• «Les Règles de la méthode sociologique» est le texte le plus célèbre de Durkheim, le plus cité, le plus étudié aussi. Il date de 1894, année où Durkheim le publie dans la «Revue philosophique», et c'est lui qui jette les bases de la sociologie en tant que science. Il forme un diptyque avec «Le Suicide», ce dernier livre se voulant une application des «Règles.» Dans une préface inédite, Philippe Vienne éclaire non seulement les enjeux de ce texte fondateur, mais aussi la controverse et les fortes résistances qu'il suscita en France comme aux Etats-Unis.

  • Le Suicide

    Emile Durkheim

    • Rivages
    • 21 Janvier 2009

    On se suicide généralement parce que les liens d'appartenance à un couple, une famille, une profession, une religion, une société, se sont défaits. Le suicide dépend moins des facteurs individuels que des facteurs sociaux. Telle est la thèse de cet ouvrage paru en 1897 et qui est probablement le plus connu d'Emile Durkheim. Sur cette base, l'auteur des Règles de la méthode sociologique élabore une typologie du suicide et indique une voie thérapeutique qui consiste à proposer des groupes d'appartenance substitutifs. Comme le montre Robert Neuburger dans sa préface, outre qu'elle peut, dans certains cas, s'avérer plus efficace qu'une thérapie individuelle, cette thérapie sociale offre aujourd'hui une alternative stimulante à l'explication du suicide par la dépression.

  • Faire de la sociologie une science, tel était le souhait de Durkheim lorsqu'il publie en 1894 cet ouvrage dans la Revue philosophique. Appliquant le rationalisme scientifique aux phénomènes sociaux, la sociologie a pour vocation d'établir des lois de la vie sociale comme il existe des lois de la nature. Dans une introduction, François Dubet explique l'argument de Durkheim, ses lignes de force mais aussi les quelques aspects plus critiquables, plus d'un siècle après la publication du livre.

  • Durkheim analyse " le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains ". Constatant le développement des fonctions économiques dans la société, il plaide pour une moralisation et une normalisation des relations entre les différents acteurs de la vie économique. Son analyse est encore de nos jours d'une pertinence confondante, ainsi que le relève Serge Paugam dans sa préface, il insiste sur l'importance de l'analyse et sur la méthode de Durkheim.

  • Les Leçons de sociologie d'Émile Durkheim sont, comme leur nom l'indique, un cours, un livre d'enseignement plus qu'un travail de recherche inédit.
    La morale professionnelle, la morale civile (définition de l'État, rapport de l'État et de l'individu, patrie, démocratie), les devoirs généraux indépendants de tout groupement social, le droit de propriété, le droit contractuel et la morale contractuelle sont ici traités avec méthode et dans un esprit systématique d'apprentissage des principes de la sociologie au premier rang desquels sont la définition et l'observation des faits.
    Ce " retour aux sources " de la connaissance des sociétés humaines permet enfin de comprendre l'influence intellectuelle de Durkheim au-delà des frontières formelles de la sociologie et son engagement dans la construction puis l'interprétation du " fait social ".

  • Pourquoi toutes les sociétés humaines interdisent-elles l'inceste, alors que, paradoxalement, ce que l'une définit comme incestueux ne l'est pas forcément chez d'autres ? Que vise donc la prohibition de l'inceste : interdire la relation sexuelle ou le mariage avec un proche, ou bien favoriser un besoin vital aux groupes humains et, en particulier, aux familles - celui de se relier, pour survivre, à d'autres groupes ? Publié en 1897, seize ans avant «Totem et tabou» de Freud, "La Prohibition de l'inceste et ses origines" est un texte profondément novateur qui met à mal les explications communes de l'interdit de l'inceste.

