• Depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, la guerre économique est devenue une réalité lisible à travers les mesures prises par les États-Unis pour contrecarrer l'expansionnisme économique de la Chine. Dans cette mondialisation des échanges toujours plus conflictuelle, les affrontements économiques se diversifient et affectent de nouveaux domaines d'activité comme l'économie numérique.
    L'intelligence économique doit permettre aux entreprises de disposer d'un management de l'information à la hauteur des nouveaux défis que sont l'extraterritorialité du droit, les attaques informationnelles et les nouvelles pratiques de l'espionnage économique.
    L'intelligence juridique, la cybersécurité, la contre-intelligence sont désormais des champs opérationnels qui s'ajoutent aux domaines d'activité couverts par l'intelligence économique.

  • Le nationalisme économique était considéré jusqu'à présent comme une pensée archaïque en voie de disparition. Donald Trump a relancé le débat en dénonçant les excès commis par des pays concurrents comme la Chine, le Japon ou l'Allemagne. Le Président des Etats-Unis prône un recours au protectionnisme pour maintenir de l'emploi sur le territoire américain. La remise en cause des traités commerciaux ouvre une nouvelle ère de la mondialisation des échanges.

    La guerre économique n'est plus à exclure dans les confrontations économiques du XXIe siècle. Afin de mieux cerner ce renversement de situation, l'Ecole de Guerre Economique a retracé le cheminement de la pratique du nationalisme économique dans l'Histoire de la nation américaine. Il apparaît clairement que le libéralisme est d'abord un discours et non une ligne de conduite permanente qui différencie les partisans du libre-échange des souverainistes de tout bord.

    Cet ouvrage est une grille de lecture des décisions politiques prises par les Etats-Unis dans l'optique d'un accroissement de leur puissance par le biais économique.

  • Qui croit encore que la mondialisation, processus d'intégration politique et économique des sociétés, emmène le monde vers un village unifié, pacifié, plus équitable et dans lequel la personne humaine sera davantage respectée ? Confronté hier aux totalitarismes, le monde affronte aujourd'hui l'unilatéralisme américain, et la perspective d'une hyper puissance chinoise avant la fin du siècle.
    Face à ces défis, les élites françaises restent trop souvent imprégnées des idéologies du passé. Quand elles sont libérales, elles croient à la main invisible du marché et à la concurrence pure et parfaite. Quand elles sont post-marxistes, elles entretiennent le rêve contradictoire d'un État-providence rempart dans un monde ouvert. En éclairant la main invisible des nations (États-Unis, Allemagne, Asie...) et de leurs réseaux dans la guerre économique, Christian Harbulot plaide ici pour une nouvelle culture de la puissance qui seule permettra à la France et à l'Union européenne de relever le défi de l'économie ouverte.

  • Paris s'ennuie la nuit et se provincialise. Une étude, commandée en 2009 par la Mairie de Paris - entre autres -, et conçue par l'Ecole de guerre économique (EGE), formation de 3e cycle créée par Christian Harbulot au sein de l'école de commerce ESLS-CA, l'atteste : le « rapport sur la compétitivité nocturne de Paris » face à d'autres capitales européennes telles que Berlin, Amsterdam, Londres et Barcelone, met la capitale française sous éteignoir.
    Comment en est-on arrivé là, après les flamboyantes années 1980-1990 ? Les rédacteurs de l'EGE ont utilisé une technique des sciences commerciales pour mieux comprendre le phénomène parisien, celle des « l'analyse SWOT », à savoir l'établissement d'un carré des forces (Strengths), des faiblesses (Weaknesses), des opportunités (Opportunities) et des menaces (Threats) de chaque ville nocturne. Ils ont fait une comparaison des nuits parisiennes avec celles de Barcelone, Berlin et Londres. Les auteurs ont découvert chez nos voisins européens, une réelle stratégie qui fait de la nuit un levier de croissance pour la culture, l'emploi et l'économie.
    Selon le rapport de l'EGE, Paris, elle, n'a plus aucune stratégie globale de la nuit alors qu'elle pourrait créer un gisement d'emplois intéressant. Un débat qui, avec la crise et les élections municipales, prend de l'importance.

