• Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un «livre de chair». Apprendre à lire le corps, c'est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c'est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l'humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c'est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l'Arbre des kabbalistes, car si l'homme est « créé à l'image de Dieu », l'image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet «Arbre de Vie » dont nous parle la tradition de la Kabbale.

  • À la lumière de la psychologie des profondeurs, de la tradition chrétienne et de la merveilleuse richesse de la langue hébraïque, le livre de l'Exode, qui n'était pour beaucoup que le récit légendaire de la sortie d'Égypte du peuple hébreu, se révèle ici un véritable livre de vie. Les chiffres deviennent symboles, les mots et les noms déploient des trésors de sens, et les dix plaies qui s'abattent successivement sur le pays de Pharaon, pour l'obliger à laisser partir le peuple juif, sont autant d'épreuves proposées à l'homme sur le chemin de sa libération, de sa Pâque intérieure.
    À travers cette lecture vivante d'un livre de la Bible, débarrassée des interprétations banalisantes, moralisatrices ou historicistes, Annick de Souzenelle nous invite à redécouvrir notre patrimoine sacré.

  • Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin.
    À partir d'une lecture du texte biblique en hébreu, l'auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s'inscrit en faux contre l'image d'une Eve "sortie de la côte d'Adam", pour mettre en évidence Isha, "l'autre côté d'Adam", la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d'autres grandes figures de la Bible - Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l'âme de l'homme est une "fiancée" promise aux noces divines.

  • Le grand retournement

    Annick de Souzenelle

    • Relie
    • 13 Octobre 2020

    A 97 ans, Annick de Souzenelle dit signer ici son dernier livre : elle s'y attaque à un chapitre de la Genèse qu'elle n'avait pas encore traité (V-1-10/32-VI-1/8), celui de la généalogie d'Adam, et donc des Patriarches qui ont suivi, depuis Caïn et Abel, jusqu'à Noé.
    Par sa connaissance des mystères de l'alphabet hébraïque, elle découvre qu'ils symbolisent chacun un moment du développement de l'être humain venu d'Adam. « ... mais aucune sagesse ne nous ayant arrêté nous approchons aujourd'hui du viol de l'arbre de vie » : l'humanité se trouve donc au bord du gouffre.
    Ce décryptage symbolique s'avère d'une force rare, il colle à notre actualité écologique, pandémique et sociale. Cela nous fait réfléchir en effet sur la nécessité d'un grand retournement, de même que le foetus se retourne dans le ventre de sa mère au septième mois pour se préparer à sortir dans une nouvelle vie. Pour l'auteur, nous en sommes là : nous devons nous métamorphoser intérieurement pour retrouver le sens perdu.

  • Au long de décennies passées à interroger le texte biblique et les mystères de sa langue, Annick de Souzenelle a construit une lecture originale et vivante de la tradition prophétique, qui atteint ici sa pleine maturité.
    Se fondant sur une intuition profonde de la spiritualité chrétienne originelle, indissociable du caractère fondamentalement hébraïque de sa littérature sacrée, elle dégage ce patrimoine universel de sa gangue moralisatrice pour en restituer la vitalité enthousiasmante. Elle nous donne ainsi à contempler l'amour divin derrière ces mots qu'un « exil existentiel » nous fait parfois lire comme terribles. De la matière de ses précédents ouvrages (Alliance de feu, Job sur le chemin de la Lumière...), elle a extrait la quintessence du message qu'elle décline selon des thématiques intemporelles : l'exil de Dieu, la liberté, la connaissance, le désir, le mal et la mort, et la renaissance. Autant de sujets qui sont au coeur de tout savoir spirituel authentique.
    « La Torah est un baiser de Dieu ! » proclame-t-elle : par une attention amoureuse à la richesse du verbe hébraïque, elle en restitue ici tout le souffle.

  • Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un "livre de chair".
    Apprendre à lire le corps, c'est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c'est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l'humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes ; c'est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l'Arbre des kabbalistes, car si l'homme est "créé à l'image de Dieu", l'image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet "Arbre de Vie" dont nous parle la tradition de la Kabbale.

