• Le Chaâba ? Un bidonville au bord du Rhône, près de Lyon, il n'y a pas si longtemps... Un amas de baraques en bois, trop vite bâties par ces immigrants qui ont fui la misère algérienne. Ici comme ailleurs, les éclats de rire des enfants résonnent dès le lever du soleil. Les " gones " se lavent à l'eau du puits et font leurs devoirs à même la terre. Mais chaque matin, ils enfilent leurs souliers pour se rendre à l'école avec les autres... Là, derrière les mots inscrits sur le cahier d'écriture, de nouveaux horizons apparaissent. Un monde de connaissances, de rêves et d'espoirs à découvrir. Premier roman d'Azouz Begag, Le Gone du Chaâba a connu un succès considérable et a été adapté au cinéma par Christophe Ruggia, en 1997.

  • Mémoires au soleil

    Azouz Begag

    Il s'est encore enfui. Frappé par la maladie d'Ali Zaïmer, Bouzid veut rentrer au pays, et qu'importe si c'est loin et s'il est à pied. Azouz, son fils, finit toujours par le rattraper, au Café du Soleil, avec les amis, devant un thé à la menthe et une partie de dominos. En un beau geste d'amour, Azouz restitue à Bouzid son histoire et lui rend hommage.

  • Laissez-vous envoûter par le son du oud, du bendir, de la gasba, des derboukas et par la voix chaleureuse de Fellag et des chanteurs. Partez à la découverte des musiques du Maghreb !

  • Un roman très accessible, entre autofiction et récit de filiation, qui aborde les questions de la transmission, de la colonisation et des relations parents-enfants. + Une interview exclusive de l'auteur !

  • Il est des routes qui n'ont pas de carrefour : celle du père, ancien berger, ignorant les découvertes scientifiques de l'humanité et celle du fils qui a déjà rejoint le savoir du monde moderne.
    Comme dit l'instituteur, le "monde appartient à ceux qui posent des questions".

  • azouz, le " gone " du bidonville de chaâba, a grandi d'un coup.
    pour montrer à ses copains de l'immeuble qu'il est un homme, il les suit dans le cambriolage rocambolesque d'une bibliothèque. les quatre " voleurs d'écritures " découvrent alors un vrai trésor : la caverne d'alivres baba... quelque part dans la forêt, deux gamins capturent des courants d'air et des étoiles... deux nouvelles tendres qui content les rêves et les espoirs de l'enfance.

  • Samir vit en France mais rêve d'Amérique depuis qu'il est petit. Et ce malgré son père qui, lui, déteste les Américains et a peur d'avoir donné à son fils « le goût de l'exil ». Devenu adulte, Samir part en Californie enseigner la sociologie à l'Université. Son rêve devient réalité. Mais tout n'est pas rose chez l'oncle Sam à la veille de l'élection de Barack Obama... Avec son humour habituel, Azouz Begag nous entraîne dans les pas de ce professeur qui veut encore voir l'Amérique avec ses yeux d'enfant mais est confronté à une réalité bien moins plaisante. Après bien des déboires, il tirera un trait sur ses velléités américaines mais se trouvera enfin lui-même. Avec ce livre, Azouz Begag montre les paradoxes de la société américaine, et nous renvoie à nos propres contradictions.

  • Les profs trouvent qu'il s'en sort bien «pour un étranger». Les policiers s'adressent à lui en petit-nègre. Lui, il s'est choisi un drôle de nom, qu'il aime «parce que là, on voit pas que je suis arabe. Pas comme Ben Abdallah que je suis obligé de porter comme une djellaba toute la journée en classe.» Béni est français. Ses parents, algériens. Et la société, compliquée. Alors quand on lui demande d'où il vient, il répond qu'il est «d'origine humaine», pour rire...

    Dans les années 70, lorsque les cités ne sont pas encore des «téci», un adolescent apprend à ravaler la honte et la colère pour laisser libre cours à sa rage de vivre communicative.

