Fayard

  • Cinquante ans et trente années d'amour, les « noces de perle », est-ce que cela va continuer, disons, jusqu'au bout ? C'est la question que se pose à part soi un couple de Parisiens.

    Roger est architecte, Martine femme au foyer, et c'est en douce que l'un et l'autre vont mettre leur amour à l'épreuve par quelques écarts, cachotteries et diverses tromperies. Le fil d'or de leur entente est-il assez solide pour résister à de telles secousses, ou va-t-il se rompre ?
    En cours de route, on fait de nouvelles rencontres : un autre couple, une femme souffrant poétiquement d'alzheimer, une jeune séductrice aussi, et l'on randonne sur le plateau de Millevaches.


    Tous incidents qu'expose avec finesse et talent Madeleine Chapsal, l'analyste des passions, dans ce roman doux et violent où bien des couples risquent de se reconnaître.

    . Pour en rire, en pleurer, ou peut-être reprendre espoir, une fois la brume dissipée.

  • Bras nus, épaules et naissance des seins à découvert, croupes dans des jupes, des shorts, des jeans ultraserrés, le nudisme féminin se répand. Que ce soit dans les rues, les lieux publics, les magazines, sur les écrans où animatrices, présentatrices, invitées se dénudent sans réserve, quels que soient leur âge ou la saison.
    Alors que les hommes, eux, restent normalement couverts.
    Face à cette différence de comportement, l'idée a fondu sur moi : le corps des femmes appartient toujours aux hommes ! Lesquels l'utilisent, ce corps, l'agressent, l'exploitent, le dominent depuis des millénaires.
    La libération des femmes ne serait-elle qu'un leurre ?

  • Deux soeurs

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 4 Mai 2011

    Sara voue à sa soeur aînée une jalousie terrifiante qui la pousse à la calomnie et à la violence. « Pourtant nous nous aimions tant quand nous étions enfant... », s´afflige Emma qui ne comprend pas pourquoi sa petite soeur, devenue sa pire ennemie, s´acharne à la détruire. Longtemps elle va espérer la désarmer par un excès de patience et de générosité, mais rien n´y fait : plus elle lui cède plus sa soeur s´enflamme... C´est au décès de leur mère puis de leur père que Sara achève d´exploser : au mépris de la loi et même du bon sens, elle commet l´impensable pour arriver à dépouiller sa soeur, quitte à en pâtir elle-même. Bien des familles se déchirent ainsi au moment des héritages, par jalousie fraternelle plus encore que par appât du gain : elles ne peuvent que se reconnaître dans ce roman si juste qu´il en paraît vrai.

  • L'inoubliée

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 8 Mai 2013

    En retrouvant par hasard Eléonore, son ancien amour de jeunesse, Louis mesure à quel point il n'a jamais pu oublier cette liaison romanesque et passionnée. Judith, sa jeune nièce, et occasionnellement sa confidente, s'interroge : en quoi l'amour en ce temps-là était-il différent d'aujourd'hui pour qu'il parvienne à autant perdurer ? Pour son compte, elle n'a que des liaisons passagères avec des hommes intermittents... Serait-ce l'époque qui sécrète un tel pointillisme amoureux ? D'un échec à l'autre, la jeune fille continue pourtant de rêver au grand amour - et, pour en savoir plus sur celui de son oncle, elle va en cachette trouver Eléonore. Surprise, elle découvre qu'en dépit de leurs affrontements Eléonore continue d'aimer Louis. Maintenant le passé s'est dissipé, le souvenir de leurs autres amours a disparu, ne restent plus qu'elle et lui... Est-il trop tard pour le vivre enfin et pour de vrai ce grand amour inoublié ?

  • Georges et Fanny, la quarantaine, divorcés, sont remariés depuis trois ans... Ils s aiment et leur vie de couple semble parfaitement maîtrisée : ils ne parlent guère du passé, n ont que de rares querelles, pensent la même chose sur la plupart des sujets, y compris la politique.