  • Des mathématiques supérieures à l'étude approfondie de l'hébreu biblique et des sciences humaines, de la profession d'infirmière à l'exercice de la psychothérapie et à l'enseignement, l'expérience d'Annick de Souzenelle est d'une richesse hors du commun qui fait toute la densité de son oeuvre.
    Partant de cette expérience et des questions cruciales dont dépend le sens de l'existence humaine - l'amour, l'enfantement, la maladie, le « mal », le corps et la souffrance, la mort et l'espérance - Jean Mouttapa interroge ici l'auteur du Symbolisme du corps humain.
    Passionnant dialogue au cours duquel la foi fervente d'Annick de Souzenelle, orthodoxe puisant aux sources hébraïques du christianisme, éclaire d'un sens nouveau tous les domaines de la vie. Ses réponses nous invitent à nous mettre à l'écoute de notre corps, « lieu d'accomplissement intérieur », pour y entendre la Parole.
    Ces entretiens, réalisés au début des années 1990, n'ont rien perdu de leur pertinence spirituelle. Jean Mouttapa, éditeur, a par la suite publié chez Albin Michel de très nombreux ouvrages d'Annick de Souzenelle, femme et auteur d'exception.

  • En ces temps de crise profonde, il est plus que jamais temps de retrouver nos racines fondamentales. Pour les auteurs, le manque de sens de nos sociétés actuelles est le vrai fléau qui nous conduit à la confusion générale. Il ne s'agit pas d'instituer une nouvelle religion mais de savoir comment renouer avec une dimension de l'être qui dépasse les petits jeux pervers et sclérosants de l'égo. Si les forces passionnelles prennent l'avantage, le chaos peut s'installer. Dans cet ouvrage novateur, les auteurs nous proposent des formes renouvelées d'initiation car le temps de la complaisance envers soi-même et les médiocrités auxquels notre endormissement nous attache se trouve révolu devant l'urgence de la situation globale.

    Il s'agit maintenant de parcourir cet intime de nous-mêmes pour redonner du sens à l'action humaine !

  • De tout temps, juifs et chrétiens - et, en ce siècle, des psychologues comme Carl Gustav Jung - se sont interrogés sur le Livre de Job. Cette oeuvre troublante aborde si directement l'absurdité du Mal que l'on a pu remettre en cause son origine, voire sa place dans le canon biblique.
    Annick de Souzenelle éclaire ce récit d'un jour nouveau, avec les outils qui font toute l'originalité de sa démarche : racines des mots hébraïques, psychologie des profondeurs, lecture symbolique et mythologique, théologie chrétienne. La "descente aux enfers" de Job, un juste accablé par Satan avec la permission divine - permission qui, précisément, fait scandale -, devient alors un véritable chemin initiatique. L'auteur du Symbolisme du corps humain nous fait découvrir les étapes successives de cette initiation qui conduit Job vers la mort définitive du "vieil homme" en lui et l'élève vers la Lumière.

  • Depuis son maître-livre Le Symbolisme du corps humain, Annick de Souzenelle a toujours placé le Christ au centre de son oeuvre : son décryptage des grands textes de la Bible, comme sa vision du corps de l'homme, de la souffrance, du cheminement spirituel auquel tous sont appelés, ont toujours été inspirées et alimentées par une foi orthodoxe fervente, puisant aux racines hébraïques du christianisme.
    Mais elle ne nous avait encore jamais offert un ouvrage intégralement dédié aux Evangiles. Trente ans après Alliance de feu, sa monumentale lecture du livre de la Genèse, elle nous livre ici une interprétation très originale de la vie et des paroles de Jésus, revisitées à travers le prisme de la langue hébraïque et de sa symbolique.
    En choisissant de se concentrer sur la thématique des guérisons miraculeuses (l'aveugle, le paralytique, la fille de Jaïre, le possédé, etc., jusqu'à la résurrection de Lazare), Annick de Souzenelle nous invite à comprendre la racine de nos maux intérieurs. Profondément ancrée dans la Tradition, mais mue aussi par une sagesse visionnaire, elle nous montre comment nous pouvons, en nous reliant à la transcendance, apporter un remède à notre monde malade.

