Littérature générale

  • Falsifiant des ordonnances, Thérèse a tenté d'empoisonner Bernard, son mari, un homme respectable mais froid, buté. Pour préserver sa famille du scandale, ce dernier a déposé en faveur de sa femme; Thérèse a obtenu un non-lieu. Sur le chemin qui la ramène du tribunal vers son mari, la jeune femme fait défiler sa vie, les blessures qui l'ont poussée à commettre ce crime démoniaque. Peut-être la plus belle, la plus violente prière romanesque de Mauriac.

  • Non, ce n'était pas l'argent que cet avare chérissait, ce n'était pas de vengeance que ce furieux avait faim. L'objet véritable de son amour, vous le connaîtrez si vous avez la force et le courage d'entendre cet homme jusqu'au dernier aveu que la mort interrompt...

  • « Jean Péloueyre, étendu sur son lit, ouvrit les yeux. Les cigales autour de la maison crépitaient. Comme un liquide métal la lumière coulait à travers les persiennes. Jean Péloueyre, la bouche amère, se leva. Il était si petit que la basse glace du trumeau refléta sa pauvre mine, ses joues creuses, un nez long, au bout pointu, rouge et comme usé, pareil à ces sucres d'orge qu'amincissent, en les suçant, de patients garçons. Les cheveux ras s'avançaient en angle aigu sur son front déjà ridé : une grimace découvrit ses gencives, des dents mauvaises. Bien que jamais il ne se fût tant haï, il s'adressa à lui-même de pitoyables paroles : « Sors, promène-toi, pauvre Jean Péloueyre ! » et il caressait de la main une mâchoire mal rasée. Mais comment sortir sans éveiller son père? ». François Mauriac

  • Dans le Désert de l'amour, nous trouvons deux hommes amoureux de la même femme : un garçon de dix-sept ans et son père, qui en a cinquante-deux. Ni l'un ni l'autre ne l'obtiennent, et aucun ne peut l'oublier.
    Cette femme, Maria Cross, est une petite bourgeoise qui, par paresse et go-t du luxe, est devenue une femme entretenue. On parle d'elle avec mépris et comme d'un monstre de science et de perversité. Quand Raymond Courrèges la rencontre, au sortir de l'adolescence, il trouve avec stupeur un petit être quelconque et sentimental, avide d'égard qu'on n'a pas l'habitude de lui accorder. Raymond lui montre une facile goujaterie et se fait mettre à la porte, malgré le go-t très vif qu'a Maria de sa jeunesse et de sa fraîcheur.
    Pendant ce temps, elle est elle-même aimée par le docteur Courrèges, qui est son médecin. Mais elle a pour lui ces sentiments de déférence et de respect qui sont bien loin de l'amour, et lui-même, malgré la torture qu'il éprouve, ne peut passer de cet état de conseiller grave et paternel à celui d'amoureux passionné ou transi. Il souffre en silence et nous connaissons peu de peintures plus émouvantes de l'amour que celle de cet homme m-r, grave, réfléchi, que l'angoisse supplice et qui est obligé de vivre au milieu des siens, dans l'atmosphère empesée d'une famille de province, où chacun s'observe, se surveille, se taquine et ne se dit jamais la vérité.
    À la fin du livre, Maria Cross a épousé son amant et elle est devenue une bourgeoise définitivement inaccessible. Mais entre le père et le fils Courrèges s'est tissé un lien secret et profondément vivant : " Ils sont parents par Maria Cross. "

  • Veuve et mère sublime, Blanche Frontenac se voue à l'éducation de ses enfants, Jean-Louis, José et Yves. Dans un désir d'éternité, elle tente de faire de sa famille une véritable oeuvre d'art. Mais les femmes, la guerre et la littérature bouleverseront ce dessein qui l'unissait à ses fils...

  • Publié en 1935, La fin de la nuit est une suite à Thérèse Desqueyroux, qui raconte la fin de la vie de l'héroïne.