  • Alexandre, la cinquantaine, romancier à succès, puise le plus fort de son inspiration dans sa vie amoureuse. Mais les femmes qui l'entourent supportent mal ses aventures à répétition. Pis encore, son épouse comme ses maîtresses sont lasses de se reconnaître dans ses romans : à croire qu'il les utilise sans vraiment les aimer. Alexandre décide alors de vivre avec Delphine, vingt-trois ans, qui lui fournit du plaisir tout en le renseignant sur les moeurs de la nouvelle génération... Mais soudain - est-ce l'âge ? - il est saisi par une ambition supérieure : rédiger un essai où il compte mettre tout son savoir et son expérience de l'amour. Il est convaincu d'en obtenir la gloire. Son éditeur le met en garde : en voulant philosopher, le romancier court à l'échec. Alexandre s'entête et publie En voguant sur l'amour. Raté, l'ouvrage tombe à plat et, déconfit, humilié, l'écrivain voit se défaire sa relation à ses lecteurs, aux femmes, à l'écriture. Blessé, il cesse d'écrire, peut-être même d'aimer... Rompant avec Delphine, il se réfugie chez une tante âgée pour s'y s'interroger sur sa vocation : l'aurait-il choisie par incapacité à vivre dans le réel ? Etre un écrivain est certes valorisant, mais pourquoi celui-ci doit-il le payer dans sa vie comme dans sa chair ?
    Madeleine Chapsal nous révèle, à travers ce roman bouleversant, la déformation parfois monstrueuse qu'un écrivain peut faire subir à son existence comme à celle des autres pour continuer à écrire.

  • Un amour pour trois

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 31 Janvier 2007

    Une passion irrépressible dans le New York des années cinquante, narrée par une femme désespérément amoureuse d'un garçon peintre. Mais Pierre ne semble occupé que de sa peinture. Or, en débarquant dans son atelier, la narratrice y trouve une toute jeune femme : Maria. Pierre, l'artiste, est donc capable d'aimer ? Soulevée par une rage vengeresse, dans l'espoir que lui la prenne enfin au sérieux, l'amoureuse dédaignée fait en sorte de séduire la ravissante Maria, puis elle l'enlève et l'entraîne dans le Midi.
    Là, dans la facile douceur de l'époque, commence une valse à trois temps : les deux femmes s'éprennent l'une de l'autre, mais toutes deux aiment aussi Pierre... Lequel finit par débarquer parmi les mimosas, les eucalyptus et la mer... Entre ces trois êtres qui ne s'expriment le plus souvent qu'à demi mots, tout va se révéler désir, beauté secrète, et violence. Mais l'amour n'est pas que rêverie et fantasmes : il a son amère vérité, et c'est elle qui l'emporte. Comme toujours ?

  • trois hommes, heureux en ménage, sont de la nouvelle génération qui « pousse le landau ». ils trouvent normal de partager les tâches ménagères, le soin et l'éducation des enfants, les sorties, les loisirs, à parts parfaitement égales avec leurs épouses.
    jusqu'au jour où thierry, octave et cyril décident de se rencontrer une fois par semaine pour passer ensemble une «soirée mecs». ils se réunissent dans l'appartement que leur prête florian, célibataire et macho, afin de se retrouver « entre hommes ».
    aussitôt, c'est l'effervescence chez leurs femmes : que leur conjoint s'échappe leur paraît pire qu'une tromperie amoureuse ! elles décident de s'unir pour organiser la résistance.
    les ménages vont-ils y résister ?
    ce roman est l'histoire de quelques hommes et femmes qui cherchent à s'inventer une vie de couple sans concessions ni mutilations.
    leur avenir en dépend. peut-être aussi celui de la planète...

  • Le retour du bonheur

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 10 Octobre 1990

    C'est avec cette franchise sans détour qui a fait le succès de son best-seller, La Maison de Jade, que Madeleine Chapsal raconte ici comment elle a décidé d'avoir recours à la psychanalyse après avoir failli se jeter sous le métro.

    La grande romancière n'avait pas encore découvert sa vocation d'écrivain. Jeune divorcée, journaliste, elle essayait de se faire une place dans une société féroce envers les femmes seules. Surtout lorsqu'elles ne peuvent pas avoir d'enfants.