  • A 90 ans, Annick de Souzenelle nous offre là son testament spirituel : cette synthèse de son oeuvre recense ce qu'elle appelle les « lois ontologiques » dont la Bible, à travers la Loi (Torah), les Prophètes et le Christ, nous rappellent la présence au coeur de l'homme. « L'Homme est un et chacun est unique » ; « L'Homme est essentiellement un mutant »; « Toute relation humaine est en puissance le signe de l'Alliance offerte par Dieu aux hommes » ; « Sans la bénédiction divine, l'Homme ne peut s'accomplir ».
    Autant de vérités fondamentales qui convergent à ses yeux dans la vocation ultime de l'humanité, qui est une vocation divine, comme l'avait annoncé au IIème siècle Saint Irénée : « Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu ».

  • Dans cet ouvrage, Annick de Souzenelle pose la question fondamentale : l'homme peut-il se réconcilier avec la nature sans se réconcilier d'abord avec lui-même ?
    Pour tenter de guérir notre planète malade, ne faut-il pas considérer d'abord l'état de la « terre intérieure » de l'Homme, et suivre enfin cette loi ontologique, dramatiquement ignorée : le monde extérieur n'est que l'objectivation du monde intérieur de l'humanité, les deux pôles d'une même réalité. Eclairant mythes et symboles, l'auteur revisite les textes fondateurs, et trace les étapes d'une mutation intérieure pour un retour urgent et indispensable vers l'essentiel.
    Ce texte est précédé d'un long entretien avec Marc de Smedt sur le destin de l'humanité et les temps à venir.

  • De tout temps les hommes se sont demandé pourquoi le mal et le malheur sont si présents en ce monde, pourquoi « il pleut sur les justes et il fait soleil pour les méchants » - mystère encore plus grand dans le monothéisme, puisque Dieu y est censé être le Tout-Puissant. Depuis Le Symbolisme du corps humain jusqu'à « Va vers toi ! », Annick de Souzenelle n'a cessé d'explorer le texte biblique en écho à cette interrogation.
    Elle ose ici l'aborder de front, par-delà tout moralisme, en questionnant le personnage du Satan : comment se fait-il que celui qui est perçu comme le Maître des Ténèbres soit mis en scène, dans le livre de Job, comme un interlocuteur du Seigneur, passant même un pacte avec Lui ? Se pourrait-il qu'il ait une fonction dans le processus de la Rédemption, et que ses apparitions comme le grand Tentateur - face à Adam et Ève ou à Jésus - soient autant d'épreuves incontournables sur le chemin initiatique ? Le serpent qui le symbolise est peut-être la réponse à cette énigme.
    Un livre de grande maturité qui place le lecteur face à luimême, au-delà du bien et du mal.

  • Pour la première fois, Annick de Souzenelle analyse le mythe de Jonas dans la Bible en revenant aux racines hébraïques du texte et en se servant de la psychologie jungienne pour découvrir le sens caché des mots. Elle nous donne une fulgurante méditation sur nous-mêmes et sur notre temps, avec ses peurs, ses espoirs, ses dangers. Dans nos sociétés, l'être se trouve de plus en plus fragmenté, déchiqueté et véritablement coupé en deux face à ses aspirations spirituelles de par ses besoins, désirs et obligations existentielles.
    Dans le CD audio, l'auteur développe sa pensée au fil des questions de Marc de Smedt face à la crise que traverse l'humanité : ses réponses se révèlent passionnantes.