  • " L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certain nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné. "

  • " Une religion est un système de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent. Le second élément qui prend ainsi place dans notre définition n'est pas moins essentiel que le premier ; car en montrant que l'idée de religion est inséparable de l'idée d'Église, il fait pressentir que la religion doit être une chose éminemment collective. "

  • L'ouvrage constitue une anthologie commentée de textes d'Émile Durkheim. Il vise à faire mieux connaître la portée politique de sa sociologie, souvent occultée derrière son ambition scientifique. Le fondateur de la sociologie française a beaucoup travaillé à la reconnaissance de la dimension politique des faits sociaux.
    Les principaux textes publiés ici sont des extraits de manuscrits de cours consacrés à l'État, à Rousseau ou au socialisme. S'y ajoutent des articles indépendants (« L'individualisme et les intellectuels » ou « L'élite intellectuelle et la démocratie ») ; des comptes rendus d'ouvrages ou la restitution de débats, et des extraits de ses deux thèses (sur la division du travail et sur Montesquieu). Chaque extrait est accompagné de notes et d'une courte présentation visant à le resituer dans l'oeuvre du sociologue et à en éclairer la spécificité. L'ensemble est précédé d'une introduction de Florence Hulak et suivi d'une postface d'Yves Sintomer.

  • "Il existe deux grandes raisons de lire et de relire L'Evolution pédagogique en France. La première consiste à démêler les fils tissés au cours d'une histoire longue afin de mieux comprendre qui nous sommes, d'où viennent les structures, les routines, les modèles et les idéaux de l'école qui nous semblent si évidents, si naturels et si indiscutables qu'on ne les interroge guère. La seconde raison, peut-être la plus solide, cherche à comprendre les points de vue que Durkheim adopte en nous laissant le soin de les dégager.
    Alors, de la même manière que Rabelais pouvait incarner l'esprit de la Renaissance, et Condorcet celui des Lumières, Durkheim incarne la philosophie profonde de l'école républicaine", François Dubet, Préface.

  • Pourquoi les femmes se suicident-elles moins que les hommes ? Les célibataires, plus que les gens mariés ? Les personnes âgées, plus que les jeunes ? Pourquoi, contrairement à une idée reçue, choisit-on de mourir à la belle saison plutôt qu'en hiver ? C'est à ces questions et à quelques autres que tente de répondre Le Suicide (1897), monument de la littérature sociologique, et plus particulièrement le livre II, au cours duquel Durkheim établit une typologie restée célèbre, distinguant les formes de suicides : égoïste, altruiste, anomique ou fataliste.
    Plus encore que l'étude d'un phénomène social, Le Suicide est avant tout la mise en application de principes essentiels tirés de la méthode expérimentale. Utilisant de façon exemplaire l'outil statistique, Durkheim y jette les bases de la science du social.

  • En 1912, Émile Durkheim publie Les formes élémentaires de la vie religieuse.
    Se fondant sur des études menées au sein des communautés aborigènes australiennes, Durkheim y analyse la dimension structurante du religieux, au travers notamment de l'élaboration des rites.
    Un grand classique que la montée du fait religieux place au coeur des débats les plus contemporains.

  • Les faits sociaux doivent être traités comme des choses. Avec cette affirmation polémique, E. Durkheim orientait de manière décisive une discipline en voie de constitution, que cet ouvrage a contribué plus que tout autre à asseoir sur des fondements solides. A la fois programme et illustration, le livre est devenu un grand texte classique. L'ouvrage a connu deux éditions : 1894 (" La revue de Philosophie ") et 1895. Nous avons donné les variantes, peu nombreuses mais fort intéressantes, des deux éditions. Jean Michel Berthelot, qui enseigne la sociologie à l'Université de Toulouse, précise dans une longue préface les conditions de rédaction de ce texte et sa signification philosophique, politique et épistémologique.


  • Qu'est-ce qu'une norme sexuelle, et comment se transmet-elle ? Le 28 février 1911, devant la Société française de philosophie, Durkheim est appelé à se prononcer sur un programme d'éducation sexuelle que le Dr Doléris, membre de l'Académie de médecine, a exposé l'année précédente et qui propose la mise en place d'un enseignement des questions sexuelles dans les écoles qui serait confié aux enseignants et aux médecins scolaires. Jusquelà, Durkheim s'était peu exprimé sur la sexualité ; il en débat ici, face à un médecin hygiéniste qui conçoit l'acte sexuel comme un acte biologique ordinaire. Si ce débat montre quelles étaient les normes sexuelles de la société du début du XXe siècle, il éclaire aussi les questions qui ont traversé l'histoire de l'éducation sexuelle jusqu'à aujourd'hui : peut-elle se réduire à une présentation des organes reproducteurs ? est-elle une éducation aux relations amoureuses ? quelle place faire aux sentiments ? faut-il dire la même chose aux filles et aux garçons ? quelle attitude les enseignants doivent-ils adopter face aux confessions que les élèves leur font ? comment, par le biais de l'éducation sexuelle, permettre l'apprentissage du respect de l'autre ?