  • Dans La Pharisienne (1941), François Mauriac a fait le portrait d'une Maintenon bilieuse qui, forte d'un état de grâce dont elle se prétend l'heureuse bénéficiaire, s'arroge le droit d'intervenir dans la vie des autres avec une autorité sectaire et féroce. La volonté de sainteté peut parfois n'être que le nom déguisé de l'orgueil, de l'insensibilité, des plus destructeurs des péchés. Mauriac délègue à la voix de Louis, le beau-fils de cette marâtre déguisée en pieuse, la tâche de porter un récit ainsi disposé avec toute la complexité qu'il requiert.

  • A propos des Anges noirs (1936), une revue pieuse demandait qu'on ne le mette pas entre toutes les mains, « parce qu'il pourrait troubler les âmes pures et candides ». Gabriel Gradère, jeune homme séduisant et cynique, livre à l'abbé Forcas le récit de ses pires méfaits. Roman d'apprentissage à la première personne, relatant la vie de Gabriel depuis l'enfance. Le séminaire. Une jeunesse débauchée. Et le déclin de la vie, quand il rencontre Forcas, prêtre de campagne à l'âme généreuse et bienveillante. Ces deux hommes que tout oppose se rencontrent, se découvrent, se comprennent. Loin de tout manichéisme, François Mauriac se promène en équilibriste à la frontière improbable du bien et du mal.

  • Ruiné par sa maîtresse, Oscar Révolou, un grand notaire bordelais, se suicide. Cette mort fissure la façade en même temps qu'elle révèle les fondations de deux familles estimées. Quand l'argent se retire des maisons bourgeoises, les coeurs apparaissent à sec, et ce n'est pas beau à voir.Une véritable banqueroute de l'âme, à laquelle n'échappent, in extremis, que deux figures du sacrifice : Rose, la répudiée christique, et Pierre, le jeune poète révulsé...

    Roman de la damnation, de la prédestination, les Chemins de la mer constitue une sorte de sommet de la noirceur et du pessimisme mauriaciens.

  • Orphelin de mère, Jacques est un enfant malingre, un rêveur solitaire pétri de catholicisme. Sa cousine Camille, délurée, d'un an sa cadette, le fascine et l'effraie. Bientôt, il l'aimera... Il la désire, il la divinise, mais qu'aime-t-on, à 15 ans, si ce n'est l'amour mêmeoe "La femme que je cherche existe et m'attend", dira-t-il dans sa quête d'une autre Camille...

  • Tout au long de sa vie, François Mauriac a accordé aux journalistes des entretiens qui sont de précieux documents. Le lecteur sera à même désormais, grâce à ce livre, de comparer les réponses que François Mauriac a données à de mêmes questions posées par ses interlocuteurs à différentes époques de sa vie. Enfin et peut-être surtout : il y a là des idées, des sentiments qui nous paraîtront plus personnels, plus instinctifs que ces mêmes idées et ces mêmes sentiments exprimés dans son oeuvre - avantage des entretiens. Keith Goesch, spécialiste de l'oeuvre de François Mauriac, les a recueillis, et groupés par thèmes. Voici François Mauriac le même et pourtant un autre : il est ici à visage découvert, nous lui parlons en direct, à bâtons rompus et il nous semble que nous entrons dans son intimité.

  • « Centenaire de Claude Mauriac.
    Une écriture à l'Oeuvre »   Avant-propos, par Marie-Hélène Boblet et Caroline Casseville Introduction par Philippe Lejeune Claude Mauriac adepte comblé du journalisme, par Jean Touzot L'aventure de Liberté de l'esprit : Claude Mauriac directeur de revue, par Jeanyves Guérin Des histoires dans l'Histoire, ou les écritures du Temps. Le voyage de Claude Mauriac en Tchécoslovaquie en 1938, par Philippe Dazet-Brun Un avocat dans son siècle. Georges Izard, compagnon de route de la famille Mauriac, par Yann Delbrel Les infiltrations de l'invisible : Radio Nuit, par Jean Allemand « Conversation alibi » : strates et métamorphoses de la « sous-conversation » dans Le Dîner en ville, par Solenne Montier La relativité du temps et de l'espace dans l'oeuvre dramatique de Claude Mauriac, par Miroslava Novotnà Le cinéma italien dans L'Amour du cinéma de Claude Mauriac, par Pier Luigi Pinelli L'oeuvre du père sous le regard du fils dans Le Temps immobile de Claude Mauriac, par Caroline Casseville La question de l'identité de l'être dans la foule chez Claude Mauriac et Laurent Mauvignier : héritages et divergences, par Évelyne Thoizet Claude Mauriac et nos contemporains, par Marie-Hélène Boblet   INEDITS Une « Composition française » de Jeanne Mauriac, présentation par Caroline Casseville La première chronique de Claude Mauriac dans Sud Ouest   VARIA Les années Sud Ouest de Claude Mauriac, par Yves Harté Jean Allemand et Claude Mauriac, par Patrick Chartrain Prix François Mauriac 2014 :
    Lauréat, Kamel Daoud, Meursault contre-enquête, Actes sud, 2014.
    * Hommage d'Eric Fottorino, le 10 octobre 2014 en l'hôtel de la Région Aquitaine Publications L'année Mauriac (2014) Hommage à Keith Goesch par Jacques Monférier et Jean Touzot

