• Savoir si l'on est - ou si l'on a un enfant - « surdoué », est devenue une préoccupation au coeur de l'éducation, de la société, comme du monde professionnel. Cet essai s'interroge sur la différence entre la pensée « surdouée » et la pensée « normale » : que signifie « être intelligent » ? Pourquoi est-on « surdoué » et ce mot a-t-il vraiment un sens ?

    - Une enquête au coeur de l'intelligence humaine qui offre un nouveau regard sur nous-mêmes, l'école et la société.

    - Un essai au croisement des sciences cognitives et des sciences humaines, qui bouleverse notre vision de l'intelligence.

    - « Une nouvelle lecture d'un phénomène qui fascine », Esther Attias, Le Monde Des Livres.

    Carlos Tinoco est normalien, agrégé de philosophie, professeur et psychanalyste. À l'âge de dix ans, il a intégré l'un des premiers centres en France dédiés aux enfants dits « précoces » : Jeunes Vocations artistiques, scientifiques et littéraires. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages.

  • La sensation

    Carlos Tinoco

    Prenons un morceau de cire. Il a une couleur, une apparence et une taille distinctes, il est dur et froid. Approchons-le du feu : «sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente», il devient liquide et chaud. Est-ce bien la même cire qui demeure, alors que tous ses caractères ont été altérés? Cette expérience fameuse, menée par Descartes dans ses Méditations métaphysiques, met en évidence la duplicité inhérente à la sensation : elle semble être le moyen le plus direct par lequel nous entrons en contact avec le monde extérieur, et pourtant on ne peut nier le caractère changeant des informations qu'elle nous livre. Nos impressions sensibles n'ont de valeur que pour un instant et un individu donnés ; elles ne sont ni universelles ni éternelles.
    La sensation est l'un des thèmes les plus anciens dans l'histoire de la philosophie. C'est que, malgré ses défaillances, c'est elle qui atteste l'existence d'objets extérieurs et qui, par la richesse des expériences qu'elle procure, me fait véritablement être au monde.

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la sensation, d'Héraclite à Merleau-Ponty, en passant par Anaxagore, Empédocle, Platon, Aristote, Épicure, Lucrèce, Galien, Descartes, Locke, Malebranche, Leibniz, Berkeley, Hume, Rousseau, Condillac, Kant, Lamarck, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl ou encore Bergson.

  • D'habitude, la douance est décrite, jamais expliquée et on propose aux " surdoués " des outils censés les aider à s'adapter. Dans cet ouvrage, l'intelligence est replacée dans une perspective anthropologique, celle d'un être humain dont la conscience du temps et de la mort conditionne toute la cognition. Non seulement l'énigme des " surdoués " s'y résout, mais cela éclaire certaines angoisses généralement passées sous silence.
    Dans ce livre il s'agit d'analyser la " folie " ordinaire, celle des gens " normaux " , pour en finir avec la prétendue " immaturité affective " des " surdoués " . Ce renversement de perspective permet aussi de modifier radicalement la manière de poser certains problèmes très contemporains : crise de l'autorité, crise des valeurs, quête de la subjectivité, mythe de la modernité désenchantée. On part ici de l'anthropologie, on emprunte à la philosophie, l'épistémologie, la sociologie, les neurosciences, la psychanalyse, mais il ne s'agit pas que de théorie : les auteurs travaillent aussi à partir de leur expérience concrète, de cliniciens, d'enseignants, d'êtres humains ayant vécu dans leur chair la souffrance de ce décalage parfois abyssal.
    Parce qu'il y a urgence à comprendre pour sortir de la sidération.

  • La sensibilité, comprise comme faculté d'un être à accueillir des sensations ou à produire des sentiments, a constitué le coeur de nombreux débats dans l'histoire de la philosophie.
    D'importants enjeux épistémologiques, éthiques, anthropologiques, esthétiques, s'y sont articulés au fil de discussions dont les protagonistes portaient les plus grands noms de la tradition : platon, aristote, descartes, spinoza, kant ou hegel, pour ne citer qu'eux. plutôt qu'un résumé illusoire de ce débat, cette étude constitue une tentative pour comprendre le lien entre l'ensemble des thèmes qui y ont surgi.
    Quelle est la structure logique commune qui préside aux emplois divers de cette notion et qui en fonde les apories ? telle est la question que nous avons tenté de résoudre ici.

  • Comment expliquer la fascination pour les performances hors normes des « surdoués » ? Quel visage de l'humanité offrent-ils et que viennent-ils déranger ? On leur reproche d'être trop rigides, trop absolus, trop sensibles... On les incite à s'adapter. Cet essai leur propose au contraire de s'émanciper de leur désir de conformité et d'aller au bout de leur propre cohérence.
    Cliniciens, enseignants et « surdoués » eux-mêmes, les auteurs offrent une plongée au coeur de la question de l'intelligence, confrontée aux acquis fondamentaux des sciences humaines et notamment de l'anthropologie.
    Aussi stimulant qu'émouvant, ce livre est une libération pour tous ceux qu'une étiquette a enfermés, et une réflexion sur notre condition humaine. Et si l'objet à considérer n'était finalement ni les « surdoués » ni les autres, mais l'écart qui les sépare ?

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