    Le Retour du Bonheur est la confession d'une femme qui ne veut pas " se laisser avoir " par le destin, par la solitude et par les hommes, une préoccupation aujourd'hui majeure chez beaucoup d'autres. Par ailleurs, ce livre se présente comme un guide à l'usage de ceux ou de celles qui, tout en ayant le sentiment d'en avoir besoin, n'ont pas l'expérience de la psychanalyse et craignent de se précipiter dans l'inconnu.

    En s'appuyant sur sa propre pratique, l'auteur répond clairement aux questions les plus légitimes: comment choisir son psychanalyste, comment se passe le premier rendez-vous, quelles sont les règles qui régissent le traitement, etc.

    Portraits aussi de deux grandes figures d'analystes, Serge Leclaire et Françoise Dolto. C'est en travaillant avec eux, révèle Madeleine Chapsal, qu'elle a pu faire des découvertes sur elle-même et se mettre à écrire.

    Retour du bonheuroe En tous les cas, retour à la vie.

  • Longtemps j'ai cru que les amis n'étaient que des pis-aller pour les périodes où je n'avais pas d'amour. Des confidents transparents à qui parler de ma passion, de mes folles espérances, et de l'effroyable, misérable rupture... Des fantoches, en somme, presque sans visage et interchangeables: en cas de besoin, on prend l'ami qui est là!

    Et puis, le temps passant, les amours se succédant, je me suis aperçue, à ma confusion et avec reconnaissance, qu'en fait les amis sont des personnes à part entière. Eux " résistent ", non seulement à la durée, mais aussi à nous! Il arrive qu'ils disparaissent. Parfois pour resurgir... Egalement qu'ils meurent, et quelle souffrance alors! Ou qu'ils nous trahissent _ forte douleur là aussi.

    En fait, il y a une histoire de nos amitiés, plus souterraine mais tout aussi chargée et intéressante que celle de nos amours. Pas de réjouissances sans amis: ils sont le champagne de notre existence!

    Nos confidents, aussi: à tous les moments de ma vie je rencontre des amies, ou des amis. Car cela existe aussi _ hum! _ l'amitié entre homme et femme...

    Et puis, au soir de la vie, c'est du fond du coeur qu'on apprécie les bons amis qui nous restent, car ils savent nous rappeler qui nous sommes, qui nous avons été _ en nous aidant à embellir encore une histoire, la nôtre, qui est aussi la leur.

    Merci d'être là, les amis!

    M.C.

  • « un ruisseau de lumière ! », s'émeut fanny, cinquante ans, face à marie-claire, dix-huit ans, qu'elle n'a pas revue depuis des années. la jeune fille vient de perdre ses parents et fanny, sa marraine, décide de la recueillir chez elle.
    Mais la bienveillante fanny ne mesure pas le danger ! car il y a des hommes à la maison : paul son fils, julien le fiancé de sa fille, et alain son mari. qui pourrait résister à une jeune fille aussi désirable lorsque, le coeur froid, elle joue à séduire et à susciter la jalousie, bien décidée à se venger sur ceux qui l'approchent de la tragédie qu'est pour elle la mort de son père ?
    Fanny, naïve et jusque-là heureuse en ménage, s'aperçoit un peu tard de ce drame familial qui couve.

    Un roman rose et noir sur les dangers de l'amour.

  • Mona est une belle femme, élégante et très parisienne, à qui la vie sourit : elle mène une existence sans nuage avec son mari, max.
    Mais son coeur est encore à saintes, et elle ne peut se résoudre à mettre en vente la maison familiale dont elle vient d'hériter. qu'il est agréable d'être proche de la nature, et la vie à la campagne a tellement de charme ! la rencontre d'un homme sincère et vrai va lui ouvrir les yeux... un magnifique portrait de femme.

  • Ce roman de Madeleine Chapsal, qui se déroule dans le beau décor de la Saintonge automnale, est à sa façon une fable sur le monde actuel, menacé par la folie de quelques uns, dans la découverte renouvelée de ce qui compte le plus pour chacun de nous : l'affirmation continuelle de l'amour et de valeurs qui visent toutes à préserver, répandre, élargir la liberté. Romancière, journaliste, dramaturge, membre du jury du prix Femina, Madeleine Chapsal a récemment publié chez Fayard : Nos jours heureux, La femme sans, La Maison, Les Chiffons du rêve et Deux femmes en vue.

