• Zoner Nouv.

    Zoner

    Bernard Chambaz

    Ceci est un nouvel hommage à Paris, au piéton de Paris, à celui qui s'en va revoir la « zone ». Ce récit fait le tour de ce bandeau situé entre les boulevards des maréchaux et les boulevards périphériques, à la limite plus ou moins fluctuante de Paris et de sa banlieue. Le paysage ne cesse de changer, pas seulement entre la porte de la Chapelle et la porte d'Auteuil. Le contemporain y côtoie l'ancien. On ne cesse de faire des rencontres forcément fugaces, des vivants, de tous âges, et des morts qui ont donné leur nom aux rues.

  • L'effacement du monde ouvrier ne signifie pas sa disparition, plutôt un glissement vers de nouvelles formes de travail, de culture et de manifestation. Même dans le lexique, les ouvriers tendent à devenir des salariés. Ce livre n'a rien de nostalgique, au contraire. Il s'agit de redonner un visage sinon la parole aux ouvriers et aux ouvrières, valoriser les usines, les ateliers, les gestes, les outils, les machines, les lumières, les luttes, la main-d'oeuvre immigrée, les à-côtés, aux temps forts comme le Front Populaire et aux temps faibles comme le déclin de la sidérurgie lorraine. Il a l'ambition d'activer nos souvenirs, qu'ils résident dans des noms comme Billancourt ou Lip, dans des films comme Le jour se lève, ou encore dans des livres comme L'établi s'inscrit aussi fortement dans l'actualité. Les photographies que commente Bernard Chambaz une à une proviennent du fonds Gamma/Rapho qui conserve les images d'Edouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier... Toutes retracent les événements, les gestes, le savoir faire et les passions qui animent l'Histoire des ouvriers depuis un siècle.

  • L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural du sud au nord. Situé entre les capitales de l'ouest et l'immensité transibérienne, frontière entre l'Europe et l'Asie, ce territoire reste méconnu. Ce voyage doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil largement oublié et assez décapant d'Aragon (Hourra l'Oural), l'ombre de Pasternak et du doc-teur Jivago, l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag.
    L'Oural, c'est aussi la terre natale de Boris Eltsine, dont on suivra les traces. On vérifiera que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore.
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, vous croiserez des météorites, suivrez une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, vous échapperez à un accident d'avion, découvrirez un jeune Eltsine explorateur sans peur, vous verrez des camions rouler sur la Kama gelée, visiterez le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, sillonerez Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, naviguerez sur la Kama, découvrirez Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, le site archéologique exceptionnel d'Arkaïm qui date de l'âge du bronze, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire. Tout cela sans oublier les trois figures centrales : Aragon, Pasternak et Chalamov.

  • éphémère

    Bernard Chambaz

    Bernard Chambaz a choisi de passer « sa » nuit dans le musée de Franco Maria Ricci, tout près de Parme. Franco Maria Ricci fut l'âme et la cheville ouvrière de la prestigieuse revue FMR dont Fellini disait qu'elle était « la perle noire » de l'édition. A son musée, qui rassemble ses collections d'oeuvres d'art et dont la première pièce est une Jaguar, il a adjoint un labyrinthe de bambous qui est le plus grand labyrinthe au monde. C'est lui qui veille aujourd'hui, vieilli, sur ce domaine.

    L'écrivain s'est lancé avec joie dans ce projet, qui lui permettait de replonger aux origines d'une passion italienne increvable. Une joie qui ne l'a pas quitté et qui irrigue ces pages pourtant confrontées à des réalités plutôt rudes. Que ce soient les tableaux d'Antonio Ligabue qui le bouleversent par un autoportrait et un tigre où se révèlent sa folie et son innocence ; les « memento mori », ces vanités qui nous rappellent « Souviens-toi que tu vas mourir », même si elles font la paire avec les Carpe diem.

    Au cours de cette nuit, Bernard Chambaz croise de nombreuses vies qui tissent son récit. Celle de Franco Maria Ricci, jeune puis vieillissant, qui suscite une tendresse timide. Celle des écrivains qui lui ont donné des textes, comme Borgès ou Giono et Zavattini. Celle de Donizetti dont on avait volé la calotte crânienne lors de son autopsie. Celle de Clelia Marchi, une pay¬sanne de soixante-douze ans qui écrivit à l'encre sur le drap nuptial l'histoire, ou celle du bottier Ferragamo qui commença comme petit cordonnier. Celle d'une femme du XVIème siècle dont le regard est si contemporain.

