, Saint Jérôme dans sa cellule et Melencolia I, ainsi qu'au projet avorté du triptyque peint d'une " Conversation sacrée ".
    Le précédent essai de l'auteur, Des héritiers sans passé, analysait les raisons de la crise de la culture européenne et la perte de la notion de " grande culture " ; ce Triptyque pour Albrecht Dürer vient témoigner, en quelque sorte " par l'exemple ", ce qui à la fois constitue l'incarnation d'un idéal culturel et préfigure, dès son époque et au sein de son ?uvre, les grandes divisions qui auront des répercussions jusqu'à l'époque contemporaine : Création vs Mélancolie, Ancien vs Moderne...
    C'est ainsi que la dernière partie est consacrée à des figures telles que Nietzsche, Wagner, Mann, Jünger, Freud... Grâce aux nombreuses reproductions et au style de l'essai qui évite les notes savantes et les longues digressions historiques, ce livre s'adresse à l'ensemble des lecteurs sensibles à l'art et à la création en général, tant le livre regorge d'idées lumineuses sur notre rapport à l'ancien et au nouveau et se présente, dans sa forme, comme une dédicace souvent émouvante à l'un des plus grands artistes de l'histoire.

  • Lors de la publication d'Errata, en 1998, George Steiner était présenté par son éditeur comme l'" une des dernières figures de la grande culture européenne ". Le message est brutal, peut-être excessif; il annonce en tout cas une Europe en voie de déculturation... et cela semble aller de soi. Mais s'il y a une crise de la " grande culture européenne ", encore faut-il s'interroger sur la signification du mot culture et sur ce que représente aux yeux de nos contemporains le patrimoine culturel européen. Or, au moment où les débats sur l'identité se multiplient de part et d'autre en Europe, force est de constater que ce qui devrait précisément faire l'enjeu de la réflexion est présupposé, voire ignoré. À l'ère de la mondialisation, sommés de choisir entre l'attachement patriotique, exclusif et autoritaire, et le " métissage ", source de bien des confusions et d'un relativisme culturel intégral, nous sommes les héritiers d'un passé au regard duquel nous nous reconnaissons de moins en moins endettés. En ce sens, il n'a peut-être jamais existé de crise culturelle plus inquiétante. Ni nostalgique ni passéiste, l'auteur du présent essai ne délivre pas une leçon de géopolitique ; elle préfère montrer de quelle manière la culture européenne a durant des siècles refusé l'alternative contemporaine entre cosmopolitisme et enracinement dont elle a au contraire enseigné le dépassement.

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