  • Les chiens aussi

    Azouz Begag

    C'est une famille de chiens. Le matin, les travailleurs mâles partent à l'usine pour faire tourner la roue. Le soir, ils rejoignent leurs proches, dorment à la niche et mangent à la gamelle. Chaque jour, ils subissent les brimades, les humiliations, le racisme ordinaire de leurs maîtres. Et quand l'un d'entre eux crève dans la poussière, personne ne s'en émeut.
    Personne sauf César, le chiot qui n'a pas sa langue dans sa poche. Lui, rêve d'un jour où les chiens cesseront de faire les chiens, où ils pourront vivre libres au pays du Bonheur... Peu à peu, grâce à César, les chiens apprennent à s'unir et à s'organiser pour faire valoir leurs droits.
    Une fable sociale pleine d'humour et de tendresse.

  • Mourad est mort, abattu par un chauffeur de taxi.
    Pourquoi ? parce qu'il n'avait pas réglé le prix de la course. pour amar, son frère, au-delà de la douleur et de l'incompréhension, il y a la colère, immense. et les questions sans réponse. a cause de tout cela, il lui faut partir. retourner là oú dort son frère, là oú vit peut-être sa mémoire, son histoire, son " arabe généalogique ".
    Mais amar n'est pas rentré au pays depuis treize ans et tout un monde le sépare de ce qu'il retrouve.

  • La situation de la jeunesse française d'origine immigrée est le miroir de la jeunesse française de milieu défavorisé. Les parents issus d'anciennes colonies furent contraints à l'exil et à la mobilité alors même que ces enfants ont choisi l'immobilisme. Deux générations qui passèrent successivement de la mobilité à la rouille.
    Pour sortir du non-lieu culturel et social, cette jeunesse doit se mettre en mouvement. Une mobilité qui les fasse passer de la banlieue à la ville, du chômage au lien social. La clé de ce mouvement est l'éducation, le monde ouvert amené par l'école et la culture. Azouz Begag, milite aujourd'hui pour éclaircir l'horizon de cette jeunesse française et livre ici une réfl exion sur la question de l'intégration.

  • Malik a eu d'excellents résultats à l'école, il peut être fier de lui. Seulement, il n'est pas facile d'être un bon élève quand on s'appelle Shérif, que son père ne peut pas signer le carnet de notes, et que les copains sont cruels. Heureusement que Malik n'est pas né de la dernière pluie !Un très beau texte, plein d'émotions et de tendresse et une belle évocation de la complexité des rapports père-fils. Un texte inédit sur un thème très étudié au collège et très prescripteur !

  • NOUVEAUTÉ Lettres / Sciences humaines ????????????????












    Présentation de l'ouvrage La phrase-titre, empruntée à un propos ministériel désormais gravé dans les mémoires, résume le propos du livre.
    Dans son travail de chercheur comme dans ses oeuvres littéraires, Azouz Begag n'a eu de cesse de s'interroger sur la question de l'immigration, sur la violence des malentendus ou rejets qu'entretient une instrumentalisation politicienne des communautarismes ou des préoccupations sécuritaires.
    Son expérience de candidat pour le Modem aux élections régionales de 2010 lui a permis d'approcher plus encore la réalité des choses. Sans angélisme ni complaisance, il choisit ici de conjuguer analyse sociologique et constats, anecdotes significatives et petites phrases révélatrices, pour dresser un tableau de la " France identitaire " que d'aucuns tentent de promouvoir, et nous mettre en garde contre les dangers d'exclusion, voire d'explosion, qu'elle sécrète. Son propos incisif et concret s'adresse à tous les citoyens, tout en s'efforçant de donner quelques pistes.

    Présentation des auteurs Azouz Begag, sociologue, chercheur et universitaire, écrivain, scénariste, a été ministre délégué chargé de l'égalité des chances dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007. Il est né en France de parents algériens immigrés. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le gone du Chaâba, roman autobiographique qui évoque son enfance, et Un mouton dans la baignoire - Dans les coulisses du pouvoir, un récit qui relate son expérience de ministre issu de l'immigration.