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  • « "À quoi pensez-vous tout ce temps ?" La question m'a souvent été posée à l'occasion de mes Grands Tours de trois semaines à vélo. À chaque fois, la même réponse m'est venue : à tout et à rien ! Ce qui ne serait sans doute pas la plus mauvaise approche de la philosophie. » Bernard Chambaz allie dans cet essai souplesse des mots et ressort de la jambe. Mouvement, espace, durée, effort... En cinquante chapitres brefs et savoureux, tous les amateurs, passionnés, fous de vélo, trouveront au fil des réflexions de l'auteur de quoi méditer à leur tour sur des notions pour eux bien concrètes.
    Car détrompons-nous : le vélo n'est pas détaché des idées ! De concept en concept, convoquant avec espièglerie les plus grands philosophes - Kant, Spinoza ou encore Heidegger -, Bernard Chambaz dévoile une autre facette du vélo : celle d'un objet qui prolonge notre être et nous donne à penser.

  • Et poésie

    Bernard Chambaz

    Né en 1949, Bernard Chambaz est l'auteur de romans, d'essais, de dérives biographiques ou sportives. De son propre aveu, la poésie reste plus que jamais le « noyau dur » de son oeuvre. Et est le sixième volume qu'il publie dans la collection Poésie/Flammarion.

  • L'arbre de vies

    Bernard Chambaz

    Antoine naît au dixième jour du mois de décembre 1787, à l'aube de la Grande Révolution. Son père, compagnon de Maximilien Robespierre, s'est engagé corps et âme dans les conflits qui traversent la capitale. Il le voit rarement, mais se rend régulièrement sur la place du village, où les lettres que celui-ci adresse à la commune sont lues devant le peuple. Jusqu'à ce 14 Thermidor, quand la rumeur annonce la mort d'un révolutionnaire dévoué sous le couperet de la guillotine. Soixante-treize ans plus tard, Antoine ordonne des souvenirs autour de la figure de son père. De la Terreur aux campagnes napoléoniennes L'arbre de vies est aussi, et surtout, l'histoire d'une quête et d'une interrogation intimes : que signifie la fait d'être père, d'être fils ?

  • Un autre Eden

    Bernard Chambaz

    Un autre Eden nous emporte sur les traces d'un type génial et malgré tout méconnu, Jack London, accompagné de notre fils Martin car tous les deux sont nés un jour de janvier 76. On y découvre des femmes magnifiques, une robe en feuilles de cocotier, des aventures hors du commun, une machine à best-sellers, la permanence d'une pauvreté qui devrait nous être insupportable, un vélo, des grandes poudreries et les mers vertes du Sud, le poids du chagrin, une joie supérieure, des contradictions en tout genre, l'Enfer et l'Éden, les illusions et les désillusions du socialisme, des eucalyptus et des phoques, des invités surprises, le tumulte des relations entre parents et enfants, des vies, des capricornes, l'impératif « Je me souviens », la route, le bord de la route, un vieux chien avec des yeux mouillés, notre incurable légèreté.

    « Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment ».

    Voici deux bonnes raisons d'écrire un roman.

    B. C.

  • Que se passe-t-il lorsqu'on court après un ballon? Que ce soit pour s'en saisir ou pour le reprendre au bond, qu'il soit ovale ou rond, en cuir ou en caoutchouc, l'affaire relève autant du banal que de l'extraordinaire.
    Sur son terrain de jeu improvisé, Bernard Chambaz montre qu'on peut persévérer dans l'être avec Spinoza, trouver le plus court chemin vers l'universalité, faire l'expérience de la liberté dans le collectif... et que nombre de philosophes furent aussi, à l'occasion, gardiens de but!
    Paresseux ou sportifs chevronnés, suivez sa plume vagabonde : entre souvenirs d'enfance et grands moments du sport, avec une légèreté toute poétique, le ballon retrouve sa force d'émotion, juvénile et universelle.

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  • "Depuis dix-neuf ans, je n'ai écrit que de biais à "ce sujet". Aujourd'hui j'y reviens. de front, sur la route. La marche à pied ou n'importe quel véhicule auraient fait l'affaire. Mais si je suis à vélo, il doit bien y avoir une raison.". Qu'est-ce qui a poussé Bernard Chambaz à traverser les Etats-Unis de la côte Est à la côte Ouest ? L'été 2011, dix-neuf ans après la mort de son fils Martin, il repart à sa rencontre. Chaque coup de pédale sur cette terre de mirages et de merveilles l'entraîne et le relance. Sur la route défile l'Amérique, ses scènes de la vie banales et ses destins extraordinaires, les Roosevelt, les Lindbergh, ces soldats de retour d'Irak, ces motards en balade autour de la cité des Anges. Mais une question demeure à laquelle nul n'échappe: qu'y a-t-il au bout du chemin ?