  • Nouveaux cahiers François Mauriac nº 10

  • Nouveaux cahiers François Mauriac nº09

  • Nouveaux Cahiers François Mauriac Nº12

  • Nouveaux cahiers de François Mauriac Nº13

  • Nouveaux cahiers François Mauriac Nº16

  • Une grande pièce de Mauriac.

  • Entre autres contributions :
    Mauriac autobiographe, par Pierre de Boisdeffre Les Mémoires intérieurs et François Mauriac, par Jean Guitton

  • " Ce livre, écrit François Mauriac, ne s'adresse ni aux savants, ni aux philosophes, ni aux théologiens. j'ai voulu répondre le plus simplement possible à la question : " Pourquoi êtes-vous demeuré fidèle à la religion dans laquelle vous êtes né ? " C'était m'exposer à faire le jeu de l'adversaire. Le risque est à la mesure de la simplicité et de la naïveté qui m'auront tenu à genoux, durant toute ma vie, mais qui, de l'enfance à la vieillesse, m'auront permis de sentir, de toucher, de posséder un amour que je ne voyais pas. " Et il est vrai que la sincérité d'un tel ouvrage en fait un message bouleversant qui concerne tous les hommes.Si François Mauriac y retrace son itinéraire spirituel, sans omettre les objections contre l'Eglise qu'il eut le plus de mal à surmonter (à dix-huit ans il faisait déjà ses délices d'Anatole France), il nous passionne par les confidences sur lui-même, sur sa famille et sur son enfance, à laquelle on sait avec quel plaisir il revient toujours. Mais, dépassant son cas personnel, il engage sa foi dans le siècle, et nous rappelle " qu'il n'est pas d'autre politique permise au chrétien que la recherche du royaume de Dieu et de sa justice. "Ouvrage pathétique, par la lutte qui se laisse voir à chaque page entre l'homme et le chrétien, l'homme qui avoue son " hédonisme inguérissable ", le chrétien qui se répète la parole de Saint Jean : " Et si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur ". Le Ce que je crois de François Mauriac parle à l'oreille de chacun de nous, et l'oblige au tête-à-tête avec sa propre conscience. Un grand livre : l'un des plus grands dans l'oeuvre du grand écrivain.

  • Le Christianisme ne fait pas sa part à la chair ; il la supprime. « Dieu veut tout » écrit Bossuet. Et Pascal : « Seigneur, je vous donne tout. » Il est vrai que le mariage est un sacrement. Mais le mariage chrétien, en condamnant la femme à la fécondité perpétuelle, condamne l'homme à la perpétuelle chasteté. « La plus basse des conditions du Christianisme, écrit Pascal du mariage, vile et préjudiciable selon Dieu. » Et Bossuet est plus terrible encore : « Souillés dès notre naissance et conçus dans l'iniquité, écrit-il à Mme Cornuau, conçus parmi les ardeurs d'une concupiscence brutale, dans la révolte des sens et dans l'extinction de la raison, nous devons combattre jusqu'à la mort le mal que nous avons contracté en naissant. »François Mauriac

  • « Ecrire, c´est se livrer. » François MauriacCe volume contient les textes suivants : Dieu et Mammon, Souffrances et bonheur du Chrétien, La vie et la mort d'un poète, Les maisons fugitives et Hiver. 

  • Publié en 1958, Le fils de l'homme est une méditation sur les Ecritures et le message du Christ.

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