    Points forts -La notoriété et la liberté de parole de l'auteur.
    -La grande lisibilité du livre, riche de tableaux et d'anecdotes pour illustrer l'analyse.
    -L'actualité brûlante de son propos (pré-campagne électorale jouant sur la question identitaire et la question de l'islam) aujourd'hui et dans les mois à venir.


    Public concerné Tout public Également disponible ??????????????????????????????????

  • Au cours du temps, la Place du Pont, coeur du quartier de la Guillotière, autrefois gros bourg à l'entrée de Lyon, est devenu quartier populaire et historique où les immigrés qui ont fait escale à Lyon au cours des siècles s'implantent, se retrouvent... De ce carrefour de l'immigration, Russes, Allemands Grecs, Italiens, Espagnols, Arméniens, Juifs, Bulgares, Maghrébins ont écrit l'histoire. Bien avant eux, le lieu dérangeait. Il cristallisait les haines, les psychoses et les fantasmes des Lyonnais, qui le considéraient comme un foyer d'infection, de délinquance, de contamination, de rébellion, de prostitution, de clandestinité... Des décennies durant, la place s'est trouvée dans le collimateur des équipes municipales qui ont tenté de la dompter pour la rendre lisse, moins exotique, plus banale. On a parlé de « reconquête » de ce lieu trop visible, trop bruyant, trop délabré, trop sale, trop central. Comme si c'était un lieu en trop. Mais la Place des Hommes Debout fait de la résistance, encore, toujours. Ici, les hommes ont refusé de plier. Ils sont restés debout. Et l'immeuble-phare érigé au milieu de la place n'a rien changé. La Place, lieu de centralité, reste la Place, lieu de sociabilité. C'est un lieu d'entraide, disent les uns, de confrontations surtout, rétorquent les autres. Le débat continue. L'histoire aussi.

  • Juin 2005: Azouz Begag, l'enfant des banlieues, est nommé ministre délégué à La Promotion de l'égalité des chances. Dans un gouvernement déprécié, il incarne l'ouverture et la diversité. Quand La crise des banlieues éclate et que Nicolas Sarkozy parle de "racaille", la guerre est ouverte entre les deux hommes. Azouz Begag rompt le silence sur deux années d'expérience hors du commun.

  • Zenzela

    Azouz Begag

    • Points
    • 9 Août 2006

    Zenzela, en arabe, c'est l'ogresse sismique.
    Elle emporte tout sur son passage, les maisons, les humains et leurs rêves d'exilés.
    " . le marabout aurait dû intervenir dans cette faille, peut-être pour dire que la vie c'était ça, une ligne blanche qu'on n'osait pas franchir, des mots de merde qu'on ne savait pas déchiffrer, une maison qu'on bâtit et qui s'écroule, un temps passé qui se noie, un autre à venir qui ne vient pas, avec nous, présents, au milieu du gué.
    Hélas, il ne s'est pas prononcé. ce n'était pas un clairvoyant. mon père a appelé ma soeur à la rescousse, pensant dresser un pont-levis contre la nouvelle qui tentait une pénétration en force. peine perdue, elle était déjà bel et bien enregistrée dans le disque dur. ma soeur a éclaté en sanglots. mon père s'est contenu. il a regardé en direction de yemma, toujours au balcon à pétrir son pain de la maison, et il a conclu :
    " - ne dites rien à votre mère.
    Je vous en prie, mes enfants. " nous dirons que ce télégramme ne nous est jamais parvenu.
    [. ] va, farid, va ! cours vite. j'allais juste effacer le disque dur, oublier, si je trouvais le courage, et ouvrir un nouveau fichier de vie. " farid belgacem, fils de fellah immigré, nous entraîne dans un éclat de rire au-delà des cataclysmes, des peurs, des déceptions amoureuses.
    Le sixième roman d'azouz begag, l'écrivain-conteur, enregistre avec humour et gravité les mouvements inquiétants des tréfonds de la terre, de la société et de l'âme.