    1 autre édition :

  • Il n'y a pas de règle et encore moins de justice. La mort frappe au débotté, quel que soit l'âge et l'état de santé du peintre. Il disparaît dans ses trente ans ou - aussi bien - au-delà de quatre-vingts, d'un trépas parfois accidentel comme Signorelli tombant d'un échafaudage, parfois attendu comme Cézanne rongé par le diabète écrivant cette lettre : « Mon cher Bernard, je suis vieux, malade, et je me suis juré de mourir en peignant », rarement doux, toujours brutal, si lumineux comme Joan Mitchell qui intitule Merci le salut qu'elle adresse au monde.

    Il n'y a pas non plus d'évidence, d'autant que les oeuvres sont datées par année et non par mois. Des incertitudes demeurent et il aura fallu trancher. Parfois, des débats entre historiens d'art et des expertises règlent, ou ne règlent pas, la question. Mais ces énigmes sont la possibilité d'entrevoir au passage de belles histoires.

    On observe tous les cas de figure : dernier tableau d'une oeuvre déjà célébrée ou qui sera célèbre même si l'artiste n'a vendu qu'une toile de son vivant, travail terminé depuis plusieurs années, ou bien inachevé, ou achevé post mortem par une main amie, toile encore sur le chevalet, ou déjà donnée ou vendue, mais parfois posée à côté d'autres toiles dans l'atelier, dernier opus sachant qu'il était ou qu'il avait toute chance d'être le dernier, le signifiant plus ou moins discrètement à ceux qui le regarderont, voyez je m'apprête à disparaître, l'ignorant ou feignant l'ignorer, revenant à un vieux sujet ou à un sujet de prédilection pour un dernier tour de manège, décidant parfois d'ouvrir l'horizon, cherchant toujours à finir en beauté.

    Cent tableaux donc, pour s'assurer d'un chiffre rond, depuis Simone Martini jusqu'à Zao Wou Ki. En vis-à-vis de l'illustration, un texte évoquera ce qu'on voit ou peut voir sur le tableau, le resituera dans la perspective de l'oeuvre et racontera ce qu'on sait ou croit savoir sur les circonstances de la mort du peintre.

  • En France, le nom de Robert Enke n'est guère familier aux amateurs de football.
    Pourtant, ce joueur allemand conserve dans son pays une étonnante aura, et son suicide le 10 novembre 2009, vingt ans jour pour jour après la chute du Mur de Berlin, l'a propulsé au rang de mythe. Gardien de but d'anthologie, Robert Enke, né en 1977 à Iéna, en Allemagne de l'Est, débute véritablement sa carrière de footballeur professionnel en 1998/1999. Il triomphe entre 2004 et 2007 sous le maillot de l'équipe de Hanovre, mais connaît une saison 2008 décevante.
    Le 10 novembre 2009, alors que son nom revient au premier plan, il est pressenti pour intégrer l'équipe d'Allemagne lors du Mundial 2010, il se jette sous un train. Qui était vraiment Robert Enke ? Quelle mélancolie, quelle fêlure secrète cachait cet homme dont le rôle, sur le terrain, était au contraire et par définition de toujours garder la tête froide ? Plonger est une enquête sur l'énigme Enke, à la recherche de ses traces dans les villes où il a vécu, de Iéna où il a grandi à Hanovre où il a connu la gloire, puis la mort à 32 ans.
    Une reconstitution attentive et mélancolique, aussi, des dernières vingt-quatre heures de la vie de ce personnage fragile, dépressif depuis des années, hanté par la mort de sa petite fille de deux ans victime d'une malformation cardiaque

