• " Quand je suis sorti du camp, je ne me souvenais plus de rien ", disait un vieil homme au micro, le 5 février 2005, à propos d'Auschwitz, Et je me suis demandé comment vivait un homme qui n'a plus de souvenirs. Est-on vraiment sorti de quelque part si notre existence, celle d'avant, où rentrer, a disparu ? Quelle est cette " réalité absolument rationnelle " des autres, capable de vider un passé pourtant plein de nous à ras bord ? Et laquelle pourra le rappeler ? Dans la mémoire vierge de cet homme, j'ai voulu inscrire des histoires qu'il aurait trouvées, après, sans autre rapport entre elles que l'époque de leur parution, pendant les années cinquante. " Qu'elles lui tiennent lieu d'antan et de retour chez lui ! " dis-je. Pourquoi certains grands romans et pas d'autres, pourquoi pas de plus discrets, de plus humbles peut-être et tout aussi vastes ? Je ne sais pas, si ce n'est qu'ils continuent de compter pour moi, surtout le Quatuor. Les citations et les paraphrases, quelques rythmes et des intonations viennent ainsi de La Chute, de Mémoires d'Hadrien, Pays de neige et du Quatuor d''Alexandrie. Avec le bref écho de plus de livres qu'il n'est raisonnable de nommer. Et la lecture d'Anna Karénine, bien sûr. J'ai puisé à de grands fleuves pour dire peu, en fin de compte, du Lager, de Salonique et de l'histoire des Séfarades. Je mentionnerai seulement Primo Levi et son humanité, Imre Kertész et son rapport à la réalité - absolument rationnelle ou non - et L'Histoire des juifs sépharades, d'Esther Benbassa et Aron Rodrigue (Seuil, 3003).

  • Les mots ont belle allure ou une sale gueule. Ils mènent une existence étonnante, parfois maudite, perdue en caniveaux, retrouvée en poèmes ou en dictionnaires. Ils ont une histoire avec chacun de nous. Les mots jouent entre eux, aussi.

  • Midi à l'ombre des rivières, pièce de théâtre écrite avec la complicité d'Anne Salamin, sera créé en Valais à la fin du mois d'octobre 2011.

    Éric Masserey traque les virus et écrit : (...) Il aurait tout aussi bien pu s'épanouir comme pédiatre au Bouthan, au nord de l'Inde, dans un hôpital géré par Helvetas. «J'avais postulé mais la clinique a fermé», se souvient Éric Masserey. À 48 ans, le médecin cantonal ad interim - il reprend après-demain sa fonction de médecin cantonal adjoint responsable des maladies transmissibles aux côtés du nouveau titulaire, le Dr Karim Boubaker - ne regrette rien, tant le pédiatre de formation se sent à sa place en oeuvrant pour la santé communautaire des Vaudois.
    /> «Quand on soigne les enfants, on doit forcément s'intéresser à leur contexte de vie, à l'environnement dans lequel ils se développent. C'est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers la santé publique. » Mais la personnalité qui l'a motivé à y rester, son mentor qui l'a encouragé, en 1995, à accepter le mandat de réorganiser la santé scolaire vaudoise, c'est l'ancien médecin cantonal Jean Martin. « Son sens du service à la population m'a beaucoup inspiré.» (.) Francine Brunschwig, 24 Heures

  • Le Retour aux lndes, que fit Vasco Iseu de Castelo Branco, entre 1568 et 1572, depuis Chios en mer Égée jusqu'à Salamanque, par bateaux, caravanes Muletières et à pied.

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