  • « Il y a longtemps qu'on m'y incite : vous devriez raconter votre vie, elle est passionnante : vous en avez vu des choses et des gens, que ce soit dans le journalisme, la haute couture, la politique, dans le milieu littéraire, en amour !  ...  Je croyais l'avoir fait  : en une centaine d'ouvrages, j'en ai abattu des sujets, analysé des sentiments !
    Que rajouter, comment y revenir ?
    De Jean-Jacques Servan Schreiber à Françoise Giroud en passant par le Brésil, et Saint-Tropez...
    D'analyses en psychanalystes, avec Pontalis, Lacan, Dolto, et bien d'autres.
    De Sagan à Camus et Nimier, de Sartre à Céline, de Liliane Bettencourt à François Mitterrand...
    Du jury Femina à tous mes éditeurs  : Claude Gallimard, René Julliard, Jean-Claude Fasquelle, et bien sûr Claude Durand..., d'autres plus secrètement, que de personnages ont traversé parfois durablement ma vie  !
    C'est la façon dont j'ai forgé mon destin et dont en retour il m'a construite et constituée que j'entreprends de raconter ici.
    Qu'est-ce qu'écrire, sinon se donner en pâture au public ? » Madeleine Chapsal    

  • Une jeune femme solitaire, la jeune Mathilde cherche désespérément à se faire aimer. Autour d'elle, il y a Paul, lequel en vain l'idolâtre, Guillaume, jeune écrivain en proie au spleen, Hélène, belle femme plus agée, intellectuelle, et son amant François, haut fonctionnaire. Trente ans plus tard, elle rencontre un homme, Douglas, un architecte de talent pour qui la sexualité est la grande, peut-être la seule affaire de la vie, et qui se plaît à la convaincre, en paroles comme en actes, qu'il en est de même pour tous ! Seule l'hypocrisie générale empêche de l'admettre. Au début de leur liaison, Mathilde est choquée dans la vision qu'elle se fait des rapports amoureux, aussi dans ses convictions, sa morale. Puis elle finit par s'apercevoir que la sincérité et le réalisme - parfois très cru - de son nouvel amant lui ouvre une porte. Sur elle-même et sur ce qui est, en fait, le véritable amour.

  • La maison

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 10 Mai 2001

    « Dès qu'elle m'a sentie venir, et tandis que je courais vers elle de toutes mes petites jambes de chair, mes bras minuscules tendus vers elle, j'avais deux ans, elle a écarté ses vastes bras de pierre pour m'étreindre, m'accueillir, ne plus me lâcher ! Née trois siècles avant moi, elle m'attendait. Moi seule...» Madeleine Chapsal

  • Affaires de coeur

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 4 Octobre 2006

    L'amour se joue à plusieurs dans ce roman écrit dans les années cinquante et qui s'y passe. Mais à quels risques ! La narratrice tombe sous le charme d'un couple de son âge : ils n'ont pas trente ans, ils sont beaux, ils ont la vie facile et - comme le permet l'époque - le loisir de se livrer aux opérations lentes et hasardeuses de la séduction.
    D'abord amoureuse de Philippe, l'homme, la narratrice s'aperçoit vite qu'elle l'est aussi de sa jeune et belle épouse... Et si elle finit par céder à Philippe, c'est pour se rapprocher encore plus de celle-ci qui, elle le comprend plus tard - trop tard -, l'aime quant à elle passionnément...
    Comment sortir d'un tel imbroglio ? Un quatrième personnage, Ralph, cynique et silencieux, vient brouiller les cartes ou les redistribuer, ce qui va hâter un dénouement en quelque sorte inéluctable.
    D'ici là, que d'allées et venues entre Paris et ses provinces, que de plans fous, de serrements de coeur et de corps, de jeux dangereux ! En fait, que d'amour dispensé, dépensé, perdu, retrouvé, reperdu... On pourrait dire : quel gâchis ! Mais c'est ainsi que beaucoup de jeunes vivent l'amour : dans l'éblouissement de se découvrir mutuellement si désirables et si proches, quoique si différents les uns des autres.
    Longtemps ces enfants un peu perdus vont demeurer dans leur rêve, le rêve d'amour sans but et sans fin, propre à la jeunesse, qu'Affaires de coeur ressuscite avec talent et impertinence. Ne le rejetons pas, ce rêve : il a été le nôtre !
    Ce roman jamais publié, contemporain des premiers livres de Françoise Sagan, a gardé une époustouflante fraîcheur. On le dirait écrit d'hier avec la grâce des meilleures plumes de l'après-guerre : Sagan, Nimier, Vaillandoe On reste abasourdi que ce petit chef-d'oeuvre soit resté inconnu pendant un demi-siècle.
    C. D.