  • L'orgue de barbarie

    Bernard Chambaz

    • Points
    • 16 Octobre 1996

    L'Orgue de barbarie, 19 mars 1962. Quelques heures avant le cessez-le-feu qui met fin à la guerre d'Algérie, un peloton du 5e escadron du 27e régiment de dragons tombe dans une embuscade.«Entre deux nouvelles rafales, il entendit la radio grésiller dans le vide. Il se dit On est perdus ! comment j'ai pu en arriver là ? Il revit - par éclairs - le chemin de l'oued, l'escarmouche vers neuf heures, le trajet en Dodge au très petit matin, la veille, l'avant-veille, l'hiver, Noël, l'automne, s'appliquant à remonter le temps dans l'ordre, alors même qu'il n'y a pas vraiment d'ordre et que la mémoire peut aller et venir à sa guise dans cet immense réservoir, remontant ainsi jusqu'à son départ pour l'Algérie et continuant d'annexer à son voyage des souvenirs plus anciens, effaré à la fois par la densité et l'inconsistance de sa vie, essayant sans succès de repartir dans l'autre sens, comme s'il lui semblait que sa vie avait basculé, franchi un ressaut, deux ressauts, les rapides du fleuve Temps, qu'il arrivait au bord des chutes.»Dans ce roman où les combats sont brefs et la mémoire longue, Bernard Chambaz met en scène, avec une justesse admirable, le moment de vérité qui, lorsqu'il survient, place chaque homme face à son destin.

    1 autre édition :

  • Fausto nous fait découvrir la Grèce, terre des jeux antiques et des jeux modernes, entre oliviers centenaires et trafic de billetterie...
    L'idée de l'olympisme a encore du chemin à faire !

  • 'Né à Lucques à deux pas de la cathédrale Saint-Martin, achète avec son premier cachet une bicyclette, aime les voitures rapides et rutilantes, fumeur invétéré, chasseur, doué pour la mélodie, prétend que ses deux instruments préférés sont le piano et le fusil de chasse, chiche par nature, débourse une jolie somme pour que sa femme échappe à la prison quand leur domestique s'empoisonne au curare, assez indifférent au mouvement général de l'histoire mais sans la moindre sympathie pour les Chemises noires, esprit curieux des inventions technologiques, auteur d'une ode au dentifrice, tempérament éclectique, timide, toujours très attiré par les femmes, amateur occasionnel du cinématographe, ému à jamais par le spectacle des peupliers, renonce à se faire greffer des couilles de gorille à cause de son diabète, drôle à ses heures, foncièrement optimiste malgré tout, mort à Bruxelles d'un cancer de la gorge.
    J'ai toujours eu à traîner un lourd fardeau de mélancolie. Il n'y a aucune raison à cela, mais je suis fait ainsi. C'est lui, Puccini, qui l'a écrit.' Bernard Chambaz.

  • Où étiez-vous le 1er mai 1994 ?
    Qui a oublié les débris de voiture qui volent, le pneu qui plane à une altitude invraisemblable et semble ne jamais vouloir retomber, les voix des commentateurs de télévision qui se taisent ? Ayrton Senna est sorti de la piste à 260 km/h, avant de percuter un mur sur le circuit d'Imola.
    Bernard Chambaz nous fait revivre cette tragédie moderne d'un nouvel Achille, débordant de fureur et de larmes. Senna, c'est à la fois notre histoire et le reflet d'une époque où la vitesse n'efface pas encore les souvenirs.

  • Etc.

    Bernard Chambaz

    Ce recueil est composé de cinq séquences autonomes se faisant écho et déclinant des variations, sur le thème de l'automne et de la mélancolie.

  • Portugal

    Bernard Chambaz

    Après Petit voyage d'alma-ata à achkhabad et Evviva Office 7 mai 2013 l'Italia, Bernard Chambaz reprend la route, dans le sillage de Jean Giraudoux, sillonnant en vain le Portugal, lors de l'été 1940, sur les traces de son fils déjà à Londres. Il part à la rencontre des paysages et des êtres, des couches d'histoire et de géographie où ils s'inscrivent, il vérifie la magie des noms et roule sans nostalgie car elle serait mauvaise conseillère.
    De l'âpre Tras-os-montes à la douce Lisbonne, ce récit voudrait être un hymne à la vie, à la puissance des livres et à un pays arrimé au continent européen. On y verra aussi bien une procession religieuse que des coiffeurs attendant sur le pas de leur porte d'improbables clients, des images de neige en plein été, des églises, mais aussi des abbayes et des cafés, deux soeurs qui récitent des poèmes, les amours incandescentes du roi Pedro et d'Ines de Castro, les trois secrets de Fatima, une vieille salle de classe dans un petit village de montagne, une chapelle tapissée d'ossements, des chiens et des poissons, et bien sûr les fantômes et les vivants de Lisbonne.