  • Ce cours sur L'éducation morale est le premier cours sur la Science de l'Éducation que Durkheim ait fait à la Sorbonne, en 1902-1903.
    Il l'avait, dès longtemps, ébauché dans son enseignement à Bordeaux. Il l'a répété ultérieurement, par exemple en 1906-1907, sans modifier la rédaction. La première partie du cours est ce que Durkheim a laissé de plus complet sur ce qu'on appelle la « morale théorique » : théorie du devoir, du bien, de l'autonomie. La deuxième partie du cours comprend deux sections : une sur l'esprit de discipline, la seconde sur l'esprit d'abnégation.

  • « Ce livre est le début d'une oeuvre qui n'a jamais été terminée. C'est la première partie d'une Histoire du socialisme, rédigée sous la forme de leçons. Le cours a été professé à Bordeaux, à la Faculté des Lettres, de novembre 1895 à mai 1896. Voici la place que ce travail occupe dans l'oeuvre et dans la pensée de Durkheim.
    On sait de quels problèmes il est parti. C'est dès ses années d'École Normale, par vocation, et dans un milieu animé de vouloir politique et moral, d'accord avec Jaurès et avec son autre camarade Hommay (mort en 1886), qu'il se consacra à l'étude de la question sociale. Il la posait alors assez abstraitement et philosophiquement, sous le titre : Rapports de l'individualisme et du socialisme. En 1883, il avait précisé ; et c'étaient les rapports de l'individu et de la société qui devinrent son sujet. C'est alors qu'il parvint, par une analyse progressive de sa pensée et des faits, entre le premier plan de sa Division du travail social (1884) et la première rédaction (1886), à s'apercevoir que la solution du problème appartenait à une science nouvelle : la sociologie. Celle-ci était alors bien peu en vogue, surtout en France où les excès des derniers comtistes l'avaient ridiculisée. De plus, elle était loin d'être constituée. Car Comte, Spencer et même Espinas, et même les Allemands Schaeffle et Wundt n'en avaient donné que des philosophies. Durkheim entreprit cette oeuvre : lui donner une méthode et un corps. » (M. Mauss, Introduction)

  • Le Contrat Social de Rousseau

    Emile Durkheim

    • Kime
    • 13 Septembre 2008

    Durkheim prononce son cours sur le contrat social de rousseau à l'université de bordeaux, oú il enseigne la pédagogie et les sciences sociales de 1887 à 1902.
    Il présente la pensée sociale de rousseau comme une source inspiratrice et un noeud de problèmes. peut-on à la fois soutenir que les individus sont le fondement de l'autorité politique et affirmer la supériorité de la loi sur l'individu ? quel individualisme la société moderne tend-elle à dissoudre ou à consacrer ? c'est le sociologue autant que l'homme impliqué dans l'affaire dreyfus qui engage avec le théoricien de la volonté générale un dialogue sans concession.

  • La mission de la science sociale, selon Émile Durkheim, est de mettre en mouvement les « forces actives et inventives » pour éveiller «la foi dans un commun idéal. Des idées nouvelles de justice, de solidarité sont entrain de s'élaborer. Travailler à dégager ces idées, les faire aimer des enfants, voilà quel est aujourd'hui le but le plus urgent de l'éducation morale. Avant tout, il faut nous faire une âme, et cette âme, il faut la préparer chez l'enfant.» Durkheim est déjà un sociologue reconnu quand il est chargé d'un cours de science sociale et de pédagogie: l'Éducation morale fait partie intégrante de son séminaire de 1902-1903 dispensé à la Sorbonne auprès des étudiants en sociologie, cours déjà prononcé à Bordeaux dans les années 1898/1899 et 1899/1900. Le regard de l'un des fondateurs de la sociologie française sur l'éducation est d'autant plus appréciable.

  • Dossier et notes réalisés par Perig Pitrou. Lecture d'image par Delphine Mercier

  • Textes

    Emile Durkheim

    • Minuit
    • 1 Octobre 1975
  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

empty