  • Quand Emmanuelle va retrouver celui qu'elle aime, c'est Gabrielle qui lui ouvre la porte ! Une ancienne maîtresse avec qui Maxime prétend avoir rompu ! Pris sur le fait, il plaide sa cause : ';Un homme comme moi, il faut deux femmes. C'est pareil pour la plupart des hommes. Ca ne devrait pas te faire du mal puisque c'est avec toi que je vis, toi que j'aime !'; Pourtant, Emmanuelle a reçu une balle près du coeur.
    Qu'est-ce au fond que l'amour ?

  • Des voix parlent toutes seules à l'intérieur de moi.Serait-ce la folie ?Non, me dites-vous.C'est quoi alors ?Ce qu'on appelle le théâtre !La parole venue du tréfonds qui cherche à rejoindrele secret des autres - pour faire choeur...Oui, coeur !

    Théâtre I En scène pour l'entracteLe divan terribleC'était un adieu !Tu fumes trop Milady !Voyage éclair au ParadisHors d'iciQui trompe qui ?Une épingle dans une botte de cuirLes sujets du bacAvant de passer à autre chosePourquoi faire simple quand on peut faire compliquéGibouléesConfidence pour confidenceFais pas ton cinémaTu te fais vieux, ma chérie...Oh non pas toi !La route lumineuse !La femme quittéeL'après-JacquesTous les petits oiseaux sont devenus des angesMon amourPas libre !Un aller simple pour CarcassonneLa spikanalisteOh ! là, là !Écoutez, Bernard PivotL'art de la fugue

  • Des voix parlent toutes seules à l'intérieur de moi.Serait-ce la folie ?Non, me dites-vous.C'est quoi alors ?Ce qu'on appelle le théâtre !La parole venue du tréfonds qui cherche à rejoindrele secret des autres - pour faire choeur...Oui, coeur !

    Théâtre II Combien de femmes pour faire un homme ?Vénus en BalanceLe P-DG et son chômeurSang pour sangEt si ça s'arrêtait ?Un soir aux urgences"Tu es libre, mon fils !"Oh les reproches !Faut voirL'Autre Femme

  • La chair de la robe

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 26 Avril 1989

    A mes yeux d'enfant, ma superbe marraine, Madeleine Vionnet, qui fut la plus grande créatrice de la Haute Couture de l'avant-guerre, ainsi que ma mère, son intime collaboratrice, étaient des sortes de fées.

    Toutefois, quelles fées laborieuses!

    On n'en a plus idée aujourd'hui.

    La maison Vionnet, fondée en 1912, fermée en 1939, ressemblait à une immense " ruche " _ douze cents personnes au 50 de l'avenue Montaigne _ perpétuellement bourdonnante, où créatrices, ouvrières, premières, vendeuses, mannequins, en dépit d'une sévère hiérarchie, se retrouvaient confondus dans une tâche incessante: la confection d'objets éphémères.

    Ces femmes acharnées, qui n'avaient guère de temps pour une autre existence _ l'enfant que je fus en a souffert, avant de pouvoir admirer _, se vouaient à un labeur exigeant et sans relâche, mais qui était leur joie et faisait leur orgueil. Elles savaient qu'en fabriquant l'élégance, elles humanisaient la civilisation.

    Les mains de Vionnet, les mains de Maman!

    C'est pour ces mains-là, créatrices incessantes de frivolité _ et avec quoi lutte-t-on le mieux contre la mort, sinon avec la frivolité poussée à son extrêmeoe _ que je raconte ce que fut l'esprit de la Haute Couture.