  • La ligne

    Bernard Chambaz

    Bernard Chambaz rencontre les ouvriers de l'imprimerie du Monde à Ivry-sur-Seine, qui ont fait grève en janvier 2010 pour s'opposer à la vente de leur imprimerie à un groupe étranger. Pour Le Tigre, il en tire un feuilleton d'actualité qui mêle ses réflexions historiques (l'histoire de l'usine et le passé ouvrier d'Ivry) à la situation actuelle.

  • La vie de Vladimir Vladimirovitch Poutine a basculé quand son homonyme est arrivé au pouvoir. Le soir de l'élimination de l'équipe de hockey aux Jeux olympiques de Sotchi, il est frappé par la tristesse dans les yeux du président - une tristesse d'enfant, des yeux de phoque. Tout au long de l'année 2014, obsédé par la question « que croire, qui croire ? », il raconte dans des cahiers la vie de Volodka : l'enfance, le KGB, l'irrésistible ascension. À travers cette plongée au coeur de l'énigme Poutine, ce sont aussi les spectres de l'histoire soviétique qui défilent.Partagé entre l'amour perdu de Tatiana et la vie possible au côté de Galina, Vladimir Vladimirovitch n'en a pas fini avec les ambiguïtés de l'homme russe face à son destin, et son président.

  • Agrémenté d'une centaine de photographies, ce livre (nouvelle édition) est consacré à la beauté singulière de cette épreuve nommée "marathon". Il rappelle ses origines à la fois historiques et mythiques et s'interroge sur ce qui fait courir les hommes depuis l'Antiquité. Il nous plonge ensuite dans la liste devenue légendaire des marathons olympiques magnifiés par tant d'exploits et de défaillances, s'arrêtant, par le bais de "portraits" sur les héros de la course. Il nous propose enfin une balade sur les cinq continents parmi les marathons les plus réputés ou les plus étonnants (New York, Londres, Berlin, Boston, Chicago, Paris mais aussi Zürich, Montréal, Rotterdam, Venise, Tokyo, Osaka, Aukland, la grande muraille de Chine, le Kilimandjaro, le Médoc, le Cercle polaire). Il s'adresse aussi bien au passionné de la course à pied qu'au néophyte qui aimerait s'y lancer, et aussi à toux ceux qui seraient prêts à venir encourager sur le parcours, même si la chose les intrigue, les hommes et les femmes qui courent après dieu sait quoi.

  • été II

    Bernard Chambaz

    En 1999, Bernard Chambaz faisait un pari qui pouvait paraître insensé : celui d'écrire au fil de la première décennie du nouveau siècle un poème en dix " chants " (un par an) qui brasserait la matière d'une vie, dans ses diverses strates, et répondrait au drame qui l'a définitivement marquée : la perte d'un fils adolescent.
    Les cinq premiers chants, parus en 2005, frappaient par leur tragique allégresse et charriaient en un long fleuve tumultueux l'or et la boue d'une épopée brusquement réinventée, comme la langue française ne nous en avait plus offerte depuis longtemps, dans l'écho de Cendrars et des grands bardes américains. Ce nouveau volume prolonge bien sûr et vient clore cet étonnant projet : le pari aura donc été tenu, d'un bout à l'autre de la planète, même si ces nouveaux chants ont une tonalité plus mélancolique, plus apaisée aussi que les premiers.
    Qu'ils suivent le cours de la Volga ou des cols italiens, les ombres de Khlebnikov ou de Pétrarque, ils continuent pourtant de dire le drame immobile et la beauté fuyante du présent - ses miracles infimes, ses illuminations fugaces, dans les méandres de l'Histoire et de la vie " courante " - précipitée vers quoi ?

  • quand bernard chambaz ouvre sur le giro 1949 de dino buzzati, il s'aperçoit que ce tour d'italie commence le jour de sa naissance.
    à la page 52, il découvre qu'un vieillard de 57 ans fait le giro en cachette, partant avant les coureurs, arrivant après eux. voilà pourquoi, 57 ans plus tard, bernard chambaz prend les roues du duo coppi / bartali pour boucler le giro de sa naissance, vélo rose en hommage, avec le soutien du quotidien la croix. mais evviva l'italia n'est pas le récit homérique d'un exploit sportif, plutôt une balade sentimentale, un hymne à l'italie, à sa géographie, à sa culture humaniste, à son génie de la pasta et des gelati, à la beauté lumineuse de ses femmes, à ses magnifiques anonymes.

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