• You are a man!
    Voilà comment Charles de Gaulle qualifiait, en décembre 1943 à Alger, celui qui, d'opposant sceptique, allait devenir un ami fidèle, Dwight Eisenhower.
    Ces deux hommes à la carrière très similaire s'opposeront pourtant avant de s'entendre, se respecter puis s'admirer mutuellement.
    Basé sur un travail d'archives inédites, cet ouvrage décrit une rare et étonnante amitié de chefs d'Etats, alimentée les épreuves communes et les satisfaction partagées...

  • Glières et Vercors sont de fait, et d'évidence, des moments et des « lieux où souffle l'esprit » (Maurice Barrès), le « génie » « du mot Non, fermement opposé à la force » (André Malraux), de la Résistance combattante de 1944, d'une patrie contre l'Occupant et ses complices. Mais il nous faut délaisser, un temps, ce plan apparent, mais spectaculaire des réduits alpins, en les gardant toujours en mémoire, pour nous intéresser aux états d'esprits, aux tempéraments alpins, à la vie alpine de tous les jours, matérielle et spirituelle, sous l'Occupation italienne et allemande. Il nous faut, en suivant le maître-géographe Raoul Blanchard, une vision d'ensemble des Alpes françaises pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Moissac est justement célèbre pour son abbaye bénédictine dont le tympan et le cloître d'art roman sont considérés comme parmi les plus beaux du monde. C'est également une ville de grains prospère au XVIIIe siècle et de chasselas au XXe siècle. Mais elle a connu aussi des moments tragiques comme la crue du Tarn, le 3 mars 1930. Aujourd'hui, cette ville méridionale attachante semble à la croisée de son histoire.
    François Boulet est né en 1965 à Moissac, où il a fait toutes ses études secondaires. Agrégé et docteur en histoire, il enseigne au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye.

  • A l'est de la Haute-Loire ou du Velay et au nord-ouest de l'Ardèche ou du Vivarais, le pays appelé «La Montagne» cultive des particularismes, nés de sa géographie excentrée et de son histoire religieuse passionnée.
    La Montagne, haut plateau de 500 km2 à 1000 mètres d'altitude, regroupe 22 communes en Haute-Loire : Le Chambon-sur-Lignon, Le Mas-de-Tence, Chenereilles, Le Mazet-Saint-Voy, Saint-Jeures, Tence, Araules, Champclause, Chaudeyrolles, Fay-sur-Lignon, Les Estables, Les Vastres, Saint-Front†et en Ardèche : Labatie-d'Andaure, Devesset, Mars, Rochepaule, Saint-Agrève, Saint-André-en-Vivarais, Saint-Jeure-d'Andaure, Intres et Saint-Jean-Roure Nous sommes dans un pays « entre-deux », contrasté, zone de rupture entre deux mondes, mais aussi bout du monde et coeur du monde, ligne de partage entre deux régions, deux France : une frontière, une île, une source, une montagne de toute façon très au sud pour ce qui est déjà le nord, et très septentrional pour ce qui est au sud, les Cévennes.
    Cet îlot, qui a du mal à être défini, est souvent consiéré comme une « petite Suisse ». Mais son originalité est aussi humaine, plus exactement, culturelle et le fait religieux s'y impose.
    Ici, c'est la minorité religieuse qui explique la tonalité d'ensemble. Il y a deux Montagnes sur le plan confessionnel, tout comme deux Cévennes. La résistance spirituelle s'est développée avec des phases paroxysmiques -guerres de Religion, dragonnades, prophétisme, terreur bleue puis surtout blanche, Grande Guerre, rafles-, puis des phases plus paisibles et de véritable autonomie quasi hermétique pour les pays environnants.
    La Montagne-refuge de la région du Chambon-sur-Lignon est exceptionnelle. Elle appartient au domaine de l'histoire morale, c'est-à-dire à l'histoire des gens et des lieux où l'on cherche à être fidèles à des principes moraux ou religieux, à des préceptes d'éducation, à des leçons du souvenir. Il existe sur cette Montagne-refuge un « primat moral de l'explication psychologique » (Paul Ricoeur), L'ouvrage comporte de nombreuses annexes et listes et une très importante bibliographie.

  • Spécialiste incontesté de l'Histoire contemporaine, avec des travaux en cours, notamment sur les montagnes françaises et l'état d'esprit français, préfets et gendarmes de 1940 à 1944, ou encore l'histoire comparée des Roumains, des Hongrois et des Habsbourg au XXe siècle, François Boulet a également fait de Saint-Germain-en-Laye et de son histoire encore trop méconnue, un autre thème de ses recherches.
    L'auteur à partir de publications souvent confidentielles, nous livre ici des pages passionnantes, où il fait de l'histoire de Saint-Germain-en-Laye une véritable leçon de l'Histoire de France. En effet, après avoir brossé une vaste fresque à partir du VIIe siècle à travers l'histoire même de cette ville, il n'hésite pas, avec une acuité exemplaire, à aborder ensuite à son propos des épisodes fondamentaux de l'Histoire de France y compris des sujets aussi sensibles que l'Entre-deux-Guerres, l'Occupation allemande et la Libération.

  • Ce lycée crée par Eisenhower lors à la fin de la 2e Guerre mondiale. 15 nations sont maintenant représentées et la particularité est que les élèves doivent être parfaitement bilingues

  • Maurice Denis, bonheur rêvé Nouv.

  • Les Alpes du Nord, le Dauphiné notamment, voient le développement des premiers maquis au printemps et à l'été 1943. Tréminis avec ses habitants, au sud de l'Isère et en Trièves, illustre cette histoire des maquis avec des témoignages précis.

    L'historien de la montagne-refuge sous l'Occupation François Boulet reprend l'enquête avec de nouvelles archives sur les deux maquis de Tréminis, nés du refus du Service du Travail obligatoire : le camp n°1 et sa cinquantaine de jeunes gens et celui des "théologiens", quelques étudiants en théologie protestante. Deux résistances françaises alors se rencontrent : la résistance politique du maquis et la résistance spirituelle du huguenot.

    François Boulet nous entraîne dans le quotidien du maquis, genèse, difficultés d'organisation et de discipline, erreurs, trahison, et, pour finir, la terrible répression par une force allemande, militaire et policière, dix fois supérieure en nombre le mardi 19 octobre 1943 à Tréminis : une autre "Saint-Barthélemy des patriotes".

  • Cet ouvrage replace la naissance de l?enseignement agricole dans le contexte de 1848 et évoque sa consolidation tout au long de la deuxième moitié du 19e siècle. Il s?inscrit pleinement dans le cadre de la célébration nationale du cent cinquantième anniversaire de cet enseignement.ØLes auteurs ont su allier à une information rigoureusement établie une écriture précise et accessible. La maquette souligne les grandes articulations du texte et met en valeur l?iconographie abondante et variée ; de nombreux encadrés, reproduisant des documents d?archives ou présentant des personnalités, facilitent une lecture à plusieurs niveaux d?approfondissement.

  • Selon les paroles fortes et justes du regretté historien Pierre Chaunu, Otto de Habsbourg est un homme sage et honnête : «Il est à la fois le dernier et le premier des Européens. Le meilleur prophète de l'Avenir, pour n'avoir rien oublié du passé».

    Otto de Habsbourg fut un homme exceptionnel, qui, dès son plus jeune âge a rencontré tous les Grands de ce monde, admirateur du général de Gaulle : «un homme d'avant-hier pour mieux comprendre l'après-demain», selon la formule d'André Malraux souvent employée par Otto de Habsbourg lui-même pour évoquer de Gaulle.
    Dans cette biographie originale, l'auteur évoque dans un premier temps, son action au XXe siècle pour une Europe légitimiste, fidèle aux valeurs d'une famille régnante depuis sept siècles, face aux deux totalitarismes national-socialiste et soviétique notamment.
    Dans une deuxième partie, est analysée la place de sa pensée européenne, utile et exigeante ; celle d'un moraliste du XXe siècle qui aura marqué de sa sagesse la politique contemporaine, jusqu'au début du XXIe siècle ; entretenant avec le général de Gaulle une amitié sincère et respectueuse par des échanges assidus, reproduits dans cet ouvrage.

  • Jusqu'à présent, un certain nombre de grilles théoriques «convenues et acceptées» ont guidé la réflexion et l'analyse à propos du nationalisme. Ne serait-il pas possible d'appréhender un tel phénomène à partir d'une autre perspective... une perspective nouvelle et inédite qui pourrait non seulement mettre en lumière de nouveaux aspects, mais également constituer une réelle mutation de la conception fondamentale que nous nous faisons du fait «nationaliste» ?
    Dans la mesure où les peuples et les sujets individuels demeurent gouvernés par des processus ontologiques spécifiques - désacralisation du monde, dé-densification des actefacts immatériels tel le nationalisme, etc. -, il est possible de suivre la mise en forme, l'évolution et les transformations qu'ont connues les mouvements nationalistes dans la vie et l'histoire des différents peuples d'Occident.
    Après nous être donné les outils théoriques pour fonder et penser ces phénomènes particuliers (matériels/immatériels) que représentent les «précipités» nationalistes, nous avons minutieusement appliqué notre modèle théorique à différents cas de figure (France, Angleterre, États-Unis), tout en nous attardant à celui du Québec (cas Québec/Canada).

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