    Aujourd'hui, à travers Yves Saint-Laurent, Christian Lacroix, Jean-Louis Scherrer, Pierre Cardin (ils sont 22 créateurs de la Haute Couture en 1989), cet esprit continue de régner à Paris.

    Il doit bien y avoir une raison pour que se perpétue chez nous, en dépit de tout, aussi souveraine et indéracinable, cette passion de l'éléganceoe La réponse, nous la connaissons: cette " folie " s'appelle amour. L'amour de la vie.

    Madeleine Chapsal, écrivain, membre du Jury Femina, auteur de La Maison de Jade, de Une Saison de Feuilles et de Douleur d'Août, est la fille de Marcelle Chapsal-Chaumont et la filleule de Madeleine Vionnet.

  • A Saintes, dans la vieille maison de famille, Margot, une femme de cinquante ans, divorcée, et M. Pomerel, son père, veuf et très âgé, attendent les enfants.

    Les enfants, ce sont Caroline, la fille unique de Margot, son mari Thierry et leurs trois petites filles. Ils ont loué sur la côte pour le mois d'août et promis de faire étape à Saintes.

    La maison ronronne de bonheur: on attend les enfants!

    Hélas, quelques heures avant leur arrivée, Caroline téléphone: ils ne viendront pas.

    Immense déception.

    Commence alors, pour Margot, une sorte de cheminement intérieur. A son âge _ le milieu de la vie _ à quoi sert-elleoe En quoi les enfants, occupés d'eux-mêmes et de leurs propres enfants, ont-ils besoin de sa présenceoe Un après-midi, à Pontaillac, M. Pomerel retrouve une vieille amie de son âge, Mme de Brizambourg. Tous deux renouent et Margot se sent encore plus inutile: même son père se passe d'elle!

    Laissée seule dans la vieille maison, Margot finit par admettre qu'elle n'est pas la gardienne des enfants ni de son père, mais uniquement celle du bonheur. N'est-ce pas ce qui compte: protéger le bonheuroe Etre un chaînon solide entre les générationsoe Tâche humble, en apparence modeste, invisible _ en fait immense.

    C'est au moment où elle vient de trouver sa place, celle de l'âge mûr, que Pierre, son ancien mari, la relance: il s'entend mal, à l'usage, avec les jeunes femmes _ pourquoi ne vieilliraient-ils pas ensembleoe Margot y consent: elle a compris que les générations s'accommodent mieux entre elles. Alors que les enfants, par nécessité, sont cruels.

    C'est la dure sagesse apportée par l'été.

  • Une femme heureuse

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 15 Mars 1995

    Clotilde vit depuis quinze ans avec Albert un mariage paisible. Mais elle exige davantage de la vie et de l'amour, aussi décide-t-elle de divorcer. D'avance, elle se réjouit à l'idée d'être libre.

    Elle se retrouve en proie au manque d'argent et au harcèlement sexuel. Elle souffre aussi de la solitude. Albert est remarié, ses amis sont occupés par leur propre vie. Est-ce le prix que doivent payer les femmes pour leur libertéoe Une chance paraît toutefois se présenter: Henri, rejeton de milliardaire, courtise Clotilde. Mais la jeune femme le refuse. Elle préfère partir à l'aventure afin d'éprouver ses propres forces face à la société.

    Un brocanteur, un directeur de haras, un éducateur: à travers ces rencontres, Clotilde va faire le chemin qui la mène à être " elle-même ". Elle veut apprendre à se sentir heureuse. Saura-t-elle ensuite prêter attention à Charles qu'elle n'a guère remarqué jusque-làoe Un homme capable de l'aimer tout en respectant sa liberté: ce que souhaitent toutes les femmes qui aspirent au bonheur.

    Un bonheur adulte.

  • La mort rôde

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 19 Janvier 2011

    « Un jour que ma mère m'avait emmenée dans le petit cimetière richement entretenu de notre bourg d'Eymoutiers, elle me déclara : « Ici, nous aimons beaucoup les morts. »Sur l'instant, j'en fus presque choquée : ne s'agit-il pas d'abord d'aimer les vivants ? Depuis j'ai renversé la proposition et je pense que c'est ce qu'entendait par là ma mère : ce sont les morts qui nous aiment. »Madeleine Chapsal

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