  • Dites-moi bonjour

    Azouz Begag

    • Fayard
    • 14 Janvier 2009

    Mon livre raconte une histoire qui, cet été, a jailli sur les touches de mon clavier comme si elle n'attendait que ce moment. Il y a beaucoup d'animaux dans ce conte philosophique, que j'ai voulu rempli du soleil de l'humour : des éléphants qui se plaignent d'avoir été trompés, des singes d'avoir été bananés, des lapins d'avoir été carottés... par le Nouvel ordre de la société dans laquelle ils vivent désormais. Car auparavant, avec le narrateur, ils vivaient dans une forêt au contact des éléments de la nature, en toute solidarité avec les voisins, aussi pauvres les uns que les autres, et un jour la ville a tout dévoré, la forêt, ses tribus et leurs valeurs. Un jour, alors qu'il est enfant, le narrateur fait un voyage dans l'espace temps où il rencontre sa bonne étoile, qui lui donne une lecture du monde : elle lui dit que, chemin faisant, l'homme rencontre toujours deux types de personnages sur sa route, les Pépites et les Pépins. Les premières sont celles qui vont éclairer son chemin, tandis que les pépins vont tenter de le faire trébucher... les pépins sont reconnaissables à une faiblesse : ils craignent les sourires des gens heureux ! Mais à peine, l'étoile a-t-elle donné au narrateur les clés du monde qu'elle le presse de retourner sur terre, les choses ont changé... Accompagné d'un guide intellectuel qui vient de Marseille, un Savant de Marseille, le héros découvre dans son pays d'origine les affres de la nouvelle société que le savant appelle d'ailleurs la Satiété de Consommation ou XXL. Une pieuvre qui a tout dévoré sur son passage et qui a installé un ordre policier impitoyable et qui gave les citoyens pour les empêcher de penser. Hélas, à son retour, on lui annonce que son père est parti en mobylette au Paradis et que sa mère est en attente dans un hangar de dépôts de mourants. Il veut la voir. Et c'est au cours de cette marche initiatique vers la mère que des milliers de gens et d'animaux se joignent à lui et forment une marche spontanée dans la nouvelle ville en affrontant les policiers de l'identité nationale, qui jettent des oursins et des hérissons sous leur progression, et réclamant la restauration des valeurs de fraternité et de tolérance d'antan. Ces policiers ont du reste collé un papillon sur le pare-brise de la coccinelle que conduit le savant de Marseille, pour... défaut de contrôle ethnique ! À l'issue du conte, le narrateur choisira de laisser les citoyens prendre en charge eux-mêmes leur destin... en réapprenant le sens du combat pour la liberté.

  • "Voici l'histoire de quarante ans de ratés de l'intégration française et républicaine. Je veux montrer que dans cette séquence à risque de l'Histoire, être Français d'origine maghrébine et/ou musulmane est une source de difficultés grandissantes, quel que soit le statut, ministre, député, maire, journaliste ou citoyen lambda. Est-il possible de l'enrayer et d'éviter la grande explosion dans un pays où l'abstention électorale atteint des records, a fortiori dans les quartiers populaires à forte mixité ? Les questions pressantes sont là. Ce sont les réponses qu'il faut maintenant trouver car il y a urgence. L'instauration du vote obligatoire en est une. C'est ce que je veux montrer dans ce livre, sans passion ni parti pris".

    Azouz Begag

  • Depuis qu'une association charitable a envoyé des livres neufs au village, on dit le fils Biko complètement maboul. Il se prend pour un pouete-pouete, écrit sans répit et a fait de la bibliothèque sa maraboutique...

  • La force du berger

    Azouz Begag

    Il est des routes qui n'ont pas de carrefour : celle du père, ancien berger, ignorant les découvertes de l'humanité mais tourné vers la mecque, et celle du fils qui a déjà rejoint le savoir du monde moderne.

    Comme le dit l'instituteur, " le monde appartient à ceux qui posent des questions ".

  • Quand il était jeune, en Afrique, mon père habitait avec ma mère dans un village, quelques maisons rudimentaires serrées les unes contre les autres.
    Peu nombreux, les villageois étaient même tous cousins, parce que les familles étaient liées par leur histoire.

empty