  • Il enrage preuves à l'appui. Dans un style vigoureux et d'une grande clarté, Christian Harbulot documente sur ce qui ronge peu à peu la position économique et politique française.
    Il raconte les coulisses et les logiques des nations qui n'ont rien à voir avec une assemblée de bisounours. Il raconte la guerre informationnelle entre industries et pays, la conquête stratégique du savoir et du big data, les coups de billards à trois bandes des « amis » américains et allemands, la longue marche chinoise et la paralysie européenne, tout un théâtre d'ombres insoupçonné.
    Non, la mondialisation n'est ni joyeuse ni heureuse. Oui, la France peut se réinventer.
    Mais pour cela, nous dit Harbulot, il faut que ce pays redescende sur terre et fasse son deuil des illusions économiques d'un marché faussement ouvert.

  • Dans Techniques offensives et guerre économique, étude financée par l'ADITECH (devenue l'ADIT), Christian Harbulot analyse dès 1990 la nature nouvelle des affrontements économiques qui opposent les différents modèles d'économie de marché.
    Ces rapports de force entre les entreprises et les économies nationales, intrinsèques à la mondialisation actuelle, sont analysés par l'auteur, dans une approche pluridisciplinaire, mêlant des facteurs économiques, historiques, géopolitiques ou culturels. Une approche qui garde toute son actualité et expliquée il y a vingt ans.
    Sous le patronage de l'École de Guerre Économique, formation de référence en intelligence économique.  Christian Harbulot, diplômé de l'IEP de Paris, est un pionnier de l'intelligence économique et un spécialiste de la guerre économique, concept dont il fut l'initiateur en France et en Europe.
    Il est le fondateur de l'École de guerre économique (ESLSCA) et directeur associé du cabinet Spin Partners.

  • La guerre de l'information fait rage : vidéos provocatrices de l'État islamique sur les décapitations d'otages, films de propagande et de contre-propagande sur la situation en Ukraine, affrontements d'images entre le Hamas et Israël, polémiques visuelles sur les multiples rebondissements de la guerre civile en Syrie,. La liste ne cesse de s'allonger. Ces événements ont tous un point commun : la production de connaissances infirmant ou validant la thèse de tel ou tel camp.
    Les opérations de désinformation montées par les États-Unis lors des guerres avec l'Irak (notamment les fausses preuves sur l'existence des armes de destruction massive) ont créé un précédent : une démocratie pouvait mentir pour renforcer sa légitimité à agir.
    Mais on ne gagne pas à tous les coups avec de tels procédés, rappelle Christian Harbulot. Les fabricants d'intox oeuvrent désormais dans tous les camps. Il ressort de ce sordide constat que la franchise pas plus que l'abjection ne sont des clés de succès. L'auteur rapporte des récits édifiants et des histoires mal connues, analyse et documente sur ces nouvelles guerres de propagande, qu'elles soient étatiques, militaires ou économiques. Un objectif : désintoxiquer le citoyen ou lui apprendre à se prémunir de tous ces enfûmages sophistiqués dont il est parfois la cible, parfois la victime collatérale.

  • Intelligence économique Mythes et réalités Nicolas Moinet En bref Une immersion passionnante dans le monde très fermé des acteurs de l'intelligence économique.

    Le livre Encensée, fantasmée, décriée, ultra médiatisée mais au final peu connue, l'intelligence économique n'a rien de commun avec ce nouvel avatar de Big Brother que nous décrivent complaisamment adeptes de la théorie du complot et autres amateurs de caricatures orwelliennes. Loin des stéréotypes qui entourent trop souvent ce sujet sensible, Nicolas Moinet signe une synthèse remarquable sur une activité dont les premiers balbutiements remontent à la Seconde Guerre mondiale et qui marque aujourd'hui en profondeur le développement de nos sociétés en réseaux.
    Acquisition d'informations stratégiques, soutien aux conquêtes de marchés par les entreprises, capacité d'imposer internationalement des normes, des images et des valeurs, activités de veille et de protection des données confidentielles... Art de la gestion de l'information autant qu'art de la guerre, l'intelligence économique consiste d'abord et surtout à comprendre finement et globalement un environnement complexe et à prendre la bonne décision. Nicolas Moinet nous rappelle que cette activité obéit uniquement à des sources et des moyens légaux, et se distingue donc de l'espionnage industriel. Il nous montre enfin que l'intelligence économique interroge la notion de " capitalisme cognitif " qui est au coeur de la mutation actuelle des rapports de force économiques.
    Un tour d'horizon complet et un guide didactique pour comprendre un enjeu essentiel de la mondialisation.

