Vie pratique & Loisirs

  • Avec la franchise sans détour qui a fait le succès de la maison de jade, madeleine chapsal raconte ici son expérience de la psychanalyse.
    A l'époque, jeune divorcée confrontée à la solitude et à l'impossibilité d'avoir des enfants, elle n'a pas encore découvert sa vocation de romancière.
    Elle est simplement une femme qui ne veut pas " se laisser avoir " par le destin, les hommes, le temps.
    Beaucoup reconnaîtront leurs problèmes dans ce témoignage. et ceux ou celles qui hésitent devant la psychanalyse trouveront ici, à côté de portrait de grands analystes comme serge leclaire et françoise dolto, une réponse aux questions qu'ils se posent : comment choisir son psychanalyste, quelles sont les règles qui régissent le traitement, etc.
    Retour du bonheur ? en tout cas, retour à la vie.

    1 autre édition :

  • Une soudaine solitude

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 4 Octobre 1995

    Deuil, divorce, séparation, rupture, abandon, Madeleine Chapsal analyse le mal le plus douloureux de notre société qu'on dit civilisée : la solitude.
    Personne n'est à l'abri de la rencontre sauvage avec la " bête immonde " et nul n'est armé contre elle, car l'être humain n'est pas fait pour vivre seul. Ce sont les femmes, par nature avides d'amour et de communication, qui en sont les premières victimes! Un homme se " recase " presque toujours, alors que la plupart des femmes tombées dans une soudaine solitude finiront par grossir le troupeau des célibataires définitifs.

    On peut mourir de solitude, écrit Madeleine Chapsal, et elle évoque le drame de femmes de tous âges qu'elle a connues, lesquelles, par suicide ou maladie, n'ont pas survécu au départ de leur compagnon.
    Madeleine Chapsal est bien placée pour en parler. Vivant la solitude depuis son divorce, elle narre les épisodes de son propre combat, fait de chutes et de rechutes, avant de l'apprivoiser. Y est-elle parvenue ? La solitude est toujours un pis-aller, écrit-elle, mais on peut s'apprendre à en tirer profit, à goûter ses privilèges, dont le premier est la liberté d'être soi-même.

  • La femme en moi

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 9 Octobre 1996

    Soudain, j'en ai eu assez d'être un homme!

    Ne riez pas: toutes les femmes de ma génération me comprendront...afin de tenir notre rang _ notre " nouveau rang " dans une société qui, à bout d'arguments antiféministes, venait de nous accorder le droit de vote _ nous nous sommes ruées pour démontrer que nous pouvions tout faire.

    Aussi bien que les hommes, nos compagnons!

    Et nous avons tout réussi: major à l'Ena, major à Polytechnique, hauts magistrats, Premier ministre, membres de sociétés savantes, de l'Académie, aujourd'hui cosmonautes, les femmes ont surabondamment prouvé leur capacité... d'être hommes!

    Et la femme en toi, que devient-elle dans tout çaoe m'a lancé Françoise Dolto un jour que je me plaignais à elle de ma réussite dans presque tous les domaines _ sauf celui du bonheur.

    Il y aurait donc en moi une femme inconnue, un être sensible, aimant, douloureux, lassé par tant de remue-ménage, détestant la compétition, la rivalité, avide d'harmonie, de vie paisible, d'amour à deux, de beauté, de dévouementoe Diable!

    Françoise Dolto n'est plus, mais moi je me suis mise à la recherche de cette femme qu'elle croyait présente et malheureuse, frustrée, en somme, chez chacune d'entre nous.

    La femme abandonnée _ mais par nous d'abord!

    L'ai-je trouvéeoe Suis-je un peu sur ses tracesoe Aux femmes de le dire.
    M.C.

  • La femme sans

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 7 Mars 2001

    « Je suis une femme sans - c'est à dire une femme sans enfant.Longtemps je n'en ai pas souffert, du moins du fait des autres : après tout, jusqu'à un certain âge on peut encore se reproduire. Mais, quand la réalité de ma stérilité a été avérée, a commencé la lente, insidieuse, inflexible répudiation. De la part des hommes, déjà, qui, pour la plupart, veulent une descendance et considèrent par dessus tout « la mère de leurs enfants ». De la part des frères et soeurs, qui cherchent à vous déshériter et parfois y parviennent, puisque vous êtes incapable de transmettre à ceux de votre sang.Or, la femme sans est indispensable à une société. Elle a un rôle, une fonction : elle gère, éduque, informe, elle est la confidente des couples et surtout des enfants.Et elle crée : nos plus grandes artistes, étaient et sont souvent des femmes sans. Continuer à la persécuter ou à la rejeter comme aux temps anciens relève de l'antiféminisme primaire et va contre le bonheur de tous. Ce livre est le récit de mon histoire et de celle de bien d'autres qui, souvent, souffrent comme moi. »

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