  • Cet ouvrage majeur se décompose en trois parties : dans la première Annick de Souzenelle explique pourquoi elle a voulu s'attaquer à ce que qu'Henry Corbin appelait une « tâche démesurée » : l'angéologie. Elle décrypte donc tous les mythes faisant état de la présence de l'ange dans la tradition judéo-chrétienne et dans la vie d'Abraham, d'Ismaël, d'Isaac, de Jacob, de Moïse jusqu'aux visions du prophète d'Ezéchiel des Quatres Vivants sans oublier celles de Daniel et de Tobie ; puis sont analysés les mondes angéliques dans le Nouveau Testament et la vie de Jésus. Cette partie se termine sur une profonde méditation consacrée à l'ange gardien. Dans la seconde partie, Pierre-Yves Albrecht nous invite à étudier avec lui les philosophes de la Grèce Antique, les néo-platoniciens ainsi que les zoroastriens de la Perse jusqu'aux mystiques de l'islam soufi : il met en valeur la forte tradition angélique de ces courants et l'explique. Enfin dans la troisième partie un dialogue réunit les deux auteurs autour de leurs expériences intimes et explicite leur intérêt pour le symbolisme de l'ange vécu dans le monde de l'imaginal, qui est comme un reflet métaphysique de notre réalité et éclaire notre aventure humaine.

  • Des mathématiques supérieures à l'étude approfondie de l'hébreu biblique et des sciences humaines, de la profession d'infirmière à l'exercice de la psychothérapie et à l'enseignement, l'expérience d'annick de souzenelle est d'une richesse hors du commun qui fait toute la densité de son oeuvre.

    Partant de cette expérience et des questions cruciales dont dépend le sens de l'existence humaine - l'amour, l'enfantement, la maladie, le "mal ", le corps et la souffrance, la mort et l'espérance - , jean mouttapa interroge ici l'auteur du symbolisme du corps humain. passionnant dialogue au cours duquel la foi fervente d'annick de souzenelle, orthodoxe puisant aux sources hébraïques du christianisme, éclaire d'un sens nouveau tous les domaines de la vie.
    Ses réponses sans cesse étayées par une lecture symbolique de la bible, nous invitent à nous mettre à l'écoute de notre corps, "lieu de notre accomplissement intérieur ", pour entendre la parole.

  • Annick de Souzenelle analyse pour la première fois le mythe de Jonas dans la Bible, à sa manière habituelle, en revenant aux racines hébraïques du texte pour découvrir le sens caché des mots, et en se servant de la psychologie jungienne. Ce faisant, elle nous donne une fulgurante méditation sur nous-mêmes, sur notre temps, avec ses peurs, ses espoirs et ses dangers. Dans nos sociétés modernes, l'être se trouve d( plus en plus fragmenté, déchiqueté et véritablement coupé en deux par ses besoins, ses désirs et ses obligations existentielles, face à ses aspirations spirituelles. Avec ce livre, vous trouverez un CD audio où Annick de Souzenelle développe sa pensée au fil des questions de Marc de Smedt face à la grave crise que traverse l'humanité : ses réponses se révèlent passionnantes.

  • Annick de Souzenelle s'était surtout consacrée, jusqu'à présent, à développer une lecture symbolique et spirituelle tout à fait originale des textes bibliques. Mais, dès Le Symbolisme du corps humain, son oeuvre-maîtresse, elle affirmait que toutes les grandes mythologies du monde sont porteuses du Verbe divin.

    Forte de cette conviction, elle ose s'avancer ici au coeur des mythes grecs, et d'abord de celui qui présida à la révolution psychanalytique : OEdipe. Sans renier les acquis fondamentaux du freudisme, elle reprend bien plus en amont le récit mythologique et en suit le prolongement jusque dans l'oeuvre de Sophocle. Le destin d'OEdipe, loin de toute fatalité et de toute interprétation déterministe, s'éclaire alors d'une lumière mystique, dans laquelle l'homme est appelé à épouser sa soeur-mère , symbole de son féminin intérieur , et à franchir les étapes successives de son initiation ultime.

    Pour préciser le sens de cette lecture totalement novatrice du mythe oedipien, Annick de Souzenelle nous invite à revisiter aussi l'histoire de Thésée - ce héros trop pressé dont les nombreux exploits cachent une fuite de toute exploration intérieure - et celle d'Europe, symbole d'une civilisation dont la vocation première est de se mettre en route vers son Orient.

    À l'heure d'une construction de l'Europe dont la finalité semble si obscure à beaucoup, Annick de Souzenelle signe là l'un de ses livres les plus engagés, et nous appelle à retrouver le sens profond de notre double héritage, celui d'Athènes comme celui de Jérusalem.

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