    L'auteur Spécialiste de l'intelligence économique, Nicolas Moinet est professeur à l'Université de Poitiers et Directeur du Master " Intelligence Economique et Communication Stratégique " de l'Institut de la Communication et des Technologies numériques. Il est notamment l'auteur de La stratégie-réseau (2000) et de Batailles secrètes de la science et de la technologie (2003).

    Arguments - Guerres économiques : actualité.
    - Référence.

  • "Avec la fin de la guerre froide, la notion de puissance disparaissait progressivement du vocabulaire courant des démocraties. L'ère de la mondialisation devait sceller l'apogée des Etats-Unis après trois victoires historiques majeures. L'Amérique s'est substituée aux empires coloniaux dans le nouvel ordre mondial. Elle a triomphé militairement des puissances de l'Axe et elle a grandement contribué à l'effondrement du bloc soviétique. Sans adversaire, la superpuissance américaine avait le champ libre pour imposer son modèle de développement et de démocratie au reste du monde. La guerre civile irakienne a remis en cause cette fin de l'Histoire. En échouant en Irak, l'armée américaine ouvre la voie à une nouvelle ère dans les relations internationales. La Russie, la Chine, l'Iran exploitent la brèche et revendiquent une nouvelle place dans les relations internationales. D'autres pays sont en embuscade pour se faufiler sur ces nouveaux chemins de la puissance. Il est temps de reconsidérer notre approche du monde. Le XXIè siècle sera dominé par la problématique de l'accroissement de puissance. Chaque recul des Etats-Unis sera une avancée d'un pays conquérant dans la géopolitique, l'économie ou la culture.

  • Les attentats du 11 septembre ont légitimé la responsabilité sécuritaire des Etats-Unis sur le monde.
    Désormais, les conflits de toute nature seront régulés par la puissance politico-militaire américaine. C'est du moins ce qu'affirme avec vigueur le Président Georges W Bush. Ce verrouillage des rapports de force internationaux interpelle-t-il la France et l'Europe ? Disposons-nous encore d'une marge de manoeuvre qui ne nous réduise pas à l'état de forces supplétives ? Pourtant, les terrains d'affrontement ne manquent pas.
    La recherche de puissance dans les domaines économiques et culturels oppose déjà silencieusement les Etats-Unis au reste du monde depuis de nombreuses années. Comment affronte-t-on un allié qui a su transformer une partie de nos élites en vassaux obéissants ? C'est l'objet de cet ouvrage qui met en avant le principe de guerre cognitive. Face à un empire sans rival, l'affrontement direct est voué à l'échec.
    La ruse, la stratégie indirecte, l'art de la connaissance sont les seuls recours efficaces.

  • Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de force entre les puissances s'articulent autour d'enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd'hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d'apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l'essor de la mondialisation a transformé la libre-concurrence « aimable », limitée et encadrée, en une « hypercompétition » généralisée.
    Quelles sont les raisons qui ont amené le monde vers cette guerre économique ? Sous quelles formes se manifeste-t-elle ? Quels acteurs fait-elle s'affronter ? Quelles conséquences peuvent en découler pour les nations, les collectivités, les organisations et les individus au XXIe siècle ? Et enfin, est-il possible d'inventer la « paix économique » ? Illustré par de nombreux exemples concrets de batailles économiques récentes, cet ouvrage propose une synthèse sur un concept né dans les années 1990 aux Etats-Unis, celui de « guerre économique ». Il propose une analyse des stratégies géoéconomiques actuelles.

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