Le Bec En L'air

  • Si un voyage à bord du Transsibérien est la découverte de contrées rêvées, il est aussi une expérience sur la notion de temps. À la constante vitesse de 70 km/h, le paysage paraît identique d'un jour à l'autre. Tout change pourtant imperceptiblement: les visages s'asiatisent, les fleuves s'élargissent, la plaine se couvre de bosses, la végétation change.
    Materné par le personnel du train, livré à l'inaction et à la solitude, le voyageur traverse aussi des états intérieurs auxquels il est peu souvent confronté. Ennui, introspection, confrontation à ses obsessions, c'est peut-être là le voyage le plus surprenant.
    L'écrivain Éric Faye et le photographe Xavier Voirol ont tous deux embarqué dans le train mythique, ils croisent ici leurs impressions sur cette traversée aux